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Histoire des arts — arts du langage — programme pour l’oral du DNB Rappel concernant l’épreuve L’épreuve est un entretien oral de 15 minutes avec un jury de 2 enseignants ( dont au moins 1 d’histoire, d’arts ou de lettres ) dont 1 n’a pas assuré la préparation du candidat . Elle se déroule en 2 temps : un exposé (5 minutes environ) suivi d’I entretien (10 minutes) .

Chaque élève est interrogé sur un objet d’étude choisi par le jury à partir d’I liste de 5 objets d’étude que l’élève a proposés et soumis à l’approbation du ou des professeurs qui s préparation . Parmi c aux XXème ou XXIèm siècles et illustrent 3 orq7 Sni* to View oins appartiennent es différents .

L’épreuve porte sur une oeuvre d’art dont les éléments d’identification sont précisés dans le sujet L’évaluation porte sur les capacités, appuyées sur les connalssances qui y sont liées, ? situer les oeuvres dans le temps et l’espace, à identifier les formes, les techniques de production, les significations, les usages, à discerner entre les critères subjectifs et objectifs de l’analyse, à effectuer des rapprochements entre des oeuvres à partir de critères précis précise selon ses caractéristiques principales : domaine

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artistique, auteur, itre, époque ou contexte, support, dimensions, destination, mouvement artistique.

Maîtriser des notions de base pour décrire les techniques de production et les usages dune œuvre d’art ou d’un monument. Utiliser à bon escient un vocabulaire adapté à un domaine et à un langage artistiques. Développer un commentaire critique et argumenté sur une œuvre en discernant entre les critères subjectifs et objectifs de l’analyse. Établir des liens pertinents avec d’autres œuvres de la même période ou de périodes différentes. Produire quelques éléments d’analyse critique sur une œuvre nouvellement présentée à son regard.

Manifester des connaissances de base sur les métiers et les formations liés aux domaines artistiques. 12 points Capacités générales et attitudes L’élève est invité à • Développer, pendant cinq minutes environ, un propos structuré relatif à l’objet d’étude. Appuyer son commentaire sur une documentation appropriée (référence aux cours, ressources numériques, etc. ) Écouter et prendre en compte les questions du jury en formulant une réponse adaptée. Justifier ses choix en décrivant ses intérêts et ses acquis en histoire des arts. Manifester sa capacité à interroger un univers artistique, y ompris abstrait. ?voquer la construction d’une culture personnelle en histoire des arts. n niveau de langue S’exprimer correctement 7 3 un niveau de langue approprie. Adopter un comportement physique convenant à la sltuation de l’épreuve. 8 points Oeuvres au programme – arts du langage 1 . A L’ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque – 1928 – traduit de l’allemand (en allemand lm Westen nichts Neues) Roman autobiographique au autobiographie fictive / Arts, Etats et Pouvoir – l’oeuvre d’art et la mémoire Le roman raconte la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest.

Symbole du pacifisme allemand, le roman devient rapidement un best-seller et est suivi par d’autres romans de la même veine : Après, Trois camarades, etc. L’auteur, pourchassé dès 1 930 par les nazis – qui l’accusent d’être juif – émigre en Suisse, puis aux États-Unis ; son livre subit un autodafé nazi le 10 mai 1933 . Le roman Paul Bâumer est un jeune Allemand de 19 ans. Après avoir été soums à un bourrage de crâne patriotique par leur professeur, Kantorek, tous ses camarades de classe et lui- même s’engagent volontairement dans l’armée allemande.

Après dix semaines d’entraînement, la rencontre du ruel caporal Himmelstass et l’inima inable brutalité de la vie au front, is se rendent compte PAGF 3 3 sent trahi par ses maitres . « Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – preparant l’avenir. Parfois, nous nous moquions dieux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux.

La notion d’une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit ette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. Ils ne l’emportaient sur nous que par la phrase et l’habileté. Le premier bombardement nous montra notre erreur et fit écrouler la conception des choses qu’ils nous avaient inculquée. Erich Maria Remarque, À l’ouest, rien de nouveau, chapitre 4.

Dans un récit à la 1 ère personne, le narrateur, Paul raconte ses jours de guerre, l’angoisse, les rêves, les doutes, les souffrances, les rares instants de joie et la solidarité, la fraternité qui le lient à ses amis . Les dernières lignes du roman, écrites par un narrateur externe 3ème personne) nous signalent que quelques jours avant l’armistice, Paul, dernier survivant de son groupe, est mort alors qu’un communiqué indiquait qu' »? l’ouest, il n’y avait rien de nouveau » Ce roman autobiographique constitue un témoignage réaliste sur la guerre avec tout ce qu’elle comporte d’atrocités et de douleur .

