Exposé sur Nancy Huston

Exposé sur Nancy Huston

Nancy Huston Biographie : Nancy Huston est née le 16 septembre 1953 à Calgary au Canada. Elle a une enfance plutôt difficile, ponctuée de déménagements à travers toute l’Amérique du Nord. Dans une interview, elle se décrit notamment comme une personne ne sachant pas ce que signifie « chez soi b, étant toujours l’étrangère de passage dans une école. Elle déclare qu’elle s’est sentie euphorique dès lors qu’elle a pu changer de pays car là, elle était vraiment étrangère et pouvait se qualifier en tant que tel.

Lorsqu’elle avait six ans, sa mère les a quittés pour aller faire sa vie ailleurs. Elle entame alors une vie d’attente. Elle attend que sa mere revienne, ce elle attend les lettres de nombreux paysag eu. Nancy Huston déclar n’ait pas été présent or 21 s les trois ans, et fait alors découvrir breuses cultures. fait que sa mère ui doit tout car elle lui a donné la vocation d’ crire. En eftet, pour rendre sa mère fière d’elle, elle lui écrivait en retour en s’appliquant à retranscrire tous les détails.

Grâce à elle, Nancy Huston a également pu développer la capacité à se mettre à la place des autres. Elle raconte que de ne pas

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être choyée par sa mère dans son enfance ?tait très difficile et que pour s’en sortir, elle se mettait à sa place, s’imaginait qu’elle devait être très page triste elle aussi. A six ans, avant le divorce de ses parents, Nancy Huston va être amenée à rencontrer sa future belle-mère et séjourner six mois chez elle, en Allemagne. Elle est euphorique de vivre dans ce pays et à la fin de son séjour, elle parle très bien l’allemand.

Elle étudie au lycée Sarah Lawerence à New York, où elle apprend les bases du français. A l’âge de 20 ans, Nancy Huston part en France où elle y habite depuis lors. Elle dit dans une interview qu’elle avait besoin de ettre de la distance entre son pays natal et elle ainsi que de changer de registre afin de se construire une nouvelle identité, de se protéger de sa vulnérabilité dans la langue d’origine. Je vais vous lire un extrait de son récit intitulé Bad Girl, qui fait référence au moment où elle quitte son pays.

P 104 Elle réalise son travail de memoire sur les jurons, sous la direction de Roland Barthes Dans les années 70, elle écrit des articles pour différents journaux féministes français. Ce sont là ses réels débuts d’écrivaine. Très marquee par l’absence de sa mère, elle est de nature suicidaire et norexique. Elle a un rapport très mitigé avec la maternité ce qui se ressent dans ses romans et ne veut pas fonder de famille de peur que ça lui enlève son indépendance et le droit de se suicider.

Cependant, sa rencontre avec Tzvetan Todorov qui a déjà un enfant, la fera peu à peu changer davis- C’est en allant chercher l’enfant de son compagnon à l’école, elle, habillé tout en noir, la classe pleine de coule PAGF 91 chercher l’enfant de son compagnon à l’école, elle, habillé tout en noir, la classe pleine de couleurs, qu’elle remarque qu’elle s’appliquait beaucoup trop à être sinistre. Quelques années plus tard, elle devient mère à son tour. Le premier roman de Nancy Huston est paru en 1981.

Elle l’a écrit en français, comme ceux qui suivront. Il faut attendre encore 12 ans avant qu’elle ne renoue avec sa langue maternelle. Elle publie Cantique des plaines en anglais, qui sera refusé par plusieurs éditeurs anglophones. Elle le traduit alors en français et il est accepté. Elle reçoit même un prix au Canada pour ce roman. Elle remarque que ce travail de double écriture enrichit ses romans et elle commence donc de traduire tous ses romans. Elle se sert xclusivement du français pour ses essais.

En plus d’être romancière et essayiste, Nancy Huston écrit également des pièces de théâtres, des scenarios de films. Elle a d’ailleurs aidé à la mise en scène de son roman « Lignes de faille La musique est une source d’inspiration pour plusieurs de ses romans. Elle participe à des concerts littéraires. Elle est également musicienne. Elle joue du piano, de la flûte et du clavecin. Philosophie de Nancy Huston : Nancy Huston est une femme d’actualité très touchée par les problèmes de la société.

