Histoire de la langue francaise

Histoire de la langue francaise

NOM : DAYANE PROANO DATE : JUNE, IE 2014 PROFESSEUR : RUTH JULIEN FRANCE LA LANGUE FRANÇAISE pour rendre compte de l’évolution d’une langue, le linguiste distingue traditionnellement deux sortes de facteurs : des facteurs internes, c’est-à-dire des mécanismes de changements proprement linguistiques, dus aux modifications et au réaménagement des systèmes, et des facteurs externes, ? savoir les modificatio que les événements or 12 ont sur le lexique un to nextggge est impossible de me historique un fait de hniques, etc. ainsi non linguistiques rnable, mais il port avec un fait n peut seulement ffirmer que les périodes de faiblesse politique et de désordre social accélèrent l’évolution d’une langue, tandis qu’un pouvoir fort et la centralisation ont tendance à la fixer. D’autre part, les changements linguistiques sont très lents, beaucoup plus lents que les changements sociaux ; aussi n’est-il pas rare de voir certaines évolutions freinées ou stoppées par l’apparition de nouveaux facteurs externes avant d’être arrivées à leur terme. Cet enchevêtrement des causes rend délicate l’interprétation de leurs effets.

Les études d’histoire linguistique ont ensuite connu une ésaffection et l’histoire de la langue a été totalement abandonnée, du moins sous la forme de synthèses que lui avaient donnée ses créateurs.

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La raison principale en est la domination, dans les sciences humaines, des théories structuralistes, structuralistes, bien que leur incompatibilité avec l’histoire vienne plutôt de prémisses mal posées que de questions de fond. D’ailleurs la linguistique historique dans sa dimension temporelle, diachronique, n’a jamais cessé d’être pratiquée (il y a un structuralisme diachronique).

C’est la dimension sociale de l’histoire qui s’est trouvee évacuée par la prééminence accordée ux descriptions synchroniques des structures, c’est-à-dire aux permanences, aux invariants. Histoire • Du latin au français L’histoire du français, langue romane, commence au latin, non pas au latin classique mais au latin « vulgaire » ou « populaire » ou encore « roman commun » : on appelle ainsi ce que l’on suppose avoir été la langue parlée dans la partie occidentale de l’Empire romain. De l’ancienne langue celtique gauloise, qui n’était pas écrite, il n’est resté que quelques mots.

Les invasions germaniques en Gaule entraînent, avec le morcellement et a faiblesse du pouvoir politique, la ruine des lettres et des études latines et une accélération de l’évolution qui fait éclater le gallo-roman en dialectes multiples répartis en deux groupes principaux : le groupe d’oil au nord et le groupe d’oc au sud. En même temps, un nombre assez important d’éléments germaniques pénètrent dans la langue. • L’ancien français La situation linguistique La période qui s’étend du Xe au XIIIe siècle voit s’établir puis s’effondrer la féodalité.

Chrétienne, diversifiée et fortement hiérarchisée, guerrière, agricole et campagnarde plus qu’urbaine, elle est la société féodale. Tout au long de son histoire, l’unification I 12 la société féodale. Tout au long de son histoire, l’unification linguistique de la France est liée à son unification politique et aux progrès de la centralisation. La cour du roi, fixée à Paris, est malgré quelques éclipses une des plus brillantes ; la capitale doit aussi son rayonnement intellectuel à ses écoles et à son Université.

La centralisation de l’administration et du pouvoir judiciaire va dans le même sens – à partir du XIIIe siècle, la justice royale s’affirme aux dépens des juridictions seigneuriales ou cclésiastiques. Aussi, il semble bien que se soient élaborées très tôt dans le domaine d’oil des variétés écrites communes, scripta administrative, koïne littéraire, plus ou moins fortement teintées de traits dialectaux selon les époques et les régions, mais intelligibles dans tout le Nord et ne s’identifiant à aucun dialecte localement parlé.

Au XIIe siècle, la langue des œuvres littéraires présente des différenciations provinciales : normandes (Béroul), picardes (Jean Bodel) ou champenoises (Villehardouin, Chrétien de Troyes). Au XIIIe siècle, de nombreux témoignages montrent e prestige et l’influence croissante de l’ancien français « commun », illustrée à partir de 1276 par l’immense succès du Roman de la Rose. De même, les scriptae réglonales perdent au fil du temps leurs traits dialectaux.

Ce que l’on a appelé le francien, à la suite des romanistes de la fin du XIXe siècle, semble finalement ne pas avoir existé en tant que langue parlée en Île-de-France mais correspondrait plutôt à la scripta de cette région. Le dialecte local réellement parlé dans les milieux populaires nous reste peu ou 19 cette région. Le dialecte local réellement parlé dans les milieux opulaires nous reste peu ou prou inconnu. Dans le Midi, la situation linguistique générale présente la même organisation ; mais l’occitan comme langue littéraire dépérit après la croisade des Albigeois (XIIIe s. ; la scripta provençale résistera un peu plus longtemps. Et le domaine dioc restera fractionné en de multiples parlers locaux. • Le moyen français De la guerre de Cent Ans à la Renaissance Dans ce laps de trois siècles, la périodisation est très discutée. Si la plupart des historiens de la langue sont à peu près d’accord sur la limite supérieure (première moitié du XIVe s. , l’appartenance du XVIe siècle à l’entité moyen français est souvent remise en question.

