Lafayette

Lafayette

Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (état civil complet : Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier), dit « La Fayette » né le 6 septembre 1 757 à Saint-Georges-d’Aurac (province d’Auvergne, actuellement Chavaniac-Lafayette en Haute-Loire) et mort le 20 mai 1834 à Paris (ancien 1er arrondissement), est un aristocrate d’orientation libérale, officier et homme polltlque français, qui a joué un rôle décisif dans la guerre d’indépendance des États-Unis et l’émergence d’un pouvoir royal moderne, avant de devenir une personnalité de la Révolution française jusqu’? on émigration en 1792 puis un acteur politique majeur des débuts de la monarchie de Juillet. to View Swpe to page Après la révolution d ses courriers d’un « L ye r’ contre le système no iai:•-,: contemporains jusqu de signer tous t, en réaction phie utilisée par ses Il a été fait citoyen d’honneur des Etats-Unis en 2002. La guerre d’indépendance américaine La participation de La Fayette à la Guerre d’indépendance des États-Unis (1775-1783) lui a valu une immense célébrité et une place symbolique pour avoir été le trait d’union entre les Américalns et la France, lul valant d’être surnommé « le héros des eux mondes ».

Et ce qui fait de La Fayette le

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
symbole du soutien français aux insurgés d’Amérique, comme ce qui en fait la figure du héros romantique qu’on en conserve, c’est son jeune âge (19 ans) et les circonstances de son départ de France (sans l’autorisation officielle du roi encore favorable à la paix), finançant le voyage de ses propres deniers. Cependant, bien qu’il ait eu un rôle notable sur le plan militaire, celui-ci est moindre par rapport au bilan politique qu’il suscita. L’arrivée de La Fayette en Amérique Article connexe : Histoire de la marine française sous Louis XV et Louis XVI. En août 1775, le capitaine Gilbert de La Fayette est envoyé par son beau-père, le duc d’Ayen, en garnison à Metz pour y parfaire sa formation militaire.

Il raconte dans ses Mémoires qu’il participe le 8 août à un grand souper offert par le comte de Broglie, gouverneur de la VIIIe, au duc de Gloucester, frère du roi d’Angleterre, qui y évoque le soulèvement des InsurgentsN 3. C’est le jour même de ce « fameux dîner de Metz » que le jeune officier prend la décision de partir combattre pour l’indépendance de l’Amérique14. De retour à Paris à l’automne, La Fayette participe à des sociétés e pensée qui débattent de l’engagement de la France dans la Révolution américaine. Lors de ces réunions, un conférencier, l’abbé Raynal, Insiste sur les « Droits de l’homme » et la fin des colonies, critique le clergé comme la noblesse. Censuré, il exprime dès lors secrètement ses vues auprès de loges maçonniques, entre autres celle dont La Fayette est membrel 5.

Le jeune capitaine se fait réformer de l’armée le 11 juin 1776 puis, grâce au soutien du comte de Broglie et à ses futurs protecteurs le baron de Kalb et Silas Deane, diplomate et commissaire des insurgents, signe ? PAG » 1 uturs protecteurs le baron de Kalb et Silas Deane, diplomate et commissaire des insurgents, signe à Paris le 7 décembre 1776 son engagement dans l’armée « américaine » comme major général. Le comte de Broglie, chef du « cabinet secret » de Louis XV qui souhaite aider discrètement les Insurgents contre la Couronne britannique, lui fait financer secrètement l’achat de La Victoire, un navire de 200 tonneaux, avec seulement 2 canons, trente hommes d’équipage et comme cargaison 5 à 6 000 fusils16.

George Washington par Charles Willson Peale (1776) Après un voyage en Angleterre destiné à tromper espions anglais t opposants français à son entreprise, il s’échappe et gagne Bordeaux. Là, il embarque ouvertement pour l’Espagne et le port basque de Pasajes de San Juan (Le Passage) près de Saint- Sébastien, drôle de destination pour qui veut partir pour les Amériques12. Revenu rapidement à Bordeaux, il y apprend qu’il serait sous le coup d’un ordre d’arrestation à l’origine duquel se trouve son beau-père qui réclamerait à son encontre une lettre de cachet auprès du roi qui lui avait déjà interdit officiellement de quitter le pays après que des espions britanniques eurent découvert son plan.

Obéissant à un ordre lui enjoignant de partir pour Marseille, il feint dien prendre la route en chaise de poste mais après quelques lieues, la voiture change de direction et file sur Bayonne. Arrivé à Pasajes de San Juan le 17 avril 1777, il embarque sur la Victoire avec quelques fidèles et, le 26 avril, appareille pour l’Amérique. Suivant une route passan PAGF30F11 Victoire avec quelques fidèles et, le 26 avril, appareille pour l’Amérique. Suivant une route passant bien au large des Antilles où les flottes anglaises et françaises pouvaient lui faire barrage et après une traversée longue de sept semaines, il touche terre le 13 uin à South Inlet, près de Georgetown où les fusils sont vendus pour armer la milice de Géorgie17.

