Intro La Science Politique

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Intro à la science politique Ven. 20 février : pas cours Lundi 6 avril : pas cours Examen final : QCM Chronologie du cours • Chapitre 1 – Qu’est-ce que la science politique ? Chapitre 2 – Genèse du politique et construction de PEtat Chapitre 3 – Le pouvoir et séparation des pouvoirs Chapitre 4 – Les politiques publiques Chapitre 5 – Les mob- mobilise-t-on ? Chapitre 6 – L’exercic tive / Pourquoi se 6 Swipe ta vie » nextp g La science politique a pour objet d’analyser les phénomènes considérés comme politique. l) Qu’est-ce qu’un fait politique ? 1) « Politique » un terme polysémique. ut être considéré à un moment dans un espace donné et non dans un autre moment ou un autre espace. On ne considère pas que les faits politiques sont fixes, ils sont au contraire variable dans le temps, dans l’espace. Ce n’est pas une vision essentialiste. Tout phénomène peut être en revanche politique processus institution pour attendre des objectifs donnés (par ex : la politique de la culture, de la santé, de logement misent en œuvre par l’Etat). « Polity » : (le politique) : renvoi soit A celui qui gouverne, qui exerce des responsabilités dans

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la cité, qui détient le pouvoir.

Soit au champ social, au régime politique, à la communauté politique ; aux formes de GVT, à l’organisation du pouvoir. Utilisation : Politique comme adjectif (une intervention politique) Politique comme substantif (la politique du gouvernement) La politique au féminin, c’est l’ensemble d’activité d’individus, qul en général lutte pour la conquête ou l’exercice du pouvoir. Le politique au masculin, c’est comme le terme polity, on est dans l’organisation du commun, la régulation du vivre-ensemble. Les politiques, on parle du produit de la politique.

Politique (selon P. Bourdieu) : « Le lieu où s’engendre dans la oncurrence entre les agents qui s’y trouve engagés, des produits politique entre lesquels les citoyens ordinaires, réduits au statut de consommateur doivent choisir h. La politique peut être un espace où se trouve des agents spécifiques, et des citoyens ordinaires. Leur choix est délimité par ce qu’on produit les agents spécialisés. 2) Des faits politiques aux processus de politisation. Aucun phénomène n’est politique par nature. La vision essentialiste s’oppose à la vision constructiviste.

La politique est qq chose de construit, ce n’est pas une essence. Toutefois certains sujets sont plus politi ues ue d’autres (élections par xemple). Certains sujets s par la politique comme 2E l’environnement, la sécurité routière… En France, il est légitime que l’Etat intervienne dans la culture. On refuse le statut politique des questions sociales pendant longtemps. La question de l’avortement est devenue politique dans les années 1970 Cenvironnement devient une question politique inscrit a l’ordre du jour des problèmes politique légitimes dans les années 70′.

A partir des années 90′ le tabac est devenu un problème politique à partir du moment où les associations se sont souciées des effets du tabagisme mais surtout du tabagisme passif, mais aussi u traitement assuré par la sécurité sociale. L’amplification du combat pour les inégalités homme/femme, était un problème. C’est une question que les politistes doivent étudier. Le sport, s’est fortement politisé depuis une trentaine d’années. La question du dopage sévit dans l’arène publique.

La culture ne fait pas l’objet de politique publique aux états unis. Il est légitime en France que la culture soit considérée comme politique. Le port du foulard islamique peut apparaître comme une simple fantaisie vestimentaire s’il est porté par des collégiens canadiens Il devient un problème religieux s’il est porté par des collégiennes de culture musulmane. Puis, il peut potentiellement devenir un problème politique, comme à Creil en 1989, dans un directeur d’établissement. C’est devenu politique grâce à la mobilisation d’acteurs.

On désigne politisation, le processus par lequel des questions, des activités, des pratiques, des discours, se trouvent dotés d’une signification politique et donc appropriés par des acteurs investis dans le champ politique ; groupes d’intérêts. Ces questions peuvent être prises en charge par les pouvoirs publics. Il) cau politique ; groupes d’intérêts. Ces questions peuvent être prises en charge par les pouvoirs publics. Il) L’autonomisation historique de la science politique La SP s’est autonomisé du droit. Jusqu’à le fin du XIXe pas de formation et de revues de SP.

Le CNRS est divisé en sections par disciplines et il n’y en avait pas jusqu’au XXe. II n’y a pas de chercheurs en SP mais des chercheurs ayant formation philosophique, droit, géo, qui regroupe des questions politiques. Déjà à l’époque de Platon & Aristote les questions politiques Se posent av force. Sauf que politique • devoir être l’emporte sur ce qu’elle est réellement à cette époque. Dans « La République » de Platon définir la cité idéale et parfaite. Aristote, lui étudie les régimes politiques et les comparent et cherche le meilleur régime.

