La Guerre Froide

La Guerre Froide

ca guerre froide (1947-1991) Entre 1947 et 1991, le monde est marqué par l’opposition idéologique et stratégique entre les deux grands, les Etats-Unis et l’Union soviétique. On appelle cette période la « Guerre froide » car les deux Etats s’opposent tout en évitant l’affrontement direct. . La bipolarisation du monde A) Un conflit de puissances B) Un conflit idéologique C) un conflit par pays interposés Il. Berlin au coeur de A) Allemagne, « anné B) Berlin, lieu de crise C) Berlin apaisée p g Ill. Cuba, une crise de la Guerre froide (1962) A) une coexistence pacifique..

B) qui n’exclut pas les crises C) Après la crise, le début de la Détente IV. Le conflit armé vietnamien A) La reprise du dialogue dans un monde complexe 3) Le Vietnam, une guerre longue et meurtrière C) Les limites des grandes puissances qualifiés d’impérialistes. On assiste À une bipolarisation du monde, Durée au tour des États-Unis et de l’URSS. La guerre froide oppose deux blocs antagonistes. Les deux grands organisent des réseaux d’alliances militaires dans le monde issangy pour chaque bloc étendre sa propre zone d’influence dans une logique impérialiste.

Face à l’alliance atlantique (OTAN), organisée en 1949 autour des États-Unis, l’URSS répond par la

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mise en place du pacte de Varsovie en 1955. B) un conflit idéologique La guerre froid est avant tout un conflit idéologique. Si elle oppose les deux grands dans tous les domaines (politique, diplomatique, militaire, économique) c’est surtout la division idéologique entre les deux blocs qui rend toute paix impossible. Le libéralisme politique et économique défendue par les soviétiques est incompatible avec le communisme que les soviétiques souhaitent diffuser à l’échelle du monde.

Le conflit idéologique prend la forme d’une guerre de propagande. Tous les moyens de communication sont mis au service de la propagande pour dénoncer l’adversaire: affiche, radio, cinéma… C) Un conflit par pays interposés La Guerre froide voit alterner des périodes de tensions et des épisodes d’apaisement dans les relations américano-soviétiques. La spécificité de la Guerre froide est d’opposer les deux Grands sans affrontement direct, en raison des risques que fait peser ta course aux armements. De 1947 jusqu’à ta mort de Staline en 1953, la Guerre froide est marquée par de fortes tensions.

Après une première période d’apaisement. Les crises de Berlin (1961 ) et de Cuba (1962) opposent à nouveau les deux Grands. L’apaise 2 crises de Berlin (1961) et de Cuba (1962) opposent à nouveau les deux Grands. L’apaisement de la Détente* dure jusqu’au milieu des années 1970. Le repli américain, consécutif au traumatisme de la guerre du Vietnam, provoque une poussée soviétique ; tes États-Unis reviennent dans te jeu International entre 1980 et 1985 : c’est la « guerre fraîche Enfin, l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir en URSS marque la fin de l’antagonisme géopolitique ntre tes deux Grands en 1985.

La Guerre froide s’achève en 1989-1991 avec la disparition du bloc communiste. L’effondrement rapide du communisme en Europe de l’Est à partir de 1 989 achève de déstabiliser l’URSS. Celle-ci est déjà fragilisée de l’intérieur par de graves difficultés économiques, sociales et politiques. L’accès à l’indépendance des républiques soviétiques et leur détachement du bloc communiste entraînent la disparition de l’URSS en décembre 1991. Il. Berlin au cœur de la Guerre froide Comment l’histoire de Berlin reflète-t-elle l’évolution de la Guerre froide ?

A) Allemagne, «année zéro» Le sort de l’Allemagne est fixé lors des conférences de Yalta (février 1945) et Potsdam (juillet août 1945). Le pays, amputé d’un tiers de son territoire, perd sa souveraineté. L’Allemag L’Autriche, sont partagées 3 entre les Alliés (Américains, Anglais et Français d’un côté, Soviétiques de l’autre) se dégradent. 3) Berlin, lieu de crises Le blocus de Berlin, organisé par Staline, contribue à diviser durablement l’Allemagne en deux.

Cherchant à étendre le contrôle soviétique sur l’ensemble de la ville, Staline ordonne le 24 juin 1948, de faire e blocus de Berlin-ouest. Les Américains y répondent par la mise en place d’un pont aérien qui permet de ravitailler les deux millions de berlinois de l’Ouest. La détermination américaine fait échec au blocus, qui est levé le 12 mai 1949. Cette crise réaffirme la division de l’Allemagne et de Berlin en deux. Berlin-Est devient la capitale la capitale de la nouvelle République démocratique allemande (RDA), où s’installe une démocratie populaire.