Elle écrit énormément d’essais qui osent beaucoup de questions. Quelques-uns de ses essais ont été écrits à la suite d’un roman, comme pour approfondir le thème où une difficulté qu’elle a rencontré dans son roma 3 1 suite d’un roman, comme pour approfondir le thème où une difficulté qu’elle a rencontré dans son roman. Par exemple, « l’espèce fabulatrice » a été écrite à la suite de « lignes de faille » car, pour écrire ce roman, Nancy Huston s’est vue obligée de réfléchir à la construction d’une identité.

Nancy Huston refuse d’édulcorer la vie, de la biaiser. Elle veut pouvoir tout voir sans se voiler les yeux. Elle regarde le malheur en face mais refuse de le devancer. EXTRAIT P. 3 DOSSIER TROP COOL Elle se voit comme une personne matérialiste parce qu’elle ne croit pas en une vie après la morte. Elle se dit fascinée par la capacité de notre cerveau à produire un soi à travers les histoires. ROMAN Elle le traite de menteur, de fabulateur. Dans ses interviews, elle nous en dit un peu plus sur sa façon de penser.

D’après elle, notre monde est constitué essentiellement de fictions. Elle en a d’ailleurs fait un essai, dans lequel elle répond à une prisonnière qui lui demande pourquoi elle écrit alors que a vie est déjà tellement incroyable. Tout au long de son ouvrage, elle explique que respèce humaine a besoin de donner du sens ? sa vie pour pouvoir survivre. Elle nous compare aux animaux, qui se rendent compte par exemple du changement entre la nuit et le jour et nous, qul en plus de nous en rendre compte, analysons le phénomène, lui donnons une interprétation.

P. 98-99 Nancy Huston intervient également énormément dans la cause des femmes, c’est d’ailleurs un thème très fréquent dans ses œuvr 1 énormément dans la cause des femmes, c’est d’ailleurs un thème très fréquent dans ses œuvres. Sa mère était déjà une féministe avant l’heure. Elle s’interroge beaucoup sur la question de la place de la femme dans notre société, du regard que portent les hommes sur elle ainsi que de sa libération. Elle s’intéresse également beaucoup à l’histoire, principalement aux conflits dans le monde.

Elle nous parle dans ses romans de plusieurs guerres importantes qui ont fait rage dans les quatre coins du monde. J’en parlerai plus tard avec une analyse des thèmes. Son rapport à l’écriture : Nancy Huston écrit depuis très petite des lettres à sa mère. C’est elle qui l’a famlliarisée à l’écriture. A l’âge de dix ans, elle écrit ses premiers poèmes mais c’est à l’âge de vingt ans qu’elle commence réellement à écrire. Elle déclare que c’est grâce ? sa mère mais aussi aux regards bienveillants des femmes, ? leur soutien, à leurs encouragements qu’elle a pu accéder à la dimension d’écrivaine.

Dans une interview elle dit : « L’écriture m’obsède. Quand j’écris, je suis seule du matin au soir, obnubilée, aux prises avec mes personnages, des forces, des sons imaginaires. Cela ne s’arrête pas quand je rentre à la maison, ni quand je dors, ni quand je prends des vacances. ? Elle commence par écrire en français, découvrant dans cette langue une liberté et une virtuosité qu’elle n’avait jamais eue en anglais. Elle trouve deux facettes de son métier d’écrivain.

L’une d’elles est un rôle qu’elle endosse alors PAGF s 1 un rôle qu’elle endosse alors que la seconde la dévoile vraiment. Elle les sépare complètement dans sa vie de tous les jours et a deux bureaux, un pour chaque facette. La première, celle qui la dévoile est présente lorsqu’elle elle écrit. La deuxième est une face plus administrative, où elle joue le rôle de l’écrivaine, c’est uand elle répond à des appels, à des invitations pour participer ? une interview par exemple Pour elle, écrire un roman ou un essai sont deux travaux très différents l’un de l’autre.

