Faut Il Satisfaire Tous Ses Desirs Pour Etre Heureux

Faut Il Satisfaire Tous Ses Desirs Pour Etre Heureux

Désir et Bonheur Faut-il satsfaire tous ses désirs pour être heureux ? • Désir : tendance à rechercher objet (matériel ou moral) que l’on s’imagine être source de satisfaction, de plaisir. – envie : désir éphémère – souhait, espoir : désir qui ne s’accompagne pas d’actions propres à le réaliser. – volontés, projets : désirs réféchis, accompagné d’actions propres à les réaliser. or27 On distingue parfois I é remier serait Sni* to View irréféchi, la seconde réféchis. ?? besoins : le plus so – nécessaire (à la conservation de l’organisme) * superfu (pour l’organisme) objet substituable, indéterminé (de l’eau, des nutriments) objet déterminé(je désire ce plat). Faut-il satsfaire tous ses désirs, envies, désirs superflus, aussi bien que projets véritables pour être heureux ? Mais il faut définir le bonheur. Deux sens : -pour être heureux, au sens de ressentr un état ponctuel de satsfacton intense, il faut satisfaire certains désirs, semble-t-il. nsatisfait ? Nos désirs n’excluent alors-t-il pas le bonheur ? – Au contraire, ne peut-on pas avoir une vie heureuse avec des moments d’insatisfaction, de peines ? -Dans ce cadre, notre bonheur ne dépend-il pas plus de la onscience de notre vie, davantage que de conditions objectives de la

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
vie ? Plus généralement, être heureux est-ce se sentir heureux, ou cela dépend-il de conditions de vie objectives ? – le bonheur repose sur la satsfacton de tous ses désirs (Calllclès) Dans le texte suivant, Platon fait dialoguer Socrate (son maître) et Calliclès, un sophiste. Restituer l’argumentation en remplissant le tableau suivant : Calliclès Thèse générale sur le bonheur Positon sur les lois Positon sur la morale Argument (1 ) Contre argument (1′) Comparaison Argument (2) (réponse ? Argument 3 Socrate CALLICLÈS — si on veut vivre comme il faut, il faut laisser aller ses propres passions, si grandes soient-elles, au lieu de les réprimer.

Au contraire, il faut être capable de mettre son courage et son intelligence au service de si grandes passions et de les assouvi les désirs qui les PAGF OF forte nature que celle des hommes de la masse ; et ces derniers, qui sont eux-mêmes incapables de se procurer les plaisirs qui les combleraient, font la louange de la tempérance et de la justce à cause de leur propre lâcheté. Car pour ceux qui ont hérité du pouvoir ou qui sont dans la capacité de s’en emparer pour ces hommes- à, qu’est-ce qui serait plus mauvais que la tempérance ? e sont des hommes qui peuvent jouir de leurs biens, sans que personne n’y fasse obstacle La vérité, que tu prétends chercher, Socrate, la voici : si la vie facile, l’intempérance, et la liberté de faire ce qu’on veut, demeurent dans l’impunité, ils font l’excellence et le bonheur. Tout le reste, ce ne sont que de belles idées, des conventon faites par les hommes et contraires à la nature, rien que des paroles en l’air, qui ne valent rien. SOCRATE— Ce n’est pas sans noblesse, Calliclès, que tu as exposé ton point de vue, tu as parlé franchement.

Toi, en effet, tu as exposé clairement ce que les autres pensent et mais ne veulent pas dire. Je te demande donc de ne céder à rien, en aucun cas ! Comme cela, le genre de vie qu’on doit avoir paraîtra tout à fait évident. Alors expliques-moi : tu dis que, si l’on veut vivre tel qu’on est, il ne faut pas réprimer ses passions, aussi grandes soient-telles, mais se tenir prêt à les assouvir par tous les moyens. Est-ce bien en cela que consiste [le bonheur et] l’excellence ? CALLICI_ÈS- Oui, je l’afrme !

