La Rose Et Le R S Da ARAGON

La Rose Et Le R S Da ARAGON

La Rose et le réséda Louis ARAGON (1897-1982) Louis Aragon est un écrivain, romancier et poète français. Après avoir participé au mouvement dada, il devient l’un des principaux créateurs du mouvement surréaliste avec d’autres poètes comme André Breton ou Paul Éluard. Cest aussi à ce moment qu’il rejoint le Parti communiste français. Aragon, quelques années plus tard, s’éloignera du soutien porté à l’URSS à la suite de la révélation des to nextÇEge crimes du stalinisme. Sa poésie est inspiré ar ors Triolet, elle-même éc air.

Aragon, c’est aussi le titre que Robert Des son épouse, Elsa t du 20ème siècle. u nazisme, au même Dans le poème la Rose et le R s da (1 944), issu du recueil La Diane française, le poète rend hommage aux résistants morts pour la patrie. Présentation du poème La Rose et le Réséda est un poème lyrique et engagé car il exprime des sentiments et il prend parti pour la Résistance. Ici, les deux fleurs représentent deux appartenances politico-religieuse. se est le symbole du socialisme, et sa couleur rouge évoque irrésistiblement les communistes (dont Aragon fait partie).

Le réséda, quant à lui, est la fleur qui représente la droite politique, a noblesse et le catholicisme. Au

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cœur de l’année 1943, la France est presque à terre puisque militairement et moralement défaite par les Allemands. La conjonction de coordination « et » joue titre. Il s’agit d’unir toutes les forces de la nation. Etude de la forme et musicalité Un texte musical : dès la première lecture, on est frappé par la presence de deux vers qui reviennent fréquemment : « Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas b.

Ce distique (un distique = un ensemble de deux vers) correspond donc à une sorte de refrain. Ce texte musical n’est pourtant pas une chanson mais un poème. Il n’a pas besoin d’accompagnement musical ; il contient lui- même une musicalité. Cette musicalité se retrouve dans le refrain, on l’a vu, mais aussi de manière générale, sur le plan de la forme. En effet il présente des vers rimés (z qui riment) en rimes croisées (z alternées), ces rimes étant réduites au nombre de deux : en [el] et en [a].

Ceci permet de mémoriser le poème plus facilement et lui confère une certaine musicalité. Ce sont de plus des vers réguliers : des heptasyllabes. Par ailleurs les effets de sonorité et musicalité sont multiples ? l’intérieur du texte, avec notamment es allitérations répétitions d’un même son consonne). Un vers tel que « Vive et qui vivra verra » au vers 18 présente ainsi une allitération en [v] ; le vers 24 présente, lui, une allitération en [k]. Les anaphores (= répétition d’un même mot ou groupe de mots en début de vers ou strophes).

Aux vers 35 et 36, l’anaphore de « Lequel » ou aux vers 22 et 23 l’anaphore de « Fou qul la répétition, utilisée dans le texte, comme dans « Il coule il coule et se mêle » (vers 51). Le poème, par sa proximité avec la chanson, est entêtant. Tous ces *AGF 9 rif s es éléments créent un réseau d’échos, de sons qui se répondent les uns aux autres, donc une certaine musique. Avec ces éléments ajoutés au refrain, aux rimes, aux allitérations, anaphores et répétitions, l’ensemble du poème s’apparente donc bien à une chanson.

La structure du poème Les strophes ne sont pas matérialisées. On peut dlvlser le poème en s’appuyant sur le distique « Celul qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas qui viendra déterminer chaque début de section. On obtient alors ce partage du poème • un refrain de deux vers (le distique) et une strophe de quatre vers le quatrain). Cette structure répétitive permet de mémoriser le poème et donc de le diffuser plus facilement les messages de la résistance. Les personnages ne sont pas nommés précisément. Ce sont ceux qui luttent pour la liberté du pays. n poème traditionnel et efficace : ce poème ne présente pas de ponctuation, ce qui traduit peut-être l’urgence de dire et d’agir en cette période d’Occupatian. A part cet élément, le texte semble très traditionnel. Le thème apparent du texte Le poème semble parler de deux hommes qui viennent libérer une « belle / Prisonnière » (vers 3 et 4) en haut d’une tour uisqu’il faut, pour l’atteindre, utiliser une « échelle » (vers 5). Ceci nous fait bien sûr aussitôt penser aux contes populaires qui se passent au Moyen Age.

Les mots « Du haut de la citadelle » vers 27 le confirment ainsi p lexical de la prison : PAGF3CFS la citadelle » vers 27 le confirment ainsi que le champ lexical de la prison : « sentinelle » (vers 28), « prison » (vers 33) et des conditions de vie qui y sont associées avec « grabat » (vers 34) et « les rats » (vers 36). En outre, les références à la religion ciel » dans le refrain, « chapelle » vers 1 1, « glas » vers 40) paraissent évoquer le atholicisme triomphant du Moyen Age. Le poème s’inscrit donc bien dans un contexte populaire et médiéval.

En mars 1943, l’oppression des occupants allemands était réelle et la censure très importante. Louis Aragon était lui- même clandestin et se cachait. L’apparente simplicité du poème correspond donc à une précaution nécessaire pour éviter d’être arrêté et tué. Le thème réel du texte : un épisode de la Résistance Aragon chante l’histoire de deux résistants (l’un chrétien, l’autre athée) que les envahisseurs font prisonniers (v. 17). Ils sont fusillés le lendemain matin de leur arrestation, « quand vient ‘aube cruelle » (v. 1 Notre attention est attirée par la dédicace : « À Gabriel Péri et d’Estienne d’Orves comme à Guy Môquet et Gilbert Dru. » ces quatre hommes étaient tous des résistants, tous morts fusillés par les Allemands. Le registre épique domine le poème. On relèvera à ce titre le champ lexical de la guerre, du sang et de la mort prisonnière n, « soldats », « guettait », « sentinelle « mourra », « passent de vie à trépas « sang rouge etc. ) ; ou encore les procédés de l’amplification épique : « L’un court et l’autre a des ailes » (v. 29). Les chevaliers sont en véri PAGF