journal d’étude clinique

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Journal d’Etude Clinique Intro : Pierre CALVIN définit l’équipe comme « Le lieu où se développent les solidarités, où se renforcent les actions de chacun par le jeu des échanges, où s’unifie l’activité, où se crée un esprit commun. Pour commencer on peut donc définir l’équipe comme un groupe de personnes devant accomplir un travail en commun ou ayant le Sni* to View même objectif. En deuxième année j’effectue mon stage Métropole (MLJNM) d 5 Je fais partie d’une é les grands mineurs e or 28 e spécialisée, s de Nîmes – rtion professionnelle le qui accompagne u’à 25 ans inclus ers l’insertion socio-professionnelle.

J’interviens auprès de ce public dans le champ du social, de la santé et de l’emploi En 2012 la MLJNM a suiVi 8397 jeunes et 2776 jeunes ont été reçus en premier accueil, le travail en équipe dans cette structure est primordial pour accompagner ces jeunes dans leur projet de Problématique : Quelles spécificités peut apporter un éducateur spécialisé dans l’accompagnement des jeunes à la Mission ocale et quelle peut être sa place dans l’équipe? Dans une première partie je vous présenterai la Mission Locale Jeune de Nîmes Métropole, la structure, l’équipe et ses missions.

Puis je vous parlerai

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de l’accompagnement de Fatima, du travail des différents outils utilisés dans l’accompagnement des usagers. Dans une troisième partie, je vous montrerai la place du travail social dans cette équipe. l. Présentation de la MLJNM 1 La structure De 1970 à 1980 règne un climat de chômage conjoncturel qui touche particulièrement les moins de 25 ans. En 1977, le Premier Pacte National pour l’emploi des jeunes propose une exonération des charges sociales aux entreprises prenant ceux-ci en stage. C’est un des piliers des politiques d’insertion.

En 1981, Pierre Mauroy, Premier Ministre confie à Bertrand Schwartz, créateur et Directeur de l’Institut National de Formation des Adultes à Nancy, une mission sur l’insertion des jeunes. Suite aux constats des professionnels de terrain, il écrit un Rapport basé sur l’idée qu’il faut articuler l’insertion soclale et l’insertion professionnelle, et prône l’utilité d’un « guichet unique». Les fondements pour la création des Missions Locales sont posés et renforcés par la Loi de 1982 relative à la décentralisation.

La Loi d’orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre l’exclusion renforce les bjectifs des Mission Locales. Cette loi définit l’accès aux droits fondamentaux tels que le droit à l’emploi, au logement, à la santé ou encore à la citoyenneté. La Mission Locale Jeunes de Nîmes Métropole a été créée en 1982 et c’est l’une des premières Mlssions Locales de France. Association de Droit privé répondant à la loi de 1901, la MI_JNM appartient au service public, s’inscrit dans la loi et OF privé répondant à la loi de 1901, la MLJNM appartient au service public, s’inscrit dans la loi et le code du travail.

Conformément à la Loi sur la décentralisation de 1982, la MLJNM travaille en artenariat avec les collectivités terrltoriales. Le budget annuel de la MLJNM est de deux millions d’euros donnés par IEtat, le Fond Social Européen, le Conseil Régional, le Conseil Général, la ville de Nîmes, l’agglomération, la ville de Saint-Gilles, les partenaires sociaux et les fondations privées. 2. Le public et les missions de la structure Les Missions Locales sont présentes sur l’ensemble du territoire, 489 structures exercent une mission de service public de proxmité auprès des jeunes de 16 à 25 ans.

Ily a 17 structures dans le Languedoc Roussillon dont 5 dans le Gard. La Mission Locale Jeune de Nîmes Métropole accueille et accompagne les jeunes en difficultés d’insertion professionnelle et sociale, également les jeunes finissant leur cursus scolaire et cherchant un emploi. Le public concerné comprend les jeunes de 16 à 25 ans vivant dans l’Agglomération Nîmoise. En accord avec le rapport Schwartz et la Loi contre l’exclusion de 1998 la Mission Locale Jeune de Nîmes propose une approche globale de raccompagnement des jeunes.

La MI_JNM est un guichet unique chargé d’accueillir, d’informer, d’orienter et d’accompagner les jeunes dans leur projet professionnel et leur nsertion sociale. ‘équipe s’appuie sur les dispositifs mis en place par l’Etat et sur le partenariat avec les Collectivités Terri sur les dispositifs mis en place par l’Etat et sur le partenariat avec les Collectivités Territoriales pour accompagner les jeunes, lever les freins qu’ils rencontrent dans l’accès à l’emploi et coordonner les acteurs de l’insertion professionnelle et sociale.

L’Etat a mis à la disposition de ‘équipe différents dispositifs : le Contrat dlnsertion dans la Vie Sociale, l’Accord National Interprofessionnel et les Emplois d’avenir. En 2015 ces dispositifs seront révisés avec a mise en place de la Garantie Jeune qui a des caractéristiques similaires au Revenu de Solidarité Active. 3. L’équipe La Mission Locale Jeune de Nîmes Métropole est présidée par le Maire de la Ville de Nîmes et son Adjoint qui ont le pouvoir déclsionnaire.