Pas la même VISIOn, mais même démarche normative (atteindre un idéal) pour ces 2 auteurs. Avec Machiavel dans « Le Prince » réalise distinction entre la politique et la morale avec un lien entre les deux. Réflexion sur les régimes politiques affranchie de considérations éthiques ou religieuses : « ensemble des moyens qu’il faut utiliser pour obtenir et conserver le pouvoir Cela dans le but pour le prince de rester à la tête du trône. Mais au XVIIe siècle, les penseurs du Contrat social commencent ? repenser la politique.

Elle marque une rupture avec le MA. Ici but de mettre en avant la légitimité du pouvoir. Ce n’est plus dieu ni l’habilité du prince qui sont à l’origine du pouvoir. Au début XVIIe Montesquieu et Tocqueville, voyages source d’inspiration dans « L’esprit des lois » : théorie de la séparation des pouvoirs qui repose sur l’observation des mœurs politiques, notamment suite à de 4 2E pouvoirs qui repose sur l’observation des mœurs politiques, notamment suite à des voyages en Angleterre. Tocqueville, lui arle des politiques américaines.

Le positivisme est tout un ensemble de courant qui considère que la seule analyse des politiques est la vérification des faits et donc l’expérimentation : cette pensée marque l’Occident durant tout le XIXe. Ici on a un rejet de l’intuition, la métaphysique. Auguste Compte et Durkheim : ils veulent fondés une analyse positiviste. La sociologie peut dégager des lois de fonctionnement social. Les évolutions externes : un développement d’une bureaucratie moderne (au sens de Max Weber) qui exige des rationalités nouvelles et compétences. L’universalisation du suffrage universel.

Le processus de sécularisation (distinction entre politique et religion). La spécialisation de l’activité politique par rapport à d’autres activités sociales, CAD le processus de professionnalisation de la politique. Création de l’école libre de pensées de SP en 1872 par Emile Boutmy suite à la défaite française de 1870 contre les ALL. Ill) La science politique comme science sociale Cobjectif de la SP est de construire un raisonnement savant. Elle n’a pas le monopole de l’analyse de son objet. 1) Un regard parmi d’autres sur l’objet politique ? as la même temporalité et pas même objectif que le discours édiatique. Jean Baudriard montre que le but ultime de la communication par le discours médiatique est devenu flou. La SP recherche ni à condamner, ni à justifier, ni à établir ce qui est juste, comme le fait la philo, ni à établir ce qui est légal ou illégal comme le droit. Sa logique fondatrice est celle de l’éducation, il ny a pas vraiment de vérité, on est moins dans I s E logique fondatrice est celle de l’éducation, il n’y a pas vraiment de vérité, on est moins dans la recherche du vrai que dans la recherche du moins faux possible. ) Qu’est-ce qu’une science du sociale ? Une science est un ensemble de connaissance établie à partir d’une méthode empirique. Puis enfin soumise à une vérification et à un groupe de pair. La science est donc à la fois un produit et un processus. Principes essentiels de la science sociale : Le principe de neutralité axiologique (concept de Weber) : analyse des faits indépendamment de la prise en compte des jugements de valeurs. But d’écarter la pré-notion et analyser de manière objective/neutre. Eviter les pièges de l’ethnocentrisme. Cest un horizon régulateur.

L’ambition de systématisation : idée de trouver des tendances/ régularités. Cutilisation de méthodes rigoureuses et politiques : On émet des hypothèses fondée sur des travaux et on essaye de les démontrer ou de les réfuter par des méthodes empiriques en utilisant des outils. 22) Deux courants : le holisme et l’individualisme. L’holisme : représenter par Durkheim. C’est un courant théorique qui postule que l’être humain est déterminé par ses groupes d’appartenances. La société n’est pas la somme de ses parties. C’est la société qui produit les individus.

L’individualisme : Max Weber postule que ce qui prime dans la société est l’individu lui seul. C’est l’individu qui produit la société. Depuis un certain nombre d’années, les sociologues tentent d’articuler l’individuel et le collectif donc dépasser ces deux courants (ELIAS, Bourdieu) 6 E science. Avec la création de l’IEP politique devient aussi la science de la connaissance. Avec cette création toute une série d’institutions. 3) Peut-on produire une science de l’homme en société ? Les sciences sociales en générale ont une particularité : distinction entre le sujet et l’objet.

Le chercheur est lui-même un sujet, mais aussi le social est beaucoup plus complexe que les sujets. La principale spécificité : le savant comme être social. Le chercheur a TJRS une connaissance intuitive et spontanée des objets qu’il étudie. Le langage utilisé influe sur la réalité véhicule une philo du monde : le PB c’est que ce point de vue est parfois inconscient – pré-notion. Pierre Muller « Le technocrate et le paysan cette transformation sémantique a été étudier comme l’évolution du paysan : les syndicats d’agriculture pour avoir un meilleur usage du métier.

