Joachim Du Bellay D j la nuit en

Joachim Du Bellay D j la nuit en

Joachim Du Bellay, « Déjà la nuit en son parc… 265 (WES/S) OBJECTIFS ET ENJEUX – Découvrir la forme du sonnet. L’Olive (1550) p. – Observer le lien entre le cadre et la femme aimée. – Étudier l’idéalisation de la femme aimée. LECTURE ANALYTIQUE La composition du poème Ce sonnet en décasyllabes est un modèle du genre : les deux quatrains forment une unité forte puisqu’ils mettent en place le décor dans lequel le poète va vair surgir la femme aimee.

Cette unité est bien début de quatrain, pr r 4 et d’un moment privi ié : Sni* to View leur côté introduisen la figure de la femme de « dejà » en cadre enchanteur, ur. Les tercets de ique autour de ps introduit une rupture, comme le marque aussi le changement des temps : de l’imparfait de description amassait », v. 1 ; « rougissait v. 5) au passé simple je vis sortir v. IO). Dans ce sizain aux rimes conventionnelles, des termes forts sont associés à la femme aimée et contribuent à la mettre en valeur : l’adjectif « vive » (v. à l’intérieur d’une comparaison méliorative, le gérondlf « en riant » (v. 11) qui montre cette femme

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tout dans le mouvement, en Swipe to View next page enfin le terme « Aurore » (v. 12) qui renvoie ici à la déesse de la mythologie gréco-latine. On peut donc parler d’idéalisation de la femme aimée. Le décor Les deux premiers quatrains sont riches en indications de temps, car le poète insiste ici sur le mouve ment même du temps qui s’écoule et voit naître le jour.

Le premier quatrain évoque ainsi la fin de la uit, au moyen d’une image traditionnelle, empruntée à la mythologie : la nuit est ainsi la déesse montée sur son char, précédée de « noirs chevaux » (v. 4). Les verbes d’action, mis à la rime, « amassalt » (v. 1) et « chassait » (v. 4), donnent du dynamisme à la scène, tout comme la métaphore filée du berger qui rassemble « un grand troupeau d’étoiles » (v. 2). Une ambiance de clair-obscur se met ici en place, un peu mystérieuse : « la nuit » (v. ) et « ses noirs chevaux » (v. ) forment contraste avec la faible lumière des « étoiles » (v. 2). Le deuxième quatrain au contraire marque la progression du temps avec la naissance de la lumière et des couleurs : « le ciel rougissait » (v. 5). L’aube elle-même est représentée au travers de l’allégorie d’une belle jeune femme : « ses tresses tant blondes » (v. 6), mise en valeur par la discrète allitération en consonnes dentales (t) et (d). La poésie magique de ce moment est soulignée par la métapho PAG » OF d