La direction est assurée par un Directeur Général et une Directrice Déléguée. Il y a quarante-six salariés qui forment une équipe pluridisciplinaire. Cette équipe se compose d’un pôle administratif et financier, d’un service informatique, de trois chefs de projet qui coordonnent les actions, d’un pôle ressources santé t social, d’un conseiller pôle emploi, d’un parc mobilité pour les prêts de moyen de locomotion, de vingt-six conseillers d’insertion socio-professionnelle, de trois chargés de relation d’entreprises, de deux chargés d’accueil.

J’effectue mon stage au sein de l’équipe du pôle ressources santé et soclal avec un référent santé, un assistant de seraice social, un psychologue et une personne référente du handicap. Selon Roger MLJCCHIELLI « L’hétérogénéité des compétences e une personne référente du handicap. Selon Roger MUCCHIELLI « L’hétérogénéité des compétences est facteur de richesse des ?changes, de créativité du groupe, et d’une division efficace des rôles. Elle dynamise et enrichit l’équipe. La complémentarité peut donc devenir un facteur important d’efficacité et de progrès mutuel. Il.

L’accompagnement de Fatima Le jeune à la recherche d’un emploi se présente à la Mission Locale pour s’inscrire. Pour sa première inscription il est reçu par un conseiller d’insertion socio-professionnel qui construit avec l’usager son projet professionnel et le guide dans ses démarches administratives. Le premier outil de communication utilisé est le logiciel Parcours 3. En effet le jeune est inscrit dans ce logiciel, un dossier est créé regroupant toutes les informations nécessaires sur son identité et son parcours, ainsi que le déroulement de son accompagnement à la Mission Locale.

C’est le cas de Fatima une jeune femme de 19 ans qui est accompagnée par la Mission Locale depuis 1 an. La jeune fille est à la recherche d’un emploi dans la vente, un secteur dans lequel elle n’a aucune expérience. Dans cette situation les freins à l’emploi rencontrés par cette adulte seraient du côté familial. La jeune fille vit chez sa mère avec ses deux frères aînés qui ont très protecteurs avec elle et la surveillent à chaque instant. Fatima a franchi la porte de la Mission Locale pour s’inscrire.

Dans un premier entretien, elle a rencontré Sandrine une conseillère socio-professionnelle qui est PAGF s OF Dans un premier entretien, elle a rencontré Sandrine une conseillère socio-professionnelle qui est devenue sa conseillère référente. Pendant plusieurs mois au cours des différents entretiens, la jeune fille a donné à sa conseillère une impression de nonchalance et de ne pas s’investir dans son projet professionnel. Elle a fugué du domicile familial et n’a pas été n contact avec Sandrine pendant des mois.

Après trois mois d’absence, Fatima a redonné signe de vie et a pris rendez-vous avec sa conseillère. Sandrine lui a alors demandé des explications sur son absence et a reposé le cadre avec elle, lui signifiant qu’elle ne pourrait pas l’accompagner si elle ne se présentait pas au rendez-vous et si elle ne donnait plus de nouvelles. Depuis ce jour elle est venue à chaque entretien et se livre de plus en plus à sa conseillère sur ses conditions de vie, sa mauvaise entente avec sa famille et dans ses récits indique une absence flagrante du père

Sandrine m’avait auparavant parlé de cette situation complexe, elle m’a fait part de son manque de temps et des limites dans sa fonction de conseillère pour approfondir l’accompagnement de Fatima. Les conseillers d’insertion socio professionnels sont en charge de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi. Un jeune est accueilli pour la première fois par un conseiller qui devient son conseiller référent. plusieurs dispositifs sont mis en place pour permettre l’accompagnement des jeunes vers l’emploi comme les emplois d’avenir, le contrat CIVIS ou le projet Personnalisé d’Ac des jeunes vers l’emploi comme les emplois d’avenir, le contrat

CIVIS ou le Projet Personnalisé d’Accompagnement à l’Emploi. Par leur mission et leur écoute, les conseillers Socioprofessionnels ont une fonction éducative. La fonction éducative deflnie dans le sens du conseiller qui incarne l’adulte référent du jeune, qui l’écoute, le conseille et le guide dans la construction dun projet de vie. Certains jeunes se présentent à la Mission Locale avant tout dans l’objectif de trouver une écoute et un repère. Ces conseillers ont un parcours diversifiés au niveau de leur formation ce qui induit une écoute différente et un accompagnement différent.

Peut-on être l’éducateur de deux cent cinquante jeunes en même temps ? Par le manque de temps et le nombre de jeunes qu’ils reçoivent, les conseillers ne peuvent pousser l’accompagnement au-delà de l’entretien. Le conseiller accompagne le jeune selon ses compétences et ses capacités d’écoute. Il n’est pas formé pour cette fonction éducative et peut rencontrer des limites telles que le temps, ou le manque d’empathie ou de compréhension car leur mission première est l’emploi.

