Investissement direct à l’étranger

Investissement direct à l’étranger

Investissement direct à l’étranger Les investissements directs à l’étranger, ou investissements directs étrangers sont les mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à Fétranger et/ou d’exercer le contrôle (ou une influence significative) sur la gestion dune entreprise étrangère. Élément moteur de la multinationalisation des entreprises, les IDE recouvrent aussi bien les créations de filiales à l’étranger que les fusions-acqulsitions transfrontières ou les autres relations financières (notamment les prêts et emprunts intra-groupes).

Deux motivations principales sont à l’origine des IDE . 1. la réduction des co naturelles coûteuses, d’une main d’œuvre puissent participer a fiscale) 2 ce de ressources nsporter ; utilisation ü ù crainte que les IDE Swip next page lisation ; optimisation 2. la conquête de nouveaux marchés, difficiles à pénétrer par les seules exportations.

Si l’effet des IDE est généralement considéré comme positif sur la croissance des pays d’accueil (notamment grâce aux transferts de technologie induits), il est plus discuté et ambigu sur le commerce international, sur l’emploi dans les pays investisseurs, sur les onditions de travail et sur l’environnement. Mesurés par les statistiques issues de la balance des paiements, les IDE ont connu une très forte progression depuis le milieu des années 1980

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et contribuent de façon déterminante à la mondialisation des économies.

Les IDE constituent également l’un des principaux indicateurs de l’attractivité économique des pays. Définition des IDE Selon la Banque de F France3, « les investissements directs sont des Investissements internationaux par lesquels des entités résidentes d’une économie acquièrent ou ont acquis un intérêt durable dans une ntité résidente d’une économie autre que celle de l’investisseur. La notion d’intérêt durable implique l’existence dune relation à long terme entre l’investisseur direct et la société investie et l’exercice d’une influence notable du premier sur la gestion de la seconde.

L’investissement direct comprend à la fois l’opération initiale entre les deux entités et toutes les opérations financières ultérieures entre elles et entre les entreprises du même groupe international » La notion d’intérêt durable permet de différencier, parmi les mouvements internationaux de capitaux, les IDE des nvestissements de portefeuille. Ces derniers sont considérés comme des placements internationaux, alors que les IDE impliquent un pouvoir de décision de l’investisseur sur l’entreprise rachetée ou construite à l’étranger.

La distinction fondamentale entre IDE et investissement de portefeuille a été introduite en 1960 par S. Hymer4. Dans une thèse qui ne sera publiée qu’en 1976, il met en évidence que ces deux types d’investissements Internationaux répondent à des déterminants différents. L’IDE se traduit non seulement par un transfert de fonds financiers, mais aussi en général par un transfert de technologie t de captal humain (par l’intermédiaire des personnels expatriés s’impliquant dans la production à l’étranger). L’IDE est à l’origine de la création des firmes multinationales ou sociétés transnationales.

Une fois créé un réseau de filiales à fétranger, l’activité de la firme multinationale ne se réduit cependant pas aux seuls IDE. Progressivement, la firme internationale va organiser 32 ne se réduit cependant pas aux seuls IDE. Progressivement, la firme internationale va organiser au niveau international ses activités de conception, de production et de commercialisation e ses produits. Les relations entre les filiales étrangères et la maison-mère donnent alors lieu à un commerce international intra-firme de biens et de services, qui ne relève pas des IDE.

Typologie des IDE Par forme des IDE LOCDE5 reprend fréquemment dans ses analyses une distinction selon la forme des IDE. Pour développer un réseau de filiales à l’étranger, l’investisseur peut intervenir par : la création d’une filiale entièrement nouvelle. Dans ce cas, l’investissement direct se matérialise par Pinstallation de nouveaux moyens de production et le recrutement de nouveaux employés. Cet « IDE de création » est aussi connu sous le nom angla s de greenfield investment; l’acquisition dune entité étrangère déjà existante.

Cet IDE se matérialise par un transfert de propriété des titres de la filiale acquise. Cette catégorie est également connue sous le terme anglais de brownfield investment (ce terme est cependant rarement employé dans la pratique, alors que le terme greenfield fait partie du vocabulaire courant des investisseurs). Les fusions- acquisitions transfrontalières appartiennent à cette forme des IDE-; l’accroissement des capacités de production de filiales déj? xistantes par apport de fonds. On parle d’IDE d’extension; l’injection de fonds pour soutenir l’activité d’une filiale en difficultés financières.

Cest l’IDE de restructuration financière. Markusen6 (1995) introduit une typologie des IDE basée sur la logique qui sous-tend la décision de créer des filiales à l’étranger. Il distingue : CIDE horizontal. Il consiste à créer des filiales qui produisen filiales à fétranger. Il distingue L’IDE horizontal. Il consiste à créer des filiales qui produisent toutes des biens identiques. Il vise à faciliter l’accès de l’investisseur à un marché étranger dans l’espoir de éveloppements futurs.

