La notion économique de valeur

La notion économique de valeur

La notion économique de valeur Marc Halévy 01110/2008 La notion de valeur, en économie, peut se décliner selon deux axes qui se répondent, à savoir : – l’axe réalité/virtualité qui mesure le rapport entre valeur d’usage et valeur d’échange. Un produit sera dit totalement virtuel si sa valeur d’usage est nulle (une action boursière, par exemple), et totalement réel si sa valeur d’usage est égale à sa valeur d’échange (lors d’une valeur du produit est spéculative, plus sa v d’usage. ans PACE 1 ors exemple).

Plus la Sni* to View pas sur sa valeur • l’axe matérialité/immat rialite qui mesure la quantité d’énergie au sens thermodynamique général d’énergie, de matière, de travail physique, etc dépensée et incluse dans le produit. Un produit sera dit totalement immatériel si la quantité d’énergie thermodynamique dépensée à le produlre est nulle (une idée, par exemple), et totalement matériel si l’intelligence y incluse est nulle (une bloc de minerai, par exemple). Plus la valeur d’un produit est noétique, plus sa valeur immatérielle prend le pas sur sa valeur matérielle.

Le continuum du champ économique se subdivise ainsi en quatre quadrants : le quadrant « immatériel/virtuel » qui regroupe les produits bstraits spéculatifs (une titrisation boursière, par exemple). La questlon éconormque

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de base est : dans quel quadrant investir (son argent, son temps, son travail, etc ? Deux tendances lourdes aident à répondre à cette question. La première découle de la logique de dématérialisation générale et indique que la valeur vient de plus en plus de l’immatériel, c’est-à-dire de l’intelligence que l’on inscrit dans les produits.

Même concernant les produits manufacturés, ce n’est plus un objet que l’on achète, mals la matière grise que l’on y a injectée (astuce, design, qualité, ormes, sécurité, etc La seconde découle de la logique de pénurie générale et indique que la valeur vient de plus en plus de la réalité, c’est-à-dire de la valeur d’usage des produits (utilité, utilisabilité, employabilité, etc Les deux logiques évoquées de dématérialisation et de pénurie se renforçant l’une l’autre (plus l’énergie est chère, plus la valeur vient de la néguentropie, donc de l’intelligence, de la « forme », etc il n’est pas difficile de prévoir un déplacement massif de l’économie vers le quadrant « immatériel/réel », celui de l’intelligence utile (à ne pas éduire à la seule intelligence pratique et utilitaire ; une théorie de physique fondamentale est « utile » même si elle est terriblement abstraite et très indirectement utilitaire).

Le quadrant industriel classique (matériel/réel) est celui de l’économie de masse et deviendra singulièrement périphérique et marginal, rempli de produits nécessitant de très gros volumes marginal, rempli de produits nécessitant de très gros volumes 2 (des « commodités », en somme) et générant de très faibles marges. Cest là qu’il faut s’attendre à voir se poursuivre la vague des mégafusions (Mittal, par exemple). Les deux quadrants spéculatifs, quant à eux, sont appelés à se rétrécir comme peau de chagrin. A une extrémité, les marchés boursiers vont fondre suite ? l’explosion des bulles spéculatives successives qui décrédibilise enfin le mythe de l’argent facile et des paris artificiels sur un avenir de plus en plus incertain et improbable. A l’autre extrémité, les marchés de l’art ne concerneront qu’une frange de plus en plus ténue de nantis totalement marginalisés.

Pour le dire d’un mot : l’économie se recentrera sur la notion de « travail » (surtout intellectuel et mental), qui sera la source sinon unique, du moins dominante, e la valeur. Cette évolution marque le passage d’une économie de la possession à une économie de la création, dune société de consommation à une société de participation. Le résultat du processus n’est plus qu’une conséquence du processus lui-même dont la finalité est sa propre perfection, sa propre adéquation, son propre accomplissement. L’économie qui accompagne le processus se substitue peu à peu à l’économie qui ne s’intéressait qu’au résultat. Le capitalisme entrepreneurial se substitue donc au capitalisme spéculatif. L’idée centrale est celle-ci : ne lus investir dans d’éventuels résultats futurs, mais s’inv