SOCRATE- On a donc tort de dire que ceux qui n’ont besoin de rien sont heureux. CALLICLÈS- Oui, car, à ce compte, les pierres et 3 OF que ceux qui n’ont besoin de rien sont heureux. CALLICLÈS- Oui, car, à ce compte, les pierres et les cadavres seraient très heureux. SOCRATE- Mais tout de même, la vie dont tu parles, c’est une vie terrible ! laisse moi, te proposer une image (… ). Regarde bien si ce que tu veux dire, quand tu parles de ces deux genres de vie, une vie d’ordre et une vie de dérèglement, ne ressemble pas à la situaton suivante.

Suppose qu’il y ait deux hommes, qui possèdent, chacun, de nombreux tonneaux. Les tonneaux de l’un sont en bon état et emplis, celui-ci de vin, celui-là de miel, un troisième de lait et beaucoup d’autres Chaque tonneau est donc plein de ces denrées liquides qui sont rares, difciles ? obtenir, et acquises au prix de travaux pénibles. Mais, au moins, une fois que cet homme a rempli ses tonneaux, il n’a plus à verser quoique ce soit ni à s’occuper d’eux.

L’autre homme, quant à lui, serait aussi capable de se procurer ce genre de denrees, mais n’ayant que des tonneaux percés et fêlés, il serait forcé de les remplir jour et nuit sans relâche, en s’infligeant les plus pénibles peines. Alors, regarde bien, si ces deux hommes représentent hacun une manière de vivre, de laquelle des deux dis-tu qu’elle est la plus heureuse ? Est-ce la vie de l’homme déréglé ou celle de l’homme tempérant ? Mon allégorie ramène -t -elle à reconnaître que la vie tempérante vaut mieux que la vie déréglée, ou n’es-tu pas convaincu ? CALLICLÈS- Je ne le suis pas, Socrate.

Car [« homme dont tu parles, celui qui a fait le plein en lui-même et en ses tonneaux, n’a plus Car l »homme dont tu parles, celui qui a fait le plein en lui-même tonneaux, n’a plus aucun plaisir, il a exactement le type d’existence dont je parlais tout à l’heure : il vit comme une ierre. S’il a fait le plein, il n’éprouve plus ni joie ni peine. Au contraire, la vie de plaisir est celle où fon verse et on reverse autant qu’on peut dans son tonneau ! SOCRATE- Mais si l’an y verse beaucoup, n’est-il pas nécessaire qu’il s’en écoule beaucoup aussi et qu’il y ait de larges trous pour les écoulements ? CALLICLÈS- Bien sûr.

SOCRATE- Alors, c’est la vie d’un pluvier, qui mange et fente en même temps ! – non, ce n’est pas la vie dun cadavre, même pas celle d’une pierre ! Mais dis-moi encore une chose : ce dont tu parles, c’est d’avoir faim et de manger quand on a faim, n’est-ce pas ? CALLICLÈS- oui. SOCRATE- Et avoir soif, et, quand on a soif, se désaltérer ? CALLICLÈS- Oui, mais surtout ce dont je parle, c’est de vivre dans la jouissance, d’éprouver toutes les formes de désirs et de les assouvir — voilà, c’est cela, la vie heureuse ! SOCRATE- Fort bien, très cher. Tu t’en tens à ce que tu as dit d’abord, et tu ne ressens pas la moindre honte.

Mais alors, il semble que moi non plus je n’ai pas à me sentr gêné ! – Aussi, pour commencer, réponds-moi : suppose que quelque chose démange, qu’on ait envie de se gratter, qu’on puisse se gratter autant qu’on veut et qu’on asse tout son temps à se gratter, est-ce là le bonheur de la vie ? CALLICLÈS- Eh bien, je déclare que même la vie où on se gratte comme cela est une vie agréable ! SOCRATE PAGF s OF Eh bien, je déclare que même la vie où on se gratte comme cela est une vie agréable ! SOCRATE- Et si c’est une vie agréable, c’est donc aussi une vie heureuse. CALLICLÈS- Oui, absolument.

SOCRATE- Si on se gratte la tête seulement, ou faut-il que je te demande tout ce qu’on peut se gratter d’autre ? Regarde, Calliclès, que répondras-tu, quand on te demandera si, après la tête, on peut se gratter tout le reste ? Bref, pour en venir au principal, avec ce genre de saletés, dis-moi, la vie des êtres obscènes, n’est-elle pas une vie affreuse, honteuse, misérable ? De ces êtres, oserais-tu tu dire qu’ils sont heureux. s’lls ont en abondance ce qu’ils désirent ? CALLICLÈS Tu n’as pas honte, Socrate, d’amener la conversaton vers ce genre d’horreurs ? SOCRATE- Parce que c’est moi qui l’ai poussée là, ô noble individu !

