La monnaie et le financement

La monnaie et le financement

La monnaie et le financement La monnaie occupe une place prépondérante dans nos économes développées. Elle est, en effet, au cœur de tous les mécanismes économiques dans la mesure où, de façon quasi exclusive, les opérations d’achat et de vente s’effectuent en monnaie ; le troc, a pratiquement disparu de nos économies.

Ainsi, dans notre vie de tous les jours, nous sommes confrontés ? des phénomènes monétaires : directement au travers de nos actes économiques : en tant que consommateur, nous utilisons tous les jours cette monnaie, pour acheter des biens et services ; n tant que travailleur, nous sommes remunéres en monnaie ; et Swipe to page indirectement au tra financières qui nous Nie des pays du Tiers-MO e, la consommation fin informations ou du onomiques et tion, endettement is aussi évolution de brut… toutes ces osent rexistence de la monnaie.

La monnaie est ainsi au cœUr de l’économie et les difficultés actuelles des économies réelles et attestent de son importance. On compte actuellement plus de 200 monnaies dans le monde. Quatre d’entre elles jouent un rôle primordial : le dollar américain, l’euro, le yen (Japon) et le yuan (Chine). Dans les ociétés primitives où l’activité économique se réduit à quelques échanges,

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le troc permet la plupart des transactions. Il n’en va pas de même dans les sociétés évoluées qui doivent impérativement utiliser la monnaie pour financer leur économie.

Ainsi, les sociétés humaines ont pris très tôt conscience de la nécessité de se doter d’instrum d’instruments monétaires. Le recours à un signe monétaire permet de remplacer l’opération de troc, où les biens s’échangent contre d’autres biens, par un nouveau processus par lequel des produits s’acquièrent contre la monnaie qul à son tour ermet d’obtenir d’autres produits. Faciliter et renforcer les liens économiques comme les liens sociaux ont en effet justifié le recours à la monnaie.

Celle-ci a pris successivement différentes formes et a touché progressivement l’ensemble des populations. Elle est aujourdhui indispensable aux agents économiques dans leurs activités, notamment dans leurs transactions sur le marché. La monnaie participe également à la croissance et au développement par le financement de l’économie. Le développement crossant des relations économiques a alors Inclté les banques à créer de la monnaie et les autorités politiques ? ontrôler ce pouvoir et à le mettre au service de leur politique.

Le monde de la finance prend de plus en plus d’importance dans une économie mondialisée. l/ A quoi sert la monnaie ? A] les fonctions de la monnaie pour quelle raison une première forme de monnaie est-elle apparue ? Qu’est-ce qui caractérise la monnaie ? Quelles sont les différentes formes de la monnaie ? La monnaie est tellement présente dans nos économies qu’il parait simple de la définir dans une première approche par ses fonctions . Intermédiaire des échanges : la monnaie est d’abord un agent de circulation : elle facilite les échanges.

Distribuée notamment via les revenus, elle garantit à chaque individu la possibilité de choisi à travers la transaction, le bien ou le service offert. LJnité de compte : la monnaie est la référence commune de mesu PAGF 8 le service offert. Unité de compte : la monnaie est la référence commune de mesure, l’indispensable étalon qui permet de fixer un prix, de déterminer une valeur. Réserve de valeur : la monnaie peut être utilisée à tout moment.

Elle permet de transférer du pouvoir d’achat d’un période à une autre, cependant cette fonction est limitée par l’inflation dans la esure où, en cas de hausse des prix, la valeur de la monnaie diminue, on peut acheter moins de choses avec la même somme. La monnaie est ainsi, selon l’expression de Keynes, « un lien entre le présent et l’avenir La monnaie est alors un instrument d’épargne, un moyen de conserver sa richesse. La monnaie permet d’acquérir n’importe quel bien à tout moment : c’est un actif parfaitement liquide.

