Ecrit Bac français 1ere ES 2009

Ecrit Bac français 1ere ES 2009

DM de français : Théâtre Question de corpus : Ces quatre textes appartiennent au genre théâtrale et commentent tous à leur manière une pièce de théâtre : pour certains il s’agit d’ailleurs d’une pièce extérieure à celle du texte. Ces textes mettent alors en scène le spectateur ou encore s’adresse à lui directement ce qui génère une réflexion sur celui-ci et ses différentes attitudes.

Effectivement, l’extrait de La Critique de l’École de femmes de Molière et dans celui de Cyrano de Bergerac de Rostand, on assiste à une mise e des personnages qui qu’ils ont vu quatre j s’agit de personnage eprésentation m or7 Sni* to View r le premier, ce sont pièce du dramaturge deuxième, il ‘assister à une Pour les deux autres textes, Le Soulier de satin de Paul Claudel et Antigone d’Anouilh, on assiste à une présentation, par l’Annoncier pour le premier et le Prologue pour le deuxième, de ce qui va suivre. Ils interpellent ainsi le spectateur.

On remarque par ailleurs que la temporalité n’est pas la même d’un extrait à l’autre. Dans la pièce de Molière, il s’agit d’un commentaire une fois ladite piece jouée et vue. Dans la pièce de Rostand on assiste aux quelques minutes qui

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précèdent la pièce t du point de vue de la salle. Enfin dans les deux autres extraits, c’est un personnage qui vient présenter le contenu de la Swipe to vlew next page la pièce ou simplement donner un avertissement. Ces différents contextes de réalisation vont alors orienter les attitudes des spectateurs.

Tout d’abord, on assiste à des spectateurs prenant du plaisir ? regarder le spectacle et se laissant aller aux émotions qu’il suscite. Cest ce que Dorante dans la pièce de Molière appelle le bon sens »(1. 35), cela signifie pour lui le fait de « se laisser prendre aux choses et n’avoir ni prévention aveugle, ni complaisance ffectée, ni délicatesse ridicule » (1. 41 ,42). C’est d’ailleurs l’attitude qu’adopte le parterre qui a vu la pièce L’école des femmes je me fierais assez à l’approbation du parterre » 1. 8,39) mais aussi celle de parterre qui réclame la pièce et acclame Montfleury dans l’œuvre de Rostand (« Commencez (1. 1) et « Bravo, Montfleury ! » 1,21). Au contraire, on remarque des spectateurs distants, critiquant la pièce et ne semblant pas l’apprécier ni s’y intéresser. C’est le cas du Marquis dans La Critique de L’École des femmes qui a trouvé la pièce « détestable » (1. 6, 7, 16) et qui ne s’est d’ailleurs pas ? donné la peine de l’écouter » (1. 0) et de son ami qui « écouta toute la pièce avec un sérieux le plus sombre du monde » (1,29) et méprisa les spectateurs qui semblaient s’amuser (« il haussait les épaules, et regardait le parterre en pitié » 130). Cest aussi l’attitude qu’ont les Marquis dans Cyrano de Bergerac puisqu’ils continuent de parler après les trois coups qui annoncent le début de la pièce, l’un d’eu PAG » rif 7 puisqu’ils continuent de parler après les trois coups qui annoncent le début de la pièce, l’un d’eux réclame « une chaise » (l. 4) et d’autres font « poses insolentes » (didascalie). Ces spectateurs ne sont ainsi pas respectueux envers la pièce et les comédiens. On assiste encore à d’autres postures des spectateurs. L’extrait Des Souliers de Satin et celui d’Antigone l’incitent en effet à la réflexion en présentant les personnages, le Père Jésuite pour l’un et Antigone, Créon, Ismène et Hémon pour l’autre. Qui plus est, la situation de la pièce est aussi exposée ce qui laisse le spectateur s’interroger sur la suite. Il est aussi impliqué dans la pièce.

L’Annoncier dans la pièce de Claudel interpelle ainsi le spectateur ( « Fixons, je vous prie… » l. 1). Cest le cas aussi dans Antigone (« Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. » l. 1). L’Annoncier va aussi l’inciter à réfléchir et solliciter son intelligence C’est ce que vous ne comprenez pas qui est le plus beau… » 1. 17). Mais les répliques de ces personnages installe une certaine distance par rapport au spectacle ; il est en effet présenté en tant que pièce avec un décor ( « On a parfaitement bien représenté ici l’épave… ? 1. 3,4 du Soulier de satin). Pour finir, le spectateur se donnent parfois en spectacle lui- même. Il veut en effet être vu. Cest le cas des Marquis sur scène ans le texte de Rostand qui adoptent « des poses » et envoient « quelques baisers aux loges » ou enc PAGF3C,F7 texte de Rostand qui adaptent « des poses » et envoient « quelques baisers aux loges » ou encore des Pages qui volent la perruque d’un bourgeois dont la perruque s’envole au bout d’une ficelle, pêché par un page… t provoquent une agitation dans la salle (« RIRES ET CRIS qui commencent très fort dans la salle Liami du Marquis fait aussi « une seconde comédie » (l. 32,33) dans La Critique de L’École des femmes puisqu’il s’ennuie et méprise les autres qui l’observent. Les spectateurs sont tour à tour juges et instruments de la pièce. Les textes s’interrogent ainsi sur le rapport entre la représentation et l’implication du spectateur qui lui suggère différentes attltudes. Sujet d’invention : Me voilà assise sur l’un de ces fauteuils rouge sang du vieux théâtre de la ville.