En voyant les limites rencontrées par les conseillers dans l’accompagnement des usagers, j’ai demandé à mon référent de tage la posslbillté de pouvolr intervenir dans l’accompagnement de certains jeunes et de mener des entretiens individuels. Par cette demande j’avais pour objectif de compléter le travail des conseillers en offrant à ces jeunes du temps, une écoute et une orientation vers mes collèg 7 OF des conseillers en offrant à ces jeunes du temps, une écoute et une orientation vers mes collègues ou des partenaires en fonction de leur demande et/ou de leur besoin.

Mon intervention pouvant avoir lieu avec l’accord ou sur demande des conseillers pour travailler en complémentarité et pouvoir m’affirmé en ant qu’éducatrice spécialisée dans la structure. Mon référent après autorisation du chef de projet a validé ma demande. J’ai proposé aux conseillers de venir en complément sur des accompagnements où ils pensaient qu’il y avait des freins ? l’emploi liés à des problèmes personnels et qu’ils n’avaient pas assez de temps pour approfondir ces questions.

Les conseillers ont répondu favorablement et ont même utilisé ce temps et ces compétences que je mettais à leur disposition au profit de l’accompagnement des jeunes. J’ai commencé par contacter des jeunes que j’avais rencontrés au préalable dans différents ntretiens de premier accueil et qui nécessitaient selon leurs conseillers et mon ressenti une autre écoute pour adapter leurs accompagnements. J’ai commencé à recevoir ces jeunes en entretien et à travailler avec leurs conseillers sur l’analyse de situations et les différentes possibilités d’interventions.

En tant qu’éducatrice j’ai travaillé en complémentarité avec les conseillers autour de situations particulières pour permettre à l’usager d’avancer et de sortir d’une situation dans laquelle il serait figé. C’est pour cette raison que Sandrine m’a demandé lors dune rencontre impromptue dans les couloirs de OF C’est pour cette raison que Sandrine m’a demandé lors d’une rencontre impromptue dans les couloirs de rencontrer Fatima, pour travailler toutes ces difficultés qu’elle rencontre et de l’accompagner de manière suivie.

Je rentre en contact par téléphone avec cette jeune fille le lundi 18 Novembre, Sandrine lui avait demandé son accord au préalable pour cette rencontre et l’accompagnement que je pouvais lui proposer. La jeune fille attendait mon appel et a accepté un entretien le mercredi suivant. J’ai rencontré Fatima le mercredi 20 Novembre à 14h, je lui ai demandé dans un premier temps si elle connaissait les aisons pour lesquelles sa conseillère l’a orientée vers moi.

Elle me dit avoir besoin d’un accompagnement plus régulier qu’avec Sandrine, qu’elle souhaite me rencontrer une fois par semalne pour l’aider dans ses démarches dans le cadre de son projet professionnel pour concrétiser un projet de vie en autonomie. Nous avons d’abord abordé son projet professionnel, puis je lui ai expliqué ma fonction de stagiaire éducatrice spécialisée dans la Mission Locale et que nous pouvions travailler son projet professionnel mais que nous pouvions aborder tous les sujets aussi bien familiaux, relationnels et personnels pour trouver les aisons qui pourraient être un frein dans son accès à l’emploi.

Mon rôle serait de l’écouter et de pouvoir l’orienter vers des collègues compétents selon les difficultés qu’elle rencontre. Je lui ai dit qu’il y avait peut-être des choses à régler avant qu’elle ne trouve une stabilité PAGF q OF lui ai dit qu’il y avait peut-être des choses à régler avant qu’elle ne trouve une stabilité dans l’emploi et que je pourrais l’accompagner dans cet objectif-là. La jeune fille s’est sentie rapidement en confiance puisque tous les sujets dont elle avait fait part à Sandrine durant de nombreux mois elle me les confiait n un seul entretien.

Elle a évoqué sa vie familiale difficile par sa mésentente avec ses frères et le climat qui règne à leur domicile. La jeune fille est surprotégée par ses deux frères aînés depuis le décès du père il y a 2 ans. Sa mère perçoit le Revenu de Solidarité Active et subvient aux besoins de ses trois enfants. Fatima vit isolée dans sa chambre et ne partage pas de repas commun avec sa famille. Elle me parle du décès de son père et de sa situation famllial qui a changé depuls ce drame. Elle est encore fragile sur ce sujet elle a beaucoup de mal à en parler.

Je lui parle alors ‘Augustin le Psychologue du point Ecoute Jeune de la Mission Locale. Je lui explique le rôle du psychologue qui est à Fécoute et sur le travail de confiance en soi et de deuil qu’elle peut accomplir avec son aide. Elle semble alors avoir envie de le rencontrer comme si elle attendait que nous l’aidions à enlever le poids du deuil de ses épaules. Je regarde les disponibilités d’Augustin sur mon ordinateur, dans les plannings du personnel en ligne. Les RDV avec le psychologue, l’assistant soclal, le référent santé ou autres collègues sont fixés par les conseillers ou moi-même si nous en jugeons la nécessité ou s