Histoire -1res STI2D – Édition 2011 – Chapitre 1 Corrige

Histoire -1res STI2D – Édition 2011 – Chapitre 1 Corrige

Chapitre 1 – HISTOIRE ET ÉDUCATION CIVIQUE La France contemporaine Rappel du programme QUESTION OBLIGATOIRE (A) et sujets d’étude (B) A. La Ve République : un régime politique inscrit dans la durée (7-8 heures) NOTIONS Citoyen 9 Constitution p g Culture politique Défense Droite/gauche Histoire/mémoire COMMENTAIRES On inscrit la Ve République dans la tradition républicaine, tout en mettant l’accent sur sa spécificité. La Ve République réaffirme le principe de la souveraineté nationale et instaure la primauté de l’exécutif.

Après avoir décrit les caractéristiques du système né dans les nnées 1958-1962, on étudie ses principales évolutions jusqu’? nos Jours. B. Sujet d’étude au choix Les Français et la construction du 18 juin et au président de la République, on analyse comment de Gaulle a forgé ses convictions et les a traduites en actes. La personnalité de De Gaulle, Ses choix et la construction du mythe gaullien ont suscité adhésion et rejet, qui sont eux-mêmes objets d’histoire. Cette étude permet de poser la question de l’acteur de Vhistoire. Il.

RÉPONSES AUX QUESTIONS ET COMMENTAIRES DES DOCUMENTS cours 1 1958-1962 : naissance et affirmation de la Ve République (pp. 2-13) Document 1 La présentation de la Constitution de la Ve République La scène se passe le

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4 septembre 1958, jour anniversaire de la proclamation de la Ille République en 1870. Le lieu choisi est également symbolique : la place de la République à Paris. On voit la statue de la République derrière la tribune où de Gaulle s’est installé. Les deux lettres RF, République française, sont apposées au pied de la tribune mais aussi comme un leitmotiv sur la banderole rouge.

Les couleurs, bleu blanc rouge, du drapeau républicain (lui- même immense), sont omniprésentes. Commentaire. Le général de Gaulle présente le texte le lendemain de son adoption en Conseil des ministres. Tout est fait dans le rituel et le décor choisis pour affirmer la volonté de continuité républicaine. Les discours en plus de celui du 2 OF sg leur disait naguère la VOIX assourdie de la République exilée : « Je veux redevenir la France ». » La Ve République est déj? en fait présente sous la forme des V gigantesques. o Document 2 La Constitution de la Ve République Le pouvoir exécutif a la prééminence. Il est exercé par le président de la République élu, depuis 1962, au suffrage universel. Le mandat de sept ans a été ramené à cinq ans depuis 2000. Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée nationale et le Sénat. Les deux assemblées votent les lois. En cas de désaccord, les députés l’emportent sur les sénateurs. Les députés ont un mandat de 5 ans, les sénateurs, un mandat de six ans (neuf auparavant).

En outre, si les députés sont élus au suffrage universel direct, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect. Certaines interactions sont possibles entre les pouvoirs même si le président de la République nomme le Premier ministre sans que celui-ci ait besoin de ‘investiture des députés. Le président peut dissoudre l’Assemblée et s’en remettre directement au peuple français, par la pratique du référendum, sans passer par les représentants élus de la nation. L’Assemblée nationale peut voter une motion de censure contre le gouvernement.

Commentaire. Il s’agit d’un régime semi-présidentiel. La constitution, préparée par un comité de juristes dirigés par Michel Debré (Garde des sceaux), est présentée aux Français le 4 se tembre 1958 et approuvée par réf sg septembre, par 79 % République qui, par exemple, nomme le Premier ministre, sans que l’investiture par la Chambre soit nécessaire. La constitution conserve cependant un régime parlementaire, même si l’activité du Parlement (vote des lois, contrôle du gouvernement) est très encadrée.

Toutefois une ambiguité subsiste dans le cas où les appartenances politiques du Premier ministre (issu de la majorité parlementaire) et du président de la République s’opposeraient, ce qui va être le cas lors des cohabitations. Le partage des pouvoirs n’est pas clairement établi. Le général de Gaulle a cherché avant tout à établir un régime semiprésidentiel pour promouvoir un État ort, situation portant le risque d’une dérive autoritariste.

