Juste à temps pour l’inconscient

Juste à temps pour l’inconscient

JUSTE À TEMPS pou or 17 Sni* to View désespérée de mon impuissance. Ma véritable liberté ne réside jamais ailleurs que dans la persévérance et la bonne volonté, dans le courage de me créer patiemment chaque jour et dans ce monde, même quand ça fait mal. VOIlà pourquoi j’al choisi de faire ma recherche sur Le temps, c’est la vie, parce que ça me touche incommensurablement. Et voilà aussi qui n’est pas pour me rendre la tâche facile. Mais bon, c’est mon choix. Enfin, il me semble ! 1. Présentation et choix des penseurs Voici donc, dans un premier temps, une brève présentation de ‘auteur de Le temps, c’est la vie. Philippe Jeammet est un pédo- psychiatre mondialement reconnu. Il est aussi professeur de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université Paris-VI, président de l’École des parents et des Éducateurs de IIIe de France, ainsi que chef de service du département de psychiatrie de l’Institut mutualiste Montsouris, où il avait d’abord pratiqué en tant que psychanalyste.

Bref, c’est un véritable monument en ce qui a trait à la santé mentale chez les jeunes, travaillant, enseignant et publiant sur le sujet depuis bientôt lnquante ans. C’est donc le point de vue

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
de ce clinicien spécialiste de l’adolescence que je comparerai avec ceux de Spinoza, Augustin et Sartre. Baruch Spinoza est né en 1632 à Amsterdam de parents juifs portugais. Ce « rationaliste généreux » n’échappa pas à de sévères critiques par ses contemporains pour ses positions controversées en regard de la Bible, du droit naturel et de la liberté de conscience.

Il fût d’ailleurs excommunié le 27 juillet 1 656 en raison de sa vision dualiste par laquelle Dieu, PAG » 7 excommunié le 27 juillet 1656 en raison de sa vision dualiste ar laquelle Dieu, l’esprit et la matière étaient indissociables. Le corps et l’esprit sont, selon lui, à statut égal, et soumis aux mêmes 1015 que l’ensemble de la nature. Malgré les fervents opposants qu’il connu à son époque, Spinoza est aujourd’hui considéré comme le précurseur de la neurobiologie, et sa théorie de la motivation rappelle aussi bien souvent les concepts freudiens.

Sa pensée aurait de plus fortement influencé Gustav Fechner et Wilhelm Wundt, contribuant ainsi à la constitution d’une science de la psychologie expérimentale. Chez Spinoza, ien ne peut être atteint par l’entendement humain. Si j’ai choisi d’approfondir sa pensée, c’est qu’historiquement, il est à ma connaissance, le philosophe dont les positions se rapprochent le plus du déterminisme inconscient de Jeammet, mais aussi pour la singularité de l’esprit contenu dans ces textes, et la curiosité qu’il a ainsi éveillée en moi.

Cet impressionnant homme de la Modernité mourut 1677. J’opposerai ensuite à Jeammet la philosophie de saint Augustin, qui allait révolutionner et dominer la pensée occidentale, depuis le début du Moyen-Âge jusqu’au XIIIe siècle. Aurelius Augustinus aquit chrétien à Thagaste en Algérie, le 13 novembre 354, et il est mort en 430 dans sa ville épiscopale d’Hippone. Bien que né en Afrique, il resta toute sa vie fidèle à FEmpire Romain, dont il connu la chute en 410.

Saint Augustin demeure connu et respecté de nos jours pour son imposante œuvre littéraire et plus particulièrement, pour la profondeur de sa pensée et sa spiritualité. Il aura entre autre inspiré l’hu particulièrement, pour la profondeur de sa pensée et sa spiritualité. Il aura entre autre inspiré Ihumanisme par l’introduction du libre-arbitre, faisant définitivement passer le ontrôle du comportement humain de l’extérieur vers l’intérieur.

La couverture de ses Confessions posait dans ma bibliothèque depuis plusieurs années, sans que jamais je n’eu le courage d’en découvrir le « sens intérieur Y. Hors voilà qu’en parcourant les penseurs qui pourraient m’être utiles dans ma réflexion, j’ai enfin eu l’occasion de réparer ma faute et le réel bonheur de m’offrir un peu plus de culture ! Puis, le dernier (mais non le moindre) penseur abordé dans cette recherche est Jean-Paul Sartre, né à paris le 21 juin 1905.

Auteur de nombreux textes philosophiques et représentant ncontestable de l’existentialisme athée, il Sest aussi fait connaitre au-delà des cercles intellectuels par ses romans, ses nouvelles et ses pièces de théâtre. Artiste, intellectuel et citoyen engagé, Sartre a mené jusqu’à la fin de sa vie une activité politique intense, militant pour la cause du peuple et de la liberté toujours. Malgré ses nombreux défenseurs, Sartre connu beaucoup d’ennemis et sa philosophie de la subjectivité fut par plus d’un démonisée, en faisant une pensée de « cartésianisme attardé, monadisme suranné, anarchisme individualistel ».

