Extrait Germinie Lacerteux lect. ana. schématisée

Extrait Germinie Lacerteux lect. ana. schématisée

Des lambrequins de Io aux fenêtres, se répé ent é glaces éclairées d’un grands panneaux bla galon d’or, pendus em en peinture sous les x murs, dans de oucher, cerclées d’un adre peint, alternaient avec les Saisons de Prudhon, étonnées d’être là ; et sur les dessus des fenêtres et des portes, des Amours hydropiques jouaient entre cinq roses décollées d’un pot de pommade de coiffeur de banlieue.

Des poteaux carrés, tachés de maigres arabesques, soutenaient le milieu de la salle, au centre de laquelle une petite tribune octogone portait l’orchestre. Une barrière de chêne à hauteur d’appui et qui servait de dossier à une maigre banquette rouge, enfermait la danse. Et contre cette barrière, en dehors, des tables peintes en vert, avec des bancs de ois se serraient sur deux rangs, et entouraient le bar avec un café.

Dans l’enceinte de la danse, sous le feu aigu et les flammes dardées du gaz, étaient toutes sortes de femmes vêtues de lainages sombres, passés, flétris, des femmes en bonnet de tulle noir, des femmes en paletot noir, des femmes en caracos élimés et râpés aux coutures, des femmes engoncées dans la palatine en fourrure des marchandes en plein vent et

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des boutiquières d’allées.

Au milieu de cela pas un col qui encadrât la jeunesse des visages, pas un bout de jupon clair s’envolant du tourbillon de la danse, pas un éveillon de blanc dans ces femmes sombres jusqu’au bout de leurs bottines ternes, et tout habillées des couleurs de la misère. Cette absence de linge mettait dans le bal un deuil de pauvreté ; elle donnait à toutes ces figures quelque chose de triste et de sale, d’éteint, de terreux, comme un vague aspect sinistre où se mêlait le retour de l’HôpitaI au retour du Mont-de-piété ! ne vieille en cheveux, la raie sur le côté de la tête, passait, devant les tables, une corbeille remplie de morceaux de gâteau de Savoie et de pommes rouges. De temps en temps la danse, dans son branle et son tournoiement, montrait un bas sale, le ype juif d’une vendeuse d’éponges de la rue, des doigts rouges au bout de mitaines noires, une figure bise à moustache, une sous-jupe tachée de la crotte de l’avant-veille, une crinoline d’occasion forcée et toute bossue, de l’indienne de village à fleurs, un morceau de défroque de femme entretenue.

Les hommes avaient le paletot, la petite casquette flasque rabattue par derrière, le cache-nez de laine dénoué et pendant dans le dos. Ils invitaient les femmes en les tirant par les rubans de leurs bonnets, volant derrière elles. Quelques-uns, en chapeaux, 2 femmes en les tirant par les rubans de leurs bonnets, volant errière elles. Quelques-uns, en chapeaux, en redingotes, en chemises de couleur ; avaient un air de domesticité insolente et d’écurie de grande maison, Tout sautait et s’agitait. cture analytique Jules et Edmond Goncourt sont les premiers à introduire la science dans la littérature en se renseignant précisément sur le sujet. En effet, pour leur roman Germinie Lacerteux, publié en 1865, ils ont effectué des recherches poussées. L’extrait est consacré à la pauvreté et au peuple, un thème très présent lors du mouvement naturaliste. En quoi cet extrait est-il caractéristique du mouvement aturaliste ? La pauvreté et les classes sociales basses sont présentées travers un cadre réaliste et populaire, lors d’un bal sinistre, sous l’oeil méprisant des romanciers cherchant à inspirer le dégoût.

Un cadre réaliste et populaire A) un univers réaliste Un cadre réaliste : lieux réels : « l’Hôp•tal « Mont-de-piété » noms de peintres connus : « Boucher « Prud’hon » mesures réelles :  » poisson  » Un lieu marqué par de nombreux détails : lieu précis grâce aux CCI_ : « aux murs », « aux fenêtres  » dans de grands panneaux  » indications de directions : ‘ 3 s  » entre  » au centre « , mitaines casquette « ,  » rubans  » Endroit précisé par de nombreux objets :  » tables de marchands « ,  » verres à boire « ,  » des poteaux carrés  » banquette « , de vin  » barrière  » tables  » bancs de bois  » B) Un lieu populaire qui imite le luxe un cadre pauvre avec le voc : « les misères et la rusticité d’une guinguette »,  » maigre  » x2  » tachés  » barrière en chêne qui servait de dossier  » petite tribune octogone « ,  » pauvreté  » et  » se répétaient économiquement  » qui marque la répétition, l’ennui. un luxe faux vocabulaire :  » richesse fausse « ,  » palais de carton  » où l’auteur tilise une métaphore comparant le lieu à un palais dont la façade est magnifique mais bâti de carton, matière pauvre et peu solide.

En effet, la salle se veut admirable, mais a le  » caractère moderne des lieux de plaisir du peuple  » contraste entre les deux facettes du lieu accentué grâce l’oxymore  » luxe pauvre  » un semblant de décoration luxueuse :  » décor  »  » peintures  » x2,  » du velours et des bancs en bois  » où apparaît une antithèse faisant écho à l’oxymore du  » luxe pauvre  » lambrequins  » velours « ,  » pastorales  » cadre peint  » Amours hydropiques  » arabesques  » galon d’or Les décorations sont  » étonnées ‘être l lumière principalement artificielle :  » appareils de gaz « ,  » glaces éclairées d’un bras de lumière « ,  » feu aigu  » flammes dardées du gaz  » couleurs vives :  » dorés « ,  » grenat « ,  » blancs  » rouge  » peintes en vert  » un lieu étroit : fermeture . cerclées  » enfermait »  » entour 4  » peintes en vert  » Un lieu étroit : ‘ cerclées  » enfermait  » entouraient  » l’enceinte  » étroitesse :  » se serraient sur deux rangs « ,  » petite  » Un univers réaliste et populaire qui se veut luxueux. Ce semblant de richesse, pauvre et fausse, laisse vite place à une assemblée triste et sale.

Il- Une sinistre assemblée A) Un peuple vêtu de misère grossièreté des habits et des visages grâce à des termes qui portent des connotations péjoratives :  » fourrure des marchandes en plein vent et des boutiquières d’allées  » indienne « ,  » morceau de défroque « ,  » cache-nez « , « une figure bise moustache »,  » doigts rouges « r  » cette absence de linge  » où l’adjectif démonstratif » cette  » est chargé de connotations péjoratives,  » femmes engoncées  » des vêtements passés : :  » lainages passés, flétris  » élimés  »  » râpés aux usure coutures  » bottines ternes  » crinoline d’occasion forcée et oute bossue  » saleté :  » bas sale « r « sale », « terreux » absence de formes :  » flasque  » pendant dans le dos  » pendu  » dégoût et mépris . titre de l’oeuvre Germinie Lacerteux qui inspire le dégoût par ses sonorités et par les connotations du prénom  » Germinie  » moquerie par les expressions satiri ues :  »  » sous-jupe tachée de la crotte de l’avant-veill s décollées d’un pot de x2, « noir » x3,  » couleurs de la misère  » éteint  » vocabulaire :  » quelque chose de triste  » vague aspect sinistre « ,  » deuil  » absence de toute gaieté :  » pas un col qui encadrât la jeunesse es visages  » pas un bout de jupon clair « r  » pas un réveillon de blanc On remarque la répétition a trois reprises de la structure  » pas un « , qui accentue l’absence totale de gaieté.