Sa présence produit TJRS des effets sur le milieu qu’il étudie. ‘homme ne va pas se comporter de la même façon en public qu’en privé. Ses aptitudes vont être marquées dans l’analyse cientifique de l’homme beaucoup plus compliqué, quand l’homme sait qu’il est observé. Les résultats sociologiques qu’il produit modifient la réalité. Cela intéresse d’avantage les individus et les acteurs peuvent les déformer. Ex : Les travaux sur la délinquance les pouvoirs publics s’y intéressent. 3. 2 – La question de l’obie s réalités du social société objet unique et changeant. n obstacle épistémologique du grec « Espistémé » : « la connaissance » Un obstacle à la connaissance. Chapitre 2 – Genèse du politique et construction de l’Etat L’organisation du pouvoir politique à pris dans le temps et ans l’espace des formes très différentes. Par ex : les cités indépendantes de l’Antiquité, les empires, les seigneuries féodales, les sociétés segmentaires, L’Etat. Il est aussi possible que dans le futur, il y ait dautres formes d’organisations politiques. Ex : l’UE = « objet politique non identifié car présente des caractéristiques originales qui ne rentre pas dans la formule des institutions. ) Les grandes caractéristiques du phénomène étatique 1 L’Etat comme institution monopolistique L’Etat s’est constitué, dans les sociétés occidentales, à partir d’un certain nombre de monopoles, c’est-à-dire des activités ue seul l’Etat peut exercer ; des ressources dont il est le seul ? pouvoir disposer, qu’aucun n’autre groupe n’est en mesure de lui disputer. Jusqu’à récemment, on pa lait des monopoles suivants • Monopole de la production des lois : règles que nul n’est censé ignorer Monopole fiscal : seul l’Etat peut exiger une contribution financière de la part de la population sans aucune contrepartie immédiate.

Ce monopole est très important parce qu’il permet de financer toutes les autres activités monopolistiques de l’Etat Monopole économique, donc celui, très important, d’émettre la onnale Monopole judiciaire : seul l’Etat est habilité à juger et à punir C] pas de pouvoir concurrent étatique peut prendre des décisions qui engagent la collectivité dans son ensemble, ex : décision de signer des traités, de déclarer la guerre etc Monopole de la violence physique légitime En Europe Occidentale, une partie de ces positions monopolistiques se sont érodées dans le cadre de l’Union Européenne, en raison du transfert de certaines de ses prérogatives au niveau de l’UE.

Ex : depuis 1999, une quinzaine d’Etats ont transféré leurs compétences en matière monétaire u niveau communautaire, et ont rejoint la zone euro. On peut dire que certains domaines sont restés au niveau national, et d’autres sont passé au niveau de l’UE 0 architecture hybride. Le monopole étatique le plus essentiel est le monopole de la violence légitime, et il reste encore très largement important au niveau international. La seule instance à avoir Fautorisation de l’usage de la force c’est l’Etat. Cest le monopole de la violence légitime Weber. Ce pouvoir étatique repose sur un mélange de légitimité d’un côté et de contrainte de l’autre.

Pour exercer le pouvoir dans le cadre ?tatique il faut être habilité à le faire par les gouvernés, mais il faut aussi pouvoir contraindre. Cest pourquoi le pouvoir s’appuie toujours en dernier recours sur la force physique. Le monopole de la violence légitime est une ressource considérable, constitue un moyen décisif pour l’Etat parce que c’est lui qui permet de faire fonctionner tous les autres monopoles. Ex : celui qui ne paye pas ses impôts ira en prison. La violence physique n’est pas le moyen d’action habituel de l’Etat, ni le seul mais c’est le moyen spécifique de l’Etat, c’est ce moyen qui permet de différencier ‘Etat des autres institutions et des individus. Néanmoins, dans le permet de différencier l’Etat des autres institutions et des individus.

Néanmoins, dans les sociétés démocratiques modernes, il y a deux éléments importants à souligner par rapport à la contrainte physique de l’Etat : pour que l’usage de la contrainte physique par l’Etat soit légitime elle doit toujours être contrôlée et modérée doit toujours se faire dans le respect des règlements et des lois. Ex : mort de Remy LI débat : usage de la violence légitime contesté. Avant les manifestations n’étaient pas considérées comme égitime, donc on pouvait utiliser de la violence relativement plus légitimement ; désormais les manifestations sont considérés comme un moyen d’expression légitime, et donc, la violence doit être très modérée et contrôlée.

On remarque qu’il y a à long terme une tendance croissante à une utilisation de plus en plus contrôlée de la violence physique pour 2 raisons principales le recours à la violence est gradué pour éviter de créer des dynamiques de radicalisation et pour rester légitime les citoyens ont si bien intériorisés la nécessité d’obéir au pouvoir public, que l’Etat a moins recours à la violence Cela montre qu’il y a une période historique, au long terme, au renforcement de l’autocontrainte : l’incorporation des règles sur lesquelles repose l’organisation d’une société pacifiée. N. Elias (sociologue allemand) a beaucoup travaillé sur l’autocontrainte, qu’il appelle aussi processus de civilisation. Ce processus de civilisation se caractérise par une diminution croissante du degré de violence. Pour Elias, la civilisation, c’est une pacification. pour Elias, il y a un double moteur de cette diminution de la violence, et ces deux moteurs sont liés entre eux : – d’une monopolisati 0 6