Dossier Culturel

Dossier Culturel

Paris, et les transformations Haussmanniennes . Sommaire . Page de couverture Page 1 Page 2 : Sommaire Page 3 : Introduction Page 4 : l/ Les travaux proprement dits ; Généralités ; A) Le standard Haussmann Page 5 : A) Le standa or 15 Page 6 : B) L’axe nord d, . Page 7 : B) L’axe nord C) Les monuments Page 8 : C) Les monuments (suite et tin) Page 9 : D) Les espaces verts et fin) s gares s gares (suite et fin) ; page 10 Page 11 page 12 critique page 16 Page 17 : D) Les espaces verts (suite et fin) : E) Les équipements publics : E) Les équipements publics (suite et fin) Page 13 : Il/ La critique et les différentes représentations ; A) La

Page 14 : B) es différentes représentations page 15 • B) Les différentes représentations (suite) : B) Les différentes représentations (fin) ; Conclusion : Sources dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire sous le règne de Napoléon III. À l’époque, Paris a encore un aspect moyenâgeux ; les rues sont sombres et étroites, peu fréquentables, en clair : insalubres.

Certaines zones comptent 100 000 habitants au kilomètre carré ;

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
l’étroitesse des passages complique la circulation de l’air et facilite la propagation d’épidémies. Lors de son exil en Angleterre, Napoléon avait été mpressionné par la modernité et l’hygiène que l’on pouvait trouver à Londres, la grande rivale de Paris, et avait donc décidé de faire de Paris une ville aussi prestigieuse que la capitale anglaise. C’est de là qu’est partie la lourde tâche du préfet Haussmann.

L’idée princpale de ce projet était d’améliorer le flux des hommes comme des marchandises pour une meilleure efficacité économique, ainsi que la qualité de l’air et de l’eau, en se basant sur les théories hygiénistes datant des Lumières, théories qui se développent grandement, en réaction à l’épidémie de choléra de 1832. Si Haussmann était chargé d’assurer la coordination du projet ainsi que son financement, Napoléon a également fait appel ? Eugène Belgrand pour l’assainissement, et à Jean-Charles Alphand pour les espaces verts.

Le programme est résumé par un slogan en trois mots : « aérer, unifier, embellir La construction de la ville entière est alors repensée. Ce projet urbanistique est d’une ampleur inégalée jusque-là, et il faudra dix- sept ans pour le mener à bien, transformant Paris, durant ce laps de temps, en un gigantesque chantier. Des quartiers entiers sont démolis, comme l’Île de la Cité, po 15 e temps, en un gigantesque chantier. Des quartiers entiers sont démolis, comme IIIe de la Cité, pour donner naissance ? de grandes et larges avenues.

Durant tout le projet, Haussmann devra faire face à l’opposition du peuple. Bien que l’Empereur ait toujours soutenu son préfet, ce dernier devra quitter ses fonctions en 1870, un peu avant la chute de Napoléon. Les principes de son œuvre seront cependant poursuivis après lui, et les dettes absorbées sans difficulté par la Troisième République. Corpus l/ Les travaux proprement dits Généralités Entre 1852 et 1870, Haussmann fait détruire plus de 20 000 abitations en fait construire le double : les douze anciens arrondissements parisiens laissent place à vingt nouveaux. 00 kilomètres de voies nouvelles sont réalisés, et le financement de ces énormes travaux se fait grâce à des emprunts. Haussmann emprunte en moyenne 65 millions de Francs par an, montant la dette, en 1870, à 1,5 milliard de francs. On peut voir sur cette petite carte, les anciens arrondissements de paris, avec sa nouvelle limite en 1860. A) Le standard Haussmannien Pour faire de Paris un endroit agréable à visiter et dans lequel vivre, Haussmann instaure un standard pour ses immeubles, de anière à ce qu’ils soient tous construits sur le même modèle.

