economie et production

economie et production

Période de réalisation : janvier- Mars 2007 01 PRESENTATION DU SOUS SECTEUR La fiche sous sectorielle Industrie de la transformation des céréales La présente fiche sous sectorielle concerne les industries de la transformation des céréalieres. Celles-ci sont codifiées selon la Nomenclature Algérienne des Activités en : • DA 15. 6 pour la transformation des céréales • DA 15. 7 pour la transformation des farines et gruaux.

SOURCE : ONS (Offic a orn Sni* to View Les caractéristiques des produits finis ali s) NAP 2000 t celles de fabriquer mmation, à partir d’intrants agricoles par ditt rents traitements industriels : ?? Traitements physiques de broyage, de cuisson, de torréfaction, de lyophilisation, • Traitements chimiques de débactérisation, de raffinage ou d’extraction de substances • Traitements de conditionnement Les spécificités du sous-secteur Industrie de la transformation des céréales sont . ?? La nature des intrants, constitués de céréales (blé dur et tendre, orge, seigle, maïs, avoine, son) • Les processus qui reposent essentiellement sur le broyage, le façonnage et la cuisson • L’importance nutritionnelle majeure des produits et son impact socio-économique

Ce sous-secteur regroupe des industries de : industrielles, céréales petit déjeuner) Les caractéristiques et spécificités du sous secteur en Algérie L’approvlsionnement du sous secteur se

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fait généralement • Pour 1/4 à partir de la production locale (commercialisée par l’OAlC qui rachète la production locale de céréales à des prix supérieurs à ceux des cours mondiaux) • Pour les à partir d’importations réalisées par l’OAlC, par les opérateurs du sous-secteur ou des importateurs privés de blés TRANSFORMATION DES CEREALES @ EDPme – Edition 2007 47

Evolution des approvisionnements des semouleries et minoteries 1962/2002 SOURCE : Rapport 2006 du Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes N. B. Il est à signaler que toute la productlon céréalière nationale n’est pas transformée par les I. A. A. une partie (à définir) étant prélevée pour rautoconsommation humaine et la production animale. Le traitement industriel des céréales concerne deux types de transformation.

La première transformation La mouture du blé dur génère 3 grandes classes de produits : des produits nobles (les semoules de large usage), des semoules pécifiques (semoules supérieures fines SSSF ou semoules supérieures extra SSSE) et des sous produits (issues et déchets). La mouture du blé tendre génère 2 randes classes de produits : les produits nobles (les far us produits (issues et PAGF 37 partir des produits de la première transformation.

Les couscous sont classés, selon la granulométrie (couscous fin, moyen et gros). Les pâtes alimentaires se subdivisent soit en pâtes courtes, longues ou spéciales, soit en pâtes sèches ou fraîches. Les transformations industrielles de céréales sont à l’origine d’une mportante incorporation de valeur, aux prix d’achat des inputs transformés. A titre d’exemple, le coefficient de taux de valeur ajoutée en France se traduit par une multiplication de la valeur par 2,5.

Les Impôts afférents à cette activité, en Algérie, sont des impôts communs : TAP (Taxe sur Chiffre d’affaires IBS (Impôt sur Bénéfices Sociétés) 25 %, avec réfaction de la moitié si réinvestissement IRG (Impôt sur le Revenu Global) 15 % (Impôt sur les dividendes, Retenue à la Source) VF (Impôt sur les Salaires) O % (supprimé) Le régime d’imposition spécifique au sous-secteur ne concerne ue la TVA TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) 0 % pour les pains, farines, semoules et les céréales d’intrants 7 % pour les pâtes Les entreprises ont la faculté d’acquérir, en exonération de TVA, les présentations commerciales et conditionnements destinés ? emballer des produits exonérés. Ceci permet de soulager la trésorerie, en évitant de trainer continuellement un précompte de PIA (avance aux Impôts) 48 Recueil DES FICHES SOUS PAGF 33 Les politiques publiques dans le sous-secteur sont clairement affichées. La liberté de production et de commercialisation est consacrée epuis des années. Le précédent monopole de l’Etat sur les importations de blés a été aboli.

