Feydeau, Un fil à la patte

Feydeau, Un fil à la patte

Oral du bac Feydeau Un fil à la patte Extrait 1 scènes 1 et 2 Exposition Problématique : En quoi ces deux premières scènes nous introduisent-elles dans un univers de vaudeville? Rappel • le vaudeville est un genre théâtral populaire ; c’est une comédie légère, pleine de rebondissements et qui repose sur une véritable mécanique du rire – une scène d’exposition est destinée à apporter au lecteur/ spectateur un ensem cadre spatio-tempor genre ; de cette faço – les scènes 1 et 2 se BE = BOiS d’Enghien or 13 s-ci portent sur le ur l’intrigue et sur le m e acilitée. o nextÇËge de dialogues Axel : Les scènes 1 et 2 exposent une situation typique de la vie bourgeoise de l’époque et annoncent une intrigue grivoise A) Les pers principaux sont Lucette et Bois d’Enghien 1. Lucette – nommée sc 1 dès la 1 12 – statut social sc 1 34 connoté par son activité « chanteuse de café-concert » > artiste populaire et appréciée par les classes supérieures pour le divertissement qu’elle apporte mais qui a en général la réputation d’une femme entretenue (souvent appelée une cocotte) – mode de vie bourgeois . ombre de pièces visibles : le

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salon où se trouvent les pers cènes), la salle à manger (sc 1 13 à 5 + sc 2 1 28 didascalie) + chambre (sc 1 9) . présence d’un domestique: nom + activités caractéristiques (sc 1 14,7 +sc2 115 par ex) – nommé sc 1 dès la 117 sc 2 19 son prénom « Fernand » statut social connoté par son nom : grand bourgeois ; pas d’indication parti-culière (pas d’activité > situation financière? ) B) On comprend qu’on se trouve chez Lucette 1.

L’action dépend d’elle – c’est l’heure du repas . sc 1 24 il est « midi et quart » : Marceline la soeur de Lucette (indiqué sc 1 110 se plaint de devoir attendre alors qu’elle a faim > es 2 premières répliques nous ren-seignent à ce sujet (à lire) = le serviteur est aux ordres de sa maîtresse et que la soeur loge chez . sc 2 52 Lucette dit à BE de s’habiller pour passer à table « Allons, apprête-toi, parce que l’on va déjeuner. > elle décide et exprime sa volonté 2. On comprend que c’est toujours ainsi car elle impose son rythme de vie – selon qu’elle a une liaison ou non, elle se lève plus ou moins tôt 1 13/14 Marceline nous apprend qu’après une rupture avec son amant, elle a retrouvé des horaires réguliers « depuis ce temps-là, tu te lèves de bonne heure, et on peut déjeuner ? idi.  » . Mais 9 Firmin dit « madame n’est pas sortie de sa chambre. et sa premiere supposition est qu’elle a un nouvel amant 1 16/17 « madame a peut-être trouvé un successeur à monsieur de BEI » – Lucette a l’ha 13 nouvel amant 16/17 « madame a peut-être trouvé un successeur à monsieur de BEI » – Lucette a l’habitude de se confier à Marceline, qui sait alors ? quoi s’attendre en ce qui concerne les variations d’horaires . sc 1 21 Marceline précise qu’en cas de nouvelle relation elle en aurait été informée « ‘je le saurais au moins depuis deux jours » C) On est informé sur le couple Lucette/BE 1 .

On comprend que BE compte beaucoup pour Lucette – elle a souffert de son départ , il lui a brisé le coeur en la quittant 1 13 Marceline dit que cela lui a fait « beaucoup de chagrin » . 1 35 Marceline emploie le mot « toquée » pour dire que Lucette était follement éprise de BE – Lucette revit effectivement depuis la réapparition de BE . sc 2 1 9 et 20/21 elle évoque son retour, c’est un événement pour elle (phrases exclamatives) . les expressions 5 « je suis bien heureuse! (adjectif renforcé par l’adverbe), 1 18 « Si je suis contente! oh! vous le pensez!  » (la sincérité de son amour est connue) montrent son attachement les didascalies 1 5 « radieuse » et 1 18 « se levant » traduisent son enthousiasme Lucette est tellement euphorique qu’elle exprime ses sentiments sans retenue 28 « il est si beau » > elle fait son éloge (adverbe intensif ‘si ») 4 35 « avec expansion – Ah! je l’adore! i’ (didascalie > voir note + interjection / exclamation / terme hyperbolique) 2.