Il donne ainsl lieu à des rangées d’Immeubles parfaitement alignés et des balcons exactement à la même hauteur. Il commence par réglementer la hauteur de l’immeuble : il doit mesurer entre 12 et 20 mètres de haut, en fonction de la largeur de la voie sur laquelle il se trouve et comprendre 5 à 6 étages. Les hauteurs d PAGF 15 de la largeur de la voie sur laquelle il se trouve, et comprendre 5 ? 6 étages. Les hauteurs de plafond ne sont pas les mêmes à tous les étages. Au premier étage, l’entresol, la hauteur sous plafond st de 2,6 mètres, contre 3,2 au deuxième.

La hauteur va ensuite en décroissant au fur et à mesure que l’on monte. En ce qui concerne farchitecture, les murs du rez-de-chaussée et idéalement du premier étage sont ce qu’on appelle des « murs à refends », c’est-à-dire avec des stries profondes. Le porche est assez haut pour laisser passer les fiacres (voitures à cheval) et on trouve parfois la loge du concierge dans l’ogive du porche. C’est encore le cas aujourd’hui dans certains immeubles. Le premier étage est réservé aux marchands, qui possèdent les commerces situés au rez-de-chaussée.

Les fenêtres sont mons hautes au remier qu’aux autres étages, pour des raisons de symétrie : le porche étant plus haut, il faut réduire le niveau au-dessus. Les balcons sont placés au deuxième et cinquième étage. Ils peuvent être filants, autrement dit s’étirer sur toute la façade, ou alors centrés : si on a par exemple quatre fenêtres, le balcon peut être centré sur les deux fenêtres du milieu. On remarque que les balcons du deuxième étage (dit « étage noble ») sont souvent plus travaillés que ceux du cinquième.

Les appartements sont reliés au tout-à-l’égout, et équipés d’une cuisine qui donne sur la cour, et es pièces principales sont situées sur la rue. Ce standard Haussmannien tranche radicalement avec ce qui existait avant, des maisons très étroites avec peu d’ouvertures, et perdure même après le départ 5 qui existait avant, des maisons très étroites avec peu d’ouvertures, et perdure même après le départ d’Haussmann environ des immeubles parisiens ont été construit pendant cette période et selon ce modèle.

On a ici un exemple d’immeuble typiquement Haussmannien, avec ses murs striés, des balcons centrés et filants, tous bien alignés, les commerces au rez-de-chaussée, les 5 étages (6 en omptant le rez-de chaussée) et le porche en ogive B) L’axe nord-sud, file de la Cité et les gares Les Parisiens avaient été étonnés de la largeur de la voie que Rambuteau, un préfet et administrateur de la Seine, avait fait construire : treize mètres. Mais Haussmann a vu plus grand : les percées qu’il crée font de vingt à trente mètres de large, atteignant même cent mètres pour l’avenue Foch, avec ses gigantesques contre-allées.

C’est le réseau des percées haussmanniennes qui constitue, aujourd’hui encore, rossature du paysage parisien. Haussmann se sert également de la période la plus autoritaire du ègne de Napoléon Ill pour créer une immense croisée en plein centre de paris, l’axe nord-sud. Il raye de nombreuses ruelles et impasses de la carte, et forme une grande croisée au niveau du Châtelet avec la Rue de Rivoli. Pendant la construction de cet axe, des travaux ont lieu aux Halles, tandis que l’ile de la Cité est en grande partie rasée et réorganisée.

Ici, l’Île de la Cité encore médiévale avant les travaux Haussmanniens (1771). On peut voir ici IIIe de la Cité remodelée par Haussmann : en rouge sont indiquées les nouvelles rues transversales, en bleu clair les nouveaux espace n rouge sont indiquées les nouvelles rues transversales, en bleu clair les nouveaux espaces publics, et en bleu foncé, les bâtiments. La rue des Halles est réalisée en 1854 afin de relier les Halles de paris à la place du Châtelet. Les travaux sur la rive gauche commencent en 1854.