Les semouleries et minoteries du secteur public sont, quant à elles, proposées à la privatisation, voire à la location de leurs importantes capacités en silos de stockage Le mode de régulation du marché a, aussi, évolué. ous les prix sont libérés, à l’exception de la farine panifiable cédée aux boulangers à un prix plafond. En contrepartie, POAIC subventionne indirectement les minoteries en cédant son blé tendre à un tarif artificiellement bas, les quantités fournies ne constituant ependant que des besoins. L’Etat s’astreint à la couverture totale (Quantités et Périodes) des besoins du pays en semences de céréales (cf déclaration du Ministre de l’Agriculture devant la presse, en Septembre 2007).

Etat des lieux des produits fabriqués par gamme (1ère transformation notée en bleu) France Tunisie 49 Sources : Les deux sites w 3 nvois + Données de Légende : Couleur verte = Produit fabriqué par l’entreprise Sans Couleur = Produit non fabriqué par l’entreprise nd – noin disponible Sources : rapports EDPme (Informations disponibles pour 35 entreprises adhérentes au rogramme EDPme) Les statistiques afférentes aux taux de natalité et taux de mortalité d’entreprises ne concernent pas l’échelle de détail du sous secteur. Pour la globalité du secteur des IAA, les statistiques données par le Bulletin na 11 d’information économique édité par le Ministère de la PME indique, en 2007, une démographie «moins active» qu’à l’échelle des autres secteurs, ce qui était déjà le cas pour les années antérieures.

Evolution 2005/ 2006 du nombre d’entreprises dans les Industries Agro-alimentaires Source: Bulletin no 1 1 d’information économique édité par le Ministère de la PME et de l’Artisanat Ancienneté du sous secteur (informations sur les entreprises EDPme) Avant 2000 Après 2000 s 3 disponibles pour remontant à 2002. La représentativité de l’échantillon de base de l’étude Les données synthétiques contenues dans la fiche émanent de 35 entreprises, adhérentes au Programme de mise à niveau EDPme, au mois de Novembre 2006. Ont été exploités 66 sous-dossiers (Pré-diagnostics, Diagnostics, Rapport d’Actions de Mise à niveau, Rapport d’Etudes spécifiques) pour ces 35 PME privées, soit environ 2 sous-dossiers en moyenne par PME.

Selon le Ministère de l’Industrie (Rapport Diagnostic des filières industrielles/ Janvier 2005) la population totale d’entreprises « semouleries et minoteries » concerne plus de 430 entreprises et s’établlt ainsi : Capacités nationales en semouleries et minoteries Source : Rapport du Ministère de l’Industrie Diagnostic des filières industrielles janvier 2005 L’échantillon d’entreprises privées du sous-secteur qui a été traité s’établit comme suit . Représentativité de l’échantillon EDPme par rapport aux capacités nationales Source : Chiffres du Tableau 1 et Données de Péchantillon EDPme N. B. Le total Semouleries et Minoteries indiqué plus haut (24 + 13 = 37) est supérieur au total d’entreprlses (35) de l’échantillon EDPme car certaines entreprises disposent concomitamment de semouleries et de minoteries.

Les taux de représentativité évalués plus haut à travers 2 critères de taille (Effectif et Ca acités Théoriques de Production) indiquent, PAGF 7 Gros-Plan régional engagés par EDPme pour le sous-secteur. 52 Recueil DES FICHES SOUS SECTORIELLES 02 DONNÉES SUR LE MARCHE Le marché national et international Le niveau de consommation sur le marché national Source : ONS et retraitement par EDPme Le marché international du blé a connu, durant l’année 2007, d’importants bouleversements focalisant l’attention des producteurs, des acheteurs et de la presse économique : cf Le MONDE du 25 août 2007 LAPRESSEAFFAlRES. com du 26 septembre 2007. La situation enregistrée rappelle l’année 1973 durant laquelle l’ex URSS, frappée par une sécheresse inouie, avait brutalement quadruplé ses importations de blé.

A titre d’illustration, le 23 Aout 2007 au Chicago Baard of Trade, bourse de référence en matière de fixation de prix du blé, e produit pour livraison en décembre se négociait à 7,54 dollars US le boisseau (environ 27 kilogrammes) alors qu’un mois plus tard et sur la même place, le 25 Septembre 2007, le blé pour livraison en décembre atteignait 877 dollars US le boisseau, soit un accroissement de 16% en un mois seulement. Le début de hausse des prix du blé remonte à l’année 2006, les prix se sont accrus de 60% durant cet exercice. En 2007, les prix du blé ont fait un bond de environ, chiffre- record en matière de hausse de prix de denrées. Les cours atteignent en septembre 2007 des sommets historiques sur outes les places boursières car les récoltes 2007 ne suffiront pas à répondre aux besoins.

