La Fin Du XIX

La Fin Du XIX

La fin du XIXe siècle, fascinée par la science et ses progrès, voit s’exprimer en Littérature cette tendance dans le Naturalisme, véritable système d’analyse et d’explication du monde qui, autour de la forte personnalité de Zola se propose, principalement par le roman, d’expérimenter le monde réel.

Maupassant, influencé par le philosophe  » pessimiste Schopenhauer, propose dans ses romans comme dans ses nouvelles une vision très particulière des rapports hommes/ femmes/nature. Dans Pierre et Jean (1888) le couple Jean/Mme Rosémilly, loin des modèles romantiques, semble constituer ‘archétype du couple bourgeois dans lequel l’amour intervient éventuellement mais toujours après nombre de considérations plus pragmatiques. résente Jean et Mm pêcheurs de salicoqu proposer le mariage Lecture du texte as to View apitre VI nous groupe des  » on amour et Ce passage présente un d cor qui peut taire penser tout d’abord au  » locus amaenus  » des romans médiévaux dans lequel les éléments forment un écrin protecteur propice à la complicité des amants ; mais le décor traduit aussi ici l’influence de cette nature dans le rapprochement des personnages. Par ailleurs les ersonnalités de Jean et de Mme Rosémilly s’y révèlent et nous laissent imaginer ce que sera le ‘ couple des Roland formule

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qui désigne d’ailleurs deux couples en réalité dans le roman…

Références textuelles Analyses Interprétations Le décor et les personnage Un filet d’eau claire/in bassin/cascade/flaque d’eau/mare/mer basse Falaise/éboulements/blocs/montagne/galet/rochers Valleuse/ tapis de cresson/les ronces et les herbes/plaine/herbes marines/ varechs CL élément liquide CL minéral CL végétal Les éléments du  » locus amoenus  » des romans médiévaux : un oli endroit pour parler d’amour (en apparence ? ) Mare/bassin/filet d’eau/ cuvette ‘petit trou/deux pieds à peine Valleuse/falaise/cascade/plaine…

Termes antithétiques : une certaine grandeur! une évidente petitesse Impression de force sauvage exaltante et en même temps intimité, échelle humaine, microcosme galantLJn filet d’eau claire.  » Oh ! que j’ai soif ! « … elle releva la tête (peau, cheveux, cils, corsage)…  » Comme vous êtes jolie !  » Progression liée nature/homme/femme 1 . eau 2. soif 3. sensualité 4. déclaration La nature semble provoquer la sensualité (eau/soif/désir) et ermet à Jean enivré de risquer les premiers mots galants… _Jn filet d’eau claire jaillissant… se répandant d’abord… puis tombant… s’enfuyait puis disparaissait Métaphore filée Eau/déclaration Eau/désir Un flux contenu qui se libère et s’épanche ? Métaphore de la déclaration, de l’aveu d’amour qui suit ce mvt dans ce passage ou même métaphore plus explicite du désir de Jean La nature piège  » les hommes complice de la femme (cf Schopenhauer) Le sentier/tapis de cresson/ronces/herbes/éboulements Métaphore encore ( ? Le mariage bourgeois : chemin duquel on ne sort pas (sentier), onfort (cresson), tourments ambigus(ronces/herbes), drames (entassement d’éboulements Lèvres/tête/peau/cheveu PAG » rif 6 drames (entassement d’éboulements) Lèvres/tête/peau/cheveux/ cils… … corsage Sorte de blason* de la femme : soucl du détail, intensité de l’observation Dernier mot plus explicite encore des charmes  » exposés ! La sensualité de tout un paragraphe qui va  » déclencher  » le premier pas  » de Jean + pt de vue interne (attention exacerbée de Jean)  » Comme vous êtes jolie ! Exclamation Sorte de  » cri du cœur ‘ , fin du paragraphe précédant comme ‘ ailli  » de Jean malgré lui : le ‘ piège ‘a fonctionné. Le sentier moins escarpé devenait une sorte de chemin en pente Chgt de décor 4 suite du mvt de l’eau vers la  » mer basse ‘ Mvt élargit suivi par les promeneurs mais aussi métaphore des émotions contenues puis petit à petit révélées par Jean Sauvons-nous courir CL fuite Recherche dlntimité : le groupe ne pourra les rejoindre qu’après la déclaration Plate surface, flaques d’eau, plaine gluante, luisant et noir, rochers Vocabulaire dépréciatif Une ombre au tableau ?

