Elisabeth Bathory Bis

Elisabeth Bathory Bis

corpus Sheridan Le Fanu, Carmilla. Bram Stoker, Dracula. (Poème de Valentine Penrose, La Comtesse Sanglante. ) Corpus d’œuvre critique littéraire de Jean Marigny, Sang pour Sang Le réveil des vampires. Articles net http://sylphe. chez-alice. fr/elizabeth. html. Œuvre supplémentaire (extrait) La comtesse sanglante de Penrose. («Je t’adore à l’égal d La Comtesse de Julie ** Sommaire ** Page 3 : Introduction I : Elisabeth Béthory arles Baudelaire. ) p orq5 Sni* to View secrets. Elle a inspiré beaucoup d’auteur de littérature vampirique, notamment Sheridan le Fanu (écrivain irlandais 814-1873), dans son roman Carmilla.

C’est un roman fantastique paru en 1872 dans le recueil ln a Glass Darnley (Les Créatures du miroir). Appartenant au style gothique, elle a pour héroïne « une » vampire. Laura, fille unique d’un gentilhomme anglais installé en Styrie, accueille sans la moindre inquiétude Carmilla, une jeune inconnue qu’un accident a jetée sur sa route. Dans la campagne environnante, dans le château et sur le corps même des deux jeunes filles, les indices vampiriques apparaissent et prolifèrent. L’amie mystérieuse, d’une exquise beauté, abreuve

Laura de déclarations si ardentes que la jeune Anglaise se persuade un moment que Carmilla est un jeune homme travesti. Les efforts déployés par son père et deux

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solides et amicales préceptrices pour la protéger du mal restent sans effet : Laura devient apathique, paralysée par l’excès d’amour et par le pauvre monstre, mi- femme, mi- vampire qui le lui prodigue. Laura se laisse aimer par Carmilla et lentement assassiner par elle. Comment Sheridan Le Fanu a-t-il utilisé l’histoire et le mythe d’Elisabeth Béthory dans Carmilla ?

Tout d’abord nous allons présenter et-vous conter l’histoire de cette femme hors du ommun, ensuite nous allons vous parler du mythe du vampire en général et de ses origines. Puis nous allons vous parler de la littérature vampirique en général, enfin nous allons vous parler du roman Carmilla de Sheridan le Fanu. ** La Comtesse Elizabeth Béthory est née en 1560 d’une famille de sang royal. Du temps d’Elizabeth, r PAGF 5 Elizabeth Béthory est née en 1560, d’une famille de sang royal.

Du temps d’Elizabeth, rien n’était d’ailleurs vraiment net dans cette région bouleversée, là, régnaient, gouvernées par une mystérieuse déesse Millikan, les innombrables forces des grands ois, tandis qu’à l’Ouest, le vent habitait seul, la montagne de Nadas. Il y avait un dieu unique, Itten, et l’arbre d’Itten, l’herbe d’Itten, l’oiseau d’Itten… Dans les Carpates superstitieuses, il y avait surtout le diable, Ordôg, servi par des sorcières, elles-mêmes assistées de chiens et de chats noirs. Et tout venait encore des esprits de la nature (fées).

C’est dans cette atmosphère très particulière, encombrée de sortilèges et de traditions ancestrales venus d’ailleurs, que se déroula l’enfance d’Elizabeth Béthory, et cela explique certainement beaucoup e choses concernant le comportement et le mode de pensée de cette comtesse qu’il faut bien se résoudre à qualifier de  » sanglante Sa lignée ne comportait pas que des petits saints, un certain nombre de ses ancêtres avaient été des brutes sanguinaires, et dans sa parenté immédiate se trouvaient quelques homosexuels mâles notoires.

Une de ses tantes défraya la chronique scandaleuse : lesbienne impénitente,  » à l’époque, elle était tenue pour responsable de la dépravation de douzaines de petites filles. Et pus, la propre nourrice d’Elizabeth, jollona, qui eviendra son âme damnée, personnage trouble et inquiétant, pratiquant la magie noire et les sortilèges les plus pervers, eut une influence déterminante sur l’évolution de son esprit. Les portraits et description d’Élisabeth Bâthory montre une femme d’une g 5 son esprit.

