Ethique Et D Ontologie Prof

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ÉTHIQUE ET DÉONTOLOGIE DES PROFESSIONS Chapitre NOTIONS GENERALES 1. 1 Ethique et morale. Pour certains les deux termes peuvent être considérés comme synonymes. pour d’autres ils sont distincts sinon opposés. Limitons nous d’abord sur la morale en tant que terme général. 1. 2 Morale, terme général Du latin (mos-mores) signifie mœurs, conduite de la vie, règles de comportement. Etymologiquement, il un org aux comportements Sni* to View penser : à des habitu comportement, des ie à l’agir humain, istentiels.

Il fait s, des règles de Selon beaucoup d’auteurs (dictionnaires) la morale : concerne irectement les actes humains, l’agir humain. Elle réfère au bien et au mal, elle concerne « ce qu’il faut faire » par opposition à « ce qui est à « ce qui se fait Elle présuppose la liberté qui à son tour suscite la responsabilité. Les différentes définitions peuvent se regrouper en trois champs qui constituent trois sens, trois taches, trois fonctions de la morale nécessaires et complémentaires : le questionnement, réflexion, science ; la systématisation, contenu, code ; la pratique, décision, action.

Ces trois champs peuvent s’exprimer en termes légalistes ou personnalistes. La morale est alors : a) Questionnement sur : les concepts de base, la valeur du raisonnement

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moral lui-même, les conditions de l’action, la fin ou la visée, les règles ou les principes, la justification ou le fondement fondement, l’action elle-même. b) Systématisation . : théories morales, ensemble de normes : règles, principes, valeurs, devoirs, commandements. c) pratique processus de délibératlon, la décislon, l’attitude sous-jacente à l’action, l’action elle-même. 1. Ethique comme synonyme de morale Alors que le mot morale vient du latin (mos-mores), le mot ?thique vient du grec (éthos) qui désigne : les mœurs, la conduite de la vie, les règles de comportement. Étymologiquement, il désigne donc la même réalité que le mot morale. Plusieurs auteurs emploient ces mots indistinctement, comme synonymes. L’éthique recouvre alors les trois volets de la morale décrits précédemment . – le questionnement, la réflexion sur les normes ou les règles de conduite, l’analyse des valeurs, la réflexion sur les fondements de l’obligation ou des valeurs. la systématisation de la réflexion : éthique de Kant, de Heidegger, chrétienne… la pratique concrète et la réalisation des valeurs (ex. qualification du comportement comme conforme ou contraire à l’éthique). 1. 4 Ethique et morale comme termes distincts Même si étymologiquement, les deux sont synonymes, souvent on les distingue jusque même à les opposer. Généralement les philosophes ont tendance à réserver à l’éthique la réflexion sur les questions fondamentales de l’agir humain (fin et sens de la vie, fondement de l’obligation et du devoir, nature du bien et du mal, valeur de la connaissance morale… et à renvoyer la morale ? l’application, au concret, à l’action. Aussi, l’éthique concerne le questionnement, l’ouverture d au concret, à Paction. Aussi, l’éthique concerne le questionnement, l’ouverture d’esprit ; la morale renvoie au système fermé de normes. Donc, la morale renvoie au comportement ; l’éthique davantage à la théorie. Cela fait qu’on puisse parler de sociologie de la morale que de sociologie de l’éthique. Cette dernière se subdivise en deux grandes orientations : l’éthique générale ou fondamentale et l’éthique appliquée ou concrète : analyse de problèmes concrets dans une perspective normative.

Chapitre Il NOTIONS D’E HIQUE GENERALE 1. 1 L’agir morale L’agir morale consiste à faire le bien et éviter le mal. L’agir humain peut avoir différentes orientations éthiques. Ex. – L’éthique hédoniste :recherche du plaisir physique et spirituel ; l’éthique utilitariste : réalisation de ce qui est plus utile pour soi et pour les autres ; l’éthique libertaire : respect absolu de la liberté individuelle et de ses frontières avec la liberté de tous ; l’éthique eudémoniste: recherche du bonheur non seulement matériel mais aussi intérieur.

Trois éléments structurent l’agir morale : les valeurs constituent e bien objectif ; les normes éthiques permettent de réaliser les valeurs et la conscience au sein de la quelle se stratifie la bonté morale de la personne. l. 1. 1 La valeur Les actes, le comportement humain dépend de l’identification des valeurs. reconnaissance universelle. Ex. Les valeurs biologiques (vie, santé, qualité de la vie… ), les valeurs spirituelles (beauté, vérité, connaissance.. ), valeurs affectives (affection, amour, respect… ), valeurs sociales : paix. ordre, justice… L’objectivité de la valeur est filtrée par le contexte spatio-temporel.

Polarité : elle est composée du pôle positif (valeur) et du pôle négatif (antivaleur). Cuniversel acceptation de la valeur devient ainsi un refus universel de l’antivaleur. Ordre hiérarchique : hiérarchie des valeurs. Les valeurs constituent des grandeurs hétérogenes qui sont hiérarchisables (certaines sont plus importantes que d’autres). Ex. La santé c’est tout. Cela veut dire que la valeur santé est prioritaire par rapport aux autres. Il est toutefois dlfficile d’élaborer une hiérarchie absolue à cause des conditionnements individuels et spatio- temporels. Ex.