Ecrire un roman est un vrai don de soi. Cela Fépuise, son histoire ne la laisse jamais se reposer et elle est vraiment touchée par l’histoire de ses personnages. Lorsqu’elle écrit un roman, elle est peu sûre d’elle, elle se tâtonne et se sent indigne de l’histoire qu’elle raconte. Elle ne sait jamais ce qu’elle veut dire à l’avance, n’a pas d’idées claires. C’est un peu omme si elle découvre l’histoire en même temps qu’elle l’écrit. Ses personnages lui révèlent des choses, lui en font comprendre d’autres.

Par exemple, après avoir écrit le roman « Histoire d’Omaya », elle a confié : « Je ne savais que très peu de choses au départ : je savais qu’il y avait un acteur, qu’il y avait quelqu’un qui avait passé du temps dans un asile, qu’il y avait un amour qui carburait beaucoup à l’imaginaire, et qu’il y avait des enfants : un garçon et une fille. Mais je ne savais pas du tout comment raconter cette histoire, ni PAGF 1 enfants : un garçon et une fille. Mais je ne savais pas du tout comment raconter cette histoire, ni même où elle se passerait, et donc dans quelle langue récrire. ? Elle raconte que le fait de ne pas savoir ce qu’allaient devenir ses personnages a été une véritable catastrophe, qu’elle a travaillé pendant cinq mois dans un malheur total, sans savoir où aller. Elle a alors tout laissé tomber et deux mois plus tard, elle a compris, je cite : «J’ai compris que tout le monde allait défiler à la barre, et que ça conférait une urgence à toutes paroles. J’ai écrit les premiers jets en cinq semaines, en travaillant du matin au soir, ous les jours, complètement à l’écoute. J’étais sûre de cet espace de liberté que j’avais dessiné pour danser.

Alors, j’ai commencé à entendre les arbres, et les fleurs, et les passerelles… J’étais enchantée. J’ai compris que tout pouvais parler – qu’une molécule pouvait parler. Alors, une fois qu’elle a fini un roman, écrire un essai est pour elle un pur plaisir car pour elle, ce travail de recherches lui permet nourrir l’hémisphère gauche de son cerveau et laisser le droit se reposer. Ce n’est plus qu’un travail de recherches. Elle peut se poser dans une bibliothèque et travailler tout son soul sans être ans cesse perturbée par des personnages de son imagination.

Quand on lui demande pourquoi elle écrit, Nancy Huston répond également qu’elle a un rapport à récriture et aux mots très particulier. Quand elle était jeune, elle se sentait mal dans sa pea PAGF 7 1 et aux mots très particulier. Quand elle était jeune, elle se sentait mal dans sa peau, elle ne voulait pas se contenter du réel. Elle avait un besoin d’inventer une autre réalité pour expliquer celle dans laquelle on vit. pour elle, le réel n’est pas suffisant et elle est donc parvenue à le transformer par la littérature, qui est ‘aventure, la fiction contre cette réalité.

Elle voit en récriture un don de voyance, une magie des mots, de la production des personnages. C’est ce qui lui permet de repousser ses frontières. Son rapport à la langue : Dans une interview, Nancy Huston explique le rapport qu’elle a aux langues anglaise et française. Pendant de longues années durant lesquelles elle habitait en France, l’anglais était pour elle une langue morte. Elle la pensait comme la langue de la petite enfance, qui lui apportait alors trop de vecteurs émotionnels ainsi que comme une langue universitaire qui donnait alors des ormules toutes faites et donc peu intéressantes.

A 20 ans, elle est arrivée à Paris et a apprivoisé le français. Ça a été pour elle comme une deuxième naissance. Elle n’avait pas l’angoisse de la page blanche avec le français, elle entendait sa musique et il ny avait ni vulnérabilité de l’enfance, ni formules toutes faites. Cependant, après quelques années, elle se retrouve boquée. Elle se rend compte qu’elle ne peut plus faire de bons romans en ayant fait une croix sur son enfance. Le roman exige dêtre un tout. Pendant ce temps, elle a eu une maladie qui lui a 91