histoire de l’archéologie

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HISTOIRE DE L’ARCHÉOLOGIE l/ Sommaire Les origines: la conscience du passé a. L’antiquité grecque et romaine b. La chine c. Le Moyen Age 2. Naissance des antiquaires: de la renaissance aux lumières (du 16è au 18è a. Naissance des collections b. L’objet archéologiq c. Les premières fouil 3. Naissance de l’arc a. La remise en caus de la préhistoire or 16 Sni* to View (le 19è s. ) ce de la géologie et d. 4. Le rôle de l’évolutionnisme c. La théorie des 3 âges et l’histoire culturelle de l’homme Le développement des méthodes et techniques De la fin du 19ème s. aux années 1950 a Mise en place de la chronologie

Naissance de la typologie c Définition des cultures archéologiques et discussion sur leur origine d. De nouvelles méthodes: les sciences appliquées à l’archéologie 5. A la recherche de nouvelles perspectives (1930-2000) a. Les innovations méthodologiques et technologiques b. Nouvelles interrogations, nouveaux modèles en tant que résultat d’une enquête et non un récit de fondation ; Thucydide compare les sources Les plus anciens textes non conservés remontent au Ve s. av. n. e. (Hippias ou Hellanikos) Varron Traité d’antiquitates (41 livres sur les choses humaines et divines) correspondant de Cicéron &

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collaborateur de Pompée

L’observation des ruines est nécessaire pour comprendre le monde Cependant la curiosité des auteurs antiques pour le passé est de nature phllosophique et n’amène pas à créer le métier de l’historien Elaboration de modèles théoriques • théorie des stades de développement de l’humanité : chasse – pastoralisme – agriculture – Idée du progrès technique (Lucrèce) : succession pierre – bronze – fer 2) La chine Développement du goût des antiques chez les aristocrates collectionneurs.

Un atout : la continuité des idéogrammes laissant accès aux sources et inscriptions Interprétations d’inscriptions dès les IIe -Ier s. v. n. e. Importance des sources épigraphiques. 1 ers catalogues d’antiquités au XIe-Xlle s. (classement typologique, cartographie et plans de cités anciennes) 3) Le Moyen Age Avec l’effondrement de l’e PAGF disparait un référentiel roi d’Italie).

Il/ Naissance des antiquaires: de la renaissance aux lumières (du 16è au18è Lors de la renaissance, l’Europe découvre le monde: voyages de découverte dans le but d’assurer des empires commerciaux mettent les sociétés occidentales en contact avec de nombreuses sociétés technologiquement moins ou plus évoluées naissance des sciences modernes: physique, chimie, astronomie, édecine remise au goût du jour de l’antiquité et lecture des auteurs latins et grecs dans tous les domaines, notamment les auteurs historiques (Homère, Hésiode, Pline, Lucrèce) l’imprimerie permet une diffusion considérable de l’écrit vers de nouveaux publics Rome Lente accumulation de réflexions et d’observations des ruines antiques: monuments, inscriptions, monnaies (naissance de la topographie, de l’épigraphie, de la numismatique). Chaque prince ou souverain veut disposer à côté de sa collection de peintures d’un cabinet de curiosités dans lequel les antiques ont un rôle central. D’Italie, la mode se répand en France, Angleterre, Allemagne, Espagne et Scandinavie. On découvre des antiquités locales, mégalithes, urnes, silex taillés ( » céraunies I’) qu’on décrit et répertorie aux côtés des monnaies et des inscriptions romaines.

En Allemagne, les érudits réunissent les premières collections d’inscriptions latines relatives aux villes de Germanie, en Grande- Bretagne ce sont les mon s qui deviennent des 16 est nommé par le pape conservateur des antiquités de Rome, en Allemagne le poète Conrad Celtis se veut le prince des antiquaires, en France Rabelais s’enthousiasme pour les ntiquités de Rome. Les collections sont enrichies par des expéditions dans des pays tiers comme celle d’Egypte, par collectes, dons ou pillages et sont parfois le fait de diplomates, tradition qui se perpétue jusqu’au XXe s. b. L’objet archéologique en question Sous l’impulsion du développement des sciences, mise en doute de l’origine céleste et hypothèse de la fabrication humaine de ces objets.

Les pierres taillées étaient interprétées comme des «pierres de foudre» ou céraunies, les vases et autres objets archéologiques naissaient spontanément du sol ou étaient apparus au moment e la création en même temps que les plantes et animaux. La synthèse de ces idées est réalisée par Mercati (1541-1593), superintendant des jardins botaniques du Vatican et médecin. Collectionneur de fossiles et d’outils taillés, il est impressionné par l’accumulation d’objets ramenés du monde entier par les explorateurs espagnols, portugais et italiens. Il établi la relation entre les écrits antiques et la bible avec les objets qu’il interprète comme fabriqués par l’homme.