Certains facteurs (obstacles tarifaires ou non aux échanges, coûts de transport) affectant la compétitivité des exportations, l’investisseur préfère implanter à l’étranger des entités reproduisant, comme dans son pays d’origine, toutes les étapes du processus de production afin de servir le marché local. L’IDE vertical. par celui-ci, rinvestisseur fragmente les différentes étapes de conception, de production et de commercialisation des produits en implantant dans des pays différents des filiales qui produisent des biens finis ou semi-finis différents.

Il s’agit ci pour l’investisseur de tirer parti des différences de coût des facteurs entre pays. Dans ce cas, l’activité à Pétranger est un complément de l’activité de la maison-mère. L’IDE vertical relève de la délocalisation, mais il n’en constitue que l’une des modalités (aux côtés de la sous-traitance internationale par exemple). Toutefois, la distinction entre IDE horizontal et vertical n’est pas aussi claire dans les faits : les firmes multinationales s’engagent souvent dans des stratégies d’intégration complexes, qui englobent à la fois des formes d’intégration verticale dans certains pays et horizontale dans d’autres

Par type d’instruments financiers des IDE Selon l’OCDE5, les IDE peuvent être effectués sous forme de : Titres de participation : ils regroupent les actions ordinaires et les actions privilégiées, les réserves, les apports au capital et les bénéfices réinvestis (ces derniers correspondant à la fraction du résultat de la filiale non distrib 4 32 réinvestis (ces derniers correspondant à la fraction du résultat de la filiale non distribuée sous forme de dividende à sa maison- mère, et réinvestie de fait dans la filiale) Titres de créance : ils regroupent les valeurs mobilières égociables telles que les obligations (garanties ou non), les billets de trésorerie, billets à ordre, actions privilégiées à dividende fixe et autres valeurs mobilières négociables non représentatives de capital. Font également partie des titres de créance les prêts, dépôts, crédits commerciaux et autres comptes clients et fournisseurs. Déterminants des IDE Malgré l’importance croissante prise par les investissements internationaux dans les économies, et malgré (ou à cause de) l’impressionnante littérature consacrée à ce sujet, il n’existe aucun cadre théorique unifié permettant de comprendre es déterminants des IDE. Les analyses théoriques sur la multinationalisation des firmes sont récentes, leur apparition datant de la fin des années 1950.

Cest d’ailleurs surtout depuis le tournant des années 2000 que la littérature sur les IDE a connu une très forte accélération, en lien avec le développement du phenomene. En outre, l’analyse des déterminants de l’IDE se situe ? l’intersection de l’économie internationale et de l’économie industrielle. La première permet d’appréhender ces comportements dans leur dimension d’arbitrage géographique et dans la perspective d’une articulation entre commerce de roduits et mouvements des capitaux. La seconde met plus l’accent sur les stratégies de développement des firmes et l’arbitrage entre divers modes d’organisation de leurs activités.

Les apports de la Nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI) Le cadre défini par Dunning constitue le point de départ des nouveaux éléments s 2 International (NTCI) nouveaux éléments théoriques apportés par les modèles d’investissement stratégique et la Nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI) qui mettent en avant un arbitrage des firmes multinationales entre proximité et concentration Selon Brainardl 0 (1993), des firmes multinationales de type horizontal apparaissent lorsque les avantages à s’implanter ? proximité des consommateurs sont élevés relativement aux avantages liés à la concentration des activités.

La firme préfère donc implanter plusieurs sites de production pour servir les marchés locaux si elle peut réaliser des économies d’échelle entre ces différents sites du fait de la présence d’actifs intangibles, si les coûts d’implantation sont relativement faibles, si les coûts de transport sont plutôt élevés et si la demande sur le marché ‘accueil est forte. Ces premiers modèles mettent l’accent sur les IDE de type horizontaux qui correspondent à des stratégies de conquête de marchés locaux principalement dans les pays développés. Markusen et al. 11 (1996) complètent les résultats du modèle de Brainard sur Parbitrage proximité-concentration en mettant en évidence les IDE verticaux lorsque les firmes s’intègrent dans une perspective traditionnelle de division internationale des processus de production.

Les firmes multinationales répartissent leurs activités entre les pays en fonction des différents avantages comparatifs. Les firmes multinationales de type vertical apparaissent entre pays dfférents en taille et en dotations factorielles et établissent les étapes de la production les plus intensives en travail dans les pays où les coûts de la main d’œuvre sont peu élevés. Le modèle avec entreprises hétérogènes d 6 2 les coûts de la main d’œuvre sont peu élevés. Le modèle avec entreprises hétérogènes de Helpman, Melitz et Yeaple12 (2004) met en évidence que seules les entreprises les plus efficaces dans leur branche d’activité peuvent s’implanter à l’étranger.

