je sais pas

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Correction du sujet de dissertation : Devons-nous craindre l’Etat ? ( Introduction longue ) Des vents mauvais, venant de toutes directions, soufflent sur l’État, dans notre partie du monde qui lia vu naître. Trop dispendieux, surendetté même, sous son habillage de Welfare State. Trop pesant et lent à réagir pour les esprits qui veulent vivre au temps de l’entreprise. Pas assez malléable aux desiderata éclatés des particuliers au des lobbies.

Déjà, des pressions centrifuges avaient a bénédiction de Bruxe s q or 5 des entités régionale la Sni* to View quasiment tourné le echignent à fêter le Etats , avec la us-main l’autonomie teur politique qul a régions italiennes tte année 2011 ; la Belgique est au bord de la scission. Dans sa valse-hésitation entre une confédération et une fédération, la construction de ce « quelque chose » qui s’appelle Union Européenne, coagulant 27 Etats, a réclamé desdits Etats des cessions importantes de souveraineté, cessions que les plus doctrinaires voudraient voir irréversibles.

Démembré parfois par des collectivités territoriales, raboté par des lieux de déclsion (pudiquement nommés ? gouvernance s) supra-étatiques, contesté dans ses missions par des organismes qui prennent soin de se baptiser non gouvernementaux, combattu et méprisé par ces mafias et contre-

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sociétés qui prospèrent aux dépens de sa faiblesse, enjambé et instrumentalisé par les courants économiques et financiers, l’Etat doit être défendu, défendu, peut-être plus que jamais, contre les oublieux et les ingrats que nous sommes.

Ne lui doit-on pas l’apaisement des guerres de religion qui ravageaient l’Europe moderne ? La carte du repli de l’esclavage ne coincide-t-elle pas, en gros, avec celle es avancées de l’Etat, comme forme privilégiée de l’organisation politique, dans un trajet d’Ouest en Est ? Le peu de dignité et de protection sociale acquis en quelques générations, que les puissances du marché n’ont de cesse de combattre, n’est- il pas dû à des Etats encore soucieux de cohésion sociale ?

A tous ceux qui entonnent le couplet de son « dépassement » (on entend en écho les doctrines du XIX ème qui annonçaient son « dépérissement »), il faut rétorquer : qu’avez-vous donc trouvé de plus solide et légitime que la forme de l’Etat-nation pour créer es sujets politiques à grande échelle ? Sortez-les de votre « sac ? malice » et montrez-les nous ! La relation de sociétés acquises à la démocratie moderne ne peut qu’être ambiguë à l’endroit de l’État.

D’abord, les sociétés passées au régime démocratique ont hérité de l’Etat monarchique, qu’elles ont dû remanier à leurs fins. L’adoption fut à la condition que la société civile puisse proclamer un jour l’Etat, c’est nous ! Seulement à trop s’engager dans cette indifférenciation, elles ont disputé toute majestas à l’Etat. Bien campé sur un individualisme qui partout a accompagné la émocratisation, le consommateur a pris le pas aujourd’hui sur le citoyen et il se rapporte à « son Etat » comme à une agence de services divers.

Les exemples affluent. un des plus éloquents est sans doute la dégringolade en prestige de l’Ecole affluent. Un des plus éloquents est sans doute la dégringolade en prestige de l’EcoIe, dans un Etat très centralisé comme la France : d’abord Institution-clef de son régime républicain, elle a été rebaptisée par de tristes 1015 des années 1980, service public d’Education, avant que le dernier Ministre en date ne lui donne le oup de grâce en déclarant qu’elle devait s’inspirer du « modèle canadien » où les élèves sont des clients…

On ne prend pas grand risque à affirmer qu’une institutrice de la Ill ème Rébublique avait plus d’autorité authentique qu’un magistrat au Tribunal Correctionnel de Versailles ou un Secrétaire d’Etat, de nos jours. Le paradoxe est que ce puissant mouvement d’accaparement de l’Etat par ses membres ne fait aucunement reculer la méfiance à son encontre. Le rabaissement nourrit la délégitimation. Un Garde des Sceaux sous le mandat de V.

