Le Congo belge

Le Congo belge

Université du Québec à Chicoutimi TRAVAIL DE SESSION présenté ? M. Camil Girard dans le cadre du cours 4HIS614 : Premières Nations d’ici et d’ailleurs l’éclairage de l’histoire du trimestre d’hiver réalisé par M. Gabriel Larouche or 10 to View LES PENSIONNATS, UNE TENTATIVE D’ASSIMILATION Le mardi 28 avril 2015 Table des matières Introduction 3 Les premiers contacts4 Le début de la fin 4 L’arrivé des frères Récollets 5 La formation d’un pays 6 comment ces institutions ont vu le jour pour se développer et finalement devenir de véritables établissements d’assimilation.

Un regard quant aux séquelles vécues par les autochtones sera également étudié. Les premiers contacts Dès l’arrivée européenne sur le territoire nord-américain, les rencontres avec les premières nations sont pour le moins très positives. Que ce soit pour leurs soins apportés aux nouveaux venus lors de grandes épidémies, leur grande connalssance des lieux et de la géographie du territoire, les ententes commerciales et les alliances en temps de guerres, les Amérindiens sont d’une grande aide. On peut même affirmer qu’ils ont été indispensables au bon développement de la colonie française.

Ce n’est que quelques années après leur arrivée que les Européens comprennent la grande différence de culture et d’habitudes de vies entre

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eux et les Amérindiens. Les Européens ont de la difficulté à comprendre leur retard technologique, mais surtout celui au niveau de la religion. De fil en aiguille, un sentiment de supériorlté s’opère du côté des colons français envers les populations ancestrales. On comprend alors qu’européaniser les Amérindiens serait la stratégie idéale pour améliorer les différents contacts.

Du même coup, les Européens sont certains d’améliorer a vie de leurs nouveaux voisins, de faciliter les échanges commerciaux et les alliances militaires en créant une population unique européo-amérindienne. l Le début de la fin Assez rapidement, malgré l’aide apporté lors des débuts de la colonisation, les Autochtones deviennent un problème. La question de la religion affecte grandement les colons puisque pour eux, c’est la ligne directrice. Ceux-ci en viennen 0 affecte grandement les colons puisque pour eux, c’est la ligne directrice.

Ceux-ci en viennent à se demander comment ils font pour vivre sans l’aide de Dieu? Pour les nouveaux venus, c’est out simplement impensable. Les nouvelles puissances en place sur le territoire se donnent alors pour misslon d’évangéliser les populations « ignorantes ». 2 L’arrivé des frères Récollets C’est en 1615 que cette communauté religieuse détablit pour la toute première fois en Nouvelle-France. Ce sont des missionnaires européens envoyés d’Europe pour étendre la foi catholique de l’ordre des Franciscains à travers le nouveau territoire conquis.

En 1620, ils établissent leur tout premier établissement en bordure de la rivière Saint-Charles, à Québec, mettant les bases sur l’instauration des penslonnats un peu plus ard. Ils sont toutefois forcés de quitter la colonie suite à la prise du territoire par les frères Kirke en 1629. Cependant, en 1670, ? la demande de l’intendant Jean Talon, ils érigent un monastère ? Montréal. Ils reprennent également possession de leur domaine à Québec, où ils font construire une égllse, entre 1671 et 1 673, et un nouveau monastère en pierre, entre 1680 et 1684.

Au total, c’est 332 Récollets qui foulent le territoire de la Nouvelle-France. Ils instaurent alors un système d’église à travers tout le territoire de la Nouvelle-France. C’est donc à eux et à différents prêtres de a région que l’on confiera, un peu plus tard, Fimportante tâche d’évangéliser les Amérindiens. 3 La formation d’un pays Au milieu du XIXe siècle, plusieurs politiques expansionnistes vers l’Ouest surgissent. On voit alors se développer une concurrence pour les territoires et les ressources entre le voit alors se développer une concurrence pour les territoires et les ressources entre les Amérindiens et les colons.