Il fait prêter à ses compagnons le serment de vaincre ou de périr, puis rencontre le major Benjamin Huger ; il est adopté par George Washington qu’il rencontre le 1er août 1777 (il est affecté à son état-major comme aide de camp avec le titre de major général) et, malgré un accueil au début mitigé des membres d’un Congrès à phlladelphie, il participe aux combats dès l’été. Il reçoit une balle à la jambe à la bataille de Brandywine, le 11 septembre 177718. Mission de propagande en France Le marquis de La Fayette en uniforme de l’armée continentale. Par sa motivation, son désintéressementN 4, et sa constante présence à la tête du régiment de Virginie, même pendant Ihiver rigoureux qu’ils passèrent à Valleyforge, il finira par convaincre les chefs de la Révolution américaine qu’il pouvait leur être utile19. Le 6 février 1778, une alliance officielle est enfin instaurée entre la France et le nouveau pays. une flotte d’une douzaine de bateaux, commandée par l’amiral d’Estaing est envoyée.

Le mois suivant, La Fayette établira également des alliances avec plusieurs tribus indiennes. En février 1779, de retour en France, La Fayette sait très habilement rendre populaire PAGFd0F11 habilement rendre populaire la cause des Insurgents et son expédition américaine auprès de l’opinion publique en France20. La sanctlon qu’il reçoit pour avoir désobéi et quitté la France n’est que symbolique, puisqu’elle n’est limitée qu’à une dizaine de jours d’arrêts, qu’il passe chez lui auprès de sa femme, Adrienne. La Fayette en Virginie ; Yorktown Articles détaillés : Préparation du corps expéditionnaire français de 1780 aux États-Unis, Bataille du cap Henry et Défense de la Virginie par La Fayette.

De retour aux États-Unis en 1780 à bord de L ‘Hermione, il reçoit de George Washington le commandement des troupes de Virginie. Chargé d’opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, il sacrifie encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres, et arrive par des marches forcées et des retours subits, à tellement fatiguer Cornwallis et harceler ses troupes, que le général britannique est forcé de le considérer comme un adversaire redoutableN 5. La Fayette fait sa jonction avec les troupes de George Washington et du comte de Rochambeau, commandant le corps expéditionnaire français de 6 000 hommes (dont Axel de Fersen), pour se concentrer sur l’encerclement de Cornwallis ? Yorktown21.

Les troupes anglaises sont bientôt coincées dans la baie de Chesapeake, dans l’impassibilité de recevoir des secours par mer du fait du blocus effectué par la flotte de l’amiral de Grasse. C’est ainsi que les alliés franco-américains rem s 1 effectué par la flotte de l’amiral de Grasse. Cest ainsi que les alliés franco-américains remportent la victoire décisive de Yorktown le 1 7 octobre 1781. La Fayette est fait citoyen d’honneur des États-Unis par le Congrès en 1781, après cette bataille22. Il rentre en France en 1782 et est promu maréchal de camp. La fin de l’Ancien Régime (1782-1789) Paris La Fayette rentre en France vers la fin de 1781.

Sa participation aux opérations militaires sur le sol américain est sa première tentative pour appliquer les théories d’indépendance américaine à la société française. ‘intention de La Fayette est de brusquer les réformes qu’il méditait. Mais Washington, avec qui il ne cesse de correspondre, le ramène à plus de mesure : « C’est une partie e l’art militaire de connaître le terrain avant de s’y engager. On a souvent plus fait par les approches en règle que par une attaque à force ouverte Cette observation ralentit un peu la fougue du jeune réformateur, et il renonce à emporter de haute lutte ce que Louis XVI opèrera de lui-même sans secousse, peu de temps apres. Rencontre entre Lafayette et Washington à Mount Vernon en 1784. Louis Rémy Mignot) En mai 1784, La Fayette écrit une lettre enthousiaste à propos des travaux du médecin allemand Franz Anton Mesmer à George Washington, moins convaincu, et influencé par Benjamin Franklin ortement dubitatif : « Un docteur allemand nommé Mesmer, ayant fait la plus grande découverte sur le magnétisme animal, a formé des élèves, parmi lesquels votre humble serviteur est appelé l’un des 6 1 magnétisme animal, a formé des élèves, parmi lesquels votre humble serviteur est appelé l’un des plus enthousiastes »23. Cette lettre est suivie d’une lettre de Mesmer lui-même le 16 juin à laquelle Washington répond Clnq mois plus tard en confirmant qu’il a bien rencontré La Fayette24. Ce dernier a entre-temps donné une ou deux leçons de magnétisme animal et rencontré ne communauté de Shakers ayant vu une similarité entre les pratiques de transe de ces derniers et les crises mesmériennes.

Lafayette participa également à des rituels nord-amérindiens, persuadé que le magnétisme animal était la redécouverte d’une pratique ancienne et primitive25. La Fayette repart pour l’Amérique le 1er juillet 1784. C’est un voyage privé, sur invitation de Washington. Le 4 août 1784, il est acclamé à New York par la foule qui l’accueille. Après trois jours de réceptions, il part faire un grand tour des provinces, partout accueilli avec la même chaleur. De grands banquets lui sont offerts à Philadelphie, Baltimore et Boston. Après un séjour ? Mount-Vernan, chez Washington, La Fayette passe par New York, avant de remonter l’Hudson et de signer un traité de paix avec des Hurons et des Iroquois.