Les portraits et description dE-lisabeth Béthory montre une femme d’une grande beauté :  » Les démons étaient déjà en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur • son visage était pâle de leur antique poison. Sa bouche était sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, bstiné, sans défaillance. Et le menton, appuyé sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l’insanité ou du vice particulier.

Elle ressemblait à quelque Valois dessiné par Clouet, Henri Ill peut être, en féminin.  » Le blason des Béthory était composé de trois dents de loup, d’un croissant de lune, d’un soleil en forme d’étoile à six pointes, le tout entouré d’un dragon qui se mord la queue. Dans sa jeunesse, l’adolescente se réfugiait souvent dans une solitude farouche. Elle souffrait de maux de tête parfois intolérables qui la faisaient se rouler par terre.

Il semble qu’Elizabeth était en proie à des crises d’hystérie assimilé à des crises de possession démoniaque. Mais cette hystérie explique en partie sa déviance sexuelle : sa sensualité était exacerbée, mais morbide, et si elle ne refusa pas les contacts masculins, elle évolua toute sa vie dans des retraites peuplées uniquement de femmes ; elle ne sacrifia jamais un seul homme à ses débauches, mais uniquement des femmes, et elle était incontestablement homosexuelle.

Ce serai sa tante Klara Bâthory, qu’elle fréquentait assidûment, qui l’avait initiée au culte de Sapho. En effet, Ihomosexualité était à la mode, en cette fin de XVIe siecle. Il y avait encore des héritieres de cette étrange secte de triba des flagellantes qui parcouraient, au 5 avait encore des héritières de cette étrange secte de triba des flagellantes qui parcouraient, au XIVe siècle, les villes et les villages, se mettant nues en public, se fouettant mutuellement, hurlant des chants et pratiquant des attouchements indécents.

Vestiges d’un culte de la Déesse des Origines probablement, avec des rituels érotiques sanguinaires. On peut toujours se demander si Elizabeth Béthory, si précocement initiée par sa ante Klara, n’a pas consacré sa vie à cette religion instinctuelle et viscérale tout entière vouée à l’adoration de la Grande Déesse des temps obscurs, celle qu’on a prisé trop hâtivement pour la terrible Hécate lunaire, divinité grecque des carrefours (où rôde également le Diable ! , et qui n’est en réalité que l’image du Soleil rouge, la fameuse et cruelle Artémis des Scythes, celle qui, dans la tragédie d’Euripide, Iphigénie en Tauride, réclame incessamment le sang des mortels pour nourrir son existence surnaturelle. Mais « homosexualité d’Elizabeth Béthory n’était pas exclusive. On lui prête plusieurs aventures masculines avant son mariage et après son veuvage. Toute jeune, immédiatement après sa puberté, elle aurait eu une petite fille d’un paysan.

Elle avait quatorze ans et elle était déjà fiancée à Férencz Nàdasdy, elle aurait amené secrètement Elizabeth dans un de ses châteaux les plus éloignés, du côté de la Transylvanie, laissant courir le bruit que sa fille, atteinte d’une maladie contagieuse, avait besoin de repos et d’isolement absolus. Elle l’aurait alors soignée, aidée d’une femme venue du château familial de Csejthe et d’une accoucheuse qui vait fait le serment de ne rien révéler. PAGF s 5 du château familial de Csejthe et d’une accoucheuse qui avait fait le serment de ne rien révéler. ne petite fille serait donc née, on aurait donné également le prénom d’Elizabeth. Le roi Matthias de Hongrie et l’archiduc d’Autriche envoyèrent de somptueux cadeaux aux nouveaux époux qui sien allèrent passer leur lune de miel dans le château de Csejthe, dans le district de Nyitra, région montagneuse du nord-ouest de la Hongrie, encore célèbre aujourd’hui par la qualité de ses vignobles, mais aussi pour ses châteaux forts en ruines, ses histoires de fantômes t ses traditions vivaces de vampires et de loup-garou.