Malgré les différents traités mis en place précédemment, le gouvernement de Sir John A. Macdonald considère les premières nations comme une entrave au développement d’un pays. On commence donc ? repousser et confiner encore plus les territoires amérindiens. À ce moment, les dirigeants de la colonie comprennent qu’il faut inculquer la culture européenne aux populations autochtones. Il faut mieux leur apprendre à vivre à l’européenne que de les éliminer. La colonie n’a plus besoin des Amérindiens. Les guerres avec les Anglais sont terminées après la Guerre de Sept Ans.

Aussi, les alliances n’ont plus d’importances donc les Amérindiens deviennent des ennemis quant au bon développement de la formation du pays. Par contre, même si les liens entre ces deux groupes se désagrègent, les colons ont tout de même le désir de ? sauver » les Autochtones de leur culture animisme et de leur montrer la voie de Dieu. C’est ce principal aspect qui fait que la population n’est pas en danger d’extinction, mais d’assimilation. 4 Des recommandations strictes Suite à cet élan fédéraliste, d’autres entités politiques se mettent à supporter le mouvement d’exclusion des populations amérindiennes.

De celles-ci, plusieurs rapports affluent en provenance d’enquêtes sur les affaires autochtones. Entre 1839 et 1857, trois comrmssions font leur apparition sur le territoire de la Nouvelle-France. Celle qui s’avère la plus importante pour la ise en place du terme des pensionnats est la commission Bagot De 1842 à 1844, la commission, dirigée par le commissaire en chef sir Charles Bagot, discute de la qu 40F 10 1842 à 1844, la commission, dirigée par le commissaire en chef sir Charles Bagot, discute de la question amérindienne. Les principales recommandations de M.

Bagot sont l’arpentage des réserves, l’instauration d’un système d’autorisation de coupe, mais surtout l’asslmilation des jeunes autochtones par l’enseignement agricole dans des pensionnats. On décrit alors ces derniers comme : « une race illettrée et sans méfiance au ein d’une population prête et apte à les exploiter de toutes les manières ». 5 On voit alors une stratégie très ingénieuse de la part du commssaire. Il veut inculquer les notions d’agriculture aux jeunes amérindiens pour les assimiler aux pratiques des colons français.

En leur enseignant les techniques agraires, les jeunes apprendront la sédentarité et l’autosuffisance tout en devenant civilisés comme les Européens. Éloigner l’enfant des parents devient le meilleur moyen pour assurer le mouvement civilisateur. C’est ce à quoi l’on s’attend de la part des individus participants à la commission. Un autre acteur s’inscrit dans le mouvement d’assimilation des autochtones. Il s’agit de M. Nicholas Flood Davin, un avocat et homme politique canadien.

Il écrit en 1879, lui aussi, un rapport appuyant la stratégie des pensionnats à travers le Canada visant l’assimilation des populations autochtones. Il croit que la jeunesse autochtone serait beaucoup mieux encadrée dans des établissements d’enseignement dirigés par le clergé catholique que dans leurs villages avec l’éducation parentale. Il suggère alors un enseignement à caractère catholique et agressif passant par les pensionnats. On vise l’européanisation des jeunes autochtones. Pour lui, la culture indienne était en fait s 0 pensionnats.

On vise l’européanisation des jeunes autochtones. Pour lui, la culture indienne était en fait une expression contradictoire, les Indiens étant non civilisés, et le but de l’éducation devait être de « tuer l’Indien dans l’enfant Cest donc en partie grâce à ces deux acteurs que les penslonnats et l’assimilation font leur bout de chemin et deviennent la solution pour régler le problème amérindien. 7 Le règne des pensionnats La table est maintenant mise pour l’établissement du ensionnat à travers le territoire canadien. Entre 1831 et 1996, les pensionnats sont omniprésents.

