la récidive chez les mineurs délinquants pensionnaires du centre d’observation des mineurs d’Abidjan

la récidive chez les mineurs délinquants pensionnaires du centre d’observation des mineurs d’Abidjan

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ACADEM 2008-2009 UNION -DISCIPLINE -TRAVAIL MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ANN EE UNIVERSITE DE COCODY ABIDJAN Unité de Formation e UFR CRIMINOL OPTION : PSYCHOLO or Sni* to View agi e Présentée et soutenue le 15 Juillet 2009 par : Casimir ZADY sujet JURY Prof. KOUDOU Kessié Raymond .

Maître de PRESIDENT: conferences en psychologie, UFR Criminologie, Université de Cocody- Abidjan RAPPORTEUR. prof. SISSOKO Alam : professeur Titulaire de sociologie, UFR Criminologie, université de Cocody Abidjan, Directeur de a thèse Ecole Normale Supérieure, Abidjan, co-directeur de la thèse SOMMAIRE Introduction 10 PREMIERE PARTIE .

CONSIDERATIONS D’ORDRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE 15 Chapitre 1: Spécification de la problématique 16 Chapitre 11: Revue de la littérature 33 Chapitre Ill : Objectifs et hypothèses de recherche 72 Chapitre IV: Cadre méthodologique 77 DEUXIEME PARTIE : ASPECTS INSTITUTIONNE S DE LA PRISE EN CHARGE SOCIALE DES MINEURS DELINQUANTS, MANIFESTATION ET FACTEURS EXPLICATIFS DE LA RECIDIVE 12 Chapitre Chapitre V: Aspects institutionnels de la prise en charge sociale de Mineurs élinquants Chapitre Vl: Manifestation de la récidive 126 112 Chapitre VII: Facteurs explicatifs de la récidive chez des mineurs pensionnaires du C.

O. M 149 TROISIEME PARTIE : SUGGESTIONS POUR UNE LUTTE

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EFFICACE CONTRE RECIDIVE DELINQUANTE DES MINEURS PENSIONNAIRES DU CENTRE D’OBSERVATION 212 Chapitre VI 11: suggestions relatives aux aspects judiciaire et sécuritaire 213 Chapitre IX Suggestions relatives au cadre institutionnel des mineurs délinquants221 Chapitre X: Suggestions pour une meilleure prise en charge familiale et sociale des mineurs issus du COM 239 CONCLUSION GENERALE 46 DEDICACE Je dédie ce travail à mes enfants Hermann Césaire Madou, Grace Maria Imelda Yasmine et Ange Emmanuela.

Dédicace particulière à mon grand frère MADOU Oro Ferdinand dont le soutien aura été sans faille durant tout mon cursus scolaire et universitaire. A ma mère, merci pour tout. Merci de m’avoir permis d’atteindre mes objectlfs. A ma fiancée N’GUESSAN Affouet Solange, Inspecteur dOrientation pour le soutien moral dans les moments de grandes difficultés. A mademoiselle GBOGBO Françoise, étudiante, pour l’aide appréciable dans la correction de ce travail. Je ne saurai terminer sans avoir une pensée très profonde pour mon père, feu GNAKO Madou Jean-Pierre dont le rêve se réalise aujourd’hui. ? papa, j’aurai bien voulu que tu SOIS là pour partager ce bonheur avec moi. Je t’aime plus que tout et je sais que tu es encore là tout près de moi REMERCIEMENTS Comme l’a souliené Georges Niangoran- que vous avez joué dans notre vie estudiantine. Nous vous sommes très reconnaissants pour votre disponibilité, vos conseils. Et surtout pour l’opportunité à nous donnée en qualité de Moniteur à I’LJ. F. R Criminologie pendant deux années, afin de ous familiariser avec le milieu universitaire. Infinie gratitude à rendroit du Professeur Opadou KOUDOU, Codirecteur de cette thèse.

Votre disponibilité, votre compréhension, votre courtoisie, surtout l’abnégation et l’ardeur avec lesquelles vous avez suivi ce travail de recherche, sont les caractéristiques des grands maîtres. Recevez cher maitre, la profonde gratitude et Finestimable reconnaissance de votre étudiant. Car vous êtes un modèle pour la nouvelle génération d’enseignants que nous souhaiterons être. Mille et une fois merci et que Dieu exhausse vos désirs les plus hers. Nous remercions son Excellence l’Ambassadeur, Professeur Raymond KOUDOU Kessié pour la rigueur et les conseils très avisés que nous avons reçu de lui.

