Le genre de l’utopie

Le genre de l’utopie

Le genre de l’utopie : définition et caractéristiques l. Définition A. Brainstorming : une utopie, pour vous, qu’est ce que c’est ? B. Définition et contextualisation historique 1) Dans la langue courante, aujourd’hui, le mot « utopique » désigne une réalité impossible. Une utopie est donc une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de portée 2) Le mot « utopie » un humaniste anglals grec « ou » qui veut d dire « lieu, place Il or 7 :ati Sni* to View le par Thomas More, utopia » à partlr du « topos » qui veut tuée en « aucun lieu ».

Dans son livre « Utopia », Thomas More veut montrer un mande inversé au nôtre pour mettre en avant les travers de sa propre société, qui vivait les débuts de Pindividualisme et du capitalisme. Rem : Sil invente le mot, More n’invente pas l’idée : les récits utopiques sont attestés depuis l’Antiquité (la république de Platon). 3) Au 180 siècle, le mot désignera un plan de gouvernement imaginaire : on ne garde le mot que dans son acception politique. 4) Le sens actuel s’impose au 190 siècle (projet politique et social irréalisable, voire irréaliste).

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historiquement, les auteurs qui ont créé le mot ou illustré le enre ne concevaient pas les choses exactement comme cela. En utopie « en aucun lieu cela ne signifie pas pour autant qu’il la considère irréaliste. Pour lui, l’utopie est un modèle social vers lequel on doit tendre, sans jamais y arriver pour autant (sinon, il n’y aurait plus d’évolution et à un moment donné, l’organisation sociale et politique deviendrait inadaptée et donc mauvaise pour les hommes qui y vivent). Son but est d’élargir le champ du possible.

Il montre par la fiction, par la description d’un monde qu’il considère parfait, qu’un autre modèle social est possible. Il appelle donc à une réforme de la sociéte, en montrant une voie possible pour éviter ses travers. Le passage par la fiction lui permet de critiquer le système de son temps et d’échapper à la censure. C] A la base, l’utopie est une réflexion sur la société contemporaine de l’auteur. A partir du 190 siècle, cela commence à changer. CYune réflexion sur le modèle social et politique, on passe à l’idée qu’il faut y arriver d’office. IL faut atteindre l’idéal.

Au 200 siècle, on a vu que les réalisations d’utopies pouvaient virer au cauchemar ( hitlérisme, fascisme). Il. Caractéristiques du genre – analyse d’extraits. Exercice : division de la classe en petits groupes, qui répondront à des questions sur chaque extrait, puis mise en commun (on nomme un rapporteur par groupe) 1. Mépris de l’or et de l’argent Question en rapport avec cette caractéristique : groupe More quelle particularité sociale Thomas More décrit dans cet extrait ? Expliquez. A votre avis, PAG » rif 7 Expliquez. A votre avis, quel est le message qu’il veut faire passer par ce biais ?

Dans l’extrait de l’utopie de Thomas More, on nous décrit une société qui ne s’organise pas autour de l’or et de l’argent. Ces métaux qui ont de la valeur dans notre société sont même tenus en ignominie. En effet, ces métaux sont utilisés pour des objets vils, tels les pots de chambre, ou comme objets d’humiliation (on fait les chaînes des esclaves et des prisonniers en or). Ce mépris de l’or et de l’argent est une caractéristique commune à toutes les utopies qui ont été écrites. Or, si le genre existe depuis longtemps, il prend réellement son essor au 160, 170 et 180 siècles.

A cette époque, on assiste à l’industrialisation progressive et à l’émergence du capitalisme. Celui-ci n’était pas ncore, comme aujourd’hui, régulé par des organismes étatiques (acquis sociaux, chômage, CPAS, etc). Il était donc encore plus inégalitaire qu’aujourd’hui et extrêmement agressif, conduisant à la misere des classes laborieuses. Les auteurs des utopies, en décrivant des sociétés où la valeur économique par excellence, l’argent, est méprisée entendent par là critiquer indirectement leur société inégalitaire. 2.

Régularité – collectivisme – uniformité sociale Question en rapport : groupe campanella + groupe more-repas photocopier l’extrait: sur quel mode les habitants de la cité du soleil prient ? A votre avis, tous les membres de I PAGF3C,F7 quel mode les habitants de la cité du soleil prient ? A votre avis, tous les membres de la cité croient-ils en la même chose ? D’un point de vue social, que cela veut-il dire ? (Se sentent-ils obligés ou non d’agir comme cela ? Quels sont les conséquences s’ils ne respectent pas les préceptes religieux mis en place ?

En utopie, les citoyens ne sont pas nécessairement libres de tous leurs mouvements. C’est une société où les lois sont très contraignantes et où la pression sociale force à l’uniformité des mœurs. Ainsi, on institue une série de règles (sociales, ?conomiques et religieuses) qui, même si elles ne sont pas stupides et donc ne subissent pas l’opprobre de la société civile [religion sage chez Campanella, par exemple]), doivent être suivies par tous sous peine de représailles. Un fort collectivisme accroît la pression que chaque citoyen, convaincus que les lois et les coutumes sont bonnes, a sur l’autre.