La particularité d’une épargne détenue en monnaie est sa liquidité absolue et son pouvoir libératoire illimité. L’accomplissement de ces fonctions dépend étroitement de la confiance que les agents économiques accordent à une onnaie. Elle remplit aussi des fonctions sociales et politiques, puisqu’elle crée un sentiment d’appartenance d’une part, d’autre part elle n’existe que s’ily a une confiance dans [‘autorité qui émet cette monnaie. Son acceptation repose sur la confiance, c’est une convention sociale : chacun ne l’accepte qu’à condition que les autres l’acceptent.

Enfin la monnaie a une fonction de lien social, puisqu’elle est permet les échanges entre les individus, utilisée comme instrument d’adhésion à un groupe (payer des impôts par exemple, ou une dot) et comme moyen de sanction en cas de manquement à des règles. L’hyperinflation allemande des années 1920 illustrent la dlmension dévastatrice de l’effondrement de la confi 8 L’hyperinflation allemande des années 1920 illustrent la dimension dévastatrice de l’effondrement de la confiance d’un peuple dans sa monnaie.

En juillet 1914, 1 dollars calait 4,5 marks. En novembre 1923, 1 dollar valait 4200 milliards de marks. Le mark avait tant perdu de sa valeur que les billets remplaçaient le bois de chauffage ! B/ Les formes de la monnaie La monnaie est un objet d’étude paradoxale, elle est familière et quotidienne, mais c’est aussi un phénomène mystérieux et inalement assez mal connu du grand public : ainsi, si la plupart des achats s’effectuent aujourd’hui par carte bancaire ou chèque, ce ne sont pas pour autant de la monnaie.

Les pièces et les billets constituent bien de la monnaie car ils permettent d’acheter immédiatement des biens et des services, mais ce n’est pas la forme la plus répandue. Si la monnaie facilite les échanges, elle n’a pas toujours existé. Nos économies sont aujourd’hui monétaires au sens où la monnaie est indispensable. Elle facilite les transactions et contribue même au développement economque. 3 formes de monnaies existent :

Monnaie fiduciaire : du terme « fiducia » qui signifie confiance, monnaie fondée sur la confiance envers celui qui l’a émise, elle désigne généralement, les pièces émises par le trésors public et les billets émis par la banque centrale. La monnaie fiduciaire circule de la main à la main, si bien que l’on parle parfois de « monnaie manuelle Elle est surtout utilisée aujourd’hui pour les règlements quotidiens de montants relativement faibles, mais elle joue aussi un rôle important dans l’économie souterraine (règlement de transactions illicites, évasion fiscale).

Monnaie scriptura 8 Monnaie scripturale : du latin « scripture » qui signifie écriture, monnaie effectuée par les soldes créditeurs des comptes à vues bancaires ou postaux, cette monnaie circule entre les agents économiques grâce aux moyens de paiement que sont les chèques, les cartes bancaires. La part de la monnaie scripturale dans le total des moyens de paiement n’a cessé de s’accroître depuis les années 1960 et atteint depuis le début des années 2000 environ 85 % de la masse monétaire en circulation dans la Zone euro, plus de 90 % en France.

Monnaie électronique : substitue à la monnaie liquide stockée ans un dispositif électronique, il s’agit le plus souvent d’un porte monnaie électronique Force est de constater que les formes de la monnaie évoluent avec le progrès technique En France, en 1985, 73 % des opérations de paiements étaient réalisées par chèques, contre seulement 26,5 % en 2006. En France en 1985, % des opérations de paiements étaient réalisées par cartes bancaires, contre 39,3 % en 2006. Les français utilisent donc de plus en plus la carte bancaire pour régler leurs dépenses au détriment du chèque.

En 1900, les comptes à vues représentaient de la monnaie andis qu’en 2010, soit une hausse de 50,3 points. En revanche, les billets et les pièces représentaient 67% de la monnaie alors qu’en 201 0, seulement, 16,7% de billets, soit une baisse de 50,3 points. Force est de constater, que la monnaie se dématérialise, elle se présente de moins en moins sous forme de pièces et billets et de plus en plus sous forme de comptes à vues, autrement dit, sous forme de sommes écrites aux crédits des comptes ba PAGF s 8 comptes à vues, autrement dit, sous forme de sommes écrites aux crédits des comptes bancaires.