Le président est « garant du destin de la France et de celui de la République » (De Gaulle, conférence de presse du 31 janvier 1964), cela entraîne par conséquent de graves devoirs mais aussi des droits étendus. 00 Document 3 Le recours à Particle 16 Le contexte est celui de la guerre d’Algérie. Les généraux Salan, Jouhaux, Challe et Zeller viennent de lancer une tentative de putsch (le pronunciamento). De Gaulle donne l’ordre aux soldats d’arrêter par tous les moyens les putschistes.

II en a parfaitement le droit puisque le président de a République est chef des armées. Il doit aussi défendre la République. Selon la constitution, en mettant en jeu l’article 16, il prend les pleins pouvoirs. Le processus est clairement défini et rappelé ici par de Gaulle. Il y a consultation officielle du président du Conseil constitutionnel (gardien de la Constitution ministre, du président du 4 sg du Premier ministre, du président du Sénat, du président de l’Assemblée nationale. Commentaire.

Article 16 « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements nternationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

II en informe la Nation par un message. Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet. Le Parlement se réunit de plein droit. L’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels. ? Disposition ajoutée par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 : « Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l’AssembIée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante 8 sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il rocède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. ? Cours 2 s OF sg au-delà de cette durée. » 1962-1969 : la France gaullienne (PP. 14-15) Le général de Gaulle et les Français De Gaulle s’est approché de la foule qui l’acclame et il serre les mains qui se tendent. Le garde du corps surveille inquiet renvironnement. Ce contact direct avec les Français est ce que recherche le général pour qui le pouvoir exécutif doit être au-dessus des partis. L’élection du président e la République au suffrage universel va également dans ce sens de même que la pratique du référendum.

Commentaire. La république gaullienne est caractérisée par un dialogue permanent entre le président de la République et le peuple souverain, ce dernier étant la source d’où le chef de l’État tire son pouvoir. Les bains de foule, les conférences de presse, les apparitions télévisées, les référendums, constituent des moments-clés de cette pratique, dans laquelle les députés, majoritairement gaullistes, n’ont que peu de champ d’action, et cela, d’autant plus que leur mandat st d’une durée inférieure à celle du mandat présidentiel.

De Gaulle privilégiait ce contact direct avec les Français ; la télévision, de plus en plus présente dans les foyers français, lui permettait de tisser un lien direct entre lui-même et ses concitoyens. 6 OF sg heures d’émeute ». Il est question également de centaines de blessés et d’arrestations. La photographie montre les CRS face aux étudiants. Un nuage de fumée rappelle l’usage de gaz lacrymogène et de cocktails Molotov. Commentaire. La « une » est celle du quotidien le plus vendu en France, à cette époque.

FranceSoir est un journal généraliste fondé en 1944 par deux jeunes chefs résistants. Il est racheté par Hachette en 1949 et Pierre Lazareff en devient le directeur jusqu’? sa mort en 1972. Lazareff en fait un grand quotidien populaire qui tire à plus d’un million d’exemplaires, mais dans les années 1960, l’audience commence à décliner, entre 600 000 et 1 million. Exceptionnellement cependant, France-Soir tire à plus de 2 millions au moment de la mort du général de Gaulle en 1969.

Chronologie de la crise de 1968 La chronologie montre bien les trois types de crise : la crise ?tudiante d’abord, puis la crise sociale (le 22 mai, la grève est quasi-générale), enfin la crise politique. La crise se résorbe progressivement à partir du discours du général de Gaulle le 30 mai suivi d’une grande manifestation gaulliste. CAssemblée nationale est dissoute ; les Français deviennent ainsi arbitres de la situation. Les élections législatives de juin 1968 tranchent en faveur de de Gaulle et de l’ordre.

Commentaire. La crise, qui surprend par son ampleur (par rapport aux mouvements intervenus dans d’autres pays), est révélatrice des profondes mutations intervenues au sein de la société rançaise depuis la Second diale. La crise est globale OF sg se déroule en trois phases : la crise étudiante conteste la société et sa culture ; il s’agit de « changer la vie » mais les idéaux et les références sont très divers. Cest aussi une crise générationnelle.

