Géo première

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Crs 1 géo première : Approches des territoires du quotidien Compétences 111-2 préparer et organiser son travail de manière autonome Consigne : ficher le plan du cours qui reprend les idées plus importantes avec des résumés de chaque chapitre, prenez soin de marquer le vocabulaire(signe * en rouge) et de mettre les définitions principales dans votre carnet répertoire.

Remarque les exemples du cours tiennent compte de notre étude de cas sur la ZA et le port de Jarry Le territoire du quotidien* correspond au lieu où chaque individu pratique ses activités et ses déplacements habituels. Ce territoire connu de grands c accrues, usages des r ea or 11 chacun à vivre sur un Sv. ige to davantage de proxim Cette ambivalence e ratiques (mobilités . ) qui amènent ut en réclamant oins auxquels les acteurs de l’aménagement* du territoire ont dû s’adapter.

De plus en plus nombreux, à toutes les échelles, ces derniers ont dû modifier leurs modes de gestion et passer d’une politique centrée sur les grands enjeux nationaux, à des politiques qui prennent en compte les besoins spécifiques de développement de l’échelle locale à l’échelle européenne. 1 . Des pratiques du quotidien qui ont changé et ont transformé ‘aménagement du

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territoire en aménagement des territoires 1 .

A À l’échelle des individus, un territoire du quotidien plus complexe, plus éclaté et en évolution • Les Français sont désormais plus mobiles, et reliés à des réseaux numériques internationaux qui élargiss élargissent leur « espace perçu *» (celui au centre duquel ils se représentent), au-delà de leur « espace vécu* L’espace familier que chacun se construit autour de son domicile (le territoire du quotidien) est ainsi un territoire bien réel, régulièrement parcouru du fait de multiples déplacements, tandis ue le sentiment d’appartenance à un espace plus vaste, mondial, se vit, lui, au travers de réseaux virtuels et de la présence jusqu’au niveau local des symboles de l’échelle globale (commerces et produits des grandes firmes transnationales par exemple pensez à Jarry à l’usine de métallurgie- qui travaille les métaux Mittal la grande firme multinationale de la sidérurgie appartenant ? l’Indien L. Mittal). • Les modifications de la structure économique et l’amélioration des moyens et réseaux de transport ont en effet entraîné une forte augmentation de la mobilité des Européens, des Français et des Français domiens.

La périurbanisation (visible avec le développement de la ZA au Sud de la commune de Baie-Mahault), et l’étalement croissant des villes accentuent la mobilité géographique de populations essentiellement citadines : les individus sont souvent amenés à migrer à des centaines de kilomètres de leur lieu de naissance pour travailler dans une autre ville, où ils doivent faire quotidiennement des migrations pendulaires entre leur domicile et leur lieu de travail Cest le cas des Guadeloupéens qui travaillent à Jarry certains viennent des agglomérations périphériques mais certains viennent de Basse-Terre par la NI ou e Siant-François ! ils font donc le trajet tous les jours ! .[la ZA de Jarry est ainsi connecté à un PAG » 1 ils font donc le trajet tous les jours ! [la ZA de Jarry est ainsi connecté à un réseau de communication la reliant au Nord à l’aéroport internationale de Pôle Caraîbe- la jonction étant facilitée par la rocade et le pont de l’Alliance au Nord de la Rivière Salée. Chaque individu a ainsi son propre territoire du quotidien, qui évolue et s’étend au cours de sa vie : le premier est celui de la maison familiale, auquel se rajoutent ensuite les lieux de formation (écale, collège, lycée, université, etc), puis ceux de ravail, de loisirs, etc. (voir le bassin de recrutement d’emplois de Jarry commerce et industrie s’étale sur les communes de la région pointoise avec plus 150 000 personnes) 1 .