La Fayette continue son voyage par Boston, Chesapeake, Yorktown et Richmond, avant de quitter le pays à New York le 21 décembre 178426. La Fayette vient à Paris dans les derniers jours de 1785. Son retour excite un enthousiasme considérable. La reine Marie- Antoinette, qui assistait alors à une fête à l’hôtel de ville, veut onduire madame de La Fayette dans sa PAGF70F11 qui assistait alors à une fête à Ihôtel de ville, veut conduire madame de La Fayette dans sa propre voiture à l’hôtel de Noailles, où vient de descendre son époux. Le lendemain, il est reçu à la cour, et ne cesse d’être, pendant plusieurs jours, l’objet des hommages et de la curiosité publics.

La Fayette, accueilli en héros à Paris, peut jeter son dévolu avec succès sur l’une des plus célèbres beautés de l’époque, Aglaé de Barbentane, comtesse d’HunoIstein27 puis la comtesse de Simiane dont le mari, le comte de Simiane, se tue en 1787 en pprenant que sa femme est la maitresse de La Fayette28. La Guyane L’émancipation graduelle des esclaves est une de ses utopies favorites. Désireux d’appeler à son secours un commencement d’expérience, il achète une plantation considérable dans la Guyane française, et s’y livre à divers essais encore aujourd’hui méconnus et qu’interrompent les événements de la Révolution française.

Il provoque, en 1787, la formation d’un comité chargé de discuter l’abolition du monopole des tabacs, et il y plaide avec chaleur la cause du commerce américain, que ce monopole frappait d’un préjudice de près de trente millions. Les efforts plus heureux qu’il déploie en faveur de la nation américaine, lors de la négociation du traité que la France conclut avec elle, provoquent de sa part de nouveaux témoignages de reconnaissance, en resserrant les liens d’amitié qui l’unissent ? George Washington, son glorieux libérateur. La correspondance établie entre ces deux hommes si unis d’intentions, si différents de caractère, B1 correspondance établie entre ces deux hommes si unis d’intentions, si différents de caractère, ne prend fin qu’à la mort de Washington, qui survient le 14 décembre 1799N 6. L’assemblée des notables (1787)

La Fayette participe à la première assemblée des notables, réunie à Versailles au mois de février 1787, et appartient au bureau présidé par le comte d’Artois. Il saisit avidement cette occasion de produire quelques-unes des réformes qu’il a méditées, fait voter la suppression de la gabelle et la mise en liberté des personnes détenues à l’occasion de cet impôt, réclame l’abolition des lettres de cachet et des prisons d’État, et la révision des lois criminelles. Il est de ceux qui obtiennent le renvoi du ministre Calonne en 1787. Il formule même le VŒU d’une convocation des États généraux, omme le seul remède efficace aux maux de la situation ; mais ce vœu demeure sans écho.

Il fait la motion expresse (mot prononcé pour la première fois) de la convocation de la nation représentée par ses mandataires. L’année 1789 Épée maçonnique de La Fayette. porte-parole de l’aristocratie libérale, député de la noblesse d’Auvergne aux États généraux et chef de la Garde Nationale, il est membre de la société des amis des Noirs. Comme de nombreux militaires à cette époque, il a été initié comme franc- maçon dès 177529. Médaille à l’effigie de Lafayette. Date : 1791 Description avers : Buste de Lafayette en uniforme à gauche. Traduction avers : (Lafayette, député à l’AssembIée Nationale Constituante, né en 1757).

Les États-Généraux de 1789 Diab (Lafayette, député à l’Assemblée Nationale Constituante, né en 1757) . D’abord favorable à des réformes, La Fayette fait partie des États généraux comme député de la noblesse d’Auvergne. Il ne remplit aucun rôle dans ces premiers engagements, où domine presque seule la figure de Mirabeau. Il appuie la motion de Mirabeau sur l’éloignement de la menace des troupes qui encerclent la capitale, t présente un projet de Déclaration des Droits de l’homme à l’AssembIée constituante, fait décréter la responsabilité des ministres, et, ce qui est peut-être le plus marquant de son action, l’établissement d’une garde civique, dont il sera élu commandant.

Projet de Déclaration des droits de l’Homme (juillet) Cent jours après le rapport de Jean-Joseph Mounier sur la constitution française, le 11 juillet 1789, il inaugure sa carrière parlementaire par la présentation d’un des projets de Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, que l’Assemblée ne retient as. Ce projet, emprunté à la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique, est le premier monument direct de cet esprit d’assimilation entre deux peuples si divers d’origine, de situation et de caractère. La Déclaration des droits qu’il proposait constituait un véritable corps de jurisprudence révolutionnaire qui considérait que le peuple français était abusivement soumis au roi de France, comme celui de l’Amérique l’était à la couronne de Grande-Bretagne, et qu’il convenait qu’il prit son indépendance et se gouvernât lui-mêmeN 7. Commandant de la 11