La « Metallotheca» est seulement publiée en 1717 mais connue dès le 17ème s. c. Les premières fouilles et publications Au XVIIème siècle les antiquaires vont publier de grands recueils d’antiquités illustrés comme ceux du bénédictin Bernard de Montfaucon (L’antiquité illustrée) ou du Comte de Caylus (Recueil d’antiquités). Ils réfléchissent aux méthodes de la description et de l’illustration, ils développent des entreprises de fouille 6 aux méthodes de la description et de l’illustration, ils développent des entreprises de fouilles systématiques dont le prototype sera les fouilles d’Herculanum et de Pompei financées par les souverains de Naples à partir de 1709. En France, B. e Montfaucon publie la fouille de la tombe égalithique de Cocherel fouillée en 1685 en Normandie et la tombe de Childéric 1er – roi des francs – est découverte par hasard et «fouillée» en 1653 à Tournai (il s’agit plutôt dans ce cas de récupération de trésor). Le comte de Caylus pose les bases de la méthode comparative et de la typologie qui sont au cœur de l’archéologie: chaque objet, d’où qu’il vienne et de quelque époque qu’il soit, possède des caractéristiques qui permettent à un œil exercé de l’identifier. Il publie des documents originaux, fait relever des monuments, fait dessiner et étudier ses collections, privilégie le savoir au lieu de la ossession, s’intéresse aux techniques (lui-même est graveur).

L’histoire de l’art de l’antiquité de Winckelmann (parue en 1764) est le premier essai d’une histoire systématique de l’art antique qui tente de replacer les œuvres dans leur contexte. 1. Naissance de l’archéologie comme science (le 19è s. ) Une nouvelle vision de l’histoire de l’humanité: a. La remise en cause de la bible et la naissance de la géologie et Au cours du 19è s, on assiste à la remise en cause de l’idéologie dominante chrétienne et de la théorie biblique de la création du monde sous l’impact du développement des sciences naturelles. Il y a des précédents, mais ceux-ci étaient jusqu’alors réprimés par l’inquisition.

En 1657, le médecin et pasteur calviniste Isaac Lape PAGF s 6 jusqu’alors réprimés par l’inquisition. En 1 657, le médecin et pasteur calviniste Isaac Lapeyrère abjure de ses thèses car il avait supposé l’existence d’hommes antérieurs à Adam et tenté de le démontrer. Le calcul de la date de la création avait été effectué très officiellement par l’archevêque J. LJSCHER en 1640, qui avait avancé la date de 4004 av. J. -C. , d’après la chronologie biblique. La naissance de la géologie remet à nouveau cette théorie en cause. G. CUVIER (1769-1832) tente un impassible compromis, en élaborant la théorie du catastrophisme qui interprète les dépôts géologiques en termes de catastrophes naturelles successives.

Cette hypothèse n’est pas en désaccord avec le déluge et une création divine de la terre, contrairement à celle dautres géologues comme LYELL qui prônent des processus exclusivement naturels. La haute antiquité de l’homme : naissance de la stratigraphie La géologie fournit des éléments de datation : le système chronologique de Cuvier est basé sur la stratigraphie ; il date les fossiles par attribution aux strates même s’il récuse la ontemporanéité entre l’homme et les mammlfères anciens Des preuves de l’antiquité de l’homme sont apportées par Boucher de PERTHES (1788-1868), qui découvre des bifaces dans les terrasses de la Somme à Abbeville en 1844 et affirme l’existence de l’homme préhistorique. b.

Le rôle de l’évolutionnisme La notion d’évolution va être peu à peu adoptée et intégrée ? l’archéologie pour expliquer Phistoire des sociétés humanes. Transformisme de LAMARCK (1744-1829) s’oppose au catastrophisme de CUVIER: les espèces dérivent les unes des autres et se transforment en s’adaptant à leur environnement 6 CUVIER: les espèces dérivent les unes des autres et se transforment en s’adaptant à leur environnement DARWIN (1809-1882) publie en 1859 «De l’origine des espèces par la voie de la sélectlon naturelle» où il développe la théorie de la sélection naturelle comme moteur de l’évolution des espèces animales. uis en 1871 il publie «The descent of man» où il applique la théorie de l’évolution à l’homme et recherche un ancêtre commun à l’homme et aux singes. En anthropologie, on va retrouver ces idées pour retracer une histoire linéaire des sociétés humaines: toutes les sociétés sont assées ou passeront par différents stades de développement socio-économiques. Les auteurs grecs et latins soutiennent l’idée d’une transition d’un Age du Bronze à un Age du fer avec des spéculations ethnographiques sur l’existence antérieure d’un Age de pierre. Ces idées restent d’ordre philosophique et ne sont pas connectées à des trouvailles d’objets archéologiques, qui sont alors considérés comme des objets d’origine céleste avec des propriétés magiques.