On comprend que cette relation est ancienne – la fin de la scène 2 révèle un – la fin de la scène 2 révèle une familiarité entre les personnages secondaires et Fernand . la question et la réponse 1 38/39 « Tu reconnais sa voix? – Si je a reconnais!  » suggèrent que BE était installé chez Lucette comme chez lui . Marceline et Firmin reprennent leurs habitudes avec BE : M le salue 144 à 46 (à lire) + F lui demande de ses nouvelles 1 47 « Ca va bien, monsieur Fernand?  » 3. On comprend que cette relation est en danger – Fernand a rompu 1 12 « ton amant t’a quittée » (on n’a pas de précision là- dessus) . c 2 1 24 on apprend que son absence a duré « quinze jours » Fernand est revenu mais la justification de son absence est invraisemblable . sc 2 123 il a dit à Lucette qu’ « il avait une syncope qui lui a duré quinze Jours » voir note > le lecteur/spectateur sait que c’est un mensonge – sc 2 BE ne prononce aucun mot d’amour, contrairement ? Lucette, qui l’appelle « chéri’ – sc 2 on apprend que BE ne se sent pas bien . il a la migraine 1 3 (à lire + note), 6 (à lire) Lucette s’empresse de trouver de quoi le soigner . 9 BE le dit lui-même > ce problème de santé cache probablement autre chose => On est amené à faire le lien avec le titre de la pièce : on comprend le déséquilibre de la relation entre Lucette et BE et on devine que BE voudrait se débarrasser d’une maîtresse encombrante La scl nous informe par un que BE voudrait se débarrasser d’une maîtresse encombrante – La sc 1 nous informe par un dialogue entre 2 personnages secondaires – Elle crée un effet d’attente car les 2 personnages principaux sont au cen- tre de la conversation – Le thème de l’intrigue est clair d’emblée et on a hâte de voir ce qui va se passer après la sc 2 car Lucette a une forte personnalité, ce qui ne sem- ble pas être le cas de BE ; on devine qu’il y aura une opposition de deux volontés avec une forte capacité de résistance de la part de Lucette Axell Les scènes 1 et 2 mettent en relief le pers de Lucette A) Le contraste de personnalité entre les 2 soeurs est accentué – elle a une nature vive et enjouée . on prénom a une valeur symbolique : il connote la joie de vivre et l’entrain à cause de son étymologie lux (mot latin) = la lumière – elle est en mouvement physiquement 1 40 didascalie « Lucette entre précipitamment » > entrée en scène représenta-tive de son dynamisme + sc 2 1 6/7 assise, 18 debout + 1 24, 27 et 38 > nombreu-ses didascalies indiquant des déplacements + sortie de sc 52 « (Elle disparaît. ) » > connotation de rapidité – elle est animée verbalement > sc 2 elle a plusieurs interlocuteurs, elle parle successivement Il ? Marceline, 1 18 à Firmin, puis de nouveau à Marceline, puis de nouveau 29/30 à Firmin puis à partir de la 14 PAGF s 3 Firmin, puis de nouveau à Marceline, puis de nouveau 29/30 ? Firmin puis à partir de la 1 40 essentiellement à BE . elle est très expressive 1 5 « radieuse » > ton heureux, 1 22 « (Changeant de ton) » > ton apitoyé, 1 35 « avec expanslon’ > ton exalté et 143 « parlant à la cantonade » > elle parle fort femme animee sentimentalement et sensuellement . c 2 les premiers mots qu’elle prononce sont à propos de 3E, lle ne prend même pas le temps de saluer sa soeur ; elle ne se préoccupe que de lui, elle est aux pe-tits soins 16 « pour lui » + elle répond tout de suite à son appel 1 36/37 et 40 (à lire) ; elle ne parle que de lui aux autres (« lui », « Fernand », « il » . les didascalies 1 1 « sortant de sa chambre », 41 « remontant dans la direction de la chambre » et 1 51 « entrant dans la chambre’ insistent sur l’importance du lien charnel et du plaisir partagé puisque le lever est tardif elle a l’habitude d’être le centre de l’attention . elle se fait servir par Marceline . sc 2 elle demande le médicament pour BE à sa soeur, elle ne va as le chercher elle-même 1 1, 3, 12 et 19/20 . lle théâtralise 140, 43 et 51/52 (à lire) : elle prend des poses pour savourer sa « victoire » (le fait que BE soit revenu) c’est une interprétation, à vous de voir femme à la fois libre (vie intime exposée) et midinette (amour fort et na’lf) on ne peut l’imaginer que jolie, séduisante et enjôleuse pers qui donne du rythme à la 6 3 pers qui donne du rythme à la sc 2. Marceline – elle est physiquement plutôt statique . sc 1 elle est successivement debout 1 1 (à lire), assise 1 6 (? lire), debout 23 (di-dascalie) et assise 1 37/38> mais ses ouvements se font dans un espace res-treint (de la cheminée au canapé et du canapé au canapé) . sc 2 elle va jusqu’au chiffonnier pour prendre le médicament, revient vers sa soeur et se retrouve devant la cheminée 1 46, là où elle était au début . lle est dans une situation d’attente forcée sc 1 1 3, puis sc 2 obéit à la demande de sa soeur ; elle n’a pas d’initiative personnelle et ne dégage pas une impression d’énergie; on la sent plutôt passive elle ne pense qu’à manger . sc 1 1/2 + sc 2 56/57 elle dit que si elle ne mange pas elle va faire un malaise . comme ce besoin n’est pas satisfait, elle est de mauvaise umeur et s’exprime sur le mode de la plainte sc 1 13 « s’agace », I IO « maussade » + « elle est ennuyeuse, ma soeur!  » > elle n’a qu’une préoccupation primaire – elle paraît moralement sage et conformiste elle tient à respecter les normes par ex les horaires de lever et de déjeuner (thème récurrent de la sc 1); elle fait la morale ? sa soeur 1 11 « moi qui la félicitais hier » ; la rechute de Lucette la contrarie 10 (à lire) + 1 14/15 « C’était complimenter.  » (à lire) . lle se réfère à leur bonne éducation et au bon exe 7 3 14/15 « C’était complimenter.  » (à lire) elle se réfère à leur bonne éducation et au bon exemple qu’elles ont reçu pour commenter la supposition de Firmin sc 1 1 16 à 20 (à lire) . elle est sérieuse : elle est célibataire et vierge sc 1 26/27 elle dit qu’elle n’a pas d’expérience « je ne connais pas la chose » + 1 32/33 « je n’ai jamais été mariée » > elle n’envisage donc pas de relation sans le mariage . elle s’exprime de façon nerveuse ou retenue ou gênée : son discours est haché (nbx pts d’exclamation pauses) > elle est donc plus agitée qu’animée – elle semble solitaire . lle entretient le dialogue avec Firmin sc 1 des 1 6 à 22 ils ?voquent Lucette mais des 1 23 à la fin, elle parle encore plus et en profite pour parler delle . le domestique lui répond par politesse mais à la fin ses répliques sont très brèves femme incomplète, pas épanouie (elle se définit par ce qu’elle n’a pas) femme qu’on imagine en retrait, fade, beaucoup moins gâtée par la nature que sa soeur pers qui est en contrepoint avec le pers de sa soeur = c’est un faire-valolr (pers qui sert à mettre en relief un autre, plus intéressant) B) Les personnages masculins sont limités 1. Firmin – il remplit consciencieusement ses fonctions dans les 2 scènes il a beaucoup de choses à faire et doit gérer son temps sc 1 14/5 . l est scrupuleux sc 1 8/9 (à lire > langage respectueux, il est attaché à la hiérarchie) ; il est réactif 3 scrupuleux sc 1 1 8/9 (à lire > langage respectueux, il est attaché ? la hiérarchie) ; il est réactif sc 2 1 54/55 (à lire) il se consacre à son travail – il participe brièvement aux conversations . il se contente d’approuver Marceline sc 1 1 22 et 39 (à lire) + Lucette sc 2 1 29 à 34 (à lire) . il se joint à Marceline pour saluer 3E sc 2 1 47/48 (à lire) il reste un pers secondaire – il est là et pourtant absent sc 2 il reste dans la chambre et n’en sort pas . on entend seulement sa voix à la fin 1 36 quand il appelle Lucette et 143 à 49 quand il parle à Marceline et Firmin (à lire) . l ne dit rien d’intéressant (banalité des propos) En fait l’intérêt est maintenu car on attend l’entrée en scène de BE d’autant plus que Lucette fait son éloge – Les 2 scènes ont en commun le thème de la vie amoureuse, thème tradi- tionnel de la comédie et du vaudeville, avec un pers coloré – La primauté des pers féminins nous laisse deviner une réflexion sur la place des femmes dans la société de l’époque Axe Ill Les 2 scènes nous plongent dans un comique varié et renouvelé, plus profond qu’il n’en a l’air A) Les personnages féminins ont une dimension caricaturale mais peuvent toucher 1. Marceline – c’est un pers maladroit sc 1 . avec Lucette 1 11 à 14 : la consolation est ridicule car les 2 éléments mis dans la balance n’ont rien à voir et surtout ce discours est inadapté par rap PAGF 13 discours est inadapté par rapport au caractère de Lucette . ans son raisonnement 1 36/37 comparant les êtres humains et les animaux, ici les coqs ; c’est drôle parce qu’il y a une implification réductrice, une confusion entre les instincts et les sentiments Marceline introduit un comique de l’absurde – elle fait penser au pers type de la vieille fille . anciennement on appelait « rosière » une jeune fille pauvre, modeste et vertueuse . Marceline est un avatar de la rosière, voire une parodie : elle est sans doute pauvre car elle n’a pas de carrière personnelle, elle ne doit plus être jeune et elle est vertueuse à son corps défendant – elle est en effet modernisée par l’expression de désirs latents (aspect naturaliste) . lle voudrait ne plus être une femme délaissée 1 1 31132 elle xprime un regret « avec un soupir » + elle le dit comme si elle était malchanceuse . elle voudrait sans doute être un peu comme sa soeur, c’est- à dire au moins être courtisée : les confidences permanentes de Lucette doivent laisser des traces 1 20/21 + lorsqu’elle se laisse aller auprès de Firmin, 125 à 27 (à lire) voir note on dirait qu’elle imite sa soeur ; c’est drôle car il y a un décalage social + on dirait que Firmin est asexué, donc elle parle dans le vide . l’obsession de la nourriture paraît être une compensation : sc 2 1 41/42 lorsqu’elle veut voir BE, on peut se demander