C »est aussi un roman d’apprentissage, un roman initiatique . 3 comporte Résumé En 1917, la guerre bat son plein. Paul Baumer est un jeune homme âgé d’à peine 20 ans. A cause du « bourrage de crâne » exercé par l’un de ses professeurs, il s’engage dans l’armée allemande. Avec lui, uelques camarades de classe et deux amis chers : Kropp et Kat. Dans les tranchées, les hommes vivent au milieu des bombardements, tenaillés par la peur de la mort. Les recrues tombent comme des mouches.

Tout au long du récit, Paul raconte les abominations de la guerre : les tranchées sont boueuses, envahies de rats et parfois, complètement détruites par les obus. Heureux d’avoir une permission, Paul rentre chez lui mais il n’est compris que par sa mère qui ne lui pose aucune question. De retour de permission, il est soulagé de n’avoir perdu aucun de ses amis. Obligé de mûrir d’un coup à 19 ans, Paul remet en cause les éférences morales qu’on lui a inculquées et se demande comment, lui qui nia jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, les corps sont dénudés, découpés, réduits en charpie par l’artillerie la blessure est espérée comme un billet de retour à l’arrière; la fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qul, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, est leur seul salut . Les thèmes Le principal est l’atrocité d PAGF s 7 front, est leur seul salut . Le principal est l’atrocité de la guerre. Les personnages ne croient plus en la paix . artout on sent la terreur : les soldats dénoncent le bourrage de crâne qu’ils ont subi avant de s’engager car pour eux qui sont au front, la guerre n’est pas un jeu mais l’enjeu de leur existence ? cause du danger de mort omniprésent. Ce n’est plus un combat entre deux camps, mais un combat pour sa propre survie. D’autres thèmes suivent tels que le décalage entre les gens de l’arrière et ceux du front. En effet, Paul Baümer lors d’une permission revoit sa famille. Mais il découvre des gens en total décalage par rapport à lui .

Les soldats seuls connaissent les conditions véritables de la guerre mais ils ne peuvent en parler l’horreur est indicible Le roman évoque aussi le thème de la disparition de l’insouciance. Les soldats se sont engagés avec des rêves plein la tête; ils étaient encore insouciants et naifs. La guerre leur a oôé toute innocence, leurs rêves ont disparu pour laisser place à une dure réalité . L’ espoir a dispa u pour laisser place à l’instinct de survie et à la prise de conscience de la fragilité de la vie ainsi que de tout ce qu’elle peut comporter de souffrance.

Le dernier thème abordé est celui de la camaraderie. Paul Baumer appartient à un petit « groupe » d’amis. Durant la guerre ils se sont entraidés plus d’une fois, même face à la mort cherchant à tout prix à garder cette forte amitié jusqu’au bout . Les soldats, même lorsqu’ils ne se connaissaient pas, s’aidaien 3 garder cette forte amitié jusqu’au bout . Les soldats, même se connaissaient pas, s’aidaient . Beaucoup de moments partagés entre eux sont évoqués, leur camaraderie leur permet de s’évader de l’horreur.

Le narrateur prend parti, il dénonce la guerre comme la perte de l’insouciance, de la naïveté et des rêves . 2 Histoire des arts – arts du langage – programme pour l’oral du ne guerre comme celle qui éclate en 1914 et s’achève en 191 8, on n’en avait jamais vu. De façon spontanée, un nom lui est donnée : la Grande Guerre. Jamais autant de pays ne furent concernés, jamais des masses d’hommes aussi nombreuses n’avaient été rassemblées sur les champs de bataille.

Jamais l’effort économique demandé aux populations ? l’arrière du front n’avait été aussi considérable. Pour chaque nation engagée la guerre est totale. De fait, la guerre de 1914 Inaugure le 20ème siècle, le slècle de la brutalité de masse. La lecture de ce roman permet de se représenter l’ampleur et horreur de ce premier conflit mondial, de comprendre comment la guerre a pu modifier en profondeur la façon de penser des contemporains, mais aussi celle des artistes de l’apres-guerre et les nourrir d’un désir de paix durable.