Haussmann complète cette grande croisée par des axes qui relient les boulevards au centre, tels que l’avenue de l’Opéra sur la rive droite ou la rue de Rennes sur la rive gauche. Les travaux de l’avenue de l’Opéra ne seront entrepris pour leur majorité qu’à partir de 1876 et ne seront totalement terminés qu’en 1879. Quant à la rue de Rennes, qui devait rejolndre la Seine, elle ne sera jamais achevée. Haussmann fait construire la gare de Lyon en 1855 par François- Alexis Cendrier et la gare du Nord en 1865 par Jacques Hittorff.

Son ambition est de connecter les gares entre elles par le biais de voies ferrées, mais il devra se contenter d’en faciliter l’accès en les reliant par de grands axes. Depuis la gare de Lyon, la rue de Lyon le boulevard Richard-Lenoir et le boulevard de Magenta permettent ainsi de gagner la gare de l’Est. Deux axes parallèles (rue La Fayette et boulevard Haussmann d’une part, ue de Châteaudun et rue de Maubeuge d’autre part) joignent le quartier de la gare de l’Est et de la gare du Nord à celui de la gare Saint-Lazare.

Sur la rive gauche, la rue de Rennes mène à la gare de Paris-Montparnasse, alors située à l’emplacement actuel de la tour Montparnasse. Haussmann ne fait bien sûr pas que créer des boulevards et des percées ; Napoléon et lui font construire de nombre 6 5 bien sûr pas que créer des boulevards et des percées ; Napoléon et lui font construire de nombreux bâtiments : Charles Garnier crée par exemple l’Opéra du même nom, et Gabriel Davioud onçoit deux théâtres symétriques sur la place du Châtelet.

Les anciens quartiers médiévaux de Ille de la Cité sont remplacés par l’Hôtel-Dieu, la Caserne de la Cité (future préfecture de Police) et le Tribunal de Commerce. Chacun des vingt nouveaux arrondissements reçoit sa propre mairie. De vastes perspectives sont mises en place pour mettre en valeur les monuments : l’avenue de l’Opéra offre une vue plongeante sur ropéra Garnier, qui est entouré d’un cadre voulu grandiose. Mais son créateur trouve l’avenue trop étroite, et doit rehausser sa façade pour rivaliser avec la hauteur des bâtiments qui ntourent l’opéra.

En revanche, les maisons qui selon Haussmann empêchaient de contempler Notre-Dame sont rasées, laissant place à un grand parvis. De grandes églises sont également réalisées sous le second Empire, comme l’église Saint-Eugène, l’église de la Sainte-Trinité, l’église Saint-Ambroise ou encore réglise Saint-Augustin, située au croisement de plusieurs grands boulevards. Ici, l’Opéra Garnier à nos jours. L’église Saint-Augustin, remarquable par sa voûte très haute sans contreforts, rendue possible par Futilisation d’une charpente métallique. D) Les espaces verts

Outre les modifications purement urbaines qu’a apporté Haussmann au paysage parisien, la création d’espaces verts fut également ajoutée, lieux de détente et de promenade pour les habitants, donnant ainsi un côté plus moderne et agréab 7 5 lieux de détente et de promenade pour les habitants, donnant ainsi un côté plus moderne et agréable à la ville. Inspiré par les vastes parcs londoniens, Napoléon Ill a confié ? l’ingénieur Jean-Charles Alphand le soin de créer plusieurs parcs et bois. À l’est et à l’ouest de la ville se trouvent les bois de Boulogne et de Vincennes. ?? l’intérieur de l’enceinte de Thiers, le parc des Buttes-Chaumont et le parc Montsouris offrent des promenades aux habitants des quartiers trop éloignés des grands bois extérieurs. Le parc Monceau est en partie loti et construit. Chaque quartier reçoit aussi des petits squares (environ 80 squares pour les 80 quartiers de Paris, la volonté étant que n’importe quel habitant de paris puisse trouver un square à moins de dix minutes de marche de son domicile), tandis que des rangées darbres bordent certaines avenues (on estime à 80 000 le nombre d’arbres plantés dans les rues de Paris durant cette période).