Cependant, ce n’est qu’en 1892 que le gouvernement fédéral s’entend avec les institutions chrétiennes pour qu’elles dirigent d’une main de fer les établissements. L’explo tation des pensionnats pouvait maintenant se faire au maximum. C’est ce qui se produit en 1930 avec un total de 80 pensionnats et 17 000 élèves dans ces établissements. 8 La vie en pensionnats Ce sont généralement tous les enfants âgés de sept à quinze ans qui sont appelés à venir dans les pensionnats. On voit même es jeunes de quatre et cinq ans être obligés de quitter le nid familial pour aller s’éduquer en pensionnat.

La plupart du temps, les enfants sont forcés de rester durant toute l’année et ce pendant plusieurs années consécutives dans les établissements d’enseignement catholique. Le clergé refuse que les parents viennent chercher leurs enfants pour éviter tous contacts entre eux. Il faut également ajouter que les conditions de vie ne sont vrament pas évidentes. On accuse aujourd’hui le gouvernement fédéral d’un financement inadéquat pour les pensionnats. C’est la base du problème. De cela découle des aliments nadéquat pour les pensionnats. Cest la base du prob ème.

De cela découle des aliments malsains qui eux provoquent des maladies, un enseignement inadéquat puisque plusieurs prêtres n’ont pas les formations requises et des travaux forcés pour les jeunes autochtones. Il faut aussi dire que plusieurs abus physiques et sexuels mettent la table sur d’importants problèmes psychologiques. Malgré quelques expériences positives, la plupart sont négatives. 9 Les conséquences En 1940, les pensionnats commencent à fermer leur porte. Ce n’est qu’en 1996 que l’on pouvait parler de l’ancien régime des pensionnats.

De ce règne découlent d’importants impacts sur les jeunes amérindiens. En effet, la solitude et la déculturation deviennent de grands problèmes pour l’histoire autochtone. Lorsque les enfants reviennent dans leur village d’origine, ils deviennent tout simplement des inconnus. Habillés ? l’européenne avec la langue et les habitudes de vies d’un Français, l’Amérindien perd taus ces liens linguistiques et culturels qui lui étaient précédemment extrêmement uniques. Il n’a donc plus aucun lien d’appartenance avec ces anciens compatriotes.

Bien souvent, ils ne restent pas, pour ensuite repartir sur les bancs ‘école dans les villes et revenir plus tard. 10 Il faut aussi ajouter que durant tout leur séjour dans les pensionnats, les jeunes autochtones sont privés de tout enseignement de la part de leur parent. Dans une culture où le bouche-à-oreille est essentiel à l’apprentissage, les jeunes sont au retour complètement déculturés. Le transfert intergénérationnel des connaissances maintenant entravé, les jeunes perdent l’essence même de la vie et de la survie dans le VIIIage autochtone.

L jeunes perdent l’essence même de la vie et de la survie dans le village autochtone. Le problème se répercutera ensuite sur les énérations futures puisque renseignement n’aura pas été fait sur une génération entière. 11 Il faut aussi ajouter que plusieurs problèmes à caractère psychologique surviennent. Les différents abus vécus dans les pensionnats causent la perte d’une génération. En effet, la solitude, la dépression et d’autres problèmes importants mettent les bases sur d’autres impacts néfastes.

Que ce soit l’alcoolisme, la violence ou la consommation de drogue, ces problèmes deviennent de plus en plus présents dans les maisons autochtones. 12 Un grand échec Malgré la certitude qui planait à travers les gouvernements au out début de sa mise en place, le pensionnat s’avère une grande erreur. Encore aujourd’hui, les Amérindiens ne sont pas bien intégrés dans la société. Les pensionnats s’avèrent un échec total. Les réserves sont un bon exemple de la brisure qui s’est produit avec les pensionnats.

