Le Jardin des delices

Le Jardin des delices

Le jardin des Délices J. BOSCH e Jardin Des Délices, Jérôme BOSCH L’œuvre que nous allons étudier est un triptyque intitulé Le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, il date de 1503. Ce peintre néerlandais est né vers 1450, et est décédé en 1516. Cette œuvre est une sont 220×195 cm (pa les volets : 220 x 97 c Muséo national del P 1 p g êne, ses dimensions 7 sans le cadre, et rdlhui à Madrid au Cette œuvre se compose de trois panneaux. Dans le premier, on se trouve dans un jardin coloré, une lumière douce, une scène est mise en avant au premier plan, on y voit Adam et Eve.

Dans le euxième panneau, qui est dans le même style que le premier on se trouve dans un plus grand jardin (ou la continuité de l’autre), avec beaucoup de personnages nus, qui s’abandonnent à des activités différentes, les couleurs sont claires, et on aperçoit au loin des bâtiments surréalistes. Le troisième panneau est un différent des deux autres, il y a toujours beaucoup de monde faisant toutes sortes d’activités, mais les couleurs deviennent sombres et il n’y a pas réellement de fond, ou d’arrière plan.

Comment Bosch fait de cette

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œuvre religieuse une peinture morale qui lui permet de mettre en scène son imagination ébordante ? La création du monde. Il s’agirait de la création du monde jusqu’au troisième jours. Cette peinture est triste, dans la grisaille. Ily a un personnage en haut à droite, c’est Dieu, notre Père et Créateur du monde, qui est assis avec un livre à la main (la bible). Les couleurs dominantes sont le blanc, le noir et des nuances de gris. La lumière vient du haut droit du tableau, donc de Dieu. Sur cette partie on voit une planète, dans la sphère.

L’univers est représenté comme noir, sans lumière, on a pas envie d’y aller. La sphère est suggérée par une lumière plus claire et la limite est rès visible, c’est comme si on était protégé à l’intérieur de cette sphère par la lumière de l’extérieur. La terre est éclairée par Dieu, on le voit grâce aux nuages et leurs ombres. La lumière révèle le monde, c’est elle qui créée le monde, on a besoin de lumière pour vivre, les plantes par exemple, sans lumière elles fanent. Donc ici Bosch, introduit la divinité à travers la lumière, on a besoin de lumière, et elle vient de Dieu.

On distingue à l’intérieur de cette sphère très clairement, la terre, l’eau et le ciel. On peut voir des arbres, rehaussés par es touches de blanc et il y a également des rochers ou des montagnes. On peut alors parler de la notion temporelle. Ici, nous avons des éléments en mouvement, c’est inscrit dans le temps, on le voit grâce aux nuages et à la lumière. Il y a donc un coté rassurant, mais aussi un peu inquiétant. Lorsqu’on ouvre le triptyque Il lumière. Ily a donc un coté rassurant, mais aussi un peu inquiétant.

Lorsqu’on ouvre le triptyque nous avons à notre gauche Le Paradis et la présentation d’Eve. Ici, il s’agirait du 6ème jours, l’apogée du monde. On relève tout de suite la virtuosité du peintre. On voit au premier plan trois personnages, Adam qui est assis à droite sur l’herbe, le Christ qui est face à nous et qui tient la main d’Eve. On comprend que Bosch a porté beaucoup dattention à cette scène, tout est minutieux, il n’y a aucun défaut, les corps sont parfait. On remarque une nette différence entre Adam, Eve et le Christ : Adam et Eve sont nu, sans pilosité, et pâle de peau.

Le Christ, lui porte une toge dans les teintes du rouge, il est plus foncé de peau que les deux autres personnages. On remarque un jeu de regards entre les trois personnages : ???? »1 . Adam regarde Eve attentivement, on peut voir sur ses oues qu’il rougit. Eve, elle, regarde le sol, et son corps a une position étrange et impossible : en effet tout le poids du corps est vers l’avant tandis que ses jambes sont pliées et semblent être sur la pointe des pieds. On nous donne l’impression qu’elle vole. Cela donne une légèreté au personnage, comme si le Christ était en train de l’animer.

Le Christ, lui, nous regarde, tourné face ? nous, faisant un geste de la mains gauche, et tenant Eve par le poignet avec son autre main. Il s’adresse directement a nous, c’est à nous qu’il présente Eve, il nous rend spectateur a ain. II s’adresse directement a nous, c’est à nous qu’il présente Eve, il nous rend spectateur actif de la scène. De plus, comme la scène se trouve au premier plan, et que le tableau est immense, nous n’avons pas de recule, on est directement en contact avec les personnages. Ici, Bosch, nous met face à la religion, c’est comme si le Divin devenait accessible avec le regard avec du Christ.

