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po r les T Vous avez dit TMS ? L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Dans le domaine de l’INRS est un organis qui travaille, au plani tiW-‘ les CARSAT-CRAM-CG de l’État ainsi que po or 15 professionnels, que nt pour les services s’occupant de prévention des risques professionnels. Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires qu’il met à la disposition de tous ceux qui, en entreprise, sont chargés de la prévention : chef d’entreprise, médecin du travail, CHSCT, salariés.

Face à la complexité des problèmes, l’Institut dispose de compétences scientifiques, techniques t médicales couvrant une très grande variété de disciplines, toutes au service de la maîtrise des risques professionnels. Ainsi, PINRS élabore et diffuse des documents intéressant l’hygiène et la sécurité du travail : publications (périodiques ou non), affiches, audiovisuels, site Internet…

Les publications de l’INRS sont distribuées par les CARSAT. Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention de la Caisse régionale ou de la Caisse générale de votre circonscription, dont l’adresse est mentionnée en fin de brochure. chacun des deux collèges. Son financement st assuré en quasi-totalité par le Fonds national de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Les Caisses d’assurance retraite et de la santé au

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travail (CARSAT), les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS) Les Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail, les Caisses régionales d’assurance maladie et les Caisses générales de sécurité sociale disposent, pour participer à la diminution des risques professionnels dans leur région, d’un service prévention composé d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité.

Spécifiquement formés aux disciplines de la prévention des risques professionnels et s’appuyant sur rexpérience quotidienne de l’entreprise, ils sont en mesure de conseiller et, sous certaines conditions, de soutenir les acteurs de l’entreprise (direction, médecin du travail, CHSCT, etc. ) dans la mise en œuvre des démarches et outils de prévention les mieux adaptés à chaque situation. Ils assurent la mise à disposition de tous les documents édités par l’INRS. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS, de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.

Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction, par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de trois ans et d’une amende de 300 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle). @ INRS 15 amende de 300 000 euros (article L 335-2 et suivants du code de @ INRS, 2011. Conception graphique : Nathalie Florczak. Illustrations : Christophe Achard. ous avez dit TMS ? ED 6094 octobre 2011 Sommaire Les TMS, c’est quoi Quelles conséquences pour l’entreprise et pour les salariés ? 4 Comment en arrive-t-on Que pouvez-vous faire ? 7 Des pistes de prévention pour agir Les idées reçues sur la prévention des TMS . Conclusion pour en savoir plus, quelques références Cette brochure aété rédi PAGF 15 10 oupe detravail INRS sur canal carpien, épicondylite, hygromadu genou… sont des maladiesqui touchentles articulations, les muscles et les tendons, c’est-à-dire rappareillocomoteur.

L’activité professionnelle peut jouer un rôle dans leur survenue, leur maintien et leur aggravation. On les appelle troubles musculosquelettiques ou TMS. Fatigue, douleur, gêne ensont desformes précoces. Vous devez y être attentif. La définition des TMS Les troubles musculosquelettiques ou TMS sont des troubles del’appareillocomoteur -membres et rachis pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans la genèse,le maintien ou l’aggravation. Tous ces troubles peuvent induire gêne fonctionnelle et douleurs.

Quelles conséquences pour l’entreprise Les conséquences pour Ventreprise sont souvent sous-estimées et parfois méconnues • • absentéisme, difficultés pour remplacer le personnel, ésorganisation du travail, surcha e de travail pour ceux qui restent ; PAGFd 5 40 000 nouveaux TMS indemnisés • 40 % laissent des séquelles (incapacité permanente partielle) • Près de 100 000 accidents du travail sont des lombalgies • Plus de 8 millions de journées perdues, dont 1/3 pour TMS de l’épaule • Coût direct : 800 millions € (données CNAMTS) Chez les salariés de 20 à 59 ans, 15 % des femmes et 11 % des hommes présentent au moins un des principaux TMS du membre supérieur et 17 % des femmes et 16 % des hommes des symptômes lombaires qui ont duré plus de 30 jours pendant la dernière année. données InVS) Comment en arrive-t-on là ? Les troubles musculosquelettiques sont le résultat dela combinaisondemultiples causes.

Les situations detravail défavorablespeuvent être liées : • au poste de travail et à son environnement, par exemple l’espace detravail, la répétition des mêmes gestes, les efforts importants, des manutentions lourdes, le travail immobile prolongé, les postures contraignantes (travail bras enl’air, accroupi, penché… ), l’utilisation dela main commeun marteau,l’appui prolongésur un plan dur, l’exposition aux vibrations (conduite d’engins, utilisation d’outils vibrants), le travail aufroid ; PAGF s 5 l’incertitude sur l’avenir,le sentimentd’être ensituation d’échec, le manque demoyens pour bien faire son travail, les situations destress.

