evolution des hommes

evolution des hommes

Reprenons une à une toutes les erreurs véhiculées par cette image. L’évolution du singe à l’homme Première anomalie, le dessin laisse entendre que l’ancêtre de l’homme moderne était unchimpanzé. Qui plus est, ce singe ressemble à un chimpanzé actuel. Ce qui reviendrait à dire que notre ancêtre est un singe qui existe encore aujourd’hui… on voit ici l’absurdité de la démonstration. A noter que cette image conforte les personnes qui pensent encore que Ihomme moderne descend du singe, autre absurdité…

Ce que nous savons Nous savons que no singes en général, et On estime que cet a commun, oU DAC) W un avec les grands • {ri ns en particulier. S. wp next page er Ancêtre Ilions d’années, très probablement en Afrique. II a évolué vers deux lignées : la première vers les grands-singes africains (bonobos, chimpanzés, gorilles) et la deuxième vers l’homme. En aucun cas l’homme ne descend du chimpanzé. our François Marchal (IJMR 6578 – Unité d’Anthropologie Bioculturelle – CNRS / Université de la Méditerranée / EFS) : « Evidemment que l’ancêtre de l’homme est un singe. « Singe » est le mot vernaculaire pour désigner les primates, ou éventuellement de façon plus restrictive les primates supérieurs anthropoides). Dans les deux cas, l’homme

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et ses ancêtres sont des primates et des primates anthropoïdes, donc des singes. Nous descendons donc bel et bien d’un singe, et même de toute une lignée de singes et sommes nous-mêmes I le dernier singe en date de cette lignée. En savoir plus sur le Dernier Ancêtre Commun. Au cours de son évolution, Ihomme se redresse pour marcher Deuxième anomalie, le schéma montre un singe (pratiquant le knuckle-walking) qui se redresse pour finir en bipède parfaitement humain. Ici le dessin laisse entendre deux choses aussi différentes que non prouvées : c’est une évolution logique de la marche que de commencer par pratiquer la quadrupédie pour finir par la bipédie… les ancêtres de Ihomme marchaient à quatre pattes. Il n’y a pas une seule bipédie mais plusieurs selon les animaux. Une poule, un bonobo ou un homme ne marchent pas de la même façon mais tous peuvent être classés comme bipèdes occasionnels ou permanents. Si on se focalise sur les homininés, nos ancêtres utilisaient chacun une bipédie spécifique selon leur morphologie. Ils ne se sont pas forcément redressés pour marcher comme le laisse penser le dessin.

Nous connaissons plusieurs fossiles anciens qui montrent ue nos ancêtres étaient déjà au moins partiellement bipèdes : Toumaï(7 Ma), Orrorin (6 Ma), Ardi (4 Ma), Lucy (3 Ma).. Mais il faut noter que la bipédie de ces hominidés, surtout les plus anciens, est encore apprement discutée par les scientifiques. Concernant le Dernier Ancêtre Commun, nous n’avons pour l’instant aucune idée de qui il était, et encore moins de son mode de locomotion.

Pour Yvette Deloison (Docteur d’Etat ès Sciences) : « A la suite des études d’anatomie comparée entre l’homme actuel, les hominidés fossiles et les grands singes, je suis arrivée à la conclu 2 OF s omparée entre l’homme actuel, les hominidés fossiles et les grands singes, je suis arrivée à la conclusion, il y a dix ans maintenant, que l’ancêtre commun des primates était un animal marchant debout sur ses deux pieds, donc bipède (Revue de Biométrie Humaine et Anthropologie, 1999, 17 : 147-150).

Cet être que j’ai baptisé le « Protohominoides bipes » a donné avec le temps plusieurs lignées dont celle des hominidés restés bipèdes et celle des singes devenus grimpeurs dans les arbres. Mon étude détaillée a été publiée en 2004 dans un ouvrage paru chez Plon et malheureusement épuisé « Préhistoire du iéton…  » (ce livre a été réédité en 2013, NDLR). Sans compter de nombreuses publications en français, j’ai publié mon hypothèse, sur l’origine bipède des Primates, aux USA non seulement oralement au Meeting of American Journal of Physical Anthropology en 2000 (1999 Amer.

