la shoah

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LA SHOAH 1 – Quand on parle de Shoah, de quoi et de quelle période historique parle-t-on ? Shoah est un terme hébreu signifiant catastrophe. Il est utilisé pour caractériser le génocide des Juifs par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale Le terme Shoah considère le génocide stricto-sensu, c’est à dire une période courant du début des massacres à l’été 1 941 à la fin de la guerre en Europe au printemps 1945 lequel marque la fin du danger pour les Juifs d’Europe.

Toutefois, la persécu n or 57 avant, avec les humili ion-,•- Snipe to juridique et sociale, o les premières semai en Allemagne le 30 janvier 1933. Retour à la liste des questions ommence bien idiennes, l’exclusion qui débutent dès es Nazis au pouvoir 2 – Combien de Juifs furent assassinés durant la Shoah ? Aujourd’hui, les historiens s’étant penchés sur la question estiment le nombre de victimes juives entre 5 et 6 millions. Il n’est pas possible d’établir un bilan détaillé, les Nazis n’ayant pas tenu de comptabilité systématique des assassinats et gazages qu’ils ont commis.

C’est en effet le cas en Pologne et en Russie qui regroupaient avant guerre les plus grandes communautés juives d’Europe où les Juifs

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moururent, soit dans les ghettos, soit les Nazis. Ainsi, près de 76 000 juifs de France ont été déportés dans les centres de mise à mort, auxquels il faut ajouter les Juifs morts pour fait de résistance sur le sol national ou en camp de concentration, abattus comme otages , ou encore morts dans des camps d’internement français, soit près de 80 000. Ainsi, selon l’historien américain Raul Hilberg, 5 100 000 victimes juives sont mortes durant la Shoah.

Il affine son calcul en détaillant comme suit la répartition des victimes : Morts dans les ghettos : 800 000 – Morts par exécutions (Einsatzgruppen) : 1 300 000 – Morts dans les camps d’extermination : 2 700 000 Morts dans les camps de concentration : 300 000 Le Museum Holocaust de Washington indique que les victimes juives furent plus de 5 860 000. Quoiqu’il en soit, le chiffre d’environ 6 millions de personnes est avancé et accepté par la plupart des autorités compétentes sur la question. De fait, 50 % des Juifs d’Europe furent assassinés et 40 % du judaiSme mondial, alors très majorltairement européen. – Quel fut, selon les pays, le nombre de victimes juives de la Shoah ? Selon ‘The Encyclopedia of the Holocaust » le nombre de victimes juives par pays est le suivant : Autriche : 50 000, soit 27 PAGF 7 OF tian en 1939. soit 69% Italie : 7680 soit Lettonie : 71 500, soit Lituanie : 143 000, soit Luxembourg : 1950, soit Nowège : 762, soit Pays-Bas : 100 000, soit 71,496 Pologne : 3 000 000, soit Roumanie : 287 000, soit Slovaquie : 71 000, sait 79 ,8% URSS : 1 100 000, soit Yougoslavie : 63 300, soit 81 4 – Qu’appelle-t-on un camp de la mort ?

Un centre de mise ? mort? Un camp de concentration ? Un camp d’internement en France? Camps d’extermination. Camps de la mort. Centres de mise ? mort Un grand nombre d’ouvrages portant sur la question mais également de manuels destinés aux élèves de l’enseignement primaire et secondaire utilisent le vocable « camps ‘extermination » pour parler des lieux dans lesquels ont été assassinés par gaz les Juifs d’Europe.

Ces camps étaient au nombre de 6, tous situés sur le territoire polonais de 1939, qui devint ensuite territoire du Reich allemand – Auschwitz-Birkenau – Belzec Chelmno installés chambres à gaz ou camion à gaz ; ils ne recevaient pas de prisonniers si ce n’est quelques dizaines chargés d’exécuter le travail sur les morts (ramassage et tri de vêtements, nettoyage des chambres à gaz. crémation, etc. ). Ainsi, on ne peut véritablement parler de camps car les déportés n’y séjournaient as, ils étaient immédiatement gazés à leur arrivée.

Camps de concentration Les camps de concentration furent créés dès l’arrivée au pouvoir des Nazis en Allemagne en 1933. Dachau, près de Munich, fut le premier à ouvrir en mars 1933. Ils étaient à l’origine destinés ? la « rééducation » par le travail des opposants au régime et des gens considérés comme asociaux. Avec la guerre, ces camps se multiplièrent sur le territoire allemand pour recevoir les résistants et opposants déportés de toute l’Europe. Le principe de la mort par le travail forcé au service de l’Allemagne devient alors la règle.

Camps d’internement en France Les premiers camps d’internement en France furent ouverts pour accueillir les réfugiés républicains espagnols en 1938. Rapidement, ils accueillirent les Allemands et Autrichiens, pour la majeure partie réfugiés en France car anti-nazis ou juifs, mais considérés par les autorités françaises comme ressortissants dun pays ennemi. Nombre de ceux-ci furent ensuite livrés aux autorités nazies à la suite de la défaite française de mai-juin 1940 par le gouvernement de Vichy. A partir du printemps 1941, ces camps d’internement accueillirent les premiers hommes juifs raflés à Paris.

