LA THEORIE DES COUTS DE TRANSACTION

LA THEORIE DES COUTS DE TRANSACTION

29 décembre 2013 La théorie des coûts de transaction 1. R. COASE et la question de l’existence de la firme Dans son article de 1937, R. Coase est le premier économiste ? poser la question de savoir pourquoi les firmes existent et plus largement la question de la nature de la firme. Pour Coase, la firme est un mode de coordination des transactions alternatif au marché. Si le marché n’est pas l’unique moyen de coordonner l’activité économique, c’est qu’il existe des coûts à recourir au système de prix, descoûts de transaction.

Ces coûts de transaction correspondent aux coûts de recherche dinformation, Swip ta View next page e négociation des c Williamson proposer ar I coûts. La différence f dame sur un marché, la co alors que la firme pr tion répétée… ion précise de ces ché et firme, est que ystème des prix. dministrative qui passe par l’autorité et la hiérarchie. Pour Coase, c’est l’autorité qui caractérise fondamentalement une firme. Une fois posée l’existence de deux modes de coordination alternatifs, Coase s’interroge sur le fait de savoir pourquoi les deux modes de coordination coexistent.

En fait, si la coordination marchande génère des coÛts de transaction, la gestion internalisée des transactions entraine de es

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coûts de coordination, en particulier parce que les rendements des activités managériales sont décroissants. Ainsi, tant que les coûts de coordination interne sont inférieurs aux coûts de transaction, la coordination se passe à l’intérieur de la firme, à partir du moment où ils deviennent supérieurs, la coordination marchande est préférable. 2. O.

WILLIAMSON et la définition des coûts de transaction Les travaux de Williamson se situent explicitement dans le prolongement de ceux de R. Coase. Ces travaux vont permettre d’expliciter le concept de coût de transaction et préciser certaines ypothèses-clés pour comprendre en particulier dans quels cas la firme s’impose comme mode de coordination, c’est-à-dire dans quelles conditions l’intégration dune activité dans la firme sera préférée au recours au marché. Williamson pose deux hypothèses relatives aux comportements des agents. 1) La rationalité limitée : les agents ont des capacités cognitives limitées. Lorsque l’environnement est complexe, ils ne peuvent pas envisager tous les événements possibles et calculer parfaitement les conséquences de leurs décisions. (2) L’opportunisme des agents : c’est une conséquence de la ationalité limitée. Comme le contrat ne peut pas prévoir toutes les alternatives possibles, un agent peut être tenté d’adopter un comportement opportuniste pour favoriser ses intérêts au détriment de ceux des autres.

Rationalit 2 comportement opportuniste pour favoriser ses intérêts au Rationalité limitée et opportunisme augmentent les coûts de transaction, en particulier de conception des contrats et de contrôle. Williamson pose aussi des hypothèses sur les caractéristiques des transactions : (3) La spécificité des actifs : un actif est dit spécifique s’il nécessite es investissements spécifiques. Ce sont des Investissements durables, effectués pour réaliser une transaction particulière, et qui ne sont pas redéployables sans coûts vers d’autres usages. 4) L’incertitude sur les conditions de réalisation de la transaction risque d’augmenter son coût (incertitude liée à des perturbations exogènes à la transaction par exemple). (5) La fréquence de la transaction : plus une transaction est répétée, plus les contractants ont des occasions d’être opportunistes, ce qui augmente d’autant les coûts de transaction. Compte tenu de ces caractéristiques des comportements et es transactions, il s’agit pour Williamson de trouver la forme organisationnelle la plus adaptée, au sens où elle limite les coûts de transaction.

Ainsi pour Williamson, la firme est un système contractuel particulier, un «arrangement institutionnel» caractérisé par un principe hiérarchique qui permet à la direction de l’entreprise de prendre les décisions en cas d’événements non prévus par les contrats, et qui permet de limiter 3 prendre les décisions en cas d’événements non prévus par les contrats, et qui permet de limiter les risques liés ? l’opportunisme.

L’analyse de Williamson aboutit aux formes organisationnelles suivantes : Marché : il correspond à une transaction occasionnelle dont l’objet est parfaitement délimité et où toutes les éventualités sont prévues (pas d’incertitude). L’identité des parties importe peu, la relation est Impersonnelle. Contrat avec arbitrage : c’est une relation qui ne peut pas se dérouler sur le marché car elle se déroule sur le long terme, elle est donc soumise à une incertitude forte. Dans ces circonstances, les comportements opportunistes sont possibles ainsi que les conflits d’intérêts. ur y faire face, ce type de contrat prévoit l’arbitrage d’un tiers. Contrat bilatéral : il se déroule entre des contractants qui restent autonomes. Exemples : contrat de sous-traitance, contrat de franchise. Internalisation : cette relation se distingue de la précédente par le degré d’incertitude, qui est plus élevé dans un mode de coordination internalisé. Ansi,la firme est le mode de coordination le plus adapté lorsque la transaction est répétée, dans un contexte de forte incertitude et que les actifs mobilisés sont très spécifiques. Repost O Published by OUBEJJA Mohamed dans théories de la firme 4