Le déficit actuel est estim e tonnes de blé par le PAGF 7 7 • des dommages ont été causés aux récoltes Le Canada a annoncé une production 2007 de 20,3 millions de tonnes de blé, soit 19,6 % de mons qu’en 2006, en raison de la sécheresse de juillet. En Europe et aux USA, la pluie et les basses températures ont affecté les moissons. • les stocks seraient à leur niveau le plus bas depuis 26 ans. • la production de blé est concurrencée, au plan foncier, par la ulture du mais, plus remuneratrice car destinée à une demande nouvelle, celle des biocarburants Compte tenu du déficit de l’offre, la hausse des prix devrait se poursulvre.

Le marché est donc très tendu. Face ? ce record absolu des cours du blé, la FAO (Food and Agricultural Organization) s’attend en 2007 à une aggravation (variant entre 15% et 25%) de la facture des importations céréalières des pays à bas revenu et/ou en déficit vivrier. Cette hausse des prix devrait ramener, ensuite, un effet boomerang, de l’avis de nombreux experts internationaux t susciter en retour, face à cette trop forte augmentation des prix du blé, une baisse non moins vertigineuse. Déjà entre mi-août et fin septembre 2007, les fonds spéculatifs avaient réduit leurs achats à terme et d’options indiquent des sources gouvernementales américaines.

Certains analystes prévoient même que les prix chuteraient vraisemblablement de d’ici juillet prochain, car comme à l’occasion de toute augmentation de prix trop rapide (théorie des cycles), la situation actuelle devrait concomitamment inciter : • les producteurs à augmenter leurs productions • les acheteurs à reconstituer des stocks ?? les consommateurs à réduire leurs consommations @ EDpme – Edition 2007 53 B3 CEREALES O EDPme – Edition 2007 La hausse des prix a incité des consommateurs italiens ? boycotter les pâtes et le pain en septembre 2007, tandis que les producteurs d’animaux d’élevage en Corée du Sud ont réduit leurs importations de blé. La conjugaison de tous ces facteurs va réduire la Demande et augmenter l’offre. Les caractéristiques de la demande du sous secteur Selon l’ONS, la consommation des céréales en Algérie s’établit comme suit. Détail de la Consommation de céréales Source : ONS a.

L’évolution de la demande globale est fonction des paramètres suivants : • La croissance démographique (1 % par an) • Le degré d’urbanisation duquel découle un modèle de consommation urbain, ainsi qu’une modification des systèmes d’approvisionnement • Les Variations du pouvoir d’achat • La restructuration du modèle de consommation qui incite ? penser à un ralentissement de la demande des produits de consommation alimentaire. b. Le modèle de consommation alimentaire Les céréales constituent un aliment fondamental, principale source de calories alimentaires et base commune de tous les égimes alimentaires recensés (urbain, rural, différentes strates de revenus). c. La demande globale en liers est alimentée par la produits céréaliers en Algérie. Cette dernière oscille, au début des années 2000, autour d’une moyenne annuelle de 200 kg environ par habitant, c’est-à-dire presqu’autant que la Tunisie avec 205 à 210/habitant, mais nettement moins que le Maroc qui enregistre 240/habitant. d.

En termes structurels, la consommation des produits du blé dur, selon l’ONS, s’effrite quelque peu (-1 par an) tandis que celle des produits du blé tendre se raffermit plutôt +1 par an). Le recul lent mais constant de la consommation des produits issus du blé dur en Algérie, combiné au glissement de la demande vers les produits industriels élaborés (pâtes et couscous) au détriment des semoules ménagères, compromet inéluctablement les perspectives des semouleries indépendantes, non intégrées à un groupe fabricant de pâtes alimentaires et couscous. e. Le marché des pâtes est en forte progression depuis la libéralisation de l’activité.

Cest aussi un marché qui pourrait devenir fortement concurrentiel en raison des implantations de abriques privées et, aussi, des produits d’importation destinés, quant à eux, à des segments du haut du marché. Le phénomène de diffusion du modèle européen et Pamélioration de la qualité de l’offre devraient, sans nul doute, entraîner encore un accroissement de la demande en pâtes. L’intensité de la concurrence va dépendre, pour les pâtes de qualités moyennes, de la corrélation entre les vitesses respectives du développement des capacités de production locales, d’un côté, et de l’émergence de la forte demande additionnelle ? prévoir, d’autre part. La concurrence au nivea 10 rif 37