Berlin-ouest est alors un territoire décentré de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Berlin-Est est le théâtre de manifestations ouvrières contre le régime communiste en 1953. Rapidement, Berlin-ouest bénéficie d’une attention particulière des Occidentaux, alors que les autorités de La RDA cherchent à empêcher ses ressortissants de passer à l’Ouest. En 1953, la mort de Staline libère l’expression des mécontentements de certains ouvriers, vite réprimée par la police et l’armée Rouge. Berlin redevient un lieu de tensions Est/Ouest entre 1958 et 1961.

Khrouchtchev exige des Occidentaux la démilitarisation de Berlin-ouest. Finalement, et surtout pour éviter le départ massif es Allemands de l’Est vers l’Ouest (depuis 1949, autour de trois millions d’Allemands ont quitté la RDA), un mur est construit a partir du 13 août 1961 autour de Berlin-ouest. 4 d’Allemands ont qu•tté la RDA), un mur est construit a partir du 13 août 1961 autour de Berlin-Ouest. Ce « mur de la honte » gèle localement la situation. A partir de 1961, les relations entre Berlin-Est et Berlin-Ouest s’améliorent lentement.

Au début des années 1970, le chancelier Willy Brandt, ancien maire de Berlin-ouest, souhaite un rapprochement entre les deux Allemagne : c’est l’ostpolitik. RFA t RDA se reconnaissent mutuellement en 1972. À la fin des années 1980, l’ébranlement du régime communiste aboutit à la chute du mur de Berlin, puis à la réunification allemande. En 1989, les manifestations se multiplient en RDA contre le régime communiste. L’abandon officiel de l’ingérence soviétique par Gorbatchev favorise la chute du mur de Berlin, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989.

Moment de liesse populaire pacifique, cet événement à la portée symbolique internationale est le premier acte d’un processus aboutissant ? la réunification de t’Allemagne le 3 octobre 1990. Berlin réunifiée devient la capitale de l’Allemagne réunifiée le 20 juin 1991. Pourquoi la crise de Cuba marque-t-elle le point culminant de la Guerre froide ? La fin des années 1 950 se caractérise par une coexistence pacifique entre les deux Grands. Après l’accession de Nikita Khrouchtchev au pouvoir en URSS (1956), les relations entre les Etats-Unis et l’URSS connaissent un certain apaisement.

Dans l’esprit de Khrouchtchev la coexistence pacifique ne ctifs expansionnistes de constitue pas un renonce S constitue pas un renoncement aux objectifs expansionnistes de l’URSS. La course aux armements et à l’espace – en 1961, le Soviétique Youri Gagarine est le premier homme envoyé dans l’espace – témoignent d’une compétition toujours forte entre les deux Grands. La crise de Cuba oppose directement les États-Unis et l’URSS. En 1959, Fidel Castra s’est emparé du pouvoir à Cuba et s’est rapproché de l’URSS.

La tentative américaine de rétablir un régime anticommuniste par un débarquement dans la baie des Cochons échoue (1961). Se sentant menacé, Castro accepte d’installer des rampes de lancement de missiles nucléaires soviétiques sur son territoire. Llintérêt stratégique pour l’URSS est immense puisque la proximité géographique de Cuba avec les Etats-Unis permet de menacer directement les centres névralgiques américains (Floride, Washington). Khrouchtchev est certain que le Président américain John F. Kennedy ne réagira pas.

Les Etats-Unis réagissent avec fermeté à ce qu’ils voient comme une intrusion soviétique dans leur aire d’influence. Le 14 octobre 1962, un avion espion américain photographie les bases de lancement cubaines. Dans un discours télévisé prononcé le 22 octobre, le Président Kennedy expose la position américaine : Cuba est mis « en quarantaine » et l’URSS est sommée de retirer ses missiles de IIIe. Les deux Grands sont en état d’alerte. L’équilibre de la terreur atteint son paroxysme. Les deux Grands acceptent une solution négociée. Devant la fermeté américaine et afin d’éviter un conflit nucléaire, Khrouchtchev négocie.

