ENCYCLOPEDIE

ENCYCLOPEDIE

1. Le projet ambitieux d’un dictionnaire universel a. un vaste projet éditorial En 1748, un libraire parisien, Le Breton, lance le projet d’une encyclopédie sur le modèle de la Cyclopaedla anglaise de Chambers. Le privilège royal (c’est-à-dire l’autorisation de publication) ayant été obtenu, l’aventure de l’Encyclopédie commence, sous la direction de Diderot (1713-1784) et de d’Alembert (1 717-1783), deux philosophes des Lumières.

En 1750 est publié un « prospectus » qui présente l’ouvrage ? venir et appelle à la souscription, et en 1751 paraît le premier olume précédé du Discours préliminaire écrit par d’Alembert qui définit l’esprit de l’Encyclopédie. Entre 1751 et 1766, s entrées. Les articles t or 4 sur plus de 15 000 pa • Sni* to View 11 volumes de « plan tard, entre 1765 et 1 offrant 60 000 divers sont classés ue. S’y ajoutent ui sont édités plus b. Des philosophes au service de la connaissance La rédaction de l’encyclopédie nécessite plus de deux cent auteurs.

Tous les grands philosophes ou savants de l’époque apportent leur contribution, selon leur spécialité. Car cette oeuvre cherche à être la somme de toutes les connaissances : D’Alembert dans son Discours préliminaire la définit comme « un dictionnaire raisonné des sciences, des

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arts et des techniques Ainsi Diderot, en plus de son oeuvre de direction du projet, rédige plus de 1 000 articles, tandis que Jaucourt (1704-1779), passionné par l’entr Swipe to vlew next page l’entreprise, en écrit plus de 17 000 ! DDAlembert se charge des articles sur les mathématiques et la physique.

Rousseau (1712-1778) écrit sur la musique et la politique (son article « Economie politique » annonce le Contrat soclal). Voltaire (1694-1778) fournit des articles sur l’histoire et la ittérature. Turgot (1727-1781 futur ministre de Louis XVI, est l’auteur d’articles d’économie. 2. Le monument des Lumières a. Principes et méthodes Diderot et d’Alembert souhaitent que tous puissent accéder ? cette somme de savoirs : tout en examinant « sans exception et sans ménagement ils veulent faire oeuvre de vulgarisation.

Outre la presence d’explicitations didactiques, le recours ? des planches et à des schémas contribue à donner une image concrète et à rendre l’ouvrage plus accessible. L’Encyclopédie n’est pas purement abstraite et théorique : une lace importante, dans les articles comme dans les planches, est accordée aux techniques et aux métiers. Cette démarche traduit la volonté de réhabiliter les arts mécaniques comme vecteur de progres. Mais l’Encyclopédie ne se veut pas seulement une simple description des savoirs ; elle se présente aussi comme une réflexion critique.

En effet, tout est passé au crible de la raison et de l’esprit d’examen propre aux philosophes des Lumières. nAinsi l’enjeu de chaque article est de mettre en évidence les erreurs, les superstitions, les aveuglements entretenus par le pouvoir politique et religieux. L’ouvrage n’a donc rien de neutre : il traduit l’esprit critique et le combat des Lumieres. b. Le combat des Lumières On trouve dans ‘ PAG » OF d l’esprit critique et le combat des Lumières. On trouve dans L’Encyclopédie, les grands combats des philosophes des Lumières.

Ainsi dans l’article « Autorité politique Y, Diderot remet en cause la monarchie absolue : il examine en effet la légitimité du pouvoir politique et revendique une plus grande liberté du citoyen. Dans l’article « Presse »,Jaucourt montre les avantages de la liberté de la presse et fustige l’arbitraire dangereux de la censure. De même certains articles remettent en cause de façon plus ou moins directe les principes mêmes de la religion et affichent un véritable matérialisme.

Le projet encyclopédique apparaît donc comme une oeuvre de tolérance, qui stigmatise toutes les atteintes à la liberté de pensée, de croyance et d’expression. 3. Obstacles et succès a. L’opposition et la censure Dès la publication de son premier volume, en 1751, l’Encyclopédie provoque un scandale. Les adversaires des philosophes, les partisans de l’Église et du pouvoir royal, voient d’un très mauvais eil les critiques émises dans ce dictionnaire à l’égard de la monarchie absolue de droit divin et à l’égard des principes de la religion L’Encyclopédie est donc dès ses débuts victime de la censure.

Alors que le privilège royal avait été accordé, les deux premiers volumes – déjà distribués ! sont interdits en 1752. Cl_a publication reprend de 1 753 à 1759, mais le privilège est à nouveau révoqué en 1759. Ce n’est que grâce à l’aide et à la sagesse d’un responsable éclairé de la censure que Diderot obtient l’autorisation d’aller jusqu’au bout de son oeuvre que Vo