En effet, en utopie, beaucoup d’aspects de la vie quotidienne sont entièrement collectifs (prise des repas ensemble, calendrier o,’thmés par des fêtes collectives, etc. ). 3. insularité Question à tous les groupes : pouvez-vous situer éographiquement l’action ? De manière précise ? (faire un lien avec le film Dinotopia qu’est passé à la télé l’été passé) + groupe Voltaire : précisez) Toutes les utopies sont toujours situées sur une ile, dans un lieu tenu secret découvert le plus souvent par hasard. Cette insularité permet aux citoyens et aux dirigeants de garder leurs pa souvent par hasard.

Cette insularité permet aux citoyens et aux dirigeants de garder leurs particularités et de ne souffrir d’aucune concurrence de modèles sociaux. En effet, les liens commerciaux avec les voisins sont très peu répandus, la plupart u temps, ils vivent en autarcie. Il est difficile de sortir de cette île, toujours difficile d’accès. On peut y voir une certaine forme de contrainte sociale : les gens ne vont pas voir ailleurs parce que c’est impossible. Les visiteurs qui y arrivent par hasard sont certes accueillis mais en sortent extrêmement difficilement. . caractère contraint Question : extrait mariage : décrivez le mariage en utopie. Selon vous, est-ce une bonne manière de faire et pourquoi ? Les règles sociales en utopie sont très contraignantes. Les lois sont souvent très sévères. Si on prend par exemple la cas du ariage en utopie, more nous décrit une situation d’obligation, où peu de choses sont permises. Dans d’autres domaines, cela fonctionne comme cela. Ainsi, il n’est permis de donner son avis sur les affaires publiques qu’en réunion de magistrature.

Le faire hors de ces séances est punissable de mort. Néanmoins, on nous décrit un pays où il fait bon vivre parce qu’aucune des décisions prises ne va à l’encontre du bien des citoyens. On peut voir dans ces dérives possibles la mise en garde des auteurs de leur temps, qui, ne l’oublions pas, au travers de ces utopies, menaient une éflexion sur les moyens de réforme de la société, en y montrant aussi les utopies, menaient une réflexion sur les moyens de réforme de la société, en y montrant aussi les aspects négatifs. Ill. Quelques grandes utopies… xplications 1 Thomas More, Utopie, traité sur la meilleure forme de république et sur une île nouvelle, 1516. Thomas More était un proche du gouvernement anglais : au début grand ami de Henri 8. C’est un humaniste et homme de loi. Il a été chancelier du royaume. Cependant, ses relations avec le roi vont devenir conflictuelles. Catholique convaincu, il a refusé e reconnaitre l’église anglicane fondée par henri 8 dans le but de circonvenir aux règles du catholicisme (il a été marié 8 fois et l’église catholique a refusé de reconnaître le mariage[ll création de l’église anglicane).

Thomas More a été décapité pour cela. Dans son œuvre, il décrit une société idéale basée sur la partage des biens, le travail, le respect des autres, la tolérance et le refus de tourte violence (même si pour cela il faut des règles qui sont en soi très violentes). Le récit est écrit sous la forme d’un dialogue. Le principal personnage est fictif : il s’aglt de Raphaél Hythlodée , compagnon de Amerigo Vespucci qui a mené son propre voyage après avoir abandonné le périple vers le nouveau monde.

Le livre est divisé en deux parties : la première est une critique acerbe de l’Angleterre du 160 siècle et l’autre la description de Ille de « Nulle part » : utopia. 2. Tommaso Campanella (1623), La Cité du soleil Cet auteur italien nous décrit une ville utopique Cet auteur italien nous décrit une ville utopique gouvernée par le grand prêtre Hoh, qui y fait régner une religion basée sur les règles de la raison : on y demande à Dieu des choses simples t altruistes. Tous les aspects de l’existence de la cité et des hommes sont collectivement réglés.

Code moral très très fort. 3. Jonathan Swift (1726), Les voyages de Gulliver Auteur irlandais qui n’a plus foi dans le genre humain, il décrit d’autres mondes où d’autres modes d’existence sont expérimentés. A travers la description de ces mondes, il s’attache à critiquer la maniere dont est géré son pays (voir extrait) 3. Voltaire (180), Candide ou l’optimisme Voltaire est engagé à la cause des Lumières au 180 siècle. IL participe à l’écriture de VEncyclopédie. Il a défendu certaines causes désespérées dans des procès (on va en reparler par la suite).

Candide est une œuvre très ironique qui se moque de tous les genres littéraires à la mode, dont l’Utopie. Il faut donc lire le passage de l’Eldorado entre les lignes. Il fait cependant allusion ? un événement historique : on a envoyé des gens à la recherche du Nouveau monde dans les Indes d’Amérique (recherche du pays de légende où l’or coule à flot). Dans l’extrait, tout à l’air parfait en Eldorado. Pourtant, la suite de l’histoire nous montre que ce pays n’est pas si parfait que cela.