Il est probable que la sensualité d’Elizabeth, fortement éveillée par son mari – qui lui fit d’ailleurs deux enfants – se sentit quelque peu frustrée. On lui prêta plusieurs intrigues amoureuses, mais sans lendemain, dont une avec un de ses cousins, le comte Gyorgy Thurzo, futur premier ministre de Hongrie et qui fut d’ailleurs, par la suite, son juge le plus sévère. Alors que Férencz Nàdasdy était en plein combat contre les Serbes, on raconte qu’arriva au château de Csejthe (un grand jeune homme au teint cadavérlque, dont le nom est resté perdu our l’histoire.

Il était habillé de noir, avait de profonds yeux noirs et de longs cheveux noirs tombant jusqu’aux épaules. Lorsque les servantes de la comtesse racontèrent au village de Csejthe qu’il avait aussi des canines qu’elles jugeaient anormalement longues, plus personne ne douta qu’un vampire s’était installé au château, et les villageois n’allèrent plus se coucher sans avoir soigneusement barricadé leurs portes et leurs fenêtres avec des planches. Toujours est-il 6 5 avoir soigneusement barricadé leurs portes et leurs fenêtres avec des planches.

Toujours est-il qu’Elizabeth s’absenta pendant lusieurs semaines. Était-elle partie avec son  » vampire  » ? Les villageois murmurèrent, paraît-il, que la comtesse avait été littéralement  » vampirisée  » par le sombre inconnu. Cet homme était une sorte de sorcier, ou de prêtre plein, qui initia Elizabeth à certaines pratiques magiques. Car elle ne faisait pas mystère de ses fréquentations auprès des mages, des sorcières et autres personnages, toujours féminins, qui officiaient dans les forêts, ? l’abri des regards indiscrets.

Plus intrigante est la relation entretenue réellement par Elizabeth Bâthory avec une mystérieuse inconnue, dont personne ne avait le nom, et qul venait voir Elizabeth, déguisée en garçon Une servante avait dit à deux hommes, – ils en témoignèrent au procès que, sans le vouloir, elle avait surpris la comtesse seule avec cette inconnue, torturant une jeune fille dont les bras étaient attachés très serrés et si couverts de sang qu’on ne les voyait plus. Ce n’était pas une paysanne, mais une femme de qualité qui, sans être masquée, éprouvait le besoin de se travestir, sans doute pour éviter de se faire reconnaître.

Leurs sadiques plaisirs étaient-ils les seuls  » II est bien difficile de répondre, d’autant lus que si la comtesse BSthory a commis et fait commettre d’innombrables crimes de sang sur des jeunes filles, on a considérablement brodé sur son action. Et ce ne sont pas les minutes de son procès, pourtant fort précises quant aux témoignages recueillis, qui peuvent donner la solution des véritables motivations d’Eliz 7 5 quant aux témoignages recueillis, qui peuvent donner la solution des véritables motivations d’Elizabeth Béthory.

Les tortures qu’elle infligeait à ses servantes, elle les pratiquait depuis longtemps et son mari le savait parfaitement, considérant elles-ci comme de simples amusements de la part de sa femme. Elle commença quand son mari était encore en vie, mais alors ne les tuait pas. Le comte le savait et ne s’en souciait guère.  » On raconte une curieuse anecdote à ce sujet, non pas sur le début des sévices opérés par Elizabeth, mais sur la naissance de sa fascination pour le sang qui coule. Un jour qu’elle avait frappé une servante assez violemment pour la faire saigner du nez, parce qu’elle lui avait tiré les cheveux en la peignant, un peu du sang de la jeune fille tomba sur le polgnet d’Elizabeth. Un peu plus tard, la comtesse crut remarquer que a peau de l’endroit où était tombé le sang était devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante. Intriguée, elle se baigna le visage avec le sang d’une des victimes de ses orgies sadiques.