N’est-ce pas plutôt celui qui afrme sans nuance que les hommes qui éprouvent la jouissance, de quelque façon qu’ils jouissent, sont des hommes heureux ? N’est-ce pas plutôt celui qui ne peut pas distnguer uels sont les plaisi s bons et quels sont les plaisirs mauvais ? Mais maintenant, dis-moi encore juste ceci : prétends- tu que l’agréable soit identque au bon, ou bien y a -t-il de l’agréable qui ne soit pas bon CALLICLES : eh bien, pour ne pas être en désaccord avec ce que j’ai dit, si jamais je réponds que ragréable est différent du bon, je déclare que c’est la même chose.

SOCRATE- Calliclès, tu es en train de démolir tout ce qui avait été dit avant, et tu n’aurais même plus les qualités requises pour chercher avec moi ce qui est vrai, OF avant, et tu n’aurais même plus les qualités equises pour chercher avec moi ce qui est vrai, si tu te mets ? dire des choses contraires à ce que tu penses. CALLICLÈS- Toi aussi, tu fais pareil, Socrate ! SOCRATE- Eh bien, si je le fais, j’ai tort de le faire ! Et toi aussi, tu as tort !

Mais réfléchis à une chose, bienheureux Calliclès : le bien ne consiste pas dans une jouissance à n’importe quel prix, car sinon, si c’est le cas, il semble bien que le tas de saletés auxquelles j’ai fait allusion tout à l’heure de façon détournée, va nous tomber sur la tête, et plus encore ! CALLICLÈS- C’est ce que tu penses, toi Socrate ! SOCRATE- Mais toi, Calliclès, maintens-tu réellement ton afrmaton La vie heureuse est celle où l’on satsfait ses désirs, tous ses désirs, surtout les plus grands La vie de plaisir n’est pas une vie heureuse.

La vie, pour être heureuse, doit être tempérante, sage. Dans une démocrate, les lois sont de pures conventons insttuées par Argument (2) (réponse à 1′) La vie de plaisir est malheureuse car elle implique labeur et aucune satsfacton pérenne : image du tonneau percé La vie tempérante, si elle est une vie de repos (image du tonneau plein) n’est pas satsfaisante car elle implique ennui et aucune joie.

Mieux vaut des peines, de l’acton, et des plaisirs La vie tempérante est comparable à La vie de plaisir est comparable à la la vie d’un cadavre, ou à la vie du pluvier conditon d’une pierre Le plaisir est souvent de l’ordre du (réponse : admettons même une soulagement (comme le plaisir de vie de grattage est heureuse) se gratter) : c’est donc la fn d’une peine (plaisir négatf) plus qu’un plaislr positf.

Si l’on soutent que n’importe quelle jouissance fait la vie heureuse, alors on doit admettre tous les plaisirs, y compris ceux dits « honteux » ou « immorau PAGF La belle chose de vouloir se piquer d’un faux onneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse ? toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs.

Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement ? cette douce violence dont elle nous entraîne. J’ai beau être engagé, l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustlce ux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un beau visage me le demande, si j’en avais dix mille, je les donnerais tous.

Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, ? voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par es transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir.

Mais lorsqu’on en est fait un honneur et la mener en est maître une fois, il n’y a plus rien ? dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les harmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits.

Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. Molière, Don juan, acte I scène 2 • Éloge du plaisir Définition hédonisme sens courant : est hédoniste celui qui aime et joult plus que les autres des plaisirs de la vie, en particulier les plaisirs du corps -sens philosophique : considère que le plaisir est la première des valeurs humaines, voire la seule valeur.

Calliclès : « le bon et l’agréable sont identiques » Conséquence : immoralisme : une vie de plaisir même honteuse, obscène, etc. , serait Pourtant, l’assumer dans les paroles n’est pas l’assumer dans les faits. Il semble que Socrate ait raison : nous ne sommes pas prêts à reconnaître comme valable n’importe quel plaisir, donc n’import 77