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Merci d’utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : Latruffe, L (2010), « Compétitivité, productivité et efficacité dans les secteurs agricole et agroalimentaire », Éditions OCDE. http://dx. doi. org/l O. 1787/5km91 nj6929p-fr Compétitivité, productivité et efficacité dans les secteurs agricole et agroalimentaire Laure Latruffe La version originale d Latruffe, (2010), « C Efficiency in the Agric OECD Food, Agricultu OECD publishing. or 149 Sni* to iew bliée comme suit ivity and ctors », No. 0, http://dx. doi. org/10. 1787/5km91 nkdt6d6-en COMPÉTITIVITÉ, PRODUCTIVITÉ ET EFFICACITÉ DANS LES SECTEURS AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE Laure Latruffe* ‘k Unité Mixte de Recherche Inra-Agrocampus Ouest, Rennes, France. Résumé Ce rapport passe en revue les travaux sur la compétitivité, la productivité et l »efficacité des secteurs agricole et agroalimentaire. Cette revue clarifie les facteurs de compétitivité ne passant pas par les prix et à l’incidence des interventions des pouvoirs publics sur la compétitivité.

Mots clés : Indicateurs de compétitivité, coûts en ressources intérieures, avantage comparatif, agriculture et secteurs agroalimentaire, productivité de l’exploitation agricole, roissance de la productivité, déterminants de la compétitivité. Remerciements L « auteur exprime sa gratitude à Yann Desjeux, Carl Gaigné et Alexandre Gohin pour leurs commentaires sur la version préliminaire, ainsi qu’? Christine Valade pour son aide dans

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l’examen des travaux antérieurs. Table des matières Introduction 2. Mesures de la compétitivité fondées sur les échanges 2. 1. Taux de change réel et parité de pouvoir crachat 2. 2.

Avantage comparatif révélé et indicateurs dérivés 2. 3. Autres indices liés aux exportations et importations 2. 4. Éléments tirés des ét s mesures fondées sur l’efficience ou la variation de la productivité 29 4. Déterminants de la 34 4. 1. Méthodes d’examen des déterminants 18 3,3. productivité et efficacité…………… 19 3. 4. Éléments tirés des études mesurant la productivité partielle, compétitivité — 4. 2. Déterminants sur lesquels les entreprises/exploitations peuvent exercer un contrôle 36 4,3. Déterminants sur lesquels les entreprises/exploitations ne peuvent exercer aucun contrôle 42 Discussion. ?? • 49 S. I. La compétitivité : un concept 5,2. Lacunes des mesures de la compétitivité 51 58 Références 60 INTRODUCTION – 5 Dans toute activité de recherche dans le domaine de l »économie, la principale question consiste à déterminer l »allocation des ressources de façon à assurer le bien-être social, notamment le plein emploi et un niveau de vie élevé. Les chercheurs cherchent ? savoir quel secteur est le mieux à même de contribuer à la croissance economque nationale et fondent souvent leur analyse sur le concept de compétitivité.

L « Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définit la compétitivité comme étant la « capacité d »entreprises, d’industries, de régions, e nations et d »ensembles supranationaux à générer, tout en étant et en restant exposés à la concurrence internationale, des niveaux de revenu et d »emp101 des facteurs relativement élevés » (Hatzichronologou, 1996). La Commission européenne utilise la définition suivante : « une augmentation régulière du niveau de vie dans un pays ou une région et un niveau d compétitivité nationale.

En particulier, la compétitivité du secteur agricole, qui est généralement protégé dans les pays développés, revêt une importance cruciale compte tenu des conséquences potentielles « une réduction de la protection Sur la base d »un examen des études publiées dans ce domaine, ce rapport étudie la compétitivité des secteurs agricole et agroalimentaire, en expliquant les définitions et méthodes de mesure et en exposant les résu tats d’un petit nombre d’études.

Ce rapport ne prétend pas fournir un catalogue exhaustif des méthodes possibles et des études empiriques existantes, mais il propose un large panorama des mesures le plus souvent utilisées dans les études passées en revue pour évaluer la compétitivité, assorti de quelques exemples à titre d »illustration. Cette vue d »ensemble permet de tirer une série de conclusions sur les limites de ces mesures et d »ouvrir des pistes concernant les domalnes à explorer en priorité dans les travaux futurs.

Plusieurs auteurs soulignent que la théorie économique ne fixe aucune définition de la compétitivité (voir, par exemple, Sharples, 1990 ; Ahearn et al. , 1990). on pourrait définir la compétitivité comme la capacité de faire face à la concurrence et de l’affronter avec succès. Une entreprise serait donc compétitive si elle est capable de vendre des produits répondant aux exigences de la demande (en termes de rix, de qualité et de quantité), tout en dégageant des bénéfices lui permettant de se développer.

La concurrence peut s’exerc hés intérieurs (auquel cas internationaux (dans ce cas les COMPÉTITIVITÉ, PRODUCTIVITÉ ET EFFICACITÉ DANS LES SECTEURS AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE @ OECD 2010 6 INTRODUCTION comparaisons se font entre pays). Par conséquent, la compétitivité est une mesure relative. Il s »agit d »une notion générale et l’on ne s’accorde pas sur la façon de la définir et de la mesurer précisément. Dans les faits, il existe une pléthore de définitions, chaque ?tude adoptant souvent sa propre définition et une méthode de mesure spécifique.