B IJne imbrication des échelles géographiques qui modifie les besoins • Si l’on rajoute à ces échelles locales et régionales, la pratique quotidienne de la mondialisation au travers des réseaux numériques, des éventuelles communautés d’origine étrangères, ainsi que des marques et produits internationaux, il devient difficile de tracer les limites précises de l’espace familier des Français et des Européens et des populations domiennes L’échelle mondiale est désormais très présente à l’échelle locale et régionale ; cette imbrication permanente des échelles géographiques dans la vie de tous les jours, qui tend ? uniformiser les paysages, est devenue l’une des caractéristiques les plus importantes de nos sociétés. Elle rend plus difficile le travail des aménageurs et des décideurs. ?? Les demandes et besoins changent donc : les autorités doivent à la fois améliorer en permanence les connexions de leurs populations avec les réseaux mondiaux (matérie PAGF30F11 fois améliorer en permanence les connexions de leurs opulations avec les réseaux mondiaux (matériels et immatériels) tout en répondant à une demande croissante de proximité des servlces, des commerces (accessibles à pied ou en voiture sur de courtes distances), de la police, des emplois, etc. mais aussi des autres territoires (les temps de parcours ont été largement réduits : Londres est à 2 h 15 de Paris, à 1 h 50 de Bruxelles et ? 1 h 20 de Lille par le TGV). • Dans ce contexte, les acteurs de l’aménagement sont désormais plus nombreux à toutes les échelles géographiques. 2. Des acteurs de plus en plus nombreux A-Des acteurs publics à toutes les échelles ?? L’aménagement des territoires en France implique de plus en plus d’acteurs publics* à différentes échelles. Le rôle de l’État en particulier a beaucoup évolué.

Il a été l’acteur et le promoteur majeur de grandes politiques d’aménagement du territoire jusque dans les années 1970. Pendant la période des « Trente Glorieuses », c’est lui qui a piloté les grandes orientations de l’économie ainsi qu’une politique de grands travaux destinés à désenclaver la France et à aider le développement des régions les plus pauvres (multiplication des autoroutes, construction de stations de sports d’hiver ou de randes stations balnéaires, etc. ). Mais cette politique a pris fin dans les années 1970, lorsque la crise a précipité le déclin de certaines régions ou de certaines localités, malgré le développement d’autres territoires, le tout dans un contexte de baisse généralisée des ressources.

La situation était devenue trop complexe pour que l’État gère seul une politique d’aménagement du ter PAGFd0F11 une politique d’aménagement du territoire impliquant de plus en plus d’acteurs publics travaillant en partenariat. Pour rendre plus efficace cette polltique, une 101 de décentralisation* d’un certain ombre de pouvoirs de l’État vers les communautés territoriales est votée en 1982 loi Deferre puis est renforcée en 2003 et 2004. C’est l’Etat qui a lancé la construction des grands ports autonomes* comme Jarry, décidé dans les années 60 et 70 en raison de la saturation du port de Pointe-à-Pitre Bergevin • Les collectivités locales *(régions, départements*) ont plus de pouvoirs et d’autonomie en matière d’aménagement car elles ont leur propre assemblée élue démocratiquement par leurs citoyens et commandent leur propre administration.

Elles ont également un budget propre, et lèvent des impôts qui leurs onnent une autonomie financière, même si elles dépendent encore énormément de l’argent que leur alloue l’État (contrat de plan ETAT-Région*, subventions diverses). Enfin, elles sont indépendantes les une des autres : elles n’ont de comptes à rendre qu’à l’échelle de l’État. Elles gèrent désormais des structures qui dépendaient autrefois de l’État (lycées pour les régions, collèges pour les départements, écoles pour les communes par exemple). Exemple : la grande voirie NI échangeurs de Jarry dépend des financements de la Région, les départementales D24 et D32 du

Conseil général de la Guadeloupe, tous le petit réseau routier ? l’intérieur de la ZA dépend de la commune de Baie-Mahault L’État garde cependant un rôle de contrôle et de coordination au travers des secrétaria s 1 Baie-Mahault L’État garde cependant un rôle de contrôle et de coordination au travers des secrétariats généraux pour les affaires régionales dans les préfectures (SGAR) qui entretiennent les liens entre les collectivités et les ministères (liens verticaux), et coordonnent les différentes politiques d’aménagement sur le terrain (liens horizontaux entre les différentes collectivités et l’État). L’État fixe également les grandes orientations de la politique d’aménagement au travers de sa Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires, créée en 2006 à 2009 en remplacement de la DATAR (Délégation ? l’Aménagement du Territoire et à l’Action Réglonale créée en 1963, dans une France plus centralisée).