Malgré son odeur poussiéreuse, il faut dire que j’aime cet endroit. Ma mère avait d’ailleurs l’habitude de m’y emmener un dimanche par mois quand je n’étais qu’une enfant et c’est certainement pour cela que j’y suis autant attachée. Je commence à me sentir émue. Même si je suis sur le point e revoir pour la énième fois la première pièce dont j’ai vu la représentation ; Antigone de Jean Anouilh, c’est une tragédie fascinante dont je ne me lasserai jamais. De chaque côté de moi, les spectateurs papotent. Je me sens alors terriblement seule puisque personne nia pu m’accompagner ce soir.

D’ailleurs, je ne peux pas me détendre en racontant ma journée à des proches, je sens la tensio Dailleurs, je ne peux pas me détendre en racontant ma journée à des proches, je sens la tension monter. Je m’interroge, me demande si la représentation de cette pièce que j’ai tant aimée et ue je connais presque par cœur me plaira. J’espère vraiment ne pas être déçue. La salle peu à peu se remplit et le brouhaha des gens et de mes voisins diminuent. A l’exception de quelques rares chuchotements, le silence s’installe.

Je me sens alors mieux, comme si tous ces individus et moi-même ne formions plus qu’un, partageant le même sentiment : l’impatience. Dans tous les cas, je suis personnellement fin prête à accueillir le spectacle et à le suivre attentivement du début à la fin pour ne pas en rater une miette. La pièce ne devrait pas tarder à commencer, d’ailleurs la salle ‘assombrit puis l’obscurité s’installe. J’aperçois alors des ombres derrière le rideau. J’entends des pas. Les fameux trois coups retentissent. Ça y est, la représentation va démarrer. Quelques secondes de silence et de tension.

Le rideau s’ouvre enfin. La scène s’éclaire peu à peu. Les acteurs sont là mais ne bougent pas puisque c’est le prologue qui doit se mettre à parler pour nous annoncer la situation. À ma grande surprlse, les personnages ne sont pas disposés de la même façon que dans la pièce original. Le metteur en scène a certainement voulu ajouter une touche personnelle à la fameuse ?uvre de Jean Anouilh pour s’en différencier. Le décor a lui aussi été modernisé. Je trouve que cela enlève de l’auth s’en différencier. Le décor a lui aussi été modernisé.

Je trouve que cela enlève de l’authenticité à la pièce mais en même temps rajoute de l’originalité. Je suis partagée. une des comédiennes me parait familière. Je pense que c’est elle qui joue Ismène, la belle blonde, sœur d’Antigone. Je cherche quelques secondes l’endroit où j’aurais pu la voir, puis je me dis que ce sera pour plus tard puisque la représentation commence. Je suis si proche de la scène que je remarque les mains remblantes d’un des acteurs. II doit certainement être nouveau dans le métier et ne sait pas encore comment gérer son stress.

Je me dis alors que je le comprends et qu’à sa place, je serais tétanisée ! Je me demande quand même si son anxiété ne va pas l’empêcher de jouer correctement son rôle. En tout cas, j’espère pour lui, et pour moi, que non. Toutes les hypothèses que je me suis faites vont enfin avoir des réponses. Me serai-je trompée dans le nom des différents personnages attribués aux comédiens ? Je ne pense pas mais on ne sait jamais. J’avoue que j’en serai déçue, connaissant bien la ièce et les attributs des protagonistes. Ma curiosité impatiente est alors à son comble.

Je suis excitée de découvrir une représentation certainement différente de celles que j’ai pu vor auparavant. J’ai cette impression d’être provoquée par le metteur en scène, qu’il cherche à me surprendre et même à me déstabiliser, moi grande amatrice de la pièce. Le prologue se détache alors des autres personnages déstabiliser, moi grande amatrice de la pièce. Le prologue se détache alors des autres personnages et s’avance. Il s’apprête à nous interpeller. Et là c’est le choc, le prologue ient derrière lui des affiches, contenant chacune un mot de sa réplique, qu’il nous montre tour à tour sans ouvrir la bouche. e m’inquiète alors pour la suite de la pièce. J’espère sincèrement que toutes les scènes ne vont pas être comme celle-ci parce que je risquerai vite de m’ennuyer. Je ne suis pas venue voir une pièce pour les enfants ! Le prologue s’en va. La scène est vide car tous les personnages sont sortis. Elle s’est aussi assombrie. J’attends la suite avec inquiétude. Deux femmes arrivent chacune leur tour. Ce sont la nourrice et Antigone… Je le savais. Je me demande si celles-ci vont se mettre ? parler. Je m’accroche à mon siège, stressée.

La nourrice commence alors sa réplique et déclenche en moi le soulagement le plus total. Je peux enfin me détendre et profiter de ce spectacle. Vite, je me laisse prendre par l’œuvre, fascinée. Je suis d’ailleurs déjà triste du sort d’Antigone qui est à ce moment encore vivante pourtant. Au fond de moi, j’aimerais que la fin de la pièce soit modifiée pour une fois, que l’histoire se termine bien même si je sais que ce ne sera pas le cas. Je me sens alors proche d’elle, comme si je faisais moi aussi partie de son histoire mais ne pouvant pas changer sa destinée.