Néanmoins, il existe plus ou moins un consensus sur les indicateurs utilisables pour évaluer la compétitivité. En la matière, on peut recourir à deux approches : i) la théorie néoclassique, qui met l’accent sur la performance des échanges (section 2) et mesure la compétitivité sur la base du taux de change réel, des indices d »avantage comparatif et des indices des exportations et importations ; et ii) l »école de la gestion stratégique, qui s »intéresse en premier lieu à la structure et la stratégie des ntreprises (section 3).

Dans cette dernière optique, la compétitivité se définit comme étant une domination par les coûts et les facteurs hors prix, la compétitivité-coûts étant mesurée en fonction de différents indicateurs de coûts ainsi que de la productivité et de l’efficience.

La compétitivité hors prix n »est pas traitée ici car on ne trouve pratiquement aucune étude empirique consacrée à ce su•et_ La uestion de cette pénurie est abordée dans la section 5 productivité (et sa composante « efficience »), dont on admet généralement qu »elle est un élément constitutif e la compétitivité, même si elle n »est pas souvent citée comme telle dans les études empiriques. La section 4 examine les déterminants de la compétitivité en expliquant tout d »abord les méthodes employées par les chercheurs, avant de recenser les principaux déterminants relevés dans les études pertinentes.

Pour ces derniers, on distingue les facteurs contrôlables par les entreprises (taille, structure et capital social) de ceux sur lesquels elles n »ont pas prise (dotations nationales en facteurs et conditions de la demande, politiques, implantation géographique) ; le graphique donne une eprésentation conceptuelle de la mesure et des déterminants de la compétitivité. La section 5 analyse les méthodes et les conclusions et la section 6 propose en conclusion quelques orientations pour les travaux futurs. Graphique 1 .

Mesure, déterminants et effets de la compétitivité Bien-être social national Compétitivité des entreprises Autres facteurs Indices commerciaux + mesures du coût + productivité + élément hors prix Facteurs contrôlables par fondée sur la notion de I »avantage comparatif. Conceptualisé par Ricardo et par le modèle Heckscher-ohlin (dans le cas de deux pays et de deux intrants), le oncept d’avantage comparatif postule que les flux d »échanges résultent des différences de coûts de production entre les pays, et qu »un pays se spécialise dans la production d »un bien pour lequel il bénéficie d »un avantage en termes de coût.

Ce concept est utile pour comparer deux pays, c’est-à-dire pour mesurer la compétitivité internationale. 2*1. Taux de change réel et parité de pouvoir d’achat Le taux de change réel (TCR) est une mesure de la compétitivité Brinkman (1987) explique que lorsque la demande pour la monnaie d »un pays compétitif est élevée, cela a pour effet de renforcer le taux de change de ette monnaie. Le TCR est défini de la manière suivante : TCR Cl PT où p T est l »indice des prix des biens échangeables et p NT celui des biens non échangeables.

Mulder et al. (2004) proposent come indicateur le taux de change réel relatif, soit le taux de change pondéré e produit intérieur brut être définie de la même manière. Bureau et Bultault (1992), les premiers à avoir introduit ce concept dans le contexte de l’agriculture, définissent la PPA comme le taux auquel il y a lieu de convertir une quantité donnée d’une devise nationale pour acheter une même quantité d’un produit dans eux pays comparés. 2. 2.

Avantage comparatif révélé et indicateurs dérivés L « avantage comparatif révélé (RCA) a été formulé pour la première fois par Balassa (1965), puis modifié par Vollrath (1991) pour éviter le double comptage entre paires de pays. Le RCA est parfois appelé l’indice de Balassa. La version modifiée de Vollrath est quant à elle appelée l »avantage relatif à l’exportation (RXA), dans la mesure où elle repose sur les exportations. Elle calcule le ratio de la part des exportations nationales sur le marché international d »un bien donné pour un pays donné à la part des xportatlons nationales de ce pays pour tous les autres biens.

Pour un pays i et un bien j, le RCA est défini de la manière suivante : RCAij RXAij où X sont les exportations ; k tous les biens autres que j ; et n tous les pays autres que i. 8 – MESURES DE LA COMPÉTITIVITÉ FONDÉES SUR LES ÉCHANGES l’avantage relatif à l »importation (RMA) est comparable au RXA, si ce n »est qu’il porte sur les importations (M) plutôt que sur les exportatlons • RMAij Dans ce cas, un indice RMA inférieur à 1 met en évidence un avantage comparatif révélé et donc une compétitivité importante.

La différence entre ces indices, que l »on appelle l’avantage commercial re atif (RTA), constitue un indicateur plus complet de l »avantage comparatif révélé . RTAij RXAij O RMAij un RTA positif met en évidence un avantage comparatlf. Sous forme logarithmique, les indices RXA et RMA sont symétriques à l »origine. L « écart entre eux est ce quaon appelle la compétitivité révélée (RC) : RCij n ln n n In n RMAij Dans leur analyse de la compétitivité du secteur agricole des pays d »Europe centrale et orientale (PECO) par rapport aux 15 États membres de l’Union européenne (UE), Gorron et al. (2000) adap RCA afin de comparer OF