Redevenue DaTAR* depuis 2009, mais avec une autre signification : Délégation interministérielle à l’aménagement des territoires et de l’attractivité régionale (la place du ministère de l’agriculture y a été renforcée par exemple Les grands établissements publics (réseau ferré de France, Consewatoire du littoral, les parcs naturels nationaux comme celui de Basse-Terre créée en 1989 ou d’autres parcs naturels réglonaux etc. ) sont également partie prenante dans la politique d’aménagement du territoire. Enfin, l’Union européenne investit des sommes importantes dans le cadre de cette politique de développement des régions européennes les plus en marge comme les RIJP* de l’UE dont les Doms font parties 2. Le développement de l’intercommunalité* • Alors qu’il leur fallait autrefois demander l’autorisation de ervlces nationaux pour construire un trottoir, les communes peuvent désormais gérer seules 6 1 de services nationaux pour construire un trottoir, les communes peuvent désormais gérer seules leurs aménagements locaux ; elles peuvent également mettre au point des projets d’aménagement concertes avec les autres collectivités voislnes. L’augmentation des missions gérées au niveau local (locaux des écoles primaires, cantines, voiries, permis de construire, etc. pour les communes par exemple) a obligé les municipalités, les départements et les régions à créer des emplois de cadres t d’agents techniques (fonction publique territoriale*).

Mais cette situation peut s’avérer lourde pour les petites communes, qui n’ont pas beaucoup de moyens. La France est en effet une exception européenne : aucun autre État n’a autant de communes (36 000 : plus que celles de tous les autres États européens réunies). • Pour renforcer l’efficacité de l’échelon local, on a donc poussé au développement des intercommunalités : des regroupements de communes. II existait déjà des structures intercommunales : les SIVIJ (Syndicats à Vocation Unique, datant de 1890) regroupant es communes pour la gestion d’un projet en commun (gestion des déchets, adduction d’eau, etc. ) et les SIVOM (Syndicats ? Vocations Multiples, créés en 1959) gérant plusieurs projets.

Les structures existantes ont ensuite été remplacées ou développées : communautés urbaines* de plus de 500 000 habitants (créées en 1966 renforcées en 1999), communautés de communes communautés d’agglomération* par exemple Cap excellence regroupant Baie- Mahault, PAP, les Abymes (1999) pays pour le développement d’un projet sur un espace géographique cohérent d’un point de vue culturel, économique, PAGF70F11 éveloppement d’un projet sur un espace géographique cohérent d’un point de vue culturel, économique, social (1995). La loi de 2002 a renforcé et simplifié l’intercommunalité en supprimant les districts et les communautés de villes.