Par la suite et jusqu’? la Libération, plus de 75 000 personnes, hommes, femmes et enfants, furent internés dans ces camps, plus de 75 000 personnes, hommes, femmes et enfants, furent internés dans ces camps, ayant été internés à la suite de rafles majeures comme celles du Vélodrome d’Hiver (16-17 juillet 1942) et de Marseille (21 janvier 1943) ou d’arrestations indivlduelles, avant d’être déportés en wagons à bestiaux vers les centres de mise à mort de Pologne. La grande majorité des convois partis de France (77 convois) partirent de Drancy en région parisienne (67 convois), qui devint ainsi l’antichambre de la mort.

Pithiviers, Beaune-la-Rolande ou encore Compiègne furent les principaux camps d’internement français dans lesquels les internés attendaient leur déportations sans travailler. 5 – Que veut dire Hexpression « Solution finale » et quelle est son origine ? Le vocable « Solution finale du problème juif » (en allemand • « Endlbsung den Judenfrage ») fait référence au plan nazi de destruction des Juifs . Le terme est volontairement allusif, c’est à dire qu’il s’agissait, pour les Nazis, de cacher la réalité de leur plan et des agissements des « Einsatzgruppen » et organisateurs es déportations en employant un vocabulaire choisi et vague.

Il fut employé à la conférence de Wannsee par les dignitaires nazis. Cette « Solution finale », objectif prioritaire pour les Nazis, concernait les onze millions de Juifs en Europe; ce plan prévoyait leur arrestation, leur transfert à l’Est où ceux qui ne seraient pas éliminés « naturellement », c’est à dire par le travail forcé et les privations, seraient « traités en conséquence », c’est à dire gazés dans des camions à gaz ou des chambres à gaz. Les interprétations des hi PAGF c’est à dire gazés dans des camions à gaz ou des chambres à gaz.

Les interprétations des historiens sur ce qui fait basculer Hitler et les Nazis dans la volonté dissimulée derrière un vocabulaire choisi, d’exterminer les Juifs d’Europe divergent. Ainsi, le débat entre intentionnalistes et fonctionnalistes qui agitait les historiens dans les années 1970-1980 paraît aujourd’hui dépassé. Les premiers considéraient que la volonté d’exterminer les Juifs dEurope était affirmée clairement dans un dessein ancien, voulu et programmé par Hitler depuis son arrivée au pouvoir en 1933.

Pour les seconds, c’est avant tout le déclenchement de la guerre n URSS qui change la nature même de la guerre qui devient alors une guerre d’anéantissement total, entrainant, dans une spirale de radicalisation, la décision de la « solution finale du problème juif’ Toutefois, aujourd’hui, si la thèse intentionnaliste n’est plus guère d’actualité, certains historiens voient dans les racines même du nationalisme allemand exclusif le terreau favorable sur lequel prospère un antisémitisme biologique et éradicateur dès la fin du XIXème siècle.

Cest ce terreau, à la faveur des circonstances liées à la guerre à l’Est, qui permet la prise de décision menant à la « Solution finale’ – Quand fut décidée la « Solution finale » et quand débuta-t-elle ? La « Solution finale » semble être décidée dans le courant de l’été 1941, au moment où ont lieu les premiers grands massacres à l’Est. Selon les études récentes, la décision fit suite au déclenchement de l’invasion de PIJRSS par les troupes allemandes. Si les Juifs d’E PAGF 6 OF déclenchement de l’invasion de l’URSS par les troupes allemandes.

Si les Juifs d’Europe avaient subi jusqu’en juin 1 941 des persécutions, des expulsions et des mises à mort au hasard, à partir du déclenchement de la guerre à l’Est, ils sont massacrés ystématiquement; massacres qui marquent le début de la « Solution finale Christopher. Browning soutient qu’Hitler décide de l’extermination durant l’été 1941 alors qu’il est porté par les succès rapides de son offensive à l’Est. Philippe Burrin, au contraire, insiste sur le fait qu’HitIer aurait compris durant l’été 1941 que son projet de victoire-éclair à l’Est était voué à l’échec.

Devant la perspective d’une guerre longue qu’il analyse alors comme une guerre du Reich contre une coalition mondiale (Etats-Unis, URSS, Grande- Bretagne) inspirée par la « juiverie internationale laquelle doit ayer au plus vite pour le sang versé et qui va être versé par les soldats allemands, Hitler aurait alors décidé d’exterminer les Juifs d’Europe. La « Solution finale » fut d’abord le fait de groupes spéciaux chargés de suivre l’avancée des troupes allemandes à PEst : les Einsatzgruppen.