C/ Les agrégats monétaires Agrégats monétaires : regroupement conventionnel des actifs monétaires (obtenus en additionnant les différentes monnaies). De Ml à M2 à M3, les agrégats monétaires sont imbriqués les uns dans les autres du plus liquides au moins liquide. Ainsi, de Ml à M2 àM3, la monnaie remplis de moins en moins sa fonction d’intermédiaire des échanges, mais de plus en plus sa fonction de réserve de valeurs. Ml représente les actifs parfaitement liquides immédiatement utilisables (billets et pièces en circulation, dépôt à vue).

M2 qui comprend, en outre Ml, représente les placements ‘épargne facilement transformables en monnaie, on parle de « quasi-monnaie M3 qui comprend, en outre M2, représente la masse monétaire, les placements à terme tels que les dépôts à terme, dépôts en devises. Ml, M2 et M3 sont différenciés selon un degré de liquidlté. La notion de liquidité caractérise la capacité d’un bien à servir d’instrument de paiement dans les échanges (le billet est beaucoup plus liquide que les sommes déposées sur un compte d’épargne qui ne sont pas destinées à être utilisées dans les paiements de façon immédiates).

Masse monétaire : ressources dont disposent les agents éco NF banques) pour acquérir des B ou S autrement dit M3 est le reflet de la capacité de dépense des agents éco NF. Il/ Qui créer la monnaie ? Les ménages, les entrepri PAGF 6 8 de monnaie pour fonctionner l’économie. La monnaie scripturale représentant l’essentiel de la monnaie en circulation, il convient de s’interroger sur le mécanisme de création de cette forme de monnaie. A l’inverse, une création de monnaie trop importante peut être ? l’origine de l’inflation.

Ceci explique que la création de monnaie est très régulée par la banque centrale. Al le processus de création monétaire Le financement de l’économie nécessite parfois d’avoir recours à la création monétaire et notamment en période de crise économique et financière. Créer de la monnaie dans une économie, c’est augmenter la quantite de monnaie dont disposent les différents agents économiques. Qui détient ce pourvoir fabuleux ? La première image que lion a de la création monétaire est celle de la planche à billet et des imprimeries de la banques centrale.

La création de monnaie est assurée par deux séries d’agents . les banques commerciales ou de second rang pour la monnaie scripturale, la Banque centrale pour la monnaie légale ou onnaie banque centrale (Blllets mais aussi monnaie scripturale inscrite dans les comptes de la Banque centrale). Aujourd’hui une faible partie de la création monétaire incombe directement à la banque centrale et au Trésor : la BCE met en circulation les billets en fonction des besoins de l’économie, le Trésor public met en circulation les pièces de monnaie.

Mais la plus grande partie de la creation monétaire est effectuée par les banques de second rang (banques commerciales) sous forme de monnaie scripturale. On désigne par l’expression « création monétaire » toute pération qui conduit à augmenter le stock de monnaie en circulation et par « destruction monétaire » l’opératio 7 8 conduit à augmenter le stock de monnaie en circulation et par « destruction monétaire » l’opération inverse. L’évolution du stock de monnaie en circulation dans une économie, autrement dit de la masse monétaire, résulté ainsi d’un processus de création et de destruction monétaire.

Pour mesurer la creation monétaire, il est nécessaire de constater l’évolution de la masse monétaire d’une période sur une autre. La monnaie est crée par le système bancaire. Les banques de second rang et la banque centrale sont les principaux acteurs de la création monétaire. Les banques de second rang créent de la monnaie scripturale ? l’occasion de 3 types d’opératlons • Lorsqu’elles octroient des crédits aux agents non financier, tels que les ménages et les entreprises.