L’expression elle-même de « moyen français due sans doute à Darmesteter et imposée par Ferdinand Brunot, n’est pas exempte de connotations téléologiques, et parfois dévalorisantes, que formule autrement Charles Bruneau lorsqu’il parle de « français fluant De toute façon, il importe de rejeter l’idée que le moyen français serait un état de langue intermédiaire qui permettralt de « passer » de l’ancien français au français moderne, via la langue de la Renaissance et le français classique.

Les systèmes linguistiques et les conditions socio-historiques sont suffisamment distinctes et caractéristiques pour qu’on les décrive de façon autonome. Il reste que de nombreux traits encore présents dans les états de langue postérieurs apparaissent au XIVe siecle et que la langue française connaît alors de profondes transformations. Telles que des écrivains comme Froissart ou Vill 2 française connaît alors de profondes transformations.

Telles que des écrivains comme Froissart ou Villon, médiévaux par la culture et les thèmes, emploient une langue beaucoup plus proche de elle de Rabelais que de celle de Joinville ou de Rutebeuf. Ici, l’histoire de la langue et celle de la littérature ne coïncident pas. • L’époque classique La Cour et la ville L’unité de cette période tient au fait que l’on considère surtout la langue littéraire. Or celle-ci fait l’objet d’une élaboration consciente et atteint vers 1660 un état d’équilibre dans lequel on essayera de la maintenir au siècle suivant.

Cette vue générale et commode ne doit pas cacher que, dans ses manifestations burlesques ou précieuses au XVIIe siècle, dans le développement des langages scientifiques et techniques au XVIIIe siècle, ce rançais écrit présente des caractères divergents très importants ; que la langue populaire est toujours mal connue ; que la langue parlée cultivée, un moment influencée par les exigences classiques, se « corrompt » dès le début du XVIIIe siècle.

La réglementation de la langue a d’abord été l’œuvre des salons et de la Cour, sous la férule de • Du langage révolutionnaire à l’académisme de l’Empire Le bouleversement politique et social de la Révolution ne pouvait manquer d’avoir des incidences importantes sur l’évolution du français et sur son expansion. La classe bourgeoise accédant au ouvoir, le bon usage aristocratique est remplacé par l’usage bourgeois, surtout par celui de la bourgeoisie parisienne qui s’imposera définitivement un peu plus tard, vers 1830.

Les barrières sociales étant renver PAGF s 9 barrières sociales étant renversées au moins théoriquement, la langue populaire, pour la première fois depuis le Moyen Âge, exerce une influence notable sur la langue commune. pour la première fois aussi, l’historien dispose de documents rédigés en langue populaire, par exemple les cahiers de doléances envoyés aux États généraux de 1789.

De plus, les contacts se multiplient entre Paris et la province. On a parlé à juste titre d’osmose entre les discours des différents groupes sociaux et entre les patois et le français. Cependant, le système morpho-syntaxique de la langue écrite, littéraire et oratoire, « bien national » pour lequel les révolutionnaires professaient un grand respect, reste intact. Il ny a que des germes de changements qui se développeront plus tard. ?? L’État, l’école et les mass media et changement Ne pouvant rendre compte ici de tous les facteurs historiques et sociaux qui, depuis 1815, ont influé sur la langue, on se bornera à montrer que les conditions dans lesquelles elle évolue sont ntièrement nouvelles, marquées par la lutte entre des forces de conservation d’une puissance inconnue jusqu’alors et des forces de changement irrésistiblement accélérées. Les nouvelles tendances Le lexique, comme toujours, se modifie vite et profondément : le français devient une langue encyclopédique. ? partir de 1830, les inventions scientifiques et leurs applications font pénétrer dans le français commun des vocabulaires entiers dont beaucoup de termes prennent un sens général (s’oxygéner, aiguiller). Plus que jamals, la PAGF 19 entiers dont beaucoup de termes prennent un sens général (s’oxygéner, aiguiller). Plus que jamais, la langue tend à se diviser en une multitude de registres qui possèdent leur vocabulaire et leurs clichés, chaque usager étant susceptible d’en utiliser plusieurs : discours politique, sportif, médical, jargons scientifiques.

Suivant les domaines, les vocabulaires spécialisés ont emprunté et empruntent encore pour se développer au grec et au latin – ou à l’anglais : une vague d’américanisme qui a relayé l’anglomanie endémique au XIXe siècle modifie maintenant le mode de formation des mots (auto-école, formation française école de conduite), et gagne la langue de tous les jours. Le succès de ces vocables est très net dans les domaines ou l’américain est senti comme une langue de prestige et où la dominatlon économique est patente : publicité, secteurs techniques comme l’informatique, etc.

