Expose NANA

Expose NANA

Auteur : Emile ZOLA Première parution : Février 1880 Publié : sous forme de feuilleton dans le Voltaire en tre 1979 et 1880 puis chez Charpentier Edition lue : Les Classiques de Poche Nana Nombre de page : 512 Documentation org Sni* to View I Contexte biographique et bibliographie A/ Biographie Naissance à Paris le 2 avril 1840 Mort d’une asphyxie le 29 septembre 1902 à Paris. Père vénicien : un ancien officier devenu ingénieur. Mère Beau jeune fille de 20 ans, en 1888. Deux enfants connus, une fille Denise et un garçon Jacques.

Initiation au art graphique grâce à son ami depuis le collège Paul CEZANNE. Zola homme éminament sociable : en 1 868 liaison d,amitié avec les frères GONCOURT, Edmond et Jules. puis rencontre avec Flaubert en 1871. Rapprochement avec de jeunes écrivains comme Guy de Maupassant, Paul Alexis, Joris-Karl Huysmans, Léon Hennique et Henri Céard. Limitation des voyages de Zola au territoire français, la seule sortie du territoire : exile à Londres à la fin de sa vie. Engagement dans l’affaire Dreyfus en 1898 avec J’accuse. an de prison et 3000 francs d’amende pour Zolaà cause de cet article pubié dans le journal CAurore. Éléments en relation avec

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l’œuvre . – Première amour de Zola une prostituée Utilisation de la presse pour promouvoir ses œuvres littéraire comme le journaliste Fauchery pour promouvoir le théâtre des Variétés et ses acteurs. – Recherche du succès à paris de Zola comme Nana. – Education de Louiset par Nana et sa tante Mme Lerat, et éducation de Zola par sa mère et sa grand-mère, absence paternel dans les deux cas. Un entourage artistique pour Zola tout comme pour Nana.

B/ Bibliographie Romans La Confession de Claude (1865) -Le- Vœu d’une morte (1866) -Edouard Manet (1867) -Les Mystères de Marseille (1867) -Thérèse Raquin (1867) -Madeleine Férat (1868) Fortune des Rougon (1871) ca curée (1872) -Le Ventre de Paris (1873) -La Conquête de plassans (1874) -La Faute de l’abbé Mouret (1875) -Son Excellence Eugène Rougon (1876) -L’Assomrnoir (1877) -une Page d’amour (1878) -Nana (1880) -Pot-aouille (1882) -Au Bonheur des Dames (1883) -La Joie de vivre (1884) -Germinal (1885) -L’Œuvre (1886) -La Terre (1887) Rêve (1888) -La Bête humaine (1890) -L’Argent (1891) -La Débâcle (1892) -Le Docteur Pascal (1893) Recueils -Contes à Ninon (1864) -Mes haines (1866) -Mon salon (1866) -Nouveaux contes à Ninon (1874) -Le Roman expérimental (1880) -Le Naturalisme au théâtre (1881) Nos auteurs dramatiques (1881 ) -Les Romanciers naturalistes (1881) -Documents littéraires (1881 ) -Le Capitaine Burle (1882) -Une Campagne (1882) -Nais MiCOLllin (1884) -Nouvelle campagne (1897) -La Vérité en marche (1901 Peindre les misères et les souffrances sociales Explorer tout les milieux B/ Slngularlté de l’auteur camille C/ 3 thèmes importants et 3 caractéristiques de style Thèmes importants : – La prostitution – Le théâtre – La société du Second Empire Caractéristiques de style • – Écriture journalistique pour enlever le superflus – Utilisatlon de la méthode scientifique de Claude Bernard Obéissance des lois de l’euphonie dans la construction des phrases IV Première et dernière phrase A neuf heures, la salle du théâtre des Varétés était encore vide. Un grand souffle désespéré monta du boulevard et gonfla le rideau. « A Berlin ! A Berlin ! A Berlin ! » V Personnages principaux Nana : « une vraie seringue » p. 25, « Nana, très grande, très forte pour ses dix-huit ans, dans sa tunique blanche de déesse, ses longs cheveux blonds simplement dénoués sur ses épaules… » p. 9 « Elle donna un coup de hache qui dessina une rondeur sous la mince tunique sa nuque ou des cheveux roux mettaient omme une toison de bête. » p. 40, « Nana était si blanche et si grasse, si nature dans ce personnages fort des hanches et de la gueule. » p. 47, « Nana était nue. Elle était nue avec une tranquille audace, certaine toute-puissance de sa chair. une simple gaze l’enveloppait;ses épaules rondes, sa gorge d’amazone dont les pointes roses se tenaient levées et ri ides comme des lances, ses larges hanches qui roulaie lancement voluptueux, balancement voluptueux, ses cuisses de blondes grasses, tout son corps se devinait, se voyait sous le tissu léger, d’une blancheur d’écume. on apercevait, aux feux de la rampe,les oils d’or de ses aisselles. » p. 54.