Quant à l’État, il encourage l’existence d’Établissements Publiques de Coopération Intercommunale (EPCI*), qui concernaient 90 % des communes en 2008. Cependant, il peut arriver que leurs compétences se chevauchent, entraînant des tensions et des débats parfois houleux, ou qu’ils ne parviennent pas ? trouver de solutions aux problèmes du financement de certains projets d’aménagement. C’est ainsi que l’EPCI communauté d’agglomération Abymes-PaP-Baie-Mahault regroupé sous le vocable Cap excellence entend défendre des projets d’aménagements mais le maire de Baie-Mahault aimerait plutôt s’associer avec l’EPCl des autres communes du Nord de Basse- Terre la CA NBT la communauté d’agglomération du Nord Basse- Terre (Petit-bourg, Lamentin… 2-C-Des acteurs privés et des citoyens plus présents • Les entreprises privées interviennent également sur les territoires ; en tant qu’acteurs de la mondialisation pour les plus grandes, mais aussi en tant qu’acteurs locaux. La France possède insi un important tissu de petites et moyennes entreprises souvent très actives à l’échelle locale (PME, PMI innovantes) et créatrice d’emplois cf Jarry pour le BTP, les biens intermédiaires dont la métallurgie (Roll Stores, Eurostore), l’agro-alimentaire (GMA). Cest la raison pour laquelle les entreprises sont de plus en plus souvent au centre des politiques d’aménagement actuelles, d’autant qu’elles n’hésitent plus à entrer dan B1 centre des politiques d’aménagement actuelles, d’autant qu’elles n’hésitent plus à entrer dans les débats locaux et ? s’impliquer dans les choix d’aménagement. cas de CMA-CGM our l’agrandissement du port autonome de Jarry pour faire venir les grands panamax (les plus gros porte-conteneurs du monde afin de faire de Jarry un port de redistribution pour toute la zone orientale de la Caraïbe • C’est aussi le cas des groupements de citoyens comme les associations d’écologistes ou autres qui sont amenés à donner leur avis sur des projets soumis à enquête publique. Les citoyens sont en effet de plus en plus sensibles aux grands enjeux actuels et peuvent relayer par leur action sur le terrain les idées défendues dans les campagnes des grandes organisations non gouvernementales internationales (ex. : campagne de

Greenpeace contre les projets d’implantation de centrales nucléaires en France). Remarque les associations écologiques sont encore peu présentes en Guadeloupe même si elles ont participé au débat public pour le Grand port de Jarry ( projet d’extension avec construction de nouveaux terre-pleins et dragage d’un canal dans le Petit-Cul-de Sac marin qui pourrait bouleverser les écosystèmes marins) 3. De grands enjeux : la compétitivité*, la cohésion*, la durabilité* A-promouvoir la compétitivité et la cohésion des territoires dans un contexte de mondialisation • Les territoires sont de plus en plus mis en concurrence dans e contexte de la mondialisation.

Trois grands enjeux sont actuellement au cœur des politi ues d’aménagement françaises : la compétitivité face à l’au la concurrence (et en françaises : la compétitivité face à l’augmentation de la concurrence (et en particulier d’une concurrence internationale dynamique d’où l’agrandissement du port de Jarry pour en faire un port de redistribution), la cohésion (réduire les inégalités entre territoires défendre les emplois industriels et tertiaire ; Jarry est un important bassin d’emploi à développer ) et la durabilité les sites des aménagements doivent être protégés des risques aturels et des risques humains-technologiques(nombreux sur le site de Jarry à la jonction entre le port et la ZA se trouve les centrales thermiques qui produisent Hélectricité mais qui reçoit les grandes citernes de pétrole (risque d’explosion) • Les politiques d’aménagements permettent aux territoires de s’adapter et de promouvoir leur compétitivité par la création de zones d’activités, de lignes de transports locales, de salles de spectacle, des lieux de culture afin de développer le tourisme projet de grand Musée de l’esclavage à Pointe-à-Pitre, rénovation de l’ancien cinéma la Renaissance etc. L’objectif est de développer les infrastructures majeures (part à conteneurs par exemple, et de faire la promotion des atouts locaux comme une main d’œuvre qualifiée (développer les emplois tertiaires de Jarry) , des savoir- faire locaux. des entreprises dynamiques, des fournisseurs, des sous-traitants, une clientèle nombreuse et proche, une renommée à l’échelle nationale ou internationale, etc. Tout ceci afin de favoriser les économies d’agglomération basées sur la concentration d’entreprises (40 % des emplois industriels guadeloupéens rien que pour Jarry attirées par les atouts d’un territoire. C 11