Ensuite et parallèlement, à partlr de décembre 1941 des camions à gaz fonctionnaient au centre de mise à mort de Belzec en Pologne. En 1942, les six centres de mise à mort tournaient à plein régime. 7 – Quelle était la différence entre la persécution des Juifs et la persécution des autres groupes classés par les Nazis comme nnemis du IIIème Reich ? groupe voué à une extermination systématique par les Nazis. Chaque membre considéré comme appartenant à ce groupe était menacé de mort partout où s’étendait la domination nazie, quelle que fut sa condition (homme, femme, enfant, vieux malade, handicapé, etc… . Les Tziganes furent également victimes de destructions massives, mais elles ne furent pas systématiques dans les territoires occupés par les Nazis. Les autres groupes classés comme ennemis du Reich par les Nazis ne voyaient pas leur famille menacée du fait de leur appartenance à un groupe donné, défini. Ainsi, leurs familles ‘était pas susceptibles d’être envoyées dans des camps de concentration ou d’extermination,. De plus, parmi ceux-ci, la majorité avait fait le choix d’être des ennemis des Nazis par leur action militaire ou politique.

Les Juifs étaient coupables par essence, les autres étaient considérés coupables du fait de leur engagement ou de leur comportement. 8- Que savait le peuple allemand de la persécution des Juifs et de leur extermination ? La persécution des Juifs fut chose publique en Allemagne dès l’arrivée des Nazis au pouvoir en 1933. Ainsi, le boycott des magasins juifs lancé le 1 er avril 1933 fut connu de toute la société llemande. Les lois raciales de Nuremberg édictées en 1935 excluant les Juifs de la société allemande furent publiées et mises en pratique aux vu et su de tout le monde.

Le pogrom de la Nuit de Cristal dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 vit l’arrestation de 30 000 personnes, la mort de lusieurs dizaines, la destruction de centaines de lieux de c goeues. PAGF E OF dizaines, la destruction de centaines de lieux de culte et de synagogues. Le port obligatoire de l’étoile jaune qui fut décidé en septembre 1941, le regroupement des allemands de confession ou d’origine uive dans des immeubles étaient vus et connus de tout le monde.

Les Nazis cherchèrent à dissimuler la « Solution finale » derrière un vocabulaire volontairement elliptique. Nous pouvons penser que pour un grand nombre d’Allemands, les Juifs, qui avaient disparu de la société allemande, avaient été expédiés vers l’Est dans le but d’être réinstallés ou de travailler, mais que rien n’était vrament clair quant à leur destin. Toutefois, comment ne pas penser qu’une partie importante de la société allemande pouvait avoir des informations sur ce qui se passait ?

Le professeur Victor Klemperer, pourtant enfermé ans son appartement, coupé de toute information et de tout contact avec la société allemande, mentionne Auschwitz, dans son journal , le 16 mars 1942, ajoutant qu’il se passe là bas des choses atroces. Le nombre d’employés de la Reichsbahn (société des chemins de fer allemands) qui conduisaient ou voyaient passer les trains de la mort, les employés des nombreux services administratifs qui traitaient ces questions, sans parler des acteurs eux-mêmes : policiers de l’Ordnung Polizei chargés de massacrer les populations juives en Pologne et Russie, membres des Einsatzgruppen.

Ainsi, nombreux furent ceux qui étaient au ourant et beaucoup parlèrent sûrement autour d’eux de ce qui se déroulait. II est fort intéressant de voir d’ailleurs la réaction des hommes d’Eglise, et notamment de Mgr Von Galen, évêque de Munster, qul parvinrent ? réaction des hommes d’Eglise, et notamment de Mgr Von Galen, évêque de Munster, qui parvinrent à faire stopper le programme T 4 d’élimination des handicapés et asociaux dès qu’ils émirent une protestation officielle. – Est-ce que les peuples de l’Europe occupée étaient au courant du sort réservé aux Juifs? Quelle furent leurs attitudes ? Collaborèrent-ils avec les Nazis contre les Juifs ? Les comportements des populations occupées par l’Allemagne nazie face aux persécutions et déportations des Juifs varièrent et il est très difficile de dresser un bilan exhaustif des différentes attitudes.

En effet, dans chaque pays il y eut de zélés collaborateurs des Nazis dans la chasse faite aux Juifs, collaboration qui alla de la dénonciation à l’action active au sein d’organisations policières ou militantes mais il y eut également de nombreuses personnes qui aidèrent les Juifs. Toutefois, si la situation des Juifs changeait de pays à pays, dans tous les pays qu’elle occupa, l’Allemagne nazie pu trouver ne collaboration effective à sa politique de discrimination, persécution et déportation.

Ce fut particulièrement vrai en Europe de l’Est où une tradition ancienne d’antisémitisme favorisa la collaboration à l’entreprise d’anéantissement du judaiSme européen. En effet, les Juifs d’Europe de l’Est eurent ? souffrir beaucoup plus de la collaboration active d’une partie de la population. Les témoignages poignants sur la situation des Juifs en Pologne, et notamment l’extraordinaire témoignage de Calel Perechodnik , montrent à uel oint une partie de la population polonaise se satisfaisait d