fiche winni 1

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l. Présentation Winnicott (Donald Woods). Pédiatre et psychanalyste britannique (Plymouth 1896-Londres 1971). Il a travaillé pendant une quarantaine d’années à partir de 1923 au Paddigton Green Childrens Hospital comme médecin pédiatre, commencé une analyse personnelle dans les années 1930. Il devint en 1935 membre de la Société britannique de psychanalyse, dont il fut président de 1956 à 1959 puis de 1965 ? 1968. Il a écrit plusie la péd’atrie quand il consacré aux « objet rendra célèbre com article constitue le p or7 analyse appliquee a ais c’est un article en 1951, qui le ace transitionnel.

Cet réalité », oeuvre la plus lue de Winnicott. Dans cet ouvrage, il ne se contente pas de reprendre et de préciser l’objet de son article de 1951. En effet, et c’est la thèse de J. -B. Pontalis dans sa préface, Winnicott veut répondre à un malentendu et ouvrir résolument ce nouveau champ à la recherche psychanalytique qu’il entrevoit depuis 1951 : ce qu’il y a de passionnant dans l’objet transitionnel ce n’est pas l’objet doudou mais bien sa dimension transitionnelle.

Mais quand le sage montre la lune, nous sommes nombreux ? admirer son doigt. Nous limiterons notre étude aux 7 premiers chapitres de ce livre p.

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l à 143) dans lesquels la thèse de Winnicott est développée et argumentée. Ensuite il en tire des enseignements et des applications prat pratiques. Sil maîtrise les théories d’Anna Freud et Mélanie Klein sur le développement psychologique de l’enfant et y fait souvent référence, le caractère indépendant de sa démarche intellectuelle le place dans le « middle group l’école empiriste britanique.

Le style de l’auteur s’en ressent beaucoup dans la forme, illustrée de cas cliniques et non dogmatique, nous aurons l’occasion d’y revenir en troisième partie de ce travail. Il. Résumé Winnicott part du principe que l’enfant possède une tendance innée à se développer jusqu’à devenir une personne totale, saine. Héritage de la période pré-natale et dépendance absolue des premiers moments, le nouveau né fait corps avec son environnement, c’est le plus souvent l’ensemble mère-enfant qui tient lieu de cette première unité.

L’auteur parle alors de « mère suffisamment bonne » pour comprendre les premières interactions mère enfant et de phénomènes transitionnels pour expliquer comment cette position d’omnipotence du bébé sera dépassée. La mère suffisamment bonne crée tout d’abord par une adaptation presque à 100% l’illusion de l’omnipotence du bébé, puis devra peu à peu le désillusionner, augmentant l’espace entre elle et le bébé, en différant ses réponses par exemple. « L’espace potentiel ne se constitue qu’en relation avec un sentiment de confiance de la part du bébé » p. 39. Le doudou, l’objet transitionnel, assure pour le petit enfant une fonction de réassurance, de lien de permanence entre ce qui est là et ce qui n’est plus là et, par sa chaleur affective et le plaisir de manipulati PAG » rif 7 ui est là et ce qui n’est plus là et, par sa chaleur affective et le plaisir de manipulation qu’il procure, permet une expérimentation progressive de l’indépendance. Il sera la première possession, sera unique, devra survivre aux pulsions d’amour comme de haine. Il sera voué à un désinvestissement progressif.

Winnicott donne des exemples cliniques de pathologies liées au rapport à l’objet extérieur (angoisse de perte, emprise des fantasmes et des rêves… ). Ce qui est important ici c’est ce qui se passe entre : entre le pouce et le doudou, entre l’enfant et sa mère, entre l’intérieur et ‘extérieur, entre ce qui est moi et ce qui n’est pas moi. Cest cet espace qui est le lieu de la construction psychologique de l’enfant, mais il est bien plus. Objet transitionnel et phénomènes transitionnels sont des termes qui sewent à « désigner l’aire intermédiaire d’expérience » (p. ). Un lieu qui permet d’objectiver le monde, mais aussi un lieu ou naît l’expérience culturelle de l’humanité en ce qu’il permet l’expression de ce qui n’est ni au dehors ni au dedans, à la limite du dehors et du dedans. Le jeux libre (différent du game avec ses règles) est une activité réative qui joue un rôle dans la quête du moi. Il se déploie dans l’espace potentiel car il nécessite une dose de magie, d’omnipotence. Cest également le lieu de la création artistique et de l’acte psychanalytique (vu comme un jeu entre le praticien et le patient).