Ici, le Christ prend la place d’un narrateur, il nous présente Eve, et se trouve au premier plan, de plus il se distingue des autres personnages grâce à ses vêtements, sa peau et sa posture roite et face à nous, c’est le seul personnage qui nous regarde et qui nous prend en compte. Il nous raconte alors l’histoire de la naissance de l’humanité. Adam est assis au pied d’ un arbre qui se distingue des autres, pour certains historiens de l’art il s’agirait de l’Arbre de la connaissance. Il se présente comme un arbre résistant, il y a des fruits qui poussent autour.

Ici, Bosch nous montre l’apogée du Paradis. Tout y est rassemblé : les minéraux, la faune et la flore. Cela crée une atmosphère merveilleuse et qui pourtant porte des contradictions, comme par exemple les oiseaux blancs t les oiseaux noirs au fond du tableau, ou encore la présence danimaux qui viennent d’Afrique comme pour la girafe, l’éléphant et la présence d’animaux fantastiques comme les licornes. Au premier plan, il y a un bassin d’eau sombre presque noir, le mal est donc présent au Paradis. Cette théo 4 OF Il il y a un bassin d’eau sombre presque noir, le mal est donc présent au Paradis.

Cette théorie peut s’illustrer par un autre argument. En effet, il y a un deuxième arbre très semblable à l’arbre où se trouve Adam, et où pousse des fruits blancs. Enroulé autour de l’arbre il y a un serpent. Ce qui nous rappelle ‘histoire avec le fruit défendu est la désobéissance d’Adam. Cest également de ramener au premier plan la question de l’inconscient puisque cet arbre pousse sur un rocher et à la forme dune tête. Au centre du panneau se situe une fontaine, c’est sûrement la fontaine de la vie, en effet la fontaine est le seul point d’eau où les animaux peuvent boire.

L’architecture de la fontaine est très élaborée, rosée, et au centre dans un trou, il y a une chouette. Ce volatile est aligné avec la tête du Chrisl . Les couleurs sont très importantes. Nous voyons du bleu, qui représente l’eau et les montagnes. Ici, associé à la nature, comme dans le triptyque fermé où il y a des touches de bleu. Le bleu le plus claire se trouve au centre du panneau autour de la fontaine de vie elle montre ainsi la pureté naturelle. Le bleu permet aussi de faire un rappel entre les montagnes et la fontaine.

La deuxième couleur dominante est le vert, donc tout ce qui est végétal : les arbres, l’herbe… Et enfin nous avons des touches de blanc (légèrement rosé), avec les deux corps Adam et Eve. Ainsi, ici, le blanc représente la vie, comme des germes qui poussent. Nous allons maint Eve. Ainsi, ici, le blanc représente la vie, comme des germes qui oussent. Nous allons maintenant voir le panneau central qui est intitulé l’humanité avant le déluge. Sur ce panneau il y a beaucoup plus de monde, des personnages nus, qui on l’air de s’amuser. Ily a également plus de bâtiments et d’animaux.

On pourrait dire qu’il y a ici, de l’ordre dans le désordre. En effet, on remarque une composition symétrique avec les bâtiments, qui est très bien organisée grâce aux rondes (humaine et bassin). II y a beaucoup plus de couleurs. Ily a toujours le bleu qui est principalement utilisé pour l’eau et les montagnes au niveau de l’arrière plan. Le ert quant à lieu est également toujours utilisé pour la végétation. Mais le blanc, des personnages est très varié. On se retrouve alors avec des couleurs de peaux différentes : des blancs et des noires.

Il y a une harmonie parfaite dans une diversité absolue. Dans ce panneau centrale, il y a plein d’éléments qui rappelle la fécondité. Ily a des œufs, de l’eau, et énormément de signes qui laissent sous-entendre la sexualité. On remarque d’ailleurs que des hommes au loin, sortent de deux bâtiments sombres dans de l’eau2. Ils semblent calme, ce n’est pas trop le désordre, on dirait qu’ils arrivent. Ensuite, il y a la ronde, autours de femmes nues dans l’eau. Ici, c’est le mouvement de groupe, mais cela reste centralisé.

La coupure se fait avec les haies, et là c’est le désordre, mais les éléments de sexualités et mais les éléments de sexualités et de fécondités sont toujours présents, par exemple : le couple dans la bulle qui touche le ventre de la femme. Ici les Hommes s’abandonnent au plaisir de la chaire, à la luxure et au péché. On peut voir qu’il y a une lecture du tableau qui s’inscrit dans le temps. On remarque que les hommes arrivent, et s’approprient la nature, les animaux et créé insi l’humanité. Les hommes prennent conscience de leur nudité, quelques uns se cachent.

On constate que les Hommes « dominent » les animaux en effet ils les chevauchent et leur montent dessus. Le fruit est très présent, mais on remarque seulement des fruits rouges. On peut dire que les fruits rouges sont très convoitisés, c’est identifié comme le fruit de la passion, mais ils ne se gardent pas. Ici, Bosch, a peut être voulu montrer le caractère éphémère, fragile du plaisir et du bonheur. Bosch, s’écarte de la religion chrétienne. Bosch, à travers ce panneau montre comme un aux paradis, avec une diversité absolue, il n’y pas de colère, pas de classe sociale et pas de racisme en effet ils sont tous égaux.