Cependant, au fil de son règne, la population et les dirigeants se mettent à comprendre l’immoralité de cette pratique. On commence à réaliser la simple différence des peuples autochtones. Même si cela prend plusieurs années, en 1982, on modifie la Loi constitutionnelle pour reconnaître et annoncer les droits des peuples Inuits, Indiens et Métis. ?galement, de 1986 à 1994, l’Église Unie, les missionnaires catholiques, l’Église anglicane, et l’Église presbytérienne présentent des excuses formelles pour leur participation au régime des pensionnats.

En 1996, le rapport de la Commission royale recommande une enquête publique sur les différentes répercussions des pensionnats autochtones sur recommande une enquête publique sur les différentes répercussions des pensionnats autochtones sur les générations. Enfin, on parle déjà, deux ans plus tard après la fermeture du dernier pensionnat, de réconciliation avec les peuples autochtones. Le gouvernement fédéral dévoile son document : Rassembler nos forces: le plan d’action du Canada. Le Canada comprend donc son erreur et tente de régler le problème avec des excuses et des compensations en argent.

Malgré les tentatives de réconciliation et de pardon, les peuples autochtones ont beaucoup de difficulté à pardonner l’époque des penslonnats. 13 Conclusion On peut donc voir toute l’ingéniosité derrière la mise en place des pensionnats. un long processus a dû se falre pour pouvoir assurer le bon fonctionnement de ces établissements d’assimilation. Ils ont toutefois eu un impact inestimable sur lusieurs générations d’autochtones. Il est donc très important de comprendre toute l’histoire derrière l’instauration des pensionnats pour mieux réaliser la raison de leur mise en place.

C’est également primordial de se renseigner sur le sujet puisque ces années d’assimilation et de tentative d’européanisation font partie intégrante de l’histoire du pays, mais surtout celle des Autochtones. Comprendre leur histoire et l’impact de la venue des colonies aide à mieux comprendre les problèmes qu’ils vivent en ce moment et les tensions qu’il y a encore entre eux et les Blancs. Il serait maintenant intéressant d’étudier l’impact de cette tentative d’assimilation ratée avec l’émergence du nationalisme autochtone.

Comment les évènements reliés aux pensionnats ont influencé le sentiment national dans les groupes amérlndiens? On a pu voir au f pensionnats ont influencé le sentiment national dans les groupes amérindiens? On a pu voir au fil du temps plusieurs évènements comme la crise dOka, les manifestations contre les barrages hydroélectriques, le mouvement Idle no more, etc. À quoi peut- on s’attendre face au nationalisme autochtone dans les années ? suivre? Bibliographie DICKASON, Patricia, Les premières nations, Paris, Les éditions du septentrion, 1996, 511 p.

DION STOUT, Madelaine, Peuple des autochtones, résilience et séquelles du régime des pensionnats, Ottawa, Fondation autochtones de guérison, 2003, 64 p. FONDATION AUTOCHTONE DE GUÉRISON, (2009). Le régime du pensionnat au Canada, http://ww. /. fondationautochtonedelespoir . ca/downloads/1 00-ans-imprimer. pdf, (Consulté le 20 février 2015) LE, Pierre, Mythes et réalités sur les peuples autochtones. La rencontre Québécois-Autochtones, Québec, Gouvernement du Québec, Commisslon du droit de la personne et des drolts de la eunesse, 2002, 88 p.

MCDONOUGH, Brian, « Le drame des pensionnats autochtones Relations, vol. 1, no. 768, (2013) : 33-35. MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION DU QUÉBEC, Récollets. http:// www. patrimoineculturel. gouv. qc. ca/rpcq/detail. do? AC, (Consulté le 20 février 201 5) OTTAWA, Gilles, Les pensionnats indiens au Québec : un double regard, Québec, cornac, 2010, 121 p. ROSS, Amélie. (2013). Effet de la fréquentation des pensionnats autochtones et des mauvais traitements durant l’enfance sur les problèmes de consommation d’alcool et de drogues. Thèse de doctorat, Université du Québec à Chicoutimi. IC