LE CAPITAL MOBILITE DES ETUDIANTS Final

LE CAPITAL MOBILITE DES ETUDIANTS Final

Département de Sociologie-Ethnologie Université de Nice-Sophia Antipolis Rapport d’enquête s Le capital mobilité de Habibi Inès des Garets Théo Halim Nadia or 17 u existe plusieurs types de mobilité, des mobilités institutionnelles et d’autres indépendantes. La mobilité permet aux étudiants de se créer un capital culturel riche, de plus cela leur apporte de nombreux avantages pour leurs avenirs. Plusieurs causes amènent les étudiants à voyager pendants leurs études, cependant certains n’auront jamais l’occasion d’accéder à un enseignement à l’étranger.

Les étudiants qui décident d’étudier dans un autre pays que le leur, seraient des personnes qui tendent à changer d’environnement, en allant à la rencontre d’un système éducatif dlfférent. De plus cette expérience sera inscrite dans le parcours de l’étudiant, qui lui permettra d’améliorer ses connaissances, d’acquérir des compétences, et découvrir d’autres pays. L’éducation et la vie quotldienne de l’individu peuvent l’influencer quant au choix d’effectuer ses études ou une partie de ses études à l’étranger ; d’autres facteurs peuvent aussi influencer ce choix.

Le potentiel de mobilité et les conditions des étudiants européens varient selon leurs ressources économiques, scolaires, sociales, culturelles, migratoire. Nous pouvons, d’après la sociologue Elizabeth Murphy, définir ce qu’est le capital mobilité, ce dernier est constitué de quatre facteurs principaux

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: « Chistoire familiale et personnelle, les expériences antérieures de mobilité, les compétences linguistiques, les expériences d’adaptation et enfin certains traits de personnalités Nous nous sommes ainsi interrogés quant aux profils des étudiants européens en mobilité.

L’environnement familial a-t-il un grand impact sur le capital mobilité de l’étudiant ? Y a-t-il des inégalités mobilité de l’étudiant ? Y a-t-il des inégalités d’accès à la mobilité ? Y a-t-il une reproduction sociale dans la mobilité étudiante ? Le capital mobilité est-il fortement influencé par le capital scolaire, culturelle et sociale ?

A travers de nombreux travaux sociologiques portant sur la mobilité étudiante, nous constatons qu’il existe encore de nombreuses inégalités d’accès à la mobilité qui serait dû à un capital mobilité moindre. 1. 2 Etat de la question 1. 2. . Quelques chiffres Depuis quelques années, des analyses et des études sont entreprlses sur le thème de la mobilité étudiante dans le monde. Notre dossier va porter sur la mobilité des étudiants en Europe.

On remarque que les effectifs d’étudiants étrangers augmentent chaque année avec l’Europe en première région d’accueil. En effet elle regroupe environ 43% des étudiants mobiles du monde, ce qui représente envlron du total des étudiants dans le monde d’après l’article de Valérie erlich sur la mobilité étudiante (NO 28 d’OVE). V. Erlich nous montre aussi que 16% des étudiants rançais inscrits en classe préparatoire ou en université ont déj? effectué un séjour à Pétranger dans le cadre de leurs études. . 2. 2. Les bienfaits de la mobilité protégée en matière de santé » nous disent que « La mobilité internationale, en tant qu’expérience, permet en effet d’accumuler des savoirs et des savoirs faire sur les lieux, connaissances et compétences que les individus peuvent réutiliser pour s’approprier d’autres lieux L’Europe, étant la première région d’accueil, on peut voir que, parmi tous ses pays, le Royaume-Uni se place en première position avec derrière la France et l’Allemagne.

Etre mobile permettrait d’acquérir des ressources qui elle-même pourraient conduire à la mobilité mais, seulement, sans ressource de base pour permettre d’être moblle une première fois, cette relation de cause à effet n’existe plus. 1. 2. 3. Les différentes mobilités On a vu que la mobilité étudiante se composait de deux catégories : la mobilité institutionnelle et la mobilité indépendante. La mobilité institutionnelle constitue à faire un échange délève entre deux pays. our cela, le dossier des deux étudiants sont analysés pour savoir s’ils remplissent les critères ‘échanges et si ce sont de « bons éléments à échanger Les résultats scolaires, le comportement et l’assiduité sont trois points primordiaux, ensuite viennent la capacité à s’adapter dans un pays étranger et le potentiel d’apprentissage dans la langue du pays d’accueil qui sont deux caractéristiques d’analyses subjectives.