Le parc Monceau par exemple, est un jardin d’agrément situé dans le Be arrondissement. Il a une superficie de 825 ha, et son entrée principale se trouve boulevard de Courcelles, près de la Rotonde L’aspect actuel du parc a été voulu par le préfet Haussmann et à son ingénieur Alphand, transformant en un parc à l’anglaise un ancien jardin exotique. Il est inauguré le 13 août 1 861 par Napoléon Ill. 5 conçues pour des activités sportives, y sont présentes, ainsi que quelques lacs reliés entre eux par un réseau de ruisseaux.

Il comporte en plus de cela plusieurs pelouses. E) Les équipements publics Rappelons que le credo des travaux d’Haussmann est « aérer, unifier, embellir » ; et pour cela, il doit mettre en place l’installation de nouveaux équipements publics, les plus modernes et performants possible. En 1852, l’eau potable vient principalement de l’Ourcq, une rivière française affluente de la Marne, ainsi que de la Seine, dont l’eau est extraite par des machines à vapeur et dont l’hygiène laisse fortement à déslrer.

Haussmann confie à Flngénieur Belgrand la tache de construire un nouveau système d’alimentation en eau, plus sain. Ce projet aboutira à 600 kilomètres d’aqueduc ntre 1865 et 1900. Le premier, celui de la Dhuis, amène une eau captée près de Château-Thierry. Ces aqueducs déversent leur eau dans des réservoirs situés à l’intérieur de la capitale et à côté du parc Montsouris. Belgrand érige alors le plus grand réservoir d’eau du monde pour recevoir Peau de la Vanne, le réservoir de Montsouris.

On continue cependant à puiser l’eau de fourcq, mais plus pour alimenter les logements en eau potable : le réseau est consacré à l’eau non potable et sert au nettoyage et l’arrosage de la végétation. une bien grande nouveauté est également la construction d’égouts ! Car jusque-là, les habitants n’avaient pas d’autre choix que celui de jeter leurs déchets par la fenêtre. Tous leurs déchets, sans exception. Autant dire que les rues de Paris n’étaient pas un endroit où l’on av déchets, sans exception.

Autant dire que les rues de Paris n’étaient pas un endroit où l’on avait envie de marcher pieds nus, ni même d’y marcher tout court Mais cela a changé avec le Second Empire : la loi de 1852 impose le raccordement des immeubles à l’égout lorsque la rue en comporte un. Les rues qui n’en ont pas vont bénéficier de l’installation d’un réseau d’égout entièrement visitable : plus e 340 kilomètres d’égouts sont construits sous la direction de Belgrand entre 1854 et 1870. Le réseau est unitaire : les eaux de pluie coulent par la même galerie que les eaux usées.

Les égouts ne se déversent plus dans la Seine en plein Paris mais loin en aval, à Asnières. Pour y parvenir, un siphon inversé installé sous le pont de l’Alma permet aux canallsations de la rive gauche de faire passer leurs eaux sur la rive droite. Bien que perfectionnés, les deux réseaux de Belgrand sont toujours en place aujourd’hui. Napoléon Ill réorganise aussi la distribution de gaz dans Paris, t Haussmann confie à Davioud la mise au points d’un mobilier urbain (autrement dits lampadaires, bancs qui est encore, pou la majorité du moins, encore également présent dans les rues de Paris aujourd’hui.

On peut voir sur ce croquis le réseau des égouts de Paris sous 2400 kilomètres de galeries sont construites pour permettre l’évacuation des eaux usées. Toutes les rues de la capitale ont été doublées d’un égout et de canalisations pour acheminer l’eau potable. Belgrand a conçu des galeries à taille humaine permettant d’intervenir en cas de fuite ou de problèmes sur les canalisations.