La conscience

La conscience

Socialisme, communisme et syndicalisme en Europe. Le mouvement ouvrier européen connaît des évolutions assez similaires à celles du mouvement ouvrier allemand. Avant 1914-1918, les premiers syndicats et partis se mettent en place. Après 1918, ils se divisent entre mouvements socialistes et mouvements communistes. Enfin, après 1989, une recomposition a lieu. A) La situation en Europe avant la Première Guerre mondiale.

L’industrialisation de l’Europe conduit au développement du monde ouvrier qui revendique la fin des abus de la société Swipe to page libérale (salaires bas, mauvaises condition e VI ors Cette revendications car, o View socialiste, en particuli dans Le manifeste d il, travail des enfants, plus juste. s l’idéologie iste définie en 1848 arx et Engels. Elle repose sur l’existence d’une lutte des classes entre la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat exploité qui doit déboucher sur la victoire du prolétariat et sur la mise en place d’une société sans classes sociales.

C’est dans cette optique que, au milieu du XIXe siècle, se multiplient les revendications ouvrières débouchant parfois sur des grèves. Après 1870, les ouvriers se regroupent dans des syndicats eux-mêmes rassemblés dans de vastes confédérations estinées à obtenir la satisfaction de leurs revendications sur les conditions de travail et de vie. Sur

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le pla plan politique, la démocratisation des sociétés européennes permet l’apparition d’organisations politiques défendant les intérêts des travailleurs.

Ces différentes organisations se rassemblent dans la première Internationale, fondée en 1864. Cependant, deux types de partis politiques se mettent en place : dun côté des partis révolutionnaires ou communistes refusant la participation à la vie politique au profit de la préparation d’une révolution violente, de l’autre des partis réformistes ou socialistes articipant aux élections pour améliorer le sort des ouvriers par la loi. Entre parti et syndicat, les relations varient.

En Allemagne, une unité précoce du mouvement social se met en place, entre le SPD et les syndlcats « libres Cette union permet à la soclal- démocratie allemande d’obtenir une législation sociale avancée et de devenir un modèle pour les autres mouvements ouvriers européens. Par contre, dans d’autres pays, comme en France et en Angleterre, les syndicats ne sont pas soumis à un parti politique. Au Royaume-Uni, le parti travailliste, ou Labour Party, est lié aux syndicats.

En France, le syndicalisme est majoritairement hostile à l’action parlementaire et se tient à l’écart de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). 0 Entre 1848 et 1914, le mouvement ouvrier s’organise pour améliorer ses conditions de vie mais des différences apparaissent au sujet des moyens à employer pour atteindre cet objectif. La Première Guerre mondiale va accroitre ces différences. B) La situation a cet objectif. La Première Guerre mondiale va accroître ces différences. B) La situatlon après la première Guerre mondiale. La Première Guerre mondiale va renforcer les divisions dans le ouvement ouvrier.

En effet, la Deuxième Internationale, fondée en 1889 et qui regroupait tous les partis socialistes, a échoué à empêcher la guerre. Pire, les partis socialistes européens adhèrent à des gouvernements d’union nationale soutenant l’effort de guerre. De plus, la révolution russe de 1917 permet la prise de pouvoir des communistes qui cherchent à diffuser le modèle révolutionnaire communiste en fondant la Troisième Internationale. pans et syndicats se divisent entre socialistes et communistes : rupture de la SAO et du PCF au congrès de Tours en 1920 et du PCI (Parti communiste italien) à Livourne en 1921

Face à la montée du fascisme en Europe, les partis socialistes et communistes peinent à s’allier. Dans un premier temps, l’URSS de Staline encourage la lutte contre le socialisme au nom de la stratégie « classe contre classe » considérant les partis socialistes comme des partis bourgeois. Cette attitude facilite l’arrivée au pouvoir des fascistes en Italie et des nazis en Allemagne. Mais, à partir de 1934, Staline change de stratégie pour encourager la mise en place de « fronts populaires » contre le fascisme en Espagne et en France.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les partis et syndicats ocialistes comme communistes luttent contre le fascisme qui cherche à les éliminer et à les remplacer par des partis u communistes luttent contre le fascisme qui cherche à les éliminer et à les remplacer par des partis uniques et des organisations corporatives soumises à ces partis. 0 La première Guerre mondiale et la Révolution bolchévique en Russie divisent le mouvement ouvrier en deux courants qui s’opposent, facilitant la montée du fascisme. La Seconde Guerre mondiale encourage un rapprochement entre les deux courants.

C) La situation après la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Seconde guerre mondiale, partis socialistes et ommunistes s’allient pour lutter contre le fascisme, payant un lourd tribut à la résistance. Malgré ce rapprochement contre un ennem commun, le fossé entre socialistes et communistes se creuse encore plus après 1945. En effet, après la Seconde Guerre mondiale, les partis socialistes européens participent à la mise en place d’Etat-providence (Grande-Bretagne, France) et s’éloignent assez vite de l’idéologie révolutionnaire dans le contexte de la guerre froide.

Par exemple, en Grande-Bretagne, en France et en Espagne, le capitalisme libéral et l’économie de marché sont acceptés par les partis ocialistes. L’évolution est différente pour les partis communistes. Très puissants à la sorte de la guerre, ils participent à la reconstruction jusqu’en 1947. A cette date, lorsque la guerre froide éclate, à l’ouest, ils entrent dans l’opposition et s’alignent sur l’URSS tandis que, à l’est, ils deviennent les seuls partis autorisés et mettent en place les démocraties populaires.

A partir des années 1970, I PAGF partis autorisés et mettent en place les démocraties populaires. A partir des années 1 970, le système communiste se sclérose permettant l’apparition de syndicats libres, comme Solidarité Solidarnosc) en Pologne, et le développement de mouvements de contestation au sein de la population. Devant cette situation, les partis communistes occidentaux prennent leur distance avec le modèle soviétique. Les partis socialistes réformistes de l’ouest poursuivent leur participation à la vie politique (SPD de 1969 à 1982, ps en France de 1981 à 1995… mais ils adoptent, en raison de la crise, une politique moins sociale (tournant de la rigueur en France en 1 983, politique de Schrôder entre 2002 et 2005, gouvernement de Tony Blair au Royaume-Uni de 1997 à 2007). La chute du communisme, en 1989, condult à la isparition des partis communistes d’Europe de l’Est mais ils se reconstituent sous d’autres noms et, en Europe de l’Ouest, les déçus du socialisme fondent des partis plus radicaux (Die Linke en Allemagne, le Parti de Gauche ou le NPA en France… . Sur le plan syndical, l’enrichissement des sociétés, la diminution des effectifs ouvriers et l’échec du modele soviétique favorisent un certain effondrement des effectifs à parti des années 1990. Cependant, les syndicats restent encore assez actifs dans les pays où ils ont été longtemps liés à des pans politiques (CGT et PCF en France, CGIL et PCI en Italie, DGB et SPD en Allemagne).