Son visage lui sembla rajeuni et revivifié par le traitement. ‘ Le souci primordial d’Elizabeth Béthory, depuis son plus jeune âge, avait été sa beauté: elle avait une peur atroce de vieillir et de s’enlaidlr. Il n’en fallalt pas plus pour s’imaginer qu’elle pouvait indéfiniment préserver sa beauté grâce à du sang frais de jeunes filles, de préférence vierges, i’ Le sang, c’est la vie ! ‘i. Mais pour Elizabeth Béthory, la vie, c’était la beauté et la jeunesse.

Si l’anecdote est vraie, on comprend mieux ce goût du sang chez elle. Et cela nous ramène inévitablement au vampirisme. on comprend mieux ce goût du sang chez elle. Et cela nous ramène inévitablement au vampirisme. Elizabeth Bâthory passait son temps au château de Csejthe, faisant également de fréquents séjours à Presbourg et surtout dans la demeure qu’elle avait acquise à Vienne, non loin de la cathédrale, demeure qui semble avoir été marquée aussi par de sanglantes orgies.

Il semble qu’elles aient été les principales ourvoyeuses de  » chair fraiche  » de la comtesse, en même temps que ses « agents d’exécution  » quand il s’agissait de frapper, de saigner, puis d’enterrer les malheureuses victimes. Autour de ce duo infernal, il y avait un homme à tout faire, Ujvari johanes, dit Ficzko, une sorte de nabot disgracieux, et une lavandière, Katalin Beniezky. Elizabeth vivait au mllieu de cette troupe entièrement vouée à son service et à la satisfaction de ses instincts les plus bas.

Cela constituait pour elle le personnel permanent et indispensable. Mais il y avait aussi le personnel  » volant de elles jeunes filles dont elle faisait ses servantes, et parfois ses concubines, du moins tant qu’elle y trouvait une certaine nouveauté. Car ces  » servantes  » disparaissaient les unes après les autres, et il fallait bien que le  » personnel permanent  » se chargeât de renouveler un cheptel qui devait être toujours jeune et beau. Certes, il y en avait toujours en réserve.

On prétend même que la comtesse veillait à ce que ces jeunes filles retenues prisonnières fussent bien nourries et engraissées, car elle croyait que plus elles étaient dodues, plus elles avaient de sang dans les veines, et que lus elles étaient bien portantes, plus la vertu de ce sang était avaient de sang dans les veines, et que plus elles étaient bien portantes, plus la vertu de ce sang était efficace. Plus que jamais, le sang était la vie: Elizabeth Béthory croyait-elle pouvoir échapper au vieillissement et à la mort, et gagner ainsi une éternelle jeunesse ?

Il semble qu’il faille prendre très au sérieux cette conviction. Une certaine Darvulia Anna. On a largement brodé sur cette femme sous prétexte que son nom évoque celui de Dracula. Darvulia était une sorcière de la meilleure tradition, une agicienne noire qui connaissait des formules et des incantations sataniques et qui nhésitait pas, comme le fera plus tard la Voisin, en France, au moment de l’affaire des Poisons, à procéder à des sacrifices humains pour obtenir l’aide des puissances démoniaques.

Sans doute Darvulia Anna sut-elle convaincre Elizabeth Béthory, déjà quadragénaire mais toujours très belle, qu’elle connaissait les recettes infaillibles pour prolonger indéfiniment cette beauté. Sacrifices  » qu’Elizabeth offrait à la mystérieuse divinité assoiffée de sang qu’elle n’avait jamais cessé ‘adorer depuis sa plus tendre enfance. Les plus belles filles de Transylvanie et de Hongrie, lorsqu’elles étaient repérées par les émissaires de la comtesse, prenaient le chemin du château de Csejthe.

Tous les moyens étaient bons : menaces, Intimidatlon, promesses d’argent, achat pur et simple dans certaines familles pauvres. Mais la plupart d’entre elles ne ressortaient jamais plus de la sinistre forteresse. On a probablement fort exagéré les récits concernant les supplices infligés à ces innocentes jeunes filles par la comtesse Bâthory et ses âmes damn