Fiche De Lecture Crois E

Fiche De Lecture Crois E

Fiche de lecture croisée : relations internationales ou espace mondial ? Livres . – Un monde sans souveraineté, Bertrand Badie – La résistance des Etats, Samy Cohen Soft power, the means to success in world politics, Joseph Nye Propos liminaire : pourquoi ce titre ? De nombreux auteurs ont défendu l’idée d’un déclin de l’Etat dans les relations internationales dès les années 1970 (notamment Joseph Nye et Robert Keohane).

Le livre de James Rosenau intitulé Turbulence in world politics publié en 1990 s’inspire de p to n en page ces travaux et préten internationales en cri Deux visions s’oppos t e la montée des act re reste l’acteur central or 11 to neRtVEge elle des relations ntrée du monde. nsidère qu’en dépit r ci-dessous), l’Etat gée dans cette sélection d’ouvrages par Samy Co en) a gestion du monde dépendrait donc essentiellement des relations entre Etats d’où l’expression de « relations internationales La seconde vision, défendue par les transnationalistes tels que J.

Rosenau ou encore g. Badie considère au contraire que PEtat est désormais un acteur parmi d’autres influençant l’organisation du monde. Celui-ci serait géré par des acteurs aussi divers que les ONG, es lobbys, les villes, les représentants religieux… Aussi, cette thèse tend

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à considérer le monde comme un espace unique où cohabitent cette multitude d’agents ayant entre eux des relations à géométrie variable, d’où l’expression d’ « espace mondial L’enjeu sera ici de confronter ces deux visions pour mieux comprendre le foncti fonctionnement du monde contemporain.

Introduction Il semblerait qu’émergent sur la scène internationale des acteurs transnationaux ayant un poids toujours plus important : les ONG plus nombreuses paraissent exercer un rôle accru dans l’espace ondial; du fait d’une modernisation des transports, les flux d’hommes et de capitaux ont renforcé l’interdépendance des Etats ; les avancées technologiques rendent la communication quasi-instantanée, faisant de l’information un enjeu crucial.

Au vu de ce premier constat, la marge de manœuvre de l’État, acteur traditionnellement au centre de l’échiquier mondial parait se réduire au profit de ces nouveaux acteurs qu’il conviendra de définir plus précisément. Quelle est exactement cette marge de manœuvre pour les Etats ? De manière plus générale et peut-être plus triviale, qui gouverne le monde aujourd’hui ? Dans un premier temps, il conviendra d’étudier quels sont ces nouveaux acteurs et les facteurs de leur montée en puissance. puis nous tenterons de mesurer l’influence réelle de l’Etat sur l’organisation du monde.

Enfin nous analyserons les outils dont dispose l’Etat pour faire face à ces évolutions. I La montée en pulssance d’acteurs transnationaux Comment expliquer la montée d’acteurs transnationaux ? Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette montée en puissance. Nous en distinguerons trois après la lecture des trois ouvrages : la révolution technologique en matière de ommunication, la révolution en matière de transports et la montée des tensions ethniques. En matière de communication, la révolution technologique a permis d’accroître considé échanges d’informations. ‘accroître considérablement les échanges d’informations. L’installation du câble à fibre optique entre l’Amérique et l’Europe a par exemple permis de multiplier les communications par 480 000 (source : cours de B. Badie). Dans le domaine des transports également, la révolution technique a permis une intensification des échanges. Le conteneur a révolutionné le transport de marchandises, ermettant aux entreprises d’accroître leurs exportations et d’envisager un marché à taille mondiale. De même, l’extension des réseaux de fret et du réseau aérien a renforcé cette tendance.

Cependant, cette évolution ne peut être expliquée par les seuls facteurs externes : le choix politique des Etats avec la mise en place du GATT en 1947 puis de l’OMC en 1994 a cherché à supprlmer les barrières douanières, ce qui a facilité les échanges de flux mais a aussi rendu les Etats interdépendants. Les firmes multinationales ont ainsi pu se développer ces cinquante dernières années. Enfin la montée des tensions ethniques contrlbue au repli identitaire et au phénomène d’éthnicisation.