Excellence et cher maître, soyez rassures, car vos étudiants « tueront symboliquement’ le maitre comme vous nous le répétez chaque fois pour nous galvaniser davantage dans la recherche. permettez cher maître que nous continuons à nous abreuver ? cette source de la connaissance scientifique intarissable que vous êtes. Nous ne pourrions oublier le Directeur du Centre d’Observation des Mineurs de Yopougon, tout son personnel et es pensionnaires du COM et de la MACA qui nous ont aidés ? rendre notre séjour agréable tout en nous ôtant la peur que nous avions du milieu carcéral.

Aussi, manifestons-nous notre gratitude à monsieur N’GIJESSAN Frédérique, anciennement Assistant social au Centre d’Observation des Mineurs pour l’aide appréciable dans la quête dinformations de premier ordre. Nos remerciements, sont également à l’endroit de tous ceux qui ont volontairement ordre. ceux qui ont volontairement accepté de participer à ce travail. LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES AGEFOP BICE C. O. M CRD CER CPT D. E. J M. A. C. A MD OGP OIP ONG O. N.

U SODEFOR : Assistance Éducative Agence Nationale de Formation Professionnelle Bureau International Catholique pour l’Enfance Centre d’observation des Mineurs Centre de Rééducation de Dabou Centre Educatif Renforcé Comité de Prévention contre la Torture Direction de l’Enfance et de la Jeunesse Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan Mandat de Dépôt Ordonnance de Garde Provisoire Observatoire International des Prisons Organisation Non Gouvernementale Organisation des Nations Unies Société de Développement des Forêts

AVANT-PROPOS Ce document est le fruit d’une recherche menée depuis quatre ans sur le phénomène de la récidive chez des mineurs délinquants pensionnalres du Centre d’observation des Mineurs (C. O. M. ) en Côte d’Ivoire et singulièrement celui du District d’Abidjan. En nous interessant à l’enfance délinquante, nous avons pour souci de montrer l’importance de l’enfant dans la société, cela à travers son éducation. Dès lors celle-ci nécessite que l’on y porte un reeard ssi chaque année, un la loi mal rééduqué pourrait être Padulte criminel de demain. Ce ui serait un véritable gâchis pour la société.

En effet, les statistiques relatives à la délinquance juvénile présentée dans ce travail, ne reflètent pas la totalité de ce phénomène en Côte d’Ivoire et même à Abidjan. Trois raisons expliquent cette situation. La première peut être marquée par le fait que dans un pays qui n’a pas de tradition de collectes et d’analyses fiables de données sociales, l’on est encore dans l’interrogation et donc dans la subjectivité. Dans la deuxième, il ressort que plusieurs victimes ne trouvent pas le besoin de dénoncer leur bourreau car préfèrent ls régler généralement les conflits à l’amiable avec leurs parents.

Quant à la troisième, il faut noter que de plus en plus de mineurs échappent à la police et à a justice. Dès lors, les statistiques que nous présentons dans ce travail sont le reflet des différentes entrées au Centre d’observation des Mineurs d’Abidjan. Ce travail, se veut une contribution aux réflexions antérieures portées sur le phénomène de l’enfance délinquante en Afrique, car toute recherche est implicitement contributive. Cette réflexion en criminologie a pour spécificité d’apprécier a qualité de la prise en charge sociale des mineurs de justice, particulierement du Centre d’observation des Mineurs d’Abidjan.

Elle s’accorde à la différence des études antérieures à mettre l’accent sur la Pinfluence négative de certaines pratiques rééducatives dans la réitération du comportement délinquant chez de nombreux adolescents de ce Centre. Cependant, bien qu’étant d’option psychologique, nous voulions à travers cette recherche avoir une vision plus éclectique du phénomène de la récidive dans la mesure où tout acte humain est influencé par des facteurs tant psychologiques que sociaux. Ansl, convenons-nous avec le sociologue WRIGHT-MILLS, C. 1983) selon psychologiques que sociaux. Ainsi, convenons-nous avec le sociologue WRIGHT-MILLS, C. (1983) selon lequel « s’il est coupé de l’histoire, et s’il n’aborde pas les choses de la psychologie avec un esprit historique, le soclologue n’est pas en mesure de poser convenablement les problèmes qui doivent aujourd’hui orienter ses recherches »2. Pour dire que ce travail en criminologie que nous présenterons fera apparaître des considérations d’ordre psychosocial dans la compréhension globale du comportement des acteurs sociaux.