Si j’ai choisi e travailler à partir de son œuvre, c’est entre autre pour la clarté de ses positions, mais surtout en raison de mon amour de l’existentialisme (bien que le sien m’apparaît souvent trop acéré et pas suffisamment nuancé). II est vrai aussi que dans une autre vie tres rapprochée, la com 13 suffisamment nuancé). Il est vrai aussi que dans une autre vie très rapprochée, la comédienne que j’étais admirait beaucoup ses pièces, malgré le goût de cendre qui me restait ensuite chaque fois dans la bouche.

Il est mort à paris le 15 avril 1980. 2. ANALYSE DE L’ARTICLE 2. Bref résumé de l’article Le temps, c’est la vie est surtout construit autour de la simple réflexion voulant que la revendication identitaire et l’illusion de reprlse de pouvoir sur son existence par fêtre humain dans des actes dits destructeurs n’est en fait pas un choix, ni une manifestation de totale indépendance, mais bien le geste fondamentalement désespéré de l’impuissant, de celui qui ne peut rien, ni même être.

Philippe Jeammet y présente les troubles psychiatriques comme étant la réponse à un déséquilibre psychique, une situation de l’inconscient par laquelle le sujet en ient à s’opposer à la vie et tendre vers la mort, alors même qu’il tente si fatalement d’exister. C’est ainsi en vain, que la destructivité soulage l’enragé, qu’elle devient un terrible mécanisme d’adaptation, une drogue hors du temps et du monde, et qui ne connaît d’autre limite pour sa satisfaction ultime que l’anéantissement du sujet et de son environnement. . 2 Présentation des points de vue conceptuels Dans un premier temps, Jeammet pose l’être vivant dans un rapport de déterminisme environnemental, à savoir que la vie ne peut être sans les liens qui nous unissent à l’autre, à l’extérieur, et e suis donc tenté de dire, à ce qui est réel et conscient et de ce fait, s’inscrit dans une temporalité. De cette dépendance ? l’environnement et aux autres ce fait, s’inscrit dans une temporalité.

De cette dépendance à l’environnement et aux autres, l’être se rend évidemment vulnérable, car tout ce qui entre laisse des traces et peut compromettre l’homéostasie psychique de l’être. La notion d’équilibre est ici centrale, car on la considère comme fondamentale à la survie et au fonctionnement de tout organisme. En ce sens, tout ce qui n’est pas contenable est une enace à cet état, et voilà pourquoi les facteurs émotionnels provoquant des débordements mettent l’être en état d’alerte, prêt à l’attaque ou à la fuite.

La nécessité de rétablir l’équilibre et les mécanismes par lesquels l’esprit le fait sont des questions épistémologiques. Jeammet ajoute à ces processus la conscience que fêtre humain a de lui-même comme étant un phénomène complexifiant l’accomplissement et le maintien de cette homéostasie propre à la vie, car seuls nous pouvons « choisir » de renverser totalement cet équilibre : « Mais parce qu’il peut aîtriser ses instincts, il peut aussi leur laisser libre cours, sans retenue, et bien au-delà des limites instinctuelles 2».

Parce que nous avons conscience de nous même, nous nous sentons en possession d’une identité qui nous est propre, et c’est entre autre ce territoire narcissique que jalousement nous cherchons ? protéger. Dans une perspective clairement psychanalytique, Jeammet aborde la question du désir comme une possibilité de faire émerger toutes sortes d’émotions capable de nous déstabiliser dangereusement, car le besoin de l’autre ou de quelque chose onstitue une menace à notre indépendance, et peut « engendrer un sentiment d’impuissance proportionne un sentiment d’impuissance proportionnel au pouvoir conféré à cet objet 3″.

C’est la tragédie du désir. Et c’est en réponse ? ce danger que retre blessé pourra penser reprendre le pouvoir sur son existence en allant déchaîner ses pulsions destructrices et dérégler à rexcès l’homéostasie naturelle et nécessaire à la vie. Ces comportements démesurés procurent soulagement, « le soulagement peut l’emporter sur toute autre émotion 4», ? l’impuissant qui se sent redevenir acteur et maitre chez lui.

Mais selon Jeammet, ils ne constituent en rien un choix, puisqu’ils sont inconsciemment déterminés. Les troubles psychiatriques deviennent ainsi l’inquiétante manifestation des mécanismes d’adaptation mis en marche par une conscience malade ou qui s’ignore. Dans un autre temps, Jeammet oppose créativité et destructivité. La créativité, puisqu’elle nécessite le courage de s’investir, de mobiliser constructivement nos efforts tout en s’exposant émotionnellement, s’inscrit dans le temps, et dans le rapport aux autres.

Au contraire, la destructivité peut donner l’illusion de se oustraire aux contraintes propres à la vie, car ses possibilités semblent infinies et ne jamais nécessiter Paction ou l’appréciation d’un autre que soi-même. par le sentiment de pouvoir et le soulagement immédiat que cela confère à celui qui s’y adonne, la destructivité, à l’instar d’une drogue toujours accessible, peut créer une réelle dépendance. Enfin, selon Jeammet, l’existence nous inscrit forcément dans une temporalité, et donc dans une finitude.