Les contraintes de travail n’ont pas les mêmes conséquences selon les personnes et les périodes de la vie professionnelle : capacités variables en fonction de l’âge, de l’expérience professionnelle et en fonction du contexte de travail (nouveau poste, arrêt maladie, retour de congé… ). 6 Quand commencer à agir ? N’attendez pas les premières plaintes ni les premiers effets sur la production et l’organisation pour agir. L’évaluation des risques, retranscrite dans le document nique, est à pour vous aider puisqu’elle vous permet de recenser les situations à risque, notamment pour les TMS. Vous pouvez, par exemple, essayer d’identifier quelques-uns des facteurs cités plus haut et voir si votre entreprise est concernée.

La démarche de prévention doit être renforcée lors de l’apparition de plaintes et à l’occasion de tout changement (un collègue absent, un nouveau marché, un changement de process, une tâche inhabituelle, un nouveau matériel… ). Être vigilant permet d’agir précocement et de limiter les conséquences des risques de TMS pour l’entreprise et our les salariés. onnaissez le mieux votre entreprise, vous pouvez trouver des solutions en interne. L’engagement de la direction et la contribution de tous sont incontournables. Tous les salariés de l’entreprlse doivent être associés et impliqués dans la démarche. La démarche de prévention est d’autant plus pertinente qu’elle est accompagnée d’actions de formation dans l’entreprise. Celles-ci portent sur les compétences professionnelles et sur la préservation de la santé au travail.

L’entreprise s’appropriera la démarche de prévention des risques liés aux activités physiques notamment par la sensibilisation et la formation de tous es acteurs et l’apprentissage des méthodes d’évaluation des risques les plus adaptées à ses problématiques et aux compétences de ses salaries. 8 Les partenaires Le service de sante au travail apour missiondevous accompagner dans Févaluationet la prévention des risques professionnels. lljoue également un rôle essentieldans le suivi individuel dessalarlés, notamment lorsque l’aptitude est enjeu et que des démarches demaintien dans l’emploi doivent être engagées. Les services prévention des CARSAT, CRAM et CGSS, les branches professionnelles ou les syndicats rofessionnels, les ARACT et les ergonomesconsult paiement vous

PAGF 7 5 l’entreprise. Revoir l’organisation du travail, effectuer des aménagements techniques, favoriser la formation et l’information sont autant de pistes à explorer, en concertation avec tous les acteurs. Gestion des ressources humaines Pistes organisationnelles Pistes technlques Points à regarder en particulier • Conception des situations de travail : aménagement et dimensionnement adaptés des postes, encombrement, zones de circulation, ambiances physiques (éclairage, froid, chaud… ) • Choix et entretien des équipements de travail avec la contribution des utilisateurs : machines, outils manuels énergisés ou non, êtements de protection… ?? Diversification des tâches, organisation du travail favorisant l’entraide • Organisation des pauses • Clarté des objectifs et mise en adéquation des ressources • Anticipation et gestion des aléas de production • Entretien des compétences : formation, transmission des savoir- faire, respect des temps d’a rentissa e, accueil des nouveaux • Sensibilisation aux risqu s adaptées au contexte Les approvisionnementsdoiventse situer dans la zone d’atteinte des bras. Lazone située face àl’opérateur doit servir autravail, les zones latérales sont plutôt réservées ?l’approvisionnement. Toutefois, se déplacer occasionnellement pour s’approvisionner peut constituerun tempsderécupération fonctionnelle ànepas systématiquement considérer comme un «tempsmort»et permettred’éviter un travail trop statique. VRAI FAUX pour réduire le risque de TMS, il faut favoriser la rotation des postes et la polyvalence.

Lorsque le travail s’effectue enligne, la rotation des postes aucours d’une même journéedetravailévite la monotonie,la répétitivité excessive des gestes et participe àunegestion raisonnée des contraintes articulaires et musculaires. Ence sens,elle réduit le risque deTMS. La polpalence est un des moyens d’assurer la diversifi cation des tâches aucours d’une journée, d’une semaine detravail, etc. Ence sens,elle contribue àla gestion des contraintes physiques qui peuvent générer des TMS. Mais cela n’est vrai quesi elle s’accompagned’une formation adéquate et si elle permet defaire travailler des groupes musculaires différents. capacité musculaire est certes souvent supérieure àcelle desseniors, mais neles protège pas pour autant du risque deTMS.

Si les seniors sont plus vulnérables, leur experience leur permet dedévelopper des stratégies deprotection deleur santé. Danstous les cas, la réduction des pénibilitésest la première étape pour diminuerles facteurs derisquedeTMS et elle doit s’appliquer àl’ensemble des salariés. En faisant des pauses, on limite le risque de TMS. Les pauses répartiessur unejournéede travail permettent les tempsderécupération; elles participent àla réduction des contraintes et àmoyen terme contribuent àla prévention des TMS. Mais, sans aménagement des postes et réfl exion sur l’organisation du travail, elles ne suffi sent pas àréduire le risque 13 L’échauffement, les étirements, la relaxation permettent de prévenlr les TMS.