la poésie

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Tous les programmes d’enseignement du français prévoient une initiation à la poésie dès l’école maternelle. La poésie à l’école suscite en effet de nombreux commentaires. Nous en avons un aperçu avec quatre extraits d’ouvrages : Enfance et poésie de Jacques Charpentreau (Editions ouvrières, 1972), Ecrire ? l’école : jeux et enjeux de Laurent Jenny publié dans Le Français d’aujourd’hui en 1980, Pédagogie et poésie de Jean-Hugues Malineau (A. Colin, 1972) et enfin, La maîtrise de la langue ? l’école qui émane du Ministère de l’éducation nationale en 1992.

Jacques Charpentreau défend l’idée selon laquelle le sentiment poétique baisse avec l’âge. Laurent Jenny, de son côté, émet une réserve vis à vis de la pratique des jeux poétiques. Pour Jean-Hugues Malinea l’enseignement de la son public. Enfin, le les objectifs d’enseig primaire. OF4 Swipe v pédagogique pour ant de s’adapter ? ationale rappelle oésie à l’école En nous appuyant sur ces quatre textes, nous nous demanderons comment la poésie est appréhendée en milieu scolaire.

Dans une première partie, nous montrerons que l’école enseigne arfois la poésie de manière trop restrictive. La seconde partie nous permettra de développer une autre conception de l’enseignement de la poésie, moins directive et donc plus ludique et libre. I.

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Ecole et approche restrictive de la poésie Jacques Charpentreau compare l’enfant à un poète. Ce qui rapproche l’enfant de l’artiste, c’ Sv. ‘ipe to c’est le regard neuf et sans préjugé qu’il pose sur le monde… Mais le sentiment poétique baisse avec l’âge.

Avec l’avancée dans la scolarité, l’enfant est influencé par son environnement proche, la culture de ses parents, de son milieu, de sa classe » (et par extension, celle de l’enseignant) et sa conscience devient plus réflexive au détriment de la sensibilité et de l’imaginaire. L’enfant perd sa spontanéité vis à vis des mots et du langage… L’adulte et l’école sont pour Jacques Charpentreau responsables de cela. De plus, la poésie n’est abordée à l’école que sous l’angle de la rationalité. La récitation est souvent le seul moyen de découvrir les textes poétiques.

Laurent Jenny parle d’une « récitation mécanique » qui n’a que pour seul objectif, la mémorisation. Laurent Jenny fait une comparaison entre la pédagogie dite « ancienne mode » et « la pédagogie nouvelle ». Il semble admettre qu’aucune des deux méthodes ne soient adaptées ? l’enseignement de la poésie à l’école. La récitation dans sa forme traditionnelle tout comme les jeux poétiques ne permettent pas forcément d’aller au bout des choses… de vivre le texte, de se l’approprier ; l’élève n’étant pas intimement confronté au poème.

Jean-Hugues Malineau rejoint également Laurent Jenny sur ce point : « Des jeux que je présente ici, il ferait vite dans certains cas es exercices scolaires ». Enfin, pour Laurent Jenny, il ne s’agit pas de s’enfermer dans une seule définition de la poésie et proposer un répertoire de poèmes riche, exploitable au sein de la classe. En effet, si l’on se réfère au texte 2 « la promotion de la poésie s’accomp 2 au sein de la classe. En effet, si l’on se réfère au texte 2 « la promotion de la poésie s’accompagne d’une curieuse restriction de sa définition ».

L’école a parfois tendance à restreindre les usages pédagogiques possibles liés à l’étude d’un poème. Cest à l’enseignant que evient la tâche fastidieuse de faire apprécier la poésie à ses élèves. Il. poésie et liberté à l’école La poésie est le domaine de la subjectivité. Tout ce qui peut apparenter sa pratique à une activité « scolaire » avec des règles ? respecter lui est nuisible… La poésie doit être associé au plaisir : pour Jean-Hugues Malineau, « le principe fondamental de toute pédagogie est de s’émerveiller, de découvrir avec l’enfant, et non d’imposer à priori ».

Toujours pour Jean-Hugues Malineau, il n’y a pas de recette miracle pour appréhender la poésie en classe. II n’y a pas UNE onne méthode. Cest à chaque enseignant de s’emparer de telle ou telle piste pédagogique pour exploiter un poème ou une comptine pour s’adapter aux spécificités de son auditoire (âge, niveau, intérêts… ). Il ne s’agit pas d’imiter la méthode de son collègue… c’est au PE de trouver « sa propre manière d’enseigner ». Celle-ci reflètera d’ailleurs sa personnalité, ses émotions… jeu peut donc constituer une piste pédagogique possible par le PE. Il permet de débloquer l’imaginaire et de libérer la créativité et incite l’enfant à jouer avec les mots et les sonorités de la langue. Tous les auteurs de ce corpus sont d’accord avec cela même s’ils expriment aussi des réticences sur l’usage superficiel (c’est le cas de Laurent Jenny) ou répétitif et Inap 3 aussi des réticences sur l’usage superficiel (c’est le cas de Laurent Jenny) ou répétitif et inapproprié de ces jeux (c’est le cas de Jean-Hugues Malineau).

Le jeu ne peut constituer à lui seule une exploitation complète du poème… D’après le Ministère de l’éducation nationale, la récitation est toujours présente mais son objectif n’est plus restreint à la mémorisation. II est question de littérature, dans laquelle lire, dire, écrire sont liés… Il apparait désormais que l’élève doit pouvoir exprimer des émotions ressenties. Les apprentissages sont toujours d’ordre linguistique mais aussi affectif et imaginaire. our valoriser la poésie, il appartient à l’école et au PE de multiplier les approches pédagogiques du poème selon ses envies et sa sensibilité. Celles-ci sont en effet complémentaires : étude de la langue française mais aussi développement de l’imaginaire, expression des émotions… L’enseignement de la poésie doit intégrer cette double dimension éveloppée dans cette analyse : dirigée et libre.

L’enseignant doit pouvoir trouver un équilibre entre ces deux pédagogie qui ne sont ni complètement bonnes, ni complètement mauvaises à tout point de vue. Beaucoup de PE craignent que la poésie soit inaccessible aux enfants mais en l’intégrant correctement à leur enseignement, ils découvrent que les élèves y sont très réceptifs. Ce sont d’ailleurs souvent les élèves en difficultés qui y adhèrent le plus facilement peut-être parce qu’il s’agit d’une entrée moins normative dans la littérature. 4