Histoire des Arts : Art et Guerre

Histoire des Arts : Art et Guerre

ART ET GUERRES Œuvres choisies : Principale : Education européenne, Romain Gary (matière : français) Satellites : Rome ville ouverte, Roberto Rossellini (Matière : arts plastiques) – Chant des partisans, paroles : Maurice Druon et Joseph Kessel, musique : Anna Marly (Matière Présentation du thè 7 et p g J’ai choisis le thème « art et guerres » car c’est celui qui m’intéresse le plus. Le thème de la guerre est aussi omniprésent dans notre programme d’histoire de 3ème.

De plus, le passé du département de la Haute-Savoie durant le XXème siècle est étroitement lié à la guerre et plus particulièrement à la résistance. J’ai donc décidé d’aborder le sujet de La Résistance en Europe durant la Seconde Guerre Mondiale à partir du roman Education européenne de Romain Gary. J’ai opté pour un livre en tant qu’œuvre principale car je pense les textes plus complets que les films, les images ou la musique. Le récit de Romain Gary est d’autant plus intéressant pour le thème choisi car il est écrit juste après la fin de la guerre qu’a vécue l’auteur.

Cet ouvrage montre tous les aspects de La Résistance, la vie des résistants ainsi que leurs idéaux. J’ai accompagné le roman d’un film

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
(Rome, ville ouverte) et d’un europeenne De Romain Gary (1914-1980) Education européenne est un roman de Romain Gary, paru en 1945. C’est son premier livre écrit sous ce nom. Il le rédige durant l’automne 1943, alors qu’il combat comme aviateur pour les Forces aériennes françaises libres depuis l’Angleterre.

Educatlon européenne reçut le prix des critiques (1945) et remporta un vif succès, notamment avec sa traduction dans 27 langues. Jean-Paul Sarte tenait ce livre comme le meilleur roman sur la résistance. Biographie de l’auteur Romain Gary, pseudonyme de Romain Kacew, né à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes spérances, comme il le racontera dans La promesse de l’aube. Pauvre, « cosaque un peu tartare mâtiné de juif », il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice.

Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940. Son premier roman, Education européenne, paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique. La même année, il entre au Quai d’Orsay. Grâce à son métier de diplomate, il séjourne ? Sofia, La Paz, New York, Los An eles. En 1948, il publie Le grand vestiaire et recoit le prix G 56 pour Les racines du 0F sagas : La comédie américaine et Frère Océan.

Sa femme se donne la mort en 1970 et les romans de Gary laissent percer son angoisse du déclin et de la vieillesse : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Clair de femme, Les cerfs-volants. Romain Gary se suicide à Paris en 1980, laissant un document posthume où il révèle qu’il se dissimulait sous le nom d’Emile Ajar, auteur de romans à succès : Gros Câlin, L’angoisse du roi Salomon et La vie devant soi, qui a reçu le prix Goncourt en 1975.

Les grandes lignes du livre : – L’histoire Le jeune Janek Twardowski, environ 17 ans, est le fils d’un édecin polonais dans la ville alors polonaise de Wilno. Au début de l’hiver 1942, alors que la bataille de Stalingrad commence, Janek se voit intimer par son père l’ordre de se terrer littéralement dans forêt afin de ne pas subir le sort des deux fils aînés tués au combat. Pour cela son père et lui ont creusé une kryjéwka, une cachette, dans le sol de la forêt, aux murs renforcés, camouflée, et provisionnée de dix sacs de cinquante kilos chacun de pommes de terre.

Après plusieurs jours sans nouvelles de son père, qui est robablement tué lors d’une répression de l’armée alle t à la demande de celui- 30F tentent de survivre à la famine comme ils le peuvent, en courbant le dos ou en collaborant avec la puissance occupante. Un jour il rencontre Zosia, une jeune fille de son âge qui est utilisée par les résistants pour récupérer des informations auprès des Allemands en se prostituant et recueillant leurs confidences.

Tous deux tombent amoureux et décident de se cacher ensemble dans la kryj6wka où ils découvrent le sens de l’amour et de l’espérance malgré le froid extrême, la faim omniprésente, et les maladies (choléra et tuberculose) qui déciment les partisans polonais. Zosia décide de ne plus continuer son rôle de renseignement, ce que les partisans acceptent, jusqu’au jour où le chef la convainc d’aller voir les Allemands une dernière fois pour leur soutirer des informations sur un étrange convoi de camion qui semble monter sur le front russe de la bataille de Stalingrad.