Plusieurs pêchés capitaux sont représentés : la paresse, la luxure, la gourmandise et la folie. Tous liés à l’envie et au plaisir. Mais ils en manques trois l’avarice, orgueil, et la colère, ceux qui pourraient remettre en question l’humanité. On remarque qu’il y a un homme en bas à gauche du tab remettre en question Ihumanité. On remarque qu’il y a un homme en bas à gauche du tableau, sous terre qui contemple au loin; sa chevelure est la même que celle d’Adam dans le premier anneau. De plus, il tient une pomme dans sa main gauche qui représente le fruit défendu.

Il regarde les autres et contemple la diversité et l’innocence des autres hommes, il se réfugie et vis donc sous terre. Il nous reste un panneau à étudier qui est celui de droite : CEnfer. On sait que cette partie du tableau a beaucoup servit de modèle, de paraphrase et de pastiche sur le jugement dernier 1 . Ce panneau est très différent des deux autres. Le désordre règne dans un mode chaotique. En regardant le tableau une atmosphère lourde, bouillante, et peu rassurante ressort. Il donne ne image de l’Enfer souterraine. Comparé aux deux autres panneaux où l’on semblait être le jour.

Ici, nous sommes plongés dans un monde sombre. La lumière qui est présente dans ce panneau est celle du feu, elle est rouge et jaune, sanguine. Cest une lumière destructive produite par l’homme. On comprend donc que Dieu qui jusqu’ici était présent par la lumière comme nous l’avions expliqué pour la création du monde jusqu’au troisième jours„ on est alors bien dans l’Enfer. Les couleurs pures comme le bleu des montagnes ou de l’eau, et le vert de la flore ne sont plus du tout présentées. Toutes les couleurs sont travaillées. I n’y a plus de végétation, l’eau est sombre et presque noire, et pas de ci sont travaillées.

II ny a plus de végétation, l’eau est sombre et presque noire, et pas de ciel ou de montagne. Ily a au loin une fumée qui provoque un sentiment d’étouffement, de chaleur. es personnages sont plus petits. Au fur et à mesure d’un tableau c’est comme si on avait dé zoomer pour voir l’humanité. Comparé au panneau du milieu, on peut voir que les animaux ont repris le dessus sur l’homme. C’est eux qui dirigent les Enfers. Les trois notions qui ressortent de ce panneau et qui remplacent elles des deux premiers (animal/végétatlon/mnéral) sont diaboliques, hybrides et horribles.

Il y a toujours des éléments qui nous rappelle la sexualité en voici plusieurs exemples : le feu représente la masculinité et l’eau la féminité. Ily a également des images sous entendues comme les deux oreilles avec la lame, qui suggère un pénis en érection. Il est important de dire qu’ici ce n’est pas la fécondité qui est suggéré mais la sexualité et la luxure. Les sept péchés cap•taux sont maintenant rassemblés. On a l’image du jeux, de la musiques et des poètes. Le monde obscure u les instrument de musique sont vraiment immenses.

Il y a une harpe et un tambour se sont des instruments qui étaient souvent utilisés pour chanter la gloire de Dieu, mais ici utilisés comme instruments de tortures. Bosch, dans cette partie de l’œuvre a introduit beaucoup de références. Ily a le visage d’un homme, plus grand que les autres portant un chapeau. Il nous regarde, c’est le visage d’un homme, plus grand que les autres portant un chapeau. Il nous regarde, c’est une référence directe à L’homme Arbre de Breuge12 mais encore avec l’homme au premier plan, Conséquence de l’ivrognerie3, ou encore Monstre dévorent les rêtre et des nones débouchés4, avec le monstre bleu assis.

Ici, il y a une morale qui suit le deuxième panneau, tout est fragile, tous les plaisirs le sont. Les fantasmes sont parfo’s le meilleur mais peuvent être aussi le pire. II dénonce l’homme et sa conscience. On volt alors que l’humanité est condamnée à hésiter entre le plaisir et les fantasmes. Nous avons vu que cette œuvre a été réalisé avec finesse. Son but moral est la mise en garde contre le non respect de la religion. On voit que Bosch à une vision négative de l’homme, pessimiste. Il s’agirait peut être du reflet de l’inquiétude des roubles politiques et sociaux ?

Cette œuvre est bien plus qu’une opposition entre le bien et le mal, pour Bosch, elle lui permet de laisser son imagination débordante créer un monde a la fois rêve et cauchemars, horreurs et beauté. Grâce au manque de recule, Bosch, nous impose sa manière de voir. Et veux montrer comment l’homme est réellement, pas simplement une image parfaite. Voici une citation de Père José de Sigüenzal « la différence entre les œuvres de ce peintre et celles des autres consiste en ce que les autres cherchent à peindre les hommes tels qu’ils apparaissent vus du dehors, tandis que lui a les peindre 0 1