Jour. of Phys. Anthrpo. sup. 30, 2000:137) au Texas mais aussi dans un livre édité à New York par Jeff Meldrun chez Kluwer Academic / Plenum Publishers en 2004 « From Biped to Strider – The emergence of Modern Walking, Running, and Resouce Transport » Chap. 3 : 35-47. Ce qui vient conforter mon hypothèse, en dehors de l’appui du onde médical, anatomiste et même vétérinaire, c’est qu’une équipe célèbre de scientifiques américains a exploité le résultat de mes travaux, dont ils ont forcément connaissance, sans scrupule et surtout sans me citer (Revue « Science » d’octobre 2009).

En savoir plus sur la bipédie L’animal évolue pour devenir parfait… un homme moderne ! Troisième erreur, le schéma nous montre un chemin unique de I 3 OF s parfait… un homme moderne . Troisième erreur, le schéma nous montre un chemin unique de l’évolution humaine. Chaque ancêtre a un descendant, suivi d’un autre… et ainsi de suite jusqu’à l’homme moderne. Cela laisse supposer que l’homme actuel était un objectif de l’évolution, une finalité. Ce qui est en totale contradiction avec les nombreux fossiles retrouvés.

Depuis 7 -8 millions d’années il n’y a pas eu qu’une seule lignée bien nette qui irait directement du Dernier Ancêtre Commun avec les grands singes vers l’homme anatomiquement moderne. Les hominidés se sont multipliés et certaines lignées ont disparu sans descendance (comme Néandertal ou floresiensis). Notre évolution est plutôt comparable à un arbre buissonnant dont certaines branches se séparent et d’autres s’arrêtent. Plusieurs espèces appartenant au genre Homo ont non seulement existé mais aussi coexisté.

L’homme moderne est plutôt un rescapé de la lignée comme les autres grands singes en voie d’extinction. Sans finalité, l’homme continue d’évoluer, comme les autres espèces animales. Personne ne peut prédire ce qu’il deviendra ou ne deviendra pas dans 10 000 ans. En savoir plus sur la lignée humaine. Pour Jean-Luc Voisin (Docteur en Paléontologie Humaine du Muséum National d’Histoire Naturelle) : « Ce dessin reflète l’image que les gens ont aujourd’hui de l’évolution, en particulier humaine.

C’est-à-dire que les êtres vivants d’aujourd’hui correspondent à des stades évolutifs différents et que l’homme correspond à l’étape ultime. Le succès de cette image tient à la fois de sa simplicité ainsi 4 OF S correspond à l’étape ultime. Le succès de cette image tient ? la fois de sa simplicité ainsi que des idées préconçues qu’elle véhicule et qui nous renvoient à nos clichés rassurants. Ce dessin est aussi une très bonne illustration de la difficulté de créer des documents pédagogiques, surtout ceux destinés aux enfants.

En effet, plus le public à qui on s’adresse est gnorant (dans le domaine concerné) et plus il est nécessaire de simplifier. Or simplifier sans faire d’erreur, ou sans entraîner des interprétations erronées, est extrêmement difficile. Ainsi, tout document réalisé dans un but pédagogique ne doit pas être diffusé sans les explications qui normalement l’accompagnent sous peine d’entraîner, le plus souvent, des mésinterprétations. Malheureusement, quel que soit le sujet aborder on ne peut pas simplifier en dessous d’un certain niveau sans inclure des erreurs, ou tout au moins de grandes imprécisions.

Ainsi, il faut se éfier des documents trop simplistes car le monde est complexe et ne peut être résumé en quelques lignes ou en quelques coups de crayon. Il sera toujours nécessaire de faire des efforts pour comprendre le monde qui nous entoure. Quel que soit le domaine concerné, qu’il soit scientifique ou non, il faut d’autant plus faire attention aux interprétations et explications simplistes qui sont parfois faites dans un but non pédagogiques mais bien de manipulations des esprits. En restant dans le domaine de la science, les créationnistes de tout bord sont très forts dans cet exercice.  » S OF s