Cependant, les mouvements récents du lexique français ne peuvent se réduire à ces emprunts, si visibles soient-ils. Les procédés de composition et de dérivation restent la source principale de renouvellement. Le système des affixes est en cours de redistribution : si -age, -on, -oir, re-, par exemple, paraissent moins productifs, les créations à partir de -isme, -ion, uto-, anti-, etc. s’étendent jusqu’à susciter des familles entières (comme celles de télé- et de ciné-). La dérivatlon à partir de souches françaises reste bien vivante (filmer, jardinerie) même si on a tendance à dédaigner comme incorrects ou populaires les mots ainsi formés, qui ne pénètrent que lentement dans la langue cultivée (chapeauter, dégoûtation). 7 2 formés, qui ne pénètrent que lentement dans la langue cultivée (chapeauter, dégoûtation). ?? Le français hors de France Une langue de l’universel Aux XIIe et XIIIe siècles, le français a joué le rôle de deuxième angue internationale après le latin. C’est ce qu’on a pu appeler la première universalité de la langue française, parlée dans de nombreuses cours et servant de langue écrite de vulgarisation dans certains pays (l’Italie par exemple). Elle profite du prestige de l’Université de Paris, de la vogue de notre littérature traduite dans presque tous les pays européens et du rayonnement de l’art gothique.

La très brillante Renaissance italienne assure à l’italien, aux XVe et XVIe siècles, la première place comme langue de culture, et suscite en France une émulation jalouse. Cependant, avant le XVIIe siècle, le français n’a pas acquis les qualités qui le rendront classique et contribueront à l’imposer à l’Europe. Cette deuxième universalité de la langue française au XVIIIe siècle n’est pas le fait d’une politique concertée de la royauté.

Au rayonnement des grandes œuvres littéralres du XVIIe siècle, au prestige des « philosophes il faut ajouter le rôle considérable de la presse française, la création d’un important commerce de librairie en français aux Pays-Bas (conséquence inattendue de la censure sévère établie dans le royaume sous Louis XIV), et l’exode des rotestants après la révocation de l’édit de Nantes, sans compter le succès des troupes théâtrales et celui des correspondances internationales (Bayle, Grimm, Diderot). ? la veille de la Révolution, le français est la langue diplomatique par e 9 (Bayle, Grimm, Diderot). À la veille de la Révolution, le français est la langue diplomatique par excellence (privilège qu’il perdra au traité de Versailles en 1919). Il est répandu dans les classes cultivées et dans toutes les cours européennes. Le pays le plus francisé est l’Allemagne, où l’Académie de Berlin, en 1782, met u concours un sujet révélateur : « Quiest-ce qui fait la langue française la langue universelle de l’Europe ? ? La Révolution marque la fin du destin universel du français. Petit à petit, les classes aristocratiques européennes qui faisaient sa fortune perdent de leur importance, et les revendications nationales affirment l’importance des autres langues nationales. Mals d’autres facteurs d’expansion apparaissent. Les émigrés comme les soldats de Napoléon contribuent à répandre un français parlé ; la connaissance des langues étrangères devient nécessaire, et le français se trouve de plus en plus enseigné ors de ses frontières.

Ainsi la situation se maintient avec des fluctuations au XIXe siècle. À partir des années vingt, malgré des périodes brillantes, elle n’a cessé de se détériorer. Âges et visages du français Héritage et personnalité Longtemps on a cru et enseigné que le français avait mis des siècles à se déprendre de l’influence latine et qu’il n’était, par le fait, que du latin continué, non pas seulement (ce qui éclate aux yeux) par son lexique, mais aussi par sa syntaxe et ses habitudes rhétoriques.

Les progrès de la linguistique ont permis de mettre n évidence, tout au contraire, la promptitude avec laquelle s’est affirmée l’autonomie des structures du français, dès contraire, la promptitude avec laquelle s’est affirmée l’autonomie des structures du français, dès lors que le latin eut cessé d’être manié communément en Gaule. L’une des plus belles démonstrations administrées à cet égard est celle que R. L. Wagner a consacrée aux modes d’expression du couple hypothèse-conséquence en français : niest-il pas étonnant de constater que « tous les emplois modernes de la forme en -rais en phrase hypothétique comme en phrase non hypothétique e rencontrent dans le plus ancien français, sans qu’on puisse déceler le moindre indice d’une progression au d’une évolution » ?

Or il n’y a rien qui rappelle les jeux de la syntaxe latine dans le schéma de phrase si + imparfait de l’indicatif… forme en -rais, attesté dès le premier texte français et demeuré toujours vivant. Cest dire l’a autonomie du français dans l’organisation de ses formes verbales temporelles ou, en d’autres termes, l’autonomie de la pensée française dans sa représentation du temps ».

D’autres recherches appliquées à des faits grammaticaux variés, ais tenant de près aux cheminements les plus déterminants de la pensée même, comme l’expression de la cause, de la concession, les démarches de coordination ou de subordination, ont abouti à de semblables résultats : dès la plus haute époque, la langue française a conquis son indépendance dans la plupart des domaines clés de la syntaxe, « grille » où se décèlent le mieux les mouvements de la pensée.

Cela dit, si les modes d’expression de l’hypothèse n’ont pas varié de la Séquence de sainte Eulalie (env. 880) à l’état de langue dont se nourrit le roman contemporain