Dans la crise sociale qui suit, avec 7 à 10 millions de grévistes, la contestation porte sur les salaires mais aussi sur les conditions de travail et la hiérarchie ; la base refuse les accords de Grenelle et dans cette phase de la crise de mai, se confirment les fractures du fordisme. La crise politique se déploie à son tour, lorsque le ouvoir en place semble vaciller, mais l’opposition demeure en fait divisée. L’ensemble des mouvements de mai, va accélérer les mutations, et sans doute provoquer le départ l’année suivante du général de Gaulle. Le 28 avril 1969, le référendum est un échec pour de Gaulle (réforme du sénat et des régions) ; les centristes et les modérés, en plus de la gauche, ont voté contre et les gaullistes craignent moins les conséquences d’un départ éventuel du général de Gaulle, depuis que Georges Pompidou, le 10 juillet 1968, s’est déclaré prêt, le cas échéant, à faire acte de andidature. Devant la majorité des non, de Gaulle, fidèle à sa conception d’un président de la République ne pouvant gouverner qu’avec l’appui de la nation, choisit de démissionner.

Document 4 Une revendication majeure de 1968 : le droit à la parole ‘affiche montre un ieune n empêche de revendique sa place dans la société et estime ne pas avoir le droit à la parole. Le document rappelle aussi par la silhouette caricaturale et noire du général qui muselle le jeune, que l’information est entre les mains du pouvoir. Commentaire. L’affiche ici en noir et blanc (elle existe aussi en ouge et blanc) émane de l’atelier de l’École supérieure des Beaux-arts de Paris, occupée depuis le 14 mai. Les affiches sont sérigraphie par pochoir. ne autre école, celle des Arts Décoratifs a également réalisé un certain nombre des affiches dites de « mai 68 ». L’affiche ici exprime le malaise des jeunes, issus du baby boom. On compte 8 millions de jeunes de 16 à 24 ans en 1968. C’est aussi le rappel d’une information aux mains du pouvoir et qui ne tient pas compte de cette jeunesse. En 1968, l’information est détenue par l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision françaises), rganisme d’État autonome créé en 1964 et qui a le monopole des émissions de radio et de télévision en France.

Son directeur est nommé en Conseil des ministres ; FORTF est sous la tutelle du ministre de l’Information. Ainsi en mai 1968, celui-ci interdit de diffuser des images des émeutiers. Le personnel se mit en grève. Pendant les événements de mai 68, une information libre était diffusée par les radios ayant des émetteurs à l’étranger comme Radio-Luxembourg (RTL depuis 1966) et Europe no 1, créée en 1955. cours 3 1969-1981 : les présidences de Georges Pompidou t de Valéry Giscard d’Estaing (pp. 6-17) Document 1 Déclaration de Georges Pompidou, ca S ion présidentielle, présidentielle, 16 mai 1969 Georges Pompidou est élu président de la République après la dérmssion de ce dernier à la suite d’un référendum négatif. Ancien Premier ministre du général de 1962 à 1968, Pompidou continue la politique de son prédécesseur en matière d’indépendance de la France, de croissance et de modernisation du pays. En revanche, il promet une politique plus sociale (pour les régions et pour les plus déshérités), ainsi qu’une ouverture politique plus arge.

Il assure également que les rapports entre l’exécutif et les assemblées seront moins tendus et les critiques plus aisées. Commentaire. Georges Pompidou est le premier candidat à se déclarer ; les Français savaient déj? qu’il était prêt, au moment du « coup de Rome » en janvier 1969, lorsqu’il avait annoncé qu’il se porterait candidat à la présidentielle le moment venu. Il est soutenu par les gaullistes de l’UDR ainsi que par certains centristes comme les Républicains indépendants de Valéry Giscard d’Estaing. Bien que souverainiste, il a promis l’élargissement de l’Europe, eut-être pour obtenir ces voix.

Le général de Gaulle se tait et ne lui apporte aucun soutien. Les principaux adversaires de Georges Pompidou sont le président du Sénat, Alain Poher qui a assuré l’intérim et qui est soutenu par la majorité des centristes. La gauche est divisée et n’a pas de candidat unique. Pompidou l’emporte finalement contre Alain Poher avec 58 % des voix et 31 % d’abstentions. Le candidat communiste, Jacques Duclos, arrivé en 3e position, avait appelé à s’abstenir, les deux candidats en présence étant selon sa formule « blanc bonnet et bonnet blanc » 0 9