Elle s’explique d’une part par l’effondrement du monde bipolaire et d’autre part par la fragilité de certains Etats, qualifiés de « collapsed states » incapables d’exercer le monopole de la violence légitime. Qui sont ces acteurs ? Nous les avons évoqués précédemment : il est possible de les regrouper en deux catégories. La gestlon de l’espace mondlal peut ainsi être schématisée par une lutte d’influence entre trois types d’acteurs aux logiques antagonistes. nternationale des acteurs nouveaux.

Pour autant, la montée de ces acteurs doit-elle être interprétée comme le signe d’un déclin de l’Etat ? Il Un déclin de l’Etat ? La montée de l’opinion publique internationale La diffusion quasi-instantanée de l’information a considérablement affecté la politique étrangère des Etats. Ces derniers sont désormais regardés sinon par une opinion publique mondiale naissante, par les opinions publiques nationales, notamment dans les démocraties. Joseph Nye affirme d’ailleurs : « The information revolution is creating virtual communities nd networks that cut across national borders.

Transnational corporations and nongovernemental actors (terrorists included) will play larger roles. Many of these organizations will have soft power* of their own as they attract citizens into coalitions that cut across natlonal boundaries.  » (Soft power : the means to success in world politics, ed. Public affairs New York, p 31. ) * Soft-power • « It is the ability to get What you want though attraction power rather than coercion or payments. It arises from the attractiveness of a countrys culture, political ideals, and policies. Joseph NYE, Soft Power : the means to success in world poltics, ed Public Affairs New York, Préface p. X) Autrement dit, l’émergence d’une société de l’information accroît le rôle du soft power en favorlsant l’émergence d’une opinon publique transnationale. En matière de politique étrangère, elle contraint les Etats à prendre en compte ce paramètre dans les choix effectués. L’intervention lybienne franco-britannique n’a été permise que sous couvert d’un paravent démocratique.

De plus, l’émergence du soft power crée un contexte plus 40F11 couvert d’un paravent démocratique. De plus, ‘émergence du soft power crée un contexte plus favorable aux acteurs transnationaux qui peuvent désormais prendre à parti l’opinion publique. La stratégie de l’OLP est de ce point de vue intéressante : alors qu’elle menalt une politique d’opposition frontale et violente, organisant régulièrement des attentats contre l’Etat d’Israël, l’OLP a opéré au début des années 1 990 un virage modéré dans sa politique avec Israël.

Lors des accords d’Oslo en 1993, POLP a reconnu à l’Etat d’Israël le droit d’exister pour trouver appui auprès de l’opinion publique internationale. L’attention croissante de [‘opinion publique à ‘égard des sujets internationaux explique également la prolifération des ONG, qu’on compte aujourd’hui au nombre de 38 000 (source : Samy Cohen, La résistance des Etats, ed. Seuil, p 51). Néanmoins, il faut déconstruire le concept d’opinion publique mondiale.

CYune part, l’accès à l’information reste très inégalitaire selon les sources et le degré de liberté des Etats. D’autre part, comme le montre Samy Cohen, le poids de cette prétendue opinion publique mondiale est en réalité très faible et les Etats estent les maîtres réels de leur politique étrangère : malgré un désaveu de l’opinion publique britannique, la Grande-Bretagne a suivi les Etats-Unis lors de l’intervention en Irak.

La prolifération des ONG mérite également examen : comme le montre Samy Cohen, une minorité infime renvoie à l’image d’organisations de solidarité. La plupart coopèrent avec leur Etat d’origine, de manière plus ou moins discrète. Les GONGOs en sont le symbole : il s’agit d’ONG créées de toute pièce par les Etats comme outils de politique étrangère. s 1