Elle s’exécute et confirme l’objectif du convoi et sa cargaison que le groupe attaquera victorieusement, en sacrifiant toutefois l’un des leurs. La victoire russe à Stalingrad redonne de l’espoir aux combattants et leur démontre que le recul et la défaite allemande sont possibles. En 1 945, Janek, maintenant devenu jeune lieutenant sous l’uniforme de l’armée polonaise en combattant durant la fin de la guerre vers l’ouest, revient dans sa VIIIe natale et revoit sa cachette dans la forêt. Il repense aux trois années écoulées qui l’ont vu devenir un homme et le père d’un jeune enfant fruit de son union avec Zosia. Les personnages principaux : – Janek, le « héros » et personnage principal – Le docteur Twardowski, le père de Janek – Zosia, l’amoureuse puis la femme 4 OF l,’ principal – Zosia, l’amoureuse puis la femme du héros L’étudiant Dobranski, résistant, meilleur ami du héros, crivain – Un titre énigmatique : En effet, le titre éducation européenne est assez intrigant mais il se révèle plein de sens au cours de la lecture. Il affiche la visée politique au sens large. Ce n’est pas seulement un récit de guerre, c’est le témoignage d’un homme qui à vécu la guerre.

C’est aussi le titre du livre qu’écrit l’étudiant Dobranski , le meilleur ami de Janek qui est aussi un partisan (on remarquera que l’étudiant se nomme Adam, comme le premier homme. )- Ce dernier trouve dans l’écriture un refuge. Dans ce livre il explique que l’Éducation européenne est celle de la souffrance, de la faim, u froid mais aussi celle de l’espoir, de la résistance, du culte de la liberté, de l’amour et de toutes ces valeurs indispensables à la survie physique et morale des résistants.

Par l’intermédiaire de ce livre il exprime sa foi dans le beau et sa volonté de garder espoir. L’étudiant, mourant, donne à Janek la tache de finir son livre peu avant la fin de l’histoire. Gary écrit à la fin « En Europe on a les plus vieilles cathédrales, les plus vieilles et les plus célèbres Universités, les plus grandes librairies et c’est là qu’on reçoit la meilleure éducation – de tous es coins du monde, il paraît, on vient en Europe pour s’instruire.

Mais à la fin, tout ce que cette fameuse éducation européenne vous apprend, c’est comment trouver le courage et de bonnes raisons, bien valables, bien propres, pour tuer un homme qui ne vous a rien fait phrase très repr l,’ vous a rien fait phrase très représentative de cette fameuse Education européenne. Cette Education européenne à des côtés positifs comme négatifs, elle enseigne aussi le fait de « rester humain » en défendant ses valeurs et ses idées même de façon parfois violentes et choquantes, en temps de guerre. Un rêve européen : « Le patriotisme, c’est l’amour des siens.

Le nationalisme, c’est la haine des autres. Les Russes, les Américains, tout ça… Ily a une grande fraternité qui se prépare dans le monde, les Allemands nous auront valu au moins ça… » Cette phrase est un bon exemple de la volonté d’unification et de pacification d’abord de l’Europe (Romain Gary fait passer en permanence l’unification de l’Europe en premier plan par rapport au monde) et ensuite du monde. Cette idée transparaît tout au long du roman surtout dans les dialogues des personnages en particulier dans les paroles de l’étudiant Dobranski.

Malheureusement cela reste un rêve et l’auteur le fait bien comprendre dans le poème « Un rêve européen » qu’il intègre ? son livre. – Un homme reste un homme : Pendant la lecture de ce livre, on peut remarquer à plusieurs reprises que monsieur Gary nous rappelle « qu’un homme reste un homme Premièrement, les partisans « restent humains » car ils refusent de se plier aux exigences et aux décisions nazies ; ils conservent leurs convictions et leurs Idées sans devenir de simples « robots » obéissants.