Comte Muffat de Beauville : « se montra très froid » p. 50, « gardait une digité glacé » p. S1, Satin : « A l’autre bout de la salle, la nuque appuyée contre le cadre d’une glace, une fille de dix-huit ans au plus se tenait immobile devant un verre comme engourdie par une longue et vaine attente. Sous les frisures naturelles de ses beaux cheveux cendrés, elle avait une figure de vierge, doux et candides ; et elle portait une robe de soie verte déteinte, avec un chapeau rond que des gifles avaient défoncées. La fraicheur de la nuit la rendait toute blanche. » p. 53 Rose Mignon : « Rose Mignon, son étoile, une fine comédienne et une adorable chanteuse celle-là… » p. 6, VI Résumé de l’œuvre Camille VII Réception de l’œuvre A/ Jugement critique « À ÉMILE ZOLA. Croisset, dimanche [15 février 1880]. Mon cher Zola, J’ai passé hier toute la journée jusqu’à 11 heures et demie du soir à lire Nana. Je n’en ai pas dormi cette nuit et «j’en demeure stupide». N… de D… , quelles c… vous avez ! quelles b… ! S’il fallait noter tout ce qui s’y trouve de rare et de fort, je ferais un commentaire à toutes les pages ! Les caractères sont merveilleux de vérité. Les mots nature foisonnent ; à la fin, la mort de Nana est Michelangelesque ! Un livre énorme, mon bon . Vo mots nature foisonnent ; à la fin, la mort de Nana est Michelangelesque ! Un livre énorme, mon bon !

Voici les pages que j’ai cornées (dans l’excès de mon enthousiasme et à une première lecture) : 82, 87, un peu de longueur ? ou plutôt de lenteur. 205, Mignon ! avec ses fils ! ineffable de beauté ! 33, 45, 46, 51, 52, 79, 105, 108, 126, 130, 134, 141, 146, 156, 173, 192 (adorable), 195 (idem. ) La vision de M. d’Anglars ! 237, 256. Mais ce qui précède, la nuit passée dans les rues, est moins ersonnel. II était du reste, le plan donné, impossible de faire autrement, car il fallait amener le «couchons-nous» qui est excellent. Tout ce qui regarde Fontan, parfait. 295. Tout le chapitre X. 377 ! «Viens donc ! viens donc N. B. 401 «Entre Le Havre et Trouville» impossible ! Mettez Honfleur. 415. Plein de grandeur, épique, sublime ! 427.

La paternité de tous ces messieurs, adorable. 459. Le suicide de Georges et sa mère arrivent en même temps. Ce n’est pas du mélodrame (bien que certainement on dira que c’en est), car l’effet résulte du caractère et des événements ingénieusement combinés. 83. Très grand, très grand ! 489-90. Comme c’est vrai et intense ! 500. 504. Rien de plus haut. XIV. Au-dessus de tout ! – Oui n… de D… ! sans pareil. Maintenant, que vous ayez pu économiser les mots grossiers, c’est possible ; que la table dhôte des tribades «révolte toute pudeur», je le crois ! Eh bien, après ? pour les Imbéciles ! C’est nouveau en tout cas et crân bien, après ?

M… pour les imbéciles ! C’est nouveau en tout cas et crânement fait. Le mot de Mignon «quel outil» et tout le caractère de Mignon, du reste, me ravit. Nana tourne au mythe, sans cesser d’être réelle. Cette création est babylonienne. Et là-dessus, je vous embrasse. Votre vieux. Dites à Charpentier de m’envoyer un exemplaire, car je ne veux pas prêter le mien. Il doit être content, le jeune Charpentier. Voilà un petit succès assez chouette, il me semble ? » Lettre écrite par Flaubert à Émile Zola donnant son impression sur le neuvième volume des Rougonts Macquart « À Georges Charpentier. [Croisset,] dimanche 15 février 1880.