Ces dossiers sont analysés assidument pour déterminer si le profil de l’élève peut être bénéfique pour le pays lui-même et aussi car Pétat donne aux étudiants étrangers une bourse et des aides financières. La mobilité indépendante, quant à elle, ne dispose pas d’aide ou e bourse pour les élèves, contrair mobilité indépendante, quant à elle, ne dispose pas d’aide ou de bourse pour les élèves, contrairement à la mobilité institutionnelle, l’étudiant doit vivre et étudier par ses propres ressources, qu’elles soient personnelles ou familiales, il ne dispose d’aucune aide de l’état. . 2. 4. Les limites Cette mobilité estudlantine ayant la capacité d’apport culturel, social, symbolique, mais ne s’offrant pas à tout le monde de par l’accès limité par les ressources personnelles, constitue elle- même une source d’inégalité sociale. Les deux catégories de obilité présentent ainsi des limites. Dans un premier temps, la mobilité Indépendante est celle qui est la plus inégale. En effet, du fait qu’il n’y ait aucune aide financière de la part de l’état, c’est à l’étudiant d’avoir les ressources nécessaires pour pouvoir assumer tous les frais une fois sur place.

Toutes ces dépenses représentent une certaine somme qui est loin d’être à la portée de tous les étudiants. La mobilité indépendante des jeunes étudiants est donc déterminée par l’appartenance sociale, qui devient un facteur de discrimination face à la mobilité internationale*. Les ressources économiques peuvent ainsi concrétiser les voyages d’études. Cependant, le facteur économque n’est pas le seul facteur d’inégalité. F. BELGHITH et S.

LE CORGNE nous montre que « les politiques menées actuellement dans les pays d’accueil participent au renforcement des inégalités d’accès a la mobilité internationales pour les études Les étudiants issus de milieux modestes, ne pouvant que passer par la mobilité institutionnelle donc par ERASMUS, se heurtent ainsi aux politiques des pays d’accueil. D s op 13 mobilité institutionnelle donc par ERASMUS, se heurtent ainsi ux politiques des pays d’accueil.

Dans ce programme d’échange, l’Etat français essaye de faire venir des étudiants qui ont le profil répondant aux intérêts politiques, économiques ou commerciaux du pays. Le contrôle de ces flux d’étudiants passe dans un premier temps par un choix spécifique sur dossier des étudiants qui vont venir étudier en France ce qui engendre la bourse et les aides et dans un deuxième temps, par un contrôle des visas pour limiter l’arrivée des étudiants les moins désirés. Le « potentiel de mobilité » est en fait le principal facteur qui étermine si l’étudiant sera accepté dans le pays d’accueil ou non.

Ce « potentiel de mobilité » est composé de différentes variables : l’origine sociale, le niveau d’étude des parents, les ressources financières, les résultats et comportements scolaires de l’élève, 1. 3. Problématique et hypothèses pour étudier ce phénomène, nous allons nous aider de trois concepts, le premier est celui de la rationalisation de Weber, le deuxième est le concept de la reproduction sociale de Bourdieu et Passeron et le troisième est le concept d’Habitus de Bourdieu.

Weber décompose ce concept en 4 rationalités différentes : l’action traditionnelle, [‘action affective, l’action rationnelle par rapport aux valeurs et la rationalité en finalité. C’est à cette dernière catégorie que l’on va s’intéresser. Cette rationalité consiste a évalué le rendement, le résultat par rapport aux moyens engagés, peu importe le chemin emprunté, le résultat est le plus important. Il ra les moyens déployés ne résultat est le plus important. Il faut bien sûr que les moyens déployés ne soient pas disproportionnés par rapport à la finalité.

Ce concept peut nous aider à comprendre le comportement des étudiants mobiles. En effet, l’étudiant choisi le moyen le plus efficace pour parvenir à ses fins, qui est, le plus souvent, le métier souhaité. Son voyage d’étude est un investissement dans la réalisation de son projet, les frais financiers dépensé durant ses études représentent aussi un investissement et donc un moyen d’y parvenir. Quitter son pays pour aller étudier dans un autre pays est un choix qui n’est pas à la portée de tout le monder certes, mais compte tenu de la difficulté de cette décision, le résultat espérer ne peut qu’être bon.