Giscard d’Estaing avait ait son effet de tribune en déclarant qu’il croyait à la Justice de son pays… jusqu’au jour où il aurait affaire à elle. Le contrat de réciprocité qui existait entre la République et ses bénéficiaires masculins : le service militaire obligatoire, a été rayé d’un trait de plume sans que beaucoup de voix s’élèvent là-contre, dans un soulagement qui en dit long sur l’érosion du dévouement pour la Nation, cette compagne de la Res Publica moderne qui a pris forme étatique.

Nous sommes donc en-deçà de la loyauté que l’Etat a pu réclamer, en concurrence avec d’autres institutions ollectives, au nom du Bien Commun qu’il entendait seul promouvoir. Il est de fait que l’Etat est sorti accusé, par de piètres penseurs sans doute, des aventures totalitaires du X l’Etat est sorti accusé, par de piètres penseurs sans doute, des aventures totalitaires du XX ème. Ces désastres, dont des requinqués de l’optimisme voudraient clore le dossier, nous laissent sur les bras une question de poids.

Il nous faut en effet décider si les Etats meurtriers de masse sont des excroissances pathologiques d’une saine invention du XVI ème siècle ou s’ils ous donnent enfin à voir le vrai visage de l’Etat moderne, le plus froid des monstres froids , selon le jugement, repris en tous sens, de Nietzsche. Concentrant des moyens d’influence et de coercition à un niveau inédit, l’Etat peut se montrer, par sa dynamique incontrôlée, une machinerie implacable, broyeuse de minorités ou d’existences singulières qui auraient alors tout ? en redouter.

Sans rejoindre les rangs de ceux qui font le procès de l’Etat en tant que tel ( ils débordent largement la mouvance « anarchiste » ) il est de bon conseil de garder sa vigilance. Pourtant Thomas Hobbes et tous les penseurs qui ne prennent pas leurs chimères pour des programmes, ont martelé que l’absence d’Etat ou son effondrement (qui ouvre un boulevard aux affrontements civils) étaient une calamité qui faisait regretter le temps de son sévère arbitrage. Qui envisagerait sérieusement de laisser la région Ile-de-France sans forces de l’ordre pendant une semaine ? La question « devons-nous craindre l’Etat ? ? ne peut être traitée qu’à distance des positions libertariennes (qui radicalisent le libéralisme) ou anarchistes (qui sont des dissidences du arxisme), s’accordant toutes deux dans la thèse un peu sotte que l’Etat n’est affaire que de domination, comme de celles des partisan PAGF la thèse un peu sotte que l’Etat n’est affaire que de domination, comme de celles des partisans d’un Etat qui absorberait sa société civile (les idéologies totalitaires ) L’Etat doit inspirer crainte, sinon sa faiblesse sera exploitée par les intérêts les plus iniques et les sociétés criminelles (il n’est qu’à regarder ce qui est arrivé à la Colombie ou au Mexique) ; la Justice sans la force n’est rien, écrivait Pascal ; pourtant cette crainte n’est pas e tout de notre rapport à l’État. un Etat qui n’aurait d’autorité qu’au moyen de la crainte qu’il inspire serait près du délitement. Un colosse aux pieds d’argile. La question oblige très vite ? discriminer les types d’Etats, ces créations historiques qui ne sont pas superposables ( Etats de Droit, Etats dictatoriaux, Etats théocratiques… ).

On précisera enfin que l’allégeance due à l’Etat ne s’arrête pas ? l’appareil, à plus forte raison, la révérence qu’on y pourrait porter. Et que les religions politiques, qui l’enveloppent dans leur culte ou e prennent pour moyen, sont une des plus formes les plus pernicieuses de l’idolâtrie. A cela, on doit encore préférer la désobéissance civile ! Il est bon de garder à l’esprit le partage paulinien, radicalisé par Saint-Augustin. L’autorité de l’Etat est seconde, conditionnelle : elle équivaut à celle d’un lieu-tenant comme écrivaient les légistes médiévaux. En obéissant à l’Etat, nous devons – et savons – obéir à plus élevé que lui. Ce n’est qu’aux hommes déraisonnables, sans foi ni loi, que la crainte est utile. J. F. Avril 2011