Ce que l’on appelle désormais la théorie des 3 âges va être formulée explicitement au Danemark par Christian Jürgensen THOMSEN (1788-1865) En 1836 il publie le «Guide des antiquités nordiques». Il s’agit d’une première histoire culturelle de l’humanité fondée sur le développement des techniques et donc d’une théorie évolutionniste. Fils de banquier, amateur d’antiquités, il devient en 1816 le responsable de la commission royale pour la préservation des antiquités danoises. Il réorganise les collections en fonction de la théorie des 3 âges dans le musée des antiqui 7 6 réorganise les collections en fonction de la théorie des 3 âges dans le musée des antiquités nationales te sépare les objets dans es salles différentes. ?l_’expérience démontre que des conditions semblables et en particulier un niveau culturel équivalent conduisent à des instruments équivalents pour produire des biens nécessaires» Il publie son système chronologique en 1836 «Guide des antiquités nordiques», traduit + tard en anglais. Ce système est repris par des archéologues scandinaves, anglais et français. II fonde les bases de la taxonomie culturelle, c. -à-d. le classement des objets en différentes traditions culturelles et les bases de la méthode typologique, c. -à-d. du classement des objets en types. Oscar Montelius élabore patiemment un système général de classement des outils de l’Europe préhistorique qu’il croise avec les données des sites de l’Europe méditerranéenne.

Sophus Müller (1846-1934) jette les bases d’une archéologie fonctionnaliste en s’intéressant aux variables typologiques dans leur contexte régional. En Grande-Bretagne A. Pitt-Rivers imagine une théorie générale de l’évolution des techniques et des objets archéologiques qu’il conçoit comme un arbre dont les branches se développent dans des ramifications infinies. En anthropologie, la théorie des 3 âges est reformulée par TYLOR 1832-1917), MORGAN (1877 «Ancient society») pus Marx et Engels Selon Morgan : sauvagerie : 1 . découverte du feu, 2. invention de l’arc, 3. de la poterie barbarisme : 1. domestication des animaux, 2. usage du fer, 3. alphabet et écriture civilisation d.

Le développement des méthodes et techniques : Innovation des méthodes et techni ues de fouille, d développement des méthodes et techniques . – innovation des méthodes et techniques de fouille, de relevé monumentaux, développement de l’épigraphie. – Le déchiffrement des écritures fait faire un bond en avant considérable à l’archéologie des débuts de l’histoire, notamment e déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion en 1822, le cunéiforme à partir de 1835-1840. Du 17e s ; à la fin du 19e s, on passe progressivement de la collecte d’objets et du pillage systématique à la fouille systématique et à l’étude des vestiges.

Sir Flinders PETRIE (1853-1942) réalise des études minutieuses de tous les artefacts et utilise la méthode de la sériation ou datation relative entre ensemble de tombes. Il est un des premiers ? utiliser les graphes évolutifs de mobilier. Henrich SCHLIEMANN (1822-1887) qui malgré son obsession de retrouver les sites correspondant aux épopées homériques, onde les bases de la fouille stratigraphique moderne. À la fin du XIXème siècle, l’archéologie est devenue une discipline à part entière entre les sciences de l’homme et les sciences de la nature. À un pôle du spectre se développe une archéologie historique discipline auxiliaire de l’histoire ancienne et médiévale qui privilégie les sources textuelles, les découvertes épigraphiques, les ensembles monumentaux. ? l’autre pôle une archéologie naturaliste qui porte son attention sur les origines de Ihomme et qui tire une part de ses informations de la géologie et de la paléontologie. 2. De la fin du XIXème s. ux années 1950 La mise en place du cadre chronologique et culturel de l’histoire de l’humanité a. Mise en place de la chr l’histoire de l’humanité a. Mise en place de la chronologie : – La chronologie absolue de l’Europe du nord est établie d’après la corrélation avec la chronologie historique des civilisations urbaines du Proche-Orient et de méditerranée. Ces méthodes vont être à la base des chronologies européennes (REINECKE en Allemagne). b.

Naissance de la typologie : • Les études de classification des artefacts dominent au 19 ème s : on s’achemine vers une étude détaillée des sites et es vestiges reglon par région et période par période. La documentation s’accumule, même si elle n’est pas toujours collectée de manière rigoureuse. • En Europe du nord, oscar MONTELIUS en 1903 dans « Die Typologische Methode » va se baser sur les idées de THOMSEN pour classer les objets selon leur matière et leur forme. Il met de l’ordre dans les grandes collections d’objets en les décrivant systématiquement (typologie) et en établissant leur distribution dans le temps (chronologie) et dans l’espace (répartition spatiale). c.

Définition des cultures archéologiques et discussion sur leur rlglne Culture archéologique : ensemble de traits culturels matériels régulièrement associés (cultures-blocs ou monothétiques au sens de D. CLARKE) L’origine des civilisations en question: • essai de corrélation avec des peuples, races et langues en rapport avec les théories raciales de l’époque (indo-germains), tentative de reconstitution de l’histoire des sociétés passées en termes évènementiels comme migrations de peuples. • Au début du 20éme s, le débat fait rage entre les partisans d’une évolution sur place (KOSSINNA 1 g 11 ou d’une évolution depuis l’orient (SCHUCHART 191