Cette contribution à notre avis, mérite d’être approfondie par des critiques ultérieures afin de mieux saisir les facteurs sous-jacents à la récidive chez certains mineurs du Centre d’Observatlon des Mineurs de Yopougon. Aussi, cette étude est-elle une extériorisation de nos interrogations, de nos sentiments et de nos inquiétudes face à la persistance du comportement délinquant chez ces enfants. INTRODUCTION GENERALE Dans l’histoire des pratiques et des doctrines pénales, la récidive et son traitement par la justice constituent un riche champ d’investigation qui est presque inédit.

Ainsi, son étude uvre-t-elle sur une problématique sociale et culturelle très large. Dès lors, il apparait que la récidive criminelle met en relief l’échec de la peine corrective, mais aussi l’enracinement social d’une culture de la délinquance qu’am lifient le milieu, la précarité et la misère. l’historien Bernard SCHNAPPER (1983), l’obsession de la récidive écrasait les pratiques et les philosophies pénales tournées vers l’idéal correctif.

Dès lors l’effondrement de la société traditionnelle, la révolution industrielle et l’expansion urbaine sont alors souvent désignées comme source de paupérisme et de écidive criminelle ou délinquante. Ainsi, Edmond LOCARD dans son ouvrage intitulé « ‘identification des récidivistes paru en 1909, affirmait que dans les grandes villes l’armée du crime est faite essentiellement de récidivistes, qu’il importe de classifier et de modéliser pour mieux les neutraliser.

Cette assertion démontre Fimportance des moyens mis en jeu pour lutter contre ce fait social. D’abord l’accent a été mis sur la prison. Corollaire de l’État de droit, la prison est conçue comme la panacée de la récidive, alors qu’elle reproduit la criminalité, comme le signale déjà en 910 Adolphe PRINS (La Défense sociale). Ainsi partout en Europe, de nombreuses techniques ont été mises en place pour traquer les récidivistes et renforcer le contrôle social.

Le problème de la récidive s’est posé depuis le XIXe siècle, suite aux inquiétudes soulevées par la forte augmentation des taux de criminalité et aux efforts menés pour y remédier. Le durcissement de la peine à l’encontre des récldivistes, d’après les thèses des défenseurs de l’école pénitentiaire classique, n’avait aucune justification, car, à leur avis, la peine devait ?tre proportionnelle à la gravité de l’infraction et au degré de responsabilité de la personne qui l’avait commise.

L’école positiviste italienne, au contraire, en dérogation du principe de culpabilité, justifiait des peines plus sévères pour les récidivistes, en soulignant leur dangerosité sociale : le sujet qui se rendait coupable d’un délit après en avoir précédemment commis un autre comportalt un plus grand danger pour la société ; d’où précédemment commis un autre comportait un plus grand danger pour la société ; d’où la nécessité d’une sanction plus évère.

Malgré toutes ces tentatives qui ont aboutit ? la multiplication des techniques policières au XXe siècle, le sentiment d’insécurité s’est s’amplifié avec la récidive qui est resté d’actualité. C’est dans ce cadre qu’on a assisté ? l’élaboration de politiques pénales qui se mesurent dans la façon dont l’État traite les récidivistes.

Ainsi, un peu partout en occident, l’apparition des fichiers informatiques d’empreintes génétiques tout en traduisant la mutation moderne du contrôle scientifique de la récidive, soulève le débat sur la sécurité des individus t des biens en prônant la « tolérance zéro » pour endlguer le phénomène. Cependant, malgré toutes ces techniques modernes, la récidive délinquante gagne du terrain chez les jeunes et prend des proportions inquiétantes.

Cela se manifeste à travers la forte implication des jeunes dans la commission d’infractions d’une gravité certaine (vols, braquages, agressions sexuelles et dégradations des édifices publics ou privés, drogues… ). La persistance de ces pratiques délinquantes voire criminelles interpelle les éducateurs et particulièrement les parents qui s’inquiètent de l’avenir de ces jeunes.

Cest en cela que BAILLEAIJ (1996) affirme: « Les jeunes étaient, sont toujours pour les adultes à la fois un sujet d’espoir, de poursuite de l’effort entrepris, de renouveau et dans le même mouvement, l’objet d’une crainte du non-respect des valeurs instituées, de Fordre espéré, le symbole du changement, le signe de sa propre fin ou de ses échecs »3. Au regard de l’ampleur que prend ce phénomène, mais surtout du fait de la vulnérabilité de l’enfant, un texte de loi en en France à la fin de la seconde guerre mondiale, c’est l’ordonnance du 2 février 1945 qui marque le début d’une no PAGF 21