Le Chant Des Marais 3

Le Chant Des Marais 3

« Le chant des Marais » Une chanson pour la journée de commémoration de tous les génocides (27 janvier). Le chant des marais Lo in vers l’infini s’étendent Des grands près marécageu x. Pas un seul oiseau ne chante Sur les arbres secs et creux. O, terre de détresse Où nous devons sans cesse Piocher. Dans le camp morne Entouré de murs de Il nous semble vivre Au milieu d’un grand Bru it des pas et brui to View Sentinelles jour et nuit, Et du sang, des cris, des larmes, La mo rt pour celu qui fuit. Mais un jour dans notre vie, Le p rintemps refleurira

Libre enfin, ô ma patrie, Je dirai tu es à moi. O, terre d’allégresse Où nous pourrons sans cesse Aimer. Ce chant est créé au tout début du régime nazi, durant Pété 1933, dans le camp de concentration de Borgemoor en Basse Saxe. Dés son arrivée au pouvoir Hitler met de préparer l’Allemagne à la Guerre pour augmenter la production de blé par exemple. . assèchement de marais A Borgemoor, parmi les premiers déportés du régime, Johann Esser, un mineur, Wolgang Langhoff, un acteur et Rudi Goguel, un employé, qui en écrira la musique, sont

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D’après Rudi Goguel, le chant est interprété dans le camp dés le mois d’Août 1933. Laissons la parole à Rudi Goguel dans ce texte tirés de ses mémoires (Merci Wikipedia) : « Les seize chanteurs, pour la plupart membres de l’association ouvrière de chant de Solingen, défilaient bêche à l’épaule dans leurs uniformes de police verts (nos vêtements de prisonnier de cette époque-là). Je menais la marche, en survêtement bleu, avec un manche de bêche brisé en guise de baguette de chef d’orchestre.

Nous chantions, et déjà à la deuxième trophe, presque tous les mille prisonniers commençaient ? entonner en chœur le refrain. De strophe en strophe, le refrain revenait de plus belle et, à la dernière, les SS, qui étaient apparus avec leurs commandants, chantaient aussi, en accord avec nous, apparemment parce qu’ils se sentaient interpellés eux aussi comme « soldats de marecage « Aux mots « Alors n’envoyez plus les soldats du marécage bêcher dans les marécages les seize chanteurs plantèrent leur bêche dans le sable et quittèrent l’arène, laissant les bêches derrière eux.

Celles-ci donnaient alors l’impression de croix tombales. » Wolgang Lanehoff est libér 34 et s’exile en Suisse en mars 1934 et s’exile en Suisse pour la durée du conflit. Après la guerre il rejoindra Berlin est où il dirigera un théâtre. II meurt en 1966. Après sa libération, Johan Esser, l’ancien syndicaliste communiste, poète et écrivain, se retrouve dans une grande misère le réduisant même à publier des poèmes patriotiques dans des journaux proches du pouvoir. Il retourne au syndicalisme dans l’Allemagne de l’ouest après la guerre. Il meurt en 1970.

Rudi Goguel est libéré en 1934 et replonge tout de suite dans la résistance. Arrêté à nouveau il est torturé et condamné à IO ans de prison. En 1944, à peine libéré, il est à nouveau arrêté et interné en camp de concentration à Neuengamme. En 1945 , il fait partie des 8 000 détenus évacués par les nazis sur des bateaux destinés à être coulés en Mer Baltique, bateaux qui seront pris pour cible par l’aviation britannique dans la confusion de la fin de la guerre. Goguel échappe de peu à la mort. Communiste convaincu, il finira sa vie en Allemagne de l’est.

Il est mort en 1976. Le Chant des marais poursuit sa vie en Allemagne et hors de l’Allemagne. Exporté en Anglete rre par des ex détenus exilés du camp de Borgermoor, il est repris et adapté par le musicien Hans Eisler pour le chanteur Ernst Busch qui s’engage dans les brigades internationales pendant la Guerre civile espagnole (1936-1939) où la chanson est très populaire chez les volontaires antinazis allemands. En Allemagne, le chant passe de camp en camp et sera même repris par des détenus du camp d’extermination d’Auschwitz. Les paroles expriment plusieurs sen