Le 28 octobre 1962, un accord prévoit le démantèlement nucléaire, Khrouchtchev négocie. Le 28 octobre 1962, un accord prévoit le démantèlement des missiles soviétiques à Cuba, sous contrôle de l’ONU, la levée du blocus et la promesse américaine de ne pas envahir Cuba. La pression des Etats-Unis a donc contraint L’URSS à reculer. Mais les Américains doivent aussi accepter la présence durable sur le continent américain d’une enclave socialiste (Cuba). Cette crise amène les deux Grands à établir un dialogue pour réguler la course aux armements. ? partir de 1962, les États-Unis et l’URSS, conscients du risque de destruction mutuelle, cherchent à apaiser leurs relations et surtout à atténuer les tensions liées à la stratégie de la dissuasion nucléaire : c’est la Détente. Le «téléphone rouge» permet d’établir une liaison directe entre Washington et Moscou. En 1963, le traité de Moscou interdit les essais nucléaires aériens. La Détente approfondit la rupture sino-soviétique. La Chine, communiste depuis 1949, accuse les Soviétiques de sacrifier l’idéologie au nom de La diplomatie.

Castro, quant à lui, reproche à l’URSS de l’avoir sacrifié à ses propres intérêts. La guerre du Vietnam : un conflit Est/Ouest ou Nord/Sud ? limite le risque d’arriver à un conflit nucléaire. L’émergence du Tiers-Monde remet en cause le leadership des deux Grands. De nombreux Etats issus de la décolonisation efusent d’intégrer l’un des deux blocs de la Guerre froide : c’est le non-alignement. Ils tentent de s’organiser en « troisième monde Pourtant, certains non-alignés se rangent finalement dans un camp ou dans l’autre, tandis que Le Tiers-Monde devient un nouvel enjeu pour les deux Grands.

B) Le Vietnam, une guerre longue et meurtrière Vietnam est coupé en deux États distincts par le 17ème parallèle nord. Cette division résulte des accords de Genève de 1954 qui ont ms fin à la guerre d’Indochine, perdue par la France. Au Nord, le communiste Hô Chi Minh dirige la République démocratique u Vietnam et souhaite libérer de da présence occidentale le Sud- Vietnam. Au Sud, une dictature militaire est soutenue depuis 1955 par les Etats-Unis, soucieux d’endiguer la progression communiste en Asie du Sud-Est.

Le conflit, qui s’étend du début des années 1960 à 1975, est un des plus meurtriers du LXème siècle. La guerre oppose l’armée américaine et l’armée sud-vietnamienne aux Viêt-cong du Front national de Libération et à l’armée nord-vietnamienne (aidée par la Chine et l’URSS). Carmée américaine – jusqu’à 550 000 soldats – utilise massivement les bombardements et les produits himiques (herbicides, napalm) pour lutter contre les Viêt-cong qui pratiquent la guérilla dans un milieu hostile, la jungle. La résistance s’organise face à l’armée américaine, qui s’enlise.

En 1968, l’offensive du Têt, menée par les communistes, est difficilement contrôlée. Les Etats-Uni 8 l’offensive du Têt, menée par les communistes, est difficilement contrôlée. Les Etats-Unis sont contraints d’envisager un retrait de leurs troupes. À partir de 1969, le président Nixon retire progressivement les troupes américaines du Vietnam, laissant leurs alliés sud-vietnamiens mener seuls la Lutte : c’est la ?vietnamisation». La guerre concerne aussi Le Laos et le Cambodge, impliqués directement ou non dans le conflit.

En 1972, l’offensive générale menée par les communistes accélère les négociations de paix. Le 27 janvier 1973, les accords de paris prévoient le désengagement définitif de l’armée américaine. Son retrait entraîne la victoire des communistes et l’unification du Vietnam en 1975. La guerre du Vietnam traumatise les États-Unis. Les contestations internes, surtout de la jeunesse américaine pacifiste, ont fait pression pour le désengagement. Ce traumatisme provoque un etrait des États-Unis de la scène internationale durant les années 1970.

La guerre du Vietnam est une guerre asymétrique qui prouve que la puissance militaire ne suffit plus pour s’imposer. Sans opposer directement les deux Grands, la guerre a cependant fait s’affronter de manière extrêmement violente deux camps idéologiquement antagonistes. Le nombre de morts s’élève ? plus de deux millions, essentiellement vietnamiens. La guerre a montré les limites de l’armée la plus perfectionnée du monde. Typique de la Guerre froide, la guerre du Vietnam a aussi opposé une grande puissance du Nord à un pays du Sud. 9