Le Cid, Corneille

Le Cid, Corneille

Le Cid, les « stances » de Pierre Corneille Problématique : -Comment cette scène traduit-elle le combat intérieur de Rodrigue ? Pierre Corneille : Grand dramaturge français du XVIIe siècle, Pierre Corneille s’est démarqué de ses contemporains par une œuvre théâtrale riche et particulièrement moderne. D’abord fortement inspiré par la comédie, il glissera peu à peu dans la tragédie, toujours avec talent, grandeur, libe Introduction Ce texte est extrait d Sni* to View liée par Corneille en 1637.

Dans ce texte, Rodrigue exprime ses hésitations et son ésespoir : son père vient de lui donner l’ordre de venger dans un duel son honneur bafoué par Don Gomes le père de Chimène que Rodrigue devait épouser de façon imminente. Tout sachant bien qu’il sacrifie son mariage avec Chimène. 1) L’expression de la stupeur -série d’appositions : « Percé « Misérable vengeur « Malheureux objet » cela exprime son désarroi et sa souffrance -metaphore de la blessure mortelle « Perce jusqu’au fond du cœur » souligne la profondeur de la souffrance. Le distique en rimes plates, au milieu de la strophe, met en ?vidence la stupeur de Rodrigue par l’emploi de l’adjectif « immobile » mettre en relief le verbe « Cède » En

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cet affront mon père est l’offensé,0Et l’offenseur le père de Chimène » : Chiasme -« Ô Dieu, l’étrange peine » qui succède à l’évocation d’une unlon désormais impossible « Si près de voir mon feu récompensé Ainsi cette première strophe présente-t-elle d’une part la souffrance du héros et d’autre part la raison de cette souffrance : le devoir lui impose de tuer le père de la femme qu’il aime. ) L’exposition du dilemme Les deux strophes suivantes constituent rexposé du dilemme. -l’exclamation « Que je sens de rudes combats ! » v. 301 et la préposition « contre » au tout début du vers 302 soulignent le choc des contraires. Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse. ». Cette antithèse se poursuit tout au long des deux strophes. Il faut venger un père et perdre une maîtresse / L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras » Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme Ou de vivre en infâme » toutes ces antithèses renvoient au dilemme de Rodrigue.

Des deux côtés mon mal est infini il est prisonnier de l’indécislon. Ô Dieu, l’étrange peine ! » retour de la plainte. – deux questions oratoires anaphoriques « faut’il » et un chiasme. Père, maîtresse, honneur, amour Montre le trouble de Rodrigue. Structure antithetique a l’interieur mémé d’un hémistiche. « aimable tyrannie » : oxy PAG » OF d Rodrigue. Structure antithetique a Pinterieur mémé d’un « aimable tyrannie » : oxymore -Enfln, les antithèses culminent dans l’invocation à l’épée, l’arme de la vengeance, symbole de l’honneur de la lignée.

Tour à tour, ssociation de termes contradictoires et antithèses vont souligner l’expression du dilemme : « cher » et « cruel » / « généreuse » et « amoureuse -la strophe se termine par des questions rethoriques. 3) du renoncement a la vie au sacrifice de l’amour Les trois dernières strophes de ce monologue délibératif amènent Rodrigue vers une décision résolue. – Dans la quatrieme strophe, incapable d’un choix, Rodrigue se résout à mourir « Il vaut mieux courir au trépas » – L’anaphore et le chiasme des vers suivants J’attire en me vengeant sa haine et sa colère J’attire ses mépris en ne me engeant pas. ? -et le parallélisme qui suit « l’un me rend infidèle, / Et l’autre indigne d’elle » montrent bien la pensée de Rodrigue est tout occupée par l’attitude supposée de Chimène. – Les occurrences des adjectifs possessifs « sa haine « sa colère « ses mépris les termes désignant Chlmène « ma maitresse « elle », « Chimène » montrent la prédominance de Chimène. La décision de Rodrigue est désormais ferme comme le souligne l’adverbe « Oui » – le dilemme est dépassé : si la mort est toujours présente selon l’issue du ‘issue du duel « que je meure au combat, ou meure de tristesse l’honneur sera sauf : « Je rendrai mon sang pur comme je rai reçu Conclusion : – Ce monologue délibératif traduit donc le combat intérieur de Rodrigue : tout d’abord accablé par le dilemme tragique qu’il subit, le jeune homme, s’il cède un temps à la tentation du suicide, réagit en héros : il décide de son destin. Comme la plupart des monologues, les stances dévoilent les profondeurs du personnage autant au public q’à lui-même : le spectateur découvre ici la naissance d’un héros et Rodrigue se écouvre capable dun choix qu’il sait douloureux. Enfin, ces stances, si elles sont un arrêt dans l’action, lui permettent cependant de se poursuivre : c’est grâce à cette introspection que Rodrigue ira provoquer le Comte en duel.

L’acte I se termine donc par l’attente d’une action décisive et irrévocable. De la même manière, à l’acte V, scène 2, l’Infante prendra la décision de renoncer irrévocablement à son amour pour Rodrigue ; les stances de l’Infante mettent donc fin à l’action secondaire qu’est l’amour de le jeune femme pour le Cid.