Deuxièmement, tous les personnages (excepté les généraux nazis) sont décrit comme capables d’éprouver des sentiments, es sensations. Le 6 OF l,’ généraux nazis) sont décrit comme capables d’éprouver des sentiments, des sensations. Les villageois ont peur, faim, éprouvent parfois de la culpabilité de ne pas résister ? l’occupant et parfois de l’aider pour protéger leur famille. Les soldats allemands se sentent perdus, étrangers à ce pays, ils ne comprennent pas pourquoi ils y sont, ils ont peur eux aussi. Les partisans souffrent, attendent anxieusement l’issu de la bataille de Stalingrad, eux aussi ont peur.

On remarque que la peur est omniprésente dans ce livre mais tous les personnages ne la vivent pas de la même manière : les artisans la surmonte, la masquent ou bien la mettent de côté afin de résister, les villageois sont terrorisés par les militaires allemands mais aussi par les partisans et agissent par peur quand on le leur ordonne, les soldats ont peur de « l’inconnu des partisans mais aussi de leurs supérieurs. La culpabilité aussi est omniprésente : les villageois ont choisis de protéger leur famille et se pensent lâches, les partisans et les allemands s’en veulent de tuer des hommes qui ne leur ont rien fait.

Au final, tout le monde se sent coupable et cette culpabilité amène la peur de ses amis. Tout le monde à peur et réagis d’une anière qui lui est propre et cela peut amener de la culpabilité. C’est un cercle vicieux qui résume en quelque sorte la guerre. Cela nous ramène évidemment au titre du roman car cette Educatlon européenne enseigne le fait de « rester un homme Analyse d’un extrait : n rêve europée U Combien d’hommes ont attendu ainsi ?

Que le dernier tract soit imprimé, Que la dernière grenade soit mordue et lancée. J’attends que la dernière victime tombe, pour avoir crié :  » Vive la Liberté ‘ Que le dernier Etat souverain Croule sous les coups des patriotes européens. J’attends que toutes les capitales Deviennent des villes de Province, Que meure l’écho dans le monde Du dernier chant national. Que l’Europe se lève enfin en marche, Ma bien-aimée prostrée et piétinée… J’attends dans ma cellule antique. Combien d’autres hommes attendent comme moi ?

Romain Gary, Education européenne On est en 1942, en Pologne, dans un roman de Romain Gary. C’est un résistant qui écrit ce poème, Adam Dobranski. J’apprécie la beauté du rêve de dépassement des frontières, d’unité à travers les nations. J’ai choisis cet extrait car je le trouve assez proche des idées véhiculées par le roman. Le texte est structuré en quatre quatrains, avec des rimes libres. e volonté . A travers ce poème on distingue la lourde histoire de l’Europe durant la seconde guerre mondiale.

La résistance, ici mise en avant, combat le nationalisme mais la volonté pacifiste de l’écrivain veut quand même tem s ue la guerre s’achève, les violences (des nationaliste tants) meurent en même sur le fait qu’elle dure (« cellule antique Cette attente est collective d’autres hommes par toutes les allusions aux actes de résistance et à la violence de la guerre, la volonté pacifiste et unificatrice de l’auteur dure malgré la longueur de l’attente. Cattente se transforme en patiente, mais seulement finira-t-elle n jour ? Un rêve… impossible ? De cette volonté pacifiste et unificatrice l’on peut traduire un rêve qui, semble-t-il, était déjà considéré comme impossible par l’auteur. En effet on voit à travers cette volonté d’une unité européenne que toutes les capitales deviennent des villes de Province ») l’impossibilité de réalisation de ce rêve car ; même si les frontières sont plus grandes, elles restent des frontières. L’Europe devient ainsi une nation comme une autre, juste plus grande. Sans doute Gary était-il moins européen qu’internationaliste. C’est, avec l’idée d’ « éducation européenne ‘idée qui revient le plus souvent dans ce roman. ans le domaine artistique, j’affirme que la définition du neoréalisme en cinématographie correspondrait, à mon avis, à ce livre. Rome, ville ouverte De Roberto Rossellini (1906-1977) Rome, ville ouverte (titre original : Roma, città aperta) est un film italien de Roberto Rossellini tourné en 1944, réalisé en 1945 et distribué en France et en Italie en 1946. Avec : Anna Magnani (Pina), Aldo Fabrizy (Don Pietro Pelligrini), Marcello Pagliero (Giogio Manfredi, alis Luigi Ferraris Harry Feist (Major Bergmann), Francesco Grandiacquet ( ria Michi (Marina Mari), 0 7