Winnicott en revient toujours a ce rôle du psychanalyste et à sa méthode, faisant ainsi un vas et viens illustrant comment une théorie PAGF3C,F7 rôle du psychanalyste et à sa méthode, faisant ainsi un vas et viens illustrant comment une théorie psychanalytique s’invente, se cherche et se trouve. lusieurs études de cas viennent à nouveau illustrer ces idées. L’espace potentiel est donc non seulement le lieu de création du moi mais, partant, le lieu de l’expérience culturelle et de la créativité. ? La place où se situe l’expérience culturelle est l’espace potentiel entre un individu et son environnement (originellement l’objet). On peut en dire autant du jeu. L’expérience culturelle commence avec un mode de vie créatif qui se manifeste d’abord dans le jeux » p. 139. Winnicott cartographie ainsi une troisième aire, distincte d’une part de la réalité psychique intérieure et d’autre part du monde nvironnant. Tout en développant sa théorie, Winnicott insiste sur les enseignements pratiques que l’existence de l’espace potentiel implique au niveau de la pratique psychanalytique.

Le thérapeute doit amener le patient à découvrir et explorer cet espace lul- même, dans le jeu (particulièrement évident lorsqu’il s’agit d’enfant mais à appliquer également aux adultes), et en ne formulant pas forcément la compréhension qu’il peut avoir des troubles du patient. III. Analyse Winnlcott développe sa thèse sur le mode du dialogue, en s’adressant à un lecteur éclairé, à ses pairs. On imagine très bien, en lisant Jeu et réalité, l’atmosphère du salon de la Société britannique de psychanalyse, enfumée et emplie de l’odeur âpre d’un vieux wisky.

En continuant à se rêter au jeux de l’image d’EpinaI, on se fie l’odeur âpre d’un vieux wisky. En continuant à se prêter au jeux de l’image d’EpinaI, on se figure un homme qui n’y est pas tout à fait à sa place. Quelqu’un qui croit en ce qu’il dit, qui oeuvre pour comprendre. Qui veut être meilleur psychanalyste, loin des querelles de clocher et de l’auto satisfaction. Jeux et réalité n’est en aucune façon un essai impersonnel ou un ravail théorique.

Une dialectique permanente entre expérience clinique, intuitions personnelles et rigueur scientifique permettent à Winnicott de construire un ensemble explicatif cohérent, clairement exprimé dans la partie étudiée ici, et tenant compte des théories existantes (ex. objet interne de Mélanie Klein, attachement de Bowbly). Son propos ne revisite pas la théorie freudienne, pas plus qu’il ne fonde une nouvelle école de psychanalyse. Il ouvre des pistes de recherche et plus, découvre de nouveaux liens de causalité et précise les enseignement méthodique que doit en tirer le praticien.

Cest que Winnicott est un empiriste et sa démarche comme son champs de recherche découlent de ce point de vue particulier. Comme l’a dit Gille Deuleuze « les empiristes ne sont pas des théoriciens, ce sont des expérimentateurs » (G. Deuleuze & C. Parnet, Dialogues, Paris, Flammarion, 1977, p. 69. ). Sil écrit ce livre, c’est que : « L’expérience culturelle n’a pas trouvé sa place véritable dans la théorie qu’utilisent les analystes, pour travailler, penser » p. 3. Winnicott s’en étonne et on s’en étonne avec lui. Son humilité aidant, il ponctue ses dires de « je crois « je tenterais d’ex