Elles acquièrent en contrepartie des titres de créances sur l’économie qu’elles transforment en monnaie (80% de la création monétaire). Si les banques créent de la monnaie en accordant des crédits à leurs clients, en écrivant les sommes prêtées sur les comptes de leurs lients, elles détruisent de la monnaie quand leurs clients les remboursent en effaçant de leur compte leur dette. Néanmoins, de nos jours, dans notre économie, les sommes prêtée par les banques sont plus élevées que les sommes remboursées par leurs clients, il y a donc création monétaire.

Cependant, tous les crédits ne donnent pas nécessairement lieu à de la création monétaire. En effet, les banques de second rang collectent également de l’épargne, la part des crédits financés sur épargne ne participe pas, par définition, à la création monétaire. De la ême manière, lorsqu’un agent économique rembourse un prêt, il y a destruction monétaire car il y a autant de monn lorsqu’un agent économique rembourse un prêt, il y a destruction monétaire car il y a autant de monnaie en moins à disposition dans l’économie.

Les banques font des crédits : Aux entreprises pour financer leurs dépenses quotidiennes (crédit de trésorerie pour le paiement des fournisseurs, des salariés… ) et pour financer leurs investissements. Aux ménages pour financer leur dépenses courantes (crédit à la consommation) ou pour financer l’achat d’un logement (crédit ogement). A l’État et aux collectivités locales lorsqu’elles achètent des titres de la dette publique (bons du trésor à court terme, obligations assimilables du trésor à long terme… ). Lorsqu’elles accordent un crédit au Trésor public (qui gère les finances de l’État).

Les banques de second rang acquièrent en contrepartie des créances sur le Trésor en souscrivant des bons du Trésor. (10% de la création monétaire). Le trésors public, le banquier de HÉtat, émet des bons du trésors (titres de créances) pour financer les déficits de l’État. Or, lorsque les banques rdinaires vont acheter ces bons du trésors, elles vont inscrire dans leur compte les sommes correspondantes et par la même créer de la monnaie scripturale. Néanmoins, lorsque le trésors public va rembourser les bons du trésors, il y aura destruction monétaire.

Lorsqu’elles créditent le compte d’un agent, en échange de devises. Elles acquièrent alors une créance sur l’extérieur. Elles contribuent encore une fois à la création monétaire (10% de la création monétaire). Par exemple, une entreprise française qui exporte des marchandises vers un pays n’appartenant as à la zone euro va recevoir en contrepartie des devises : si l’exportation se fait par exemple, euro va recevoir en contrepartie des devises : si l’exportation se fait par exemple, à destination des États-Unis, notre entreprise exportatrice recevra des dollars américains.

Cette entreprise va alors apporter à sa banque les devises reçues car elle déslre détenir des euros La banque va acheter les devises et en contrepartie, elle va créditer le compte de l’entreprise du nombre d’euros correspondant. Par cette opération, la banque aura crée de la monnaie scripturale. A l’inverse une entreprise importatrice ui demande des devises à sa banque pour payer des achats contribue à une destruction de monnaie scripturale.

Si l’on généralise au niveau d’une économie, il y aura création nette de monnaie et donc augmentation de la masse monétaire lorsque les opérations avec l’extérieur sont excédentaires. A l’inverse, un déficit extérieur va impliquer une sortie nette de monnaie et donc une réduction de la masse monétaire. Par exemple, quand une entreprise achète des biens à une entreprise américaine, elle a besoin de dollars pour la payer, elle demande donc à sa banque de convertir des euros en dollars, il y donc moins d’euros et plus de dollars.

Ainsi, la masse monétaire de la zone euros a diminué. Nous pouvons donc remarquer qu’un pays qui importe plus qu’il exporte dont la balance commerciale est déficitaire, voit sa masse monétaire diminuée. En revanche, un pays qui exporte plus qu’il importe dont la balance commerciale est excédentaire, voit sa masse monétaire augmentée. Par ailleurs, la compensation bancaire est un frein à la création monétaire dans la mesure ou elle s’effectue obligatoirement en monnaie de la banque centrale appelée monnaie centrale. Chaque année, le