Dans certaines situations la valeur-paix est plus importante que la valeur-liberté des citoyens. L’urgence : même si certaines valeurs sont prioritaires par rapport à d’autres, il ya des cas où il est urgent de vivre une valeur moins importante mais dont la mise en acte est prioritaire. Ex. Le bien- être intérieur par rapport au bien-être économique. Dans certains cas, il est prioritaire de pourvoir aux besoins économiques avant les besoins spirituels. La possibilité : on peut réaliser une valeur moins importante mais plus possible par rapport à une autre ontologiquement supérieure.

Ex. La réalisation de la concorde avec son voisin par rapport à la paix dans le monde. 11. 1. 2 La norme PAGF concorde avec son voisin par rapport à la paix dans le monde. La réalisation de la valeur dépend de la norme. La norme est un impératif d’agir d’une certaine façon, selon la norme. Il est difficile de respecter, de défendre une valeur si elle n’est pas incarnée concrètement dans une norme. Ex. Comment défendre la vie ? R/ En mettant en acte la norme : ne pas tuer, prévenir les causes des accidents, faire progresser la médecine, respecter la conscience professionnelle…

Deux caractéristiques de la norme : La relatlvité : La norme traduit de façon opérative la valeur, son existence est relative à elle. Cela veut dire qu’il n’existe pas de norme qui ne puisse pas incarner la valeur. Si elle existe, elle ne mérite pas de respect. Ex. Les lois racistes sont des normes qui n’incarnent pas ( ne défendent pas) la valeur. Elles ne méritent donc pas le respect. L’historicité : elle peut changer à la différence de la valeur qui est immuable. Ce changement est lié à l’incarnation de la valeur. Ex.

Respect de la vie au sein de l’Eglise catholique avec admission de l’inquisition, des croisades, de la guerre… Au fur et à mesure qu’évoluait la capacité de compréhension de la valeur, la norme changeait en s’adaptant à la nouvelle compréhension. Deux sortes de normes . Les normes immédiates (prima facie duties): incluent les devoirs indélogeables c. à. d. les normes intérieures que chaque homme responsable est en mesure de sentir au moins pour les besoins élémentaires de son existence. Ex. Pour sauver quelqu’un du danger, il n’ y a pas besoin de norme. Les no son existence.

Ex. Pour sauver quelqu’un du danger, il n’ y a pas besoin de norme. Les normes médiates (traduction normative des valeurs codifiées). Cette codlfication est de différentes sortes : les lois civiles ; les lois ou codes religieux ; les documents para-législatifs (code de déontologie, Chartes, Déclarations internationales… ) 11. 1. 3 La conscience Définition La conscience est la faculté de l’homme lui permettant d’identifier les valeurs, de connaitre les normes, de les confronter avec la situation et se comporter donc en conséquence (choix du devoir à accomplir).

D’où certaines expressions: science sans conscience, objection de conscience, décision prise en toute conscience, dormir la conscience tranquille, personne sans conscience… La conscience assure : 1) La responsabilité des actes : La responsabilité est un moyen d’évaluation de l’éthicité de nos comportements. un acte est responsable quand la conscience de l’agent : – sait ce qu’elle fait, – veut le faire délibérément, – est llbre de le faire. un acte est donc responsable lorsqu’il y a : connaissance, volonté, liberté. ) Conditionnements des actes : il s’agit d’une série d’événements pouvant diminuer ou éliminer la responsabilité éthique d’un acte donné. Ils sont de deux sortes : a) Les conditionnements occasionnels : l’ignorance, l’émotion et la peur , ) Les conditionnements habituels : le caractère et les conditionnements sociaux. 3) La moralité des actes La conscience n’est pas l’unique siège de la décision éthique, elle est aussi la clé de l’évaluation morale de nos actes. l’unique siège de la décision éthique, elle est aussi la clé de l’évaluation morale de nos actes.

Critères de discernement a) Le bien majeur : objectif de la conscience dans son choix b) Le mal mineur : au cas où toute décision prise constitue un mal, on doit opter pour le moindre mal. c) Le bien présumé : la conscience ne réussit pas à identifier un ien à réaliser et un mal mineur par rapport à un autre. Elle se trouve face à un doute absolu. Dans ce cas, elle doit faire un choix possiblement bon ou bien présumé. d) Le double effet ou acte volontaire indirect: action dont l’effet principal est voulue et Peffet secondaire non voulu (parfois inévitable). Ex.

Une intervention chirurgcale avec des conséquences ou effets collatéraux graves. Dans ce cas, le critère de choix est le suivant : seul l’effet positif doit être directement ; l’effet négatif doit être seulement toléré (faire le possible pou l’éliminer) ; l’effet positif ne doit pas être obtenu à travers celui égatif ; – l’effet négatif doit être seulement inévitablement associé au premier même seulement comme conséquence ; l’effet positif qu’on veut atteindre doit être raisonnablement et proportionnellement supérieur à celui négatif qui s’y associe. ) La coopération au mal On parle de coopération au mal lorsqu’un sujet n’accomplit pas en première personne (directement) l’acte considéré illicite mais participe à un autre accompli par une tierce personne. La coopération au mal est illicite parce que la personne qui coopère sait ce qu’elle fait. Dans certains cas la coopération au