Le concept de reproduction sociale de Bourdieu et Passeron nous servira aussi d’outil pour savoir si le choix de l’étudiant est déterminé par son origine sociale, son vécu et ses expériences personnelles et familiales. On peut voir, pour certains étudiants, que leur parents ou frères et sœurs ont déjà entrepris des voyages d’études auparavant ce qui peut ainsi fortement les incités dans leur décision du fait de connaitre l’expérience de ses pairs ou de sa famille et les bienfaits apportés. Le récit de ses proches sur leur voyage d’étude à l’étranger peut être un facteur e motivation dans le choix de partir.

Le concept d’habitus de Bourdieu peut aussi nous être utile. En effet, l’habitus de Bourdieu se définit par un processus, d’une part par un « conditionnement » de l’individu par des règles de conduite, des normes de comportement, des façons de penser, d’agir, de ressentir, de s’exprimer… propres a normes de comportement, des façons de penser, d’agir, de ressentir, de s’exprimer… propres a un milieu social et que l’individu incorpore profondément en lui. L’individu est, certes déterminé, c’est-à-dire programmé par son habitus, mais ans le même temps il lui permet d’agir « librement » dans un milieu donné.

L’habitus maintien des limites invisibles dans la mobilité sociale. Chaque individu a l’impression qu’il est libre de ses choix mais, l’habitus étant encré dans l’inconscient, il pose des frontières à ce que peut aspirer l’individu. Ce dernier se contentera inconsciemment de rester dans sa classe sociale sans s’élever, le tout en étant satisfait. Ce concept est purement inconscient, il a donc un contrôle total ou partiel de nos choix, les décisions sont déterminées par l’habitus. Les étudiants obiles n’auront donc pas, en fonction des différents habitus, les mêmes décisions en ce qui concerne les voyages détudes.

Ils ne choisiront pas le même pays, le même logement, les mêmes études, etc… Le concept d’habitus de Bourdieu se forme tout au long de la jeunesse et de la vie ; il donne les valeurs, normes, manières de penser, etc… qui se transmettent par la famille et par les pairs. Cette transmssion de mode de vie influence ainsi les décisions de partir en voyage d’étude à l’étranger. L’étudiant va donc orienté ses choix de manière à ce qu’ils soient similaires ? ceux de ses proches, que ce soit inconscient ou non, il va suivre un parcours presque identique.

A travers cette analyse sur la mobilité des étudiants en Europe, nous allons plus particulièrement nous intéressé a l’existence ou non des inégalités d’accès ainsi qu’aux r particulièrement nous intéressé a l’existence ou non des inégalités d’accès ainsi qu’aux ressources nécessaires à cette mobilité. Il. Cadre méthodologique et analyse des résultats 11. 1 . Présentation de l’enquête Pour ce travail, nous avons effectuez une enquête par questionnaire. Il est composé de 126 questions, qui sont ajoritairement fermées. L’enquête s’est déroulé sur deux campus, celui de saint jean d’Angely et de Carlone.

Nous avons déjà pu constater que la proportion d’étudiant étranger est plus importante sur le campus de Carlone, où les filières sont principalement littéraires. un échantillon de 315 personnes a été interrogé, parmi celles-ci, 30,5% sont des femmes et 68,9% sont des hommes, sait environ une femme pour deux hommes. Un des critères d’inclusion (critère permettant d’inclure un indivldu à l’enquête) est que l’étudiant soit de nationalité étrangère uropéenne, et ne pourront pas être interrogés les étudiants ayant passés le diplôme de baccalauréat en France.

Ansl, nous allons dégager le rofil « e » à travers différentes caractéristiques citées ci-d deux fois plus représentées à l’issue des résultats. Cela démontre que les filles sont plus nombreuses à avoir accès à la mobilité ou comme l’ont démontrés les travaux de « Nadine Cattan « sur le genre et la mobilité (2004) en effet la mobilité européenne notamment en France, Espagne, Angleterre concerne plus les filles que les garçons, de plus les filles font souvent le choix ‘étudier dans les moyennes villes que dans les grandes.

Tableau 2 : Répartition selon l’âge Les étudiants âgés de 20 à 24 ans représentent 64,4 % de la population enquêtées. Tableau 3 : Répartition selon la zone géographique européenne Ici aussi plus de la moitié des étudiants proviennent d’Europe de l’ouest, ce qui confirme la concentration des étudiants européens en Europe de l’ouest en particulier en France, Espagne, Angleterre, Italie. 11,3. Etude des matériaux recueillis Tableau 4 : Nombre de voyages selon les revenus des étudiants