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Bac blanc no 2 mai 2014 Objet d’étude : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIO siècle à nos jours. Corrigé Commentaire Support : Jean RACINE, Andromaque, Acte V, scène 5, extralt (1667) Projet de lecture : Comment la catharsis est-elle mise en place dans ce dénouement de tragédie ? La catharsis = en grec, « purgation au sens médical du terme – laver le corps de ses impuretés. Au XVIIO siècle, le mot se teinte d’une connotation pl classique, il s’agit en en les représentant s spectateur la pitié et cet effet. Axes de lecture : ors

Sni* to View . Pour l’époque e de ses passions suscitant chez le rale, recherche donc l. Un dénouement édifiant 1) Un bilan funeste Le destin d’Oreste est hanté par la mort : marques du tragique champ lexical de la mort / métaphore filée du sang / hyperboles. La souffrance et la détresse d’Oreste : marques du lyrisme (malgré la présence de deux personnages sur scène, le dialogue ici n’est pas évident… Les tirades d’Oreste ressemblent ? des soliloques, à travers lesquels il nous livre ses émotions personnelles, ses ressentis… omniprésence du « je imension rétrospective de son propos (bilan de sa

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vie : recours malheur » (x2), «misère et de la souffrance morale et physique, l’ironie envers soi-même et envers les dieux témoigne aussi d’un grande affliction (antiphrase « Grâce aux dieux ! Mon malheur passe mon espérance ! / Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance ! + dimension poétique de [‘alexandrin – un chant funèbre ici… 2) ‘expression de la fatalité L’alexandrin renforce aussi la g avité de ce dénouement. Le personnage se trouve dans une impasse, son destin lui échappe : l’enjambement entre le v. t le v. 10 symbolise poétiquement un destin insaisissable, la phrase se poursuit sur deux vers, elle ne peut être contenue dans un seul, elle s’échappe du vers… Oreste est malmené par le destin d’où sa colère envers les dieux, envers Hermione, envers Pyrrhus : omniprésence des phrases exclamatives, apostrophes blasphématoires, insulte adressée ? Hermione « L’ingrate Image finale du sacrifice « Et je lui porte enfin mon cœur ? dévorer. » : Oreste est prêt à mourir, il ne peut plus lutter… Il se sent impuissant. La métonymie du « cœur » symbolise ici sa vie. Il.

Oreste ou la sortie de scène du héros tragique 1) La mise en scène de la folie L’ hybris envers les dieux : Oreste accuse violent les dieux d’être responsables de son malheureux destin. Il fait preuve d’orgueil et de démesure, la punition des dieux ne se fait pas attendre. II sombre dans la folie. L’agitation extrême du personnage est visible à travers une ponctuation expressive : les phrases inte ponctuation expressive : les phrases interrogatives montrent son incompréhension, les points de suspension la stupéfaction, le doute… Il est submergé par les émotions, il perd le contrôle de ui-même. ? Mais quelle épaisse nuit tout à coup m’environne ? » : mise en place d’une métaphore pour suggérer qu’Oreste perd le sens commun. Il est aussi aveuglé par ses passions (l’amour, la haine… ) ce qui le conduit à perdre tout discernement. Le personnage est en proie à des visions, des hallucinations : « Quels ruisseaux de sang coulent autour de moi ! » (hyperbole) ; Oreste voit et parle avec des morts, prend Pylade pour le défunt Pyrrhus (v. 18 à 34 = prosopopée : procédé courant dans la tragédie qui consiste à animer des objets, à faire parler des morts… mbole de la démesure, de la folie du personnage ici mise en place grâce au présent de l’indicatif, aux apostrophes + image des serpents d’Hermione qui se métamorphosent en Furies : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » – les sons se confondent autant que les sens d’Oreste… ) 2) Pylade, l’idéal de l’honnête homme ? Interlocuteur privilégié du public : une sorte de chœur antique, qui accompagne le spectateur vers la catharsis (fonction dramaturgique) Le modèle à suivre : un homme raisonnable, qui contrôle ses passions = antithèse d’Oreste (fonction didactique)