wendats quebec

wendats quebec

En 1836, un comité du Conseil exécutif du Bas-Canada fut chargé d’examiner l’administration des affaires indiennes dans la colonie. Dans le rapport déposé l’année suivante, ce comité passa en revue la situation des Autochtones de la vallée du Saint-Laurent, dont l’installation dans ce secteur remontait dans la plupart des cas à la seconde moitié du XVIIe siècle. Les interactions avec la population coloniale y avaient favorisé un processus de métissage, phénomène qui se révélait particulièrement important dans la région de Québec, dans le village de la Jeune- Lorette.

Animés par les conceptions raciales du XIXe siècl conclusion que ce m blanc » avait fait disp îtrœ originale de leur race plus à proprement p next page é en avaient tiré la s « la pureté me des Indiens ». Pourtant, devaient-ils admettre, cela n’avait pas eu pour résultat de les transformer en Canadiens : «lls n’en sont pas moins distincts, par leurs habitudes et leur caractère, de la population environnantel ». Ce constat n’avait rien d’inédit. Depuis le XVIIIe siècle, les observateurs européens notaient les imilitudes de plus en plus frappantes entre les manières des Wendats et celles de leurs voisins canadiens.

Au début du XIXe siècle, après un siècle et demi de

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
contacts suivis avec les Français puis les Britanniques, le monde colonial avait manifestement laissé ses marques sur la petite communauté, soit directement, par le biais des politiques étatiques ou religieuses, mais aussi de manière plus diffuse, à travers les échanges fréquents et prolongé prolongés avec les colons. Cela n’avait toutefois pas suffi à effacer es différences qui, bien que parfois difficiles à circonscrire, n’en restaient pas moins fondamentales.

Même si les Wendats étaient catholiques, parlaient français, habitaient dans des maisons identiques à celles des Canadiens; même s’ils s’habillaient de plus en plus comme eux, fréquentaient régulièrement la ville pour y vendre leurs produits, utilisaient les mêmes moyens de transport pour sy rendre et qu’ils trouvaient assez souvent un conjoint parmi leurs voisins, ils n’en continuaient pas moins à afficher une dentité qui les en démarquait. La différence dans la similarité : voilà qui résume bien l’ambivalence identitaire inscrite au coeur du processus qui a conduit à l’intégration des Wendats dans le monde colonial.

Cette ambivalence forme d’ailleurs la trame de fond de ce livre, qui s’intéresse à révolution de l’économie de subsistance des Wendats entre leur arrivée à Québec et les premières décennies du XXe siècle. Les changements économiques dans la communauté résultent en grande partie des contraintes du monde colonial, qul orcent les Wendats à privilégier certaines activités plutôt que d’autres, tout en les incitant à en développer de nouvelles, comme Partisanat au XIXe siècle.

Bien qu’ils soient conditionnés par le contexte INTRODUCTION 1. H. ynch, d’après Henry Daniel Thielcke, Présentation d’un chef nouvellement élu au Conseil de la tribu huronne de Lorette, 1841 Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec, 1993. 15657. Photographe : Pierre Soulard. 2