Décor moins conforme à Vintimité moureuse, plus prosaïque… (confirmé par la réponse de Mme R. à la déclaration de Jean hors extrait) Une nature d’abord propice à l’intimité, puis tentatrice, provocant le désir, le facilltant et enfin une nature destructrice, laissant deviner le caractère dépassionné de la relation à venir. une nature qui n’est qu’un  » vouloir vivre  » (Schopenhauer) qui broie les êtres dans la spirale d’un désir sans fin et sans ob’et_ Il. Le couple à la loupe *AGF 3 rif 6 Formule connotant insouciance et vulnérabilité Un couple préformé, prédisposé( ? : même âge (23/25), même ouleur cheveux, raisonnables, matérialistes… se détachent du groupe des sulvants. Ils … Ion… P. personnel pluriel (le couple) P. indéfini (le groupe des suivants) Opposition des groupes, effet de  » loupe  » sur le couple, objet de l’étude naturaliste en cet instant. J’ai soif/elle essayait de recueillir/elle s’agenouilla/elle releva sa tête Observation minutieuse + actions multiples Mme Rosémilly est l’observée et ne semble pas se soucier de Jean alors que celui-ci est tout entier dans la contemplation de jean eut une idée/ mit une pierre/ murmura Une action  » service une idée et un murmure…

Celle-là… déséquilibre de cette relation finalement ! On devine Deux tempéraments et deux états différents : . Jean (molesse) et timidité Mme R. froideur et… … pragmatisme Le ton qu’on prend pour gronder un enfant CL enfance Relation dominant/dominé encore + incompréhension du trouble de Jean ou indifférence à ce trouble.  » Comme vous êtes jolie ! ‘ Lieu-commun *exclamation Naweté de Jean, inexpérience, Mme de R. a été mariée une fois « Comme vous êtes jolie !  » « Voulez-vous bien vous taire ?  » ‘Voyez-vous quelque chose ? Oui, je vois votre visage qui se reflète dans l’eau. Si vous ne voyez que cela, nous n’aurez pas une fameuse pêche. « Oh ! de toutes les pêches c’est encore celle que je préférerais faire.  » « Essayez donc, vous allez voir comme il passera à travers votre filet. vous vouliez ? – Je veux vous voir prendre des salicoques… et rien de plus… pour le moment. – Vous êtes méchante. Allons plus loin, il n’y a rien ici. ‘ Galanteries/compliments pour Jean esquive/plaisanterie pour Mme Rosémilly émotion! raison Un dialogue de sourd : Mme Rosémilly ne comprend pas (ou lutôt feint de ne pas comprendre) les allusions appuyées et renouvelées de Jean.

Celui-ci dentâte et souffre Murmura/fort troublé/d’une voix tendre Le ton… gronder un enfant/elle riait + plaisanterie Ecart des tons : grave/badin L’art de l’esquive chez Mme Rosémilly montre qu’elle ne se laisse pas séduire comme ça :  » il lui faut du concret qu’elle obtiendra d’ailleurs plus loin. Si vous vouliez… je veux Reprise du verbe tourné en dérision idem C’étaient les premières paroles galantes… Commentaire du narrateur Rappel : ce mode de communication n’est naturel à aucun des deux !

Tout à coup envahi par l’amour, soulevé de désirs, affamé d’elle Une réaction hyperbolique * accumulation CL du coup de foudre Réaction inadaptée comme  » provoqué  » malgré Jean : Mme R. ramènera tout ça à des considérations plus pragmatique tout ? l’heure Nous avons mis à jour la stratégie de Maupassant dans ce passage : celui-ci souhaite nous présenter une déclaration d’amour dans un cadre  » romantique i’ mais en trichant rapidement avec les règles du genre conformément à son souci de révéler les êtres. Cette  » révélation  » s’avère tout entière placée sous Vinfluence de r dont le pessimisme