Mon cher Ami, Ce n’est pas pour me «livrer à la débauche», mais pour payer mon marchand de bois, que j’attends vos monacos, dont la venue ?prochaine» me fut annoncée par Votre Excellence le 27 janvier dernier. Les millions doivent pleuvoir chez vous par le canal de Nana ! Quel bouquin ! Cest roide ! et le bon Zola est un homme de génie ; qu’on se le dise » Lettre de Flaubert à Georges Charpentier, un éditeur parisien. « Un grand roman ! Nana est la fille de Gervaise et de Coupeau, les personnages centraux de  » l’Assommoir Elle a grandi la grande bringue bien trop délurée pour son âge. Elle a aussi beaucoup grandi en rondeurs et en adresse pour rendre les hommes fous.

C’est qu’elle en connaît un bout de la isère et que, pour ne pas retourner, elle a appris comment soutirer l’argent de ces la misère et que, pour ne pas y retourner, elle a appris comment soutirer l’argent de ces grands bêtas ! Nana fait partie de ces grandes courtisanes qui défiaient les chroniques au dlx-neuvième siecle, sous le Second Empire. Elle ruinera un homme plus sérieux que tout le clergé réuni et provoquera le suicide d’un autre. Elle aura son appartement, ses meubles, ses bonnes, sa calèche et. même un château ! Seulement voilà, elle commet l’erreur de tomber amoureuse d’un homme du peuple et qui plus est un peu maquereau sur les ords. Elle chassera les admirateurs, prétendant ne plus vouloir de cette vie. Ses nombreuses concurrentes se rueront sur la place encore chaude.

Après quelques mois, elle retrouve la misère et son homme ne veut plus d’elle, puisqu’elle n’a plus d’argent pour entretenir le couple. Enragée, Nana arrivera à remonter le courant et à se refaire une place. Mais elle ne résistera pas au second écueil. Zola nous décrit ici un Second Empire dominé par la folie du sexe et des femmes. L’argent se jette par portes et fenêtres pour se les payer.  » Cétait comme un coup de folie charnelle passant ur la ville. Elle avait bien un peu peur, car les plus comme il faut étaient les plus sales. Tout le vernis craquait, la bête se montrait, exigeante dans ses goûts monstrueux. raffinant sa perversion.

Zola réalise un de ses portraits extraordinaires en nous décrivant cette fille du peuple qui mettra les plus riches à ses pieds. Elle déborde de vie, de passion, de rouerie et de naiVeté aussi. Sans scrupul riches à ses pieds. Elle déborde de vie, de passion, de rouerie et de naiVeté aussi. Sans scrupules avec les hommes qu’elle fait payer, désarmée devant l’amour qu’elle porte elle-même à un omme sans intérêt aucun, mais beau parleur et gouailleur. Les personnages traversant cette histoire sont tous décrits de la manière la plus réaliste. L’amour est un sujet éternel, les femmes aussi. Ici il s’agit moins d’amour que de passions charnelles, tout aussi ravageuses ! » Critique de Jules, le 1er mars 2001, sur le site Critiques Libres.

B/ Vente 55 000 exemplaires de Nana vendus la première année de sa publication C/ Adaptation -Adaptation théâtrale • Nana, 1881, de Busnach Adaptation cinématographique : Nana, 1926, de Jean Renoir, avec Catherine Hessling dans le rôle de Nana. Adaptation fidèle au livre. Nana, 1955, de Christian-Jacque, avec Martine Carol et Charles Boyer. Adaptation franco-italienne dans laquelle le Comte Muffat tue Nana. -Adaptation télévisuelle : Nana, 1 981, de Maurice Cazeneuve. Feuilleton en quatre épisodes Véronique Génest. Nana, 2001, d’Edouard Molinaro. Feuilleton en deux parties avec Lou Douillon. Adaptation très libre de l’œuvre d’origine, ce feuilleton transpose Ihistoire de Nana à l’époque actuelle. Sources Éd. Danielle Girard et Yvan Leclerc Rouen, 2003. Larousse des noms propre *AGF g c,Fq Éd. Danielle Girard et Yvan Leclerc, Rouen, 2003. Larousse des noms propres