Affrontant une réalité insoutenable, afin de rendre [horreur dont ils témoignent, ce texte met en oeuvre des procédés d’écriture qu’il convient de repérer et d’analyser. Cherchant à susciter l’émotion, cette évocation de la guerre a une visée argumentative manifeste. Le contexte historique 7 3 C] La guerre de 1914-1918 débute par l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914. ‘archiduc d’Autriche François-Ferdinand est assassiné par un nationaliste serbe qui voulait libérer son peuple de la domination autrichienne.

L’Autriche-Hongrie déclare alors la guerre à la Serbie. L’engrenage des alliances est déclenché : d’un côté l’entente franco-anglaise et ses alliés, de l’autre les empires « centraux » (l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie) et leurs alliés. Du 1er au 13 août 1914, les puissances impliquées se déclarent la guerre. Cl Du 6 au 13 septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, les Français arrêtent la progression allemande. Commence alors la « guerre des ranchées »: le front (la zone des combats) se fixe dans l’Est de la France.

Le 21 février 1916, débute la bataille de Verdun, qui se terminera le 19 décembre 1916 par une victoire française. Cette gigantesque bataille d’artillerie coûta 360 000 hommes aux Français et 335 000 hommes aux Allemands. Le 2 avril 191 7, les Etats Unis déclarent la guerre à l’Allemagne. Les offensives allemandes sont désormais neutralisées grâce aux renforts américains. Le 1 1 novembre 1918, l’armistice est signé à Rethondes. une nouvelle image de la guerre La guerre de 1914-1918 marque une rupture avec l’imagerie raditionnelle de la guerre.

Le conflit prend une ampleur extraordinaire, impliquant, par le jeu des alliances, plus de la moitié de la planète : il pr 37 impliquant, par le jeu des alliances, plus de la moitié de la planète : il provoqua la mort de huit millions d’hommes en Europe. Les armes utillsées (mitrailleuses, avions, gaz asphyxiants, mines, chars d’assaut) sont de plus en plus meurtrières. L’usage prédominant de l’artillerie lourde (canons, obus) contraint les soldats ? se terrer dans des tranchées, créant les conditions propices à une guerre d’usure et d’attente.

L’héroiÈme guerrier prend le visage de modestes poilus, boueux, couverts de poux et cohabitant avec les rats. Les écrits de guerre, les écrivains soldats Cl Les soldats écrivaient beaucoup sur le front, sous la forme de carnets, de journaux intimes, et de lettres adressees à leurs proches. Ces écrits, comme les lettres et carnets de poilus, constituent un témoignage précieux de la guerre au quotidien. D Les écrivains soldats tiennent le plus souvent un journal de guerre dont ils nourriront leur roman une fois quitté le front. Beaucoup de ces écrivains furent blessés, ce qui leur a permis de se livrer à l’écriture.

Par la suite, et encore aujourdhui, l’intérêt pour cette période de l’histoire continue de se manifester à travers des oeuvres de fiction. 2. La Ferme des animaux de George Orwell – 1945 – traduit de l’anglais – Apologue ( fable ) satirique, politique, contre-uto ie ( en anglais Animal Farm ) PAGF 37 Pouvoir – L’oeuvre d’art et le pouvoir La Ferme des animaux (Animal Farm) est un apologue de George Orwell publié en 1945 (en 1947 pour la traduction en français), décrivant une ferme dans laquelle les anlmaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, à la suite de leur négligence à leur encontre.

Il s’agit dune fable animalière par laquelle Orwell propose une satire de la Révolution russe et une critique du stalinisme, mais aussi de toutes les formes de dictatures ou et de totalitarismes . Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme. L’animal leur fait part de son rêve de la veille, decrivant un monde débarrassé de la race humaine, leur laissant entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc. il exhorte tous les animaux à se soulever contre le fermier, Mr Jones, l’unique source de tous leurs problèmes tout en entonnant un hymne révolutionnaire sorti de son rêve, intitulé Bêtes d’Angleterre . Trois jours plus tard Sage l’Ancien meurt dans son sommeil. La révolution a lieu plus tôt et plus facilement que prévu . Un soir, après une journée bien remplie, le manque de nourriture exacerbe la colère des animaux. Dans un moment de fureur, ils attaquent M. Jones et ses ouvriers puis les chassent de la ferme. Arrachée aux mains de ses propriétaires, elle est rebaptisée Ferme des animaux. 10 rif 37