En effet, toutes les entreprises ne sont pas d’un ême niveau d’efficacité dans une branche d’activité donnée : seules les plus efficaces exportent, et parmi celles-ci, seule une fraction d’entre elles, capable de supporter les coûts d’entrée, pourra s’implanter à l’étranger. M. Mrazova et J. P. Neary (2010)13 complètent ce modèle en mettant en évidence le rôle des plates formes à l’exportation : en effet, parmi les entreprises à même de se développer à l’international, seules les entreprises les plus performantes seront à même de créer des filiales dans tous les pays, tandis que celles qui le sont moins se limiteront ux exportations pour pénétrer les marchés étrangers. Les entreprises intermédiaires auront quant à elles intérêt à établir une filiale dans un seul pays et pourront lui confier le rôle de plate-forme à l’exportation.

D’autres analyses s’attachent à introduire les concepts d’incertitude et d’acquisition de connaissance sur les marchés étrangers afin d’analyser dans quelle mesure une entreprise peut évoluer d’un mode de pénétration des marchés étrangers vers un autre. Ainsi, F. Albornoz et al. 14 développent un modèle basé sur l’apprentissage et l’expérimentation dans lequel les entreprises ne écouvrent leur profitabilité sur les marchés étrangers qu’après avoir commencé à exporter. Plus précisément, une entreprise commencerait à exporter un produit vers un seul pays avant de s’orienter vers d’autres pays si les exportations vers le pays initial s’avèrent profitables. Dans le même ordre d’idée, P. si les exportations vers le pays initial s’avèrent profitables. Dans le même ordre d’idée, p. Conconi, A. Sapir et M.

Zanardi15 étudient comment une entreprise qui a commencé à exporter vers un pays peut décider de maintenir sa présence dans ce pays en y effectuant des IDE. Ils montrent en particulier que la probabilité de créer des filiales à l’étranger est d’autant plus forte que l’entreprise a acquis, via l’exportation, des connaissances sur les structures et le marché du pays d’accueil Impact des IDE Sur le commerce international Les IDE comme substituts aux échanges R. A. Munde1117 (1957) est l’un des premiers à avoir étudié les investissements internationaux dans le cadre de la théorie de l’échange international. Son analyse reste dans la logique du modèle d’Heckscher et Ohlin d’échanges liés aux différences d’abondances relatives des facteurs.

Si les pays échangent des produits, c’est parce que, initialement, les facteurs de production sont immobiles. À l’inverse, si les facteurs sont mobiles internationalement (en particulier le capital) et le commerce des produits fortement limité (sinon empêché) par des obstacles tarifaires ou par des coûts de transport élevés (conditions de rlDE horizontal), les IDE apparaissent comme des substituts au commerce de marchandises. La rémunération du capital étant plus élevée dans le pays qui est le moins bien doté en cap tal, il s’opère un mouvement de capitaux du pays qui en détient relativement le plus vers celui ù il est rare. Ce dernier va alors produire davantage de biens intensifs en capital, biens qu’il importait auparavant.

Les IDE se substituent ainsi aux Importations et les dotations relatives en facteurs de production se rapprochent les unes des autres. Avec ce transfert de capital, les avantages facteurs de production se rapprochent les unes des autres. Avec ce transfert de capital, les avantages comparatifs peuvent être amenés à disparaître, entraînant l’arrêt du commerce. L’IDE horizontal est alors destructeur du commerce international. La complémentarité entre IDE et échanges K. Kojima18 (1978) prend appui sur les IDE japonais dans les pays en développement pour souligner l’aspect complémentaire entre IDE et commerce international de marchandises, en introduisant une différence de technologie entre les pays.

L’argument de Kojima peut se résumer de la façon suivante : il considère deux pays, un pays développé, abondant en capital et ayant un avantage comparatif dans la production de machines, et un pays en développement, intensif en travail et ayant un avantage comparatif dans la production de textile. Compte tenu d’une faible demande internationale de textile, le prix nternational du textile se trouve être égal à celui qui prévaut dans le pays en développement : ce dernier n’a donc aucun intérêt à exporter et il n’y a pas de commerce international. Cependant, le capital et la technologie étant spécifiques à chaque secteur, les firmes du textile dans le pays développé auront un avantage à se délocaliser dans le pays en développement où la main d’œuvre est moins chère.

Le transfert du capital et de la technologie améliore alors la productivité de l’industrie textile dans le pays en développement, abaisse ses coûts de production qui deviennent inférieurs au prix international. Le pays en développement a alors intérêt à exporter du textile et à importer des machines. L’IDE est ainsi créateur d’échange. us généralement, il apparaît que, dans le cas des IDE verticaux où les firmes multinationales répartissent leurs activités entre les pa des IDE verticaux où les firmes multinationales répartissent leurs activités entre les pays en fonction des différents avantages comparatifs, IDE et commerce international peuvent être complémentaires, notamment en accroissant les échanges intra- firmes. phénomène. horizontal apparaissent lorsque les avantag 0 2