Quand l’homme perçoit le temps dans PAGF70F17 forcément dans une temporalité, et donc dans une finitude. Quand l’homme perçoit le temps dans la seule perspective de la mort et que cela constitue pour lui une fatalité à anéantir, il devient la proie d’un besoin démesuré de maîtriser et arrêter ce temps, et c’est ainsi qu’il se coupe de ce qu’est réellement la vie : l’échange et la transmission. De tous ces points de vue, j’ai décidé d’aborder ici la question du libre-arbitre, à savoir si la destructivité ou la créativité constituent réellement un choix.

Voici donc le postulat de Philippe Jeammet qui sera discuté dans les pages qui suivent : « On est là au cœur du tragique de l’homme. L’être humain peut avoir peur de ce qu’il déslre le plus et faire le contraire de ce qui le rendrait heureux par peur du risque de la déception. Est-ce un choix ? Je ne le pense pas. C’est à la fois une contrainte, et une tentation de céder ? cette contrainte et d’en faire sa force, sa revendication identitaire. Contrainte parce que c’est le moyen qui s’impose au sujet pour ne pas s’effondrer, pour se sentir exister et avoir encore un pouvoir d’action5. 3.

ANALYSE HISTORIQUE et COMPARAISONS DES POINTS DE VUE Baruch Spinoza Dans un premier temps, il sera question de démontrer en quoi es réflexions de Spinoza, en regard du libre-arbitre, abondent dans le même sens que l’affirmation de Jeammet. Plusieurs considèrent d’ailleurs ce penseur comme un important précurseur de la psychologie scientifique moderne, et l’on constate aisément les ressemblances entre sa philosophie et les théories psychanalytiques. Hors, l’on sait que l’auteur de Le Temps, c’est la vie es PAGF Temps, c’est la vie est non seulement médecin psychiatre, mais aussi psychanalyste. our Spinoza, rationaliste convaincu, le libre-arbitre est illusion et l’homme, comme toutes choses, est totalement déterminé par des lois naturelles. C’est en quelque sorte la sensation d’être conscient qui nous pousse à croire que nous posons nous-même des choix, que nous sommes maîtres de notre volonté : « Les hommes se croient libres dans la mesure où ils sont conscients de leur volonté ou de leurs désirs. Dans leur ignorance, ils sont loin d’imaginer les causes qui les ont menés à ces souhaits et ? ces désirs. » Ce sont ces causes que l’on qualifieraient aujourd’hui d’inconscientes qu’il importe de chercher ? comprendre pour atteindre quelque forme de liberté, pour éviter de laisser nos comportements dévier sous finfluence de pulsions ont on ignore tout, parfois même jusqu’à leur présence. En ce sens, Spinoza soutient que les « idées floues » sont nuisibles à la survie, et qu’il importe de faire une analyse approfondie de nos passions pour conserver équilibre physique et psychique.

Bien que dualiste, il ne fait d’ailleurs à ce sujet aucune distinction, à savoir que le corps et l’esprit constituent pour lui deux aspects d’une seule et même chose (double- aspectisme). Aussi, Dieu qui a créé le monde et la nature y est omniprésent, il se trouve donc aussi en l’homme, et ce Tout indissociable est gouverné par les mêmes lois. Comprendre la ature, c’est donc comprendre Dieu. Pour cet hédoniste, la nature, si elle est saine, tend à se conserver.

C’est en ce sens que cet hédoniste, la nature, si elle est saine, tend à se conserver. C’est en ce sens que les idées claires sont nécessaires aux émotions positives, et que les idées floues rendent l’homme faible et vulnérable, impuissant et désespéré, le poussant à agir l’encontre sa survie. De plus, Spinoza fait la distinction entre rémotion et la passion. Cette dernière constitue une menace pour l’organisme puisqu’elle se manifeste par des débordements incontrôlés des émotions en énéral.

La passion est donc à éviter, ou alors elle doit être encadrée par l’entendement, guidée par la raison afin d’éviter ? celui qui la vit d’être la proie de comportements destructeurs, contraires à la nature : « La compréhension des causes de la passlon permet à la raison de la contrôler, comme la connaissance des rivières permet de prévenir les inondations7 ». Malgré les quatre siècles qui les séparent, de nombreuses similitudes entre les deux réflexions me semblent évidentes. L’impuissance à laquelle Spinoza soumet l’homme esclave de ses dées floues est clairement semblable à celle du sujet destructeur de Jeammet.

Pour ces deux hommes, les épanchements qui découlent d’émotions trop immenses et non-entendues déséquilibrent l’ordre naturel de l’être, dérégulent ses instincts d’auto-conservatlon, et le poussent à des actes dangereux et désespérés. Saint Augustin Nous verrons maintenant comment le point de vue de saint Augustin s’oppose à celui de Jeammet au sujet du libre- arbitre, bien qu’en un certain sens, il nie la liberté de l’homme. Ontologiquement, sa vision sur la nature de l’homme diffère énormément, et sa philosophie est tout à fa 17