Vitesse ou lenteur ?

Vitesse ou lenteur ?

Hedges 17/02/11 Gaetan 6 E Vitesse ou lenteur ? Dans des faits precis comme dans la vie de maniere generale, une question, un choix s’impose a l’ Homme : Vitesse ou lenteur ? Dans laquelle de ces deux options l’Homme trouve-t-il le plus d’interets ? Il s’agira pour moi, ici, de defendre la lenteur car, bien que j’expliquerai plus loin l’idee d’un compromis, celle-ci est ce qu’il manque actuellement a une societe harmonieuse..

Je m’attarderai egalement a une petite remise en question de notre monde a ce sujet.. Essayons de passer au dessus des cliches bien connus de l’homme d’affaire presse au telephone meme en vacances( representant la vitesse) et du jeune contemplatif faineant qui « n’arrivera a rien dans la vie » (representant la lenteur) pour nous concentrer sur cette question de societe qui, qu’on le veuille ou non, influera sur notre existence. Premierement, la lenteur permet une meilleure perception du monde qui entoure l’Homme.

Les nombreux details et curiosites simples mais fascinants du quotidien auxquels on oublie que trop souvent de preter le moindre regard permet pourtant de garder une partie de son ame d’ enfant, ce qui est source de jeunesse et un remede contre la senilite. La lenteur

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permet une plus mure reflexion de nos choix. Qu’il s’agisse de choisir le meilleur pamplemousse au marche du village ou de choisir son conjoint/sa conjointe pour la vie(si c’est a cela que l’on se destine.. . Du temps pour soi genere une meilleure ecoute de ses envies. Lorsque aucun ou en tous cas moins d’empressement ne vient parasiter la reflexion, l’esprit elimine la possibilite d’un choix « vite fait bien fait » qui n’a pour seul avantage que le fait d’etre vite fait, justement. Mais etait-ce le but premier de la reflexion ? En ecoutant le monde qui nous entoure avec la patience necessaire, on ne delaisse pas les personnes a qui l’on tient et qui tiennent a nous.

On ne privilegie pas les choses que le mouvement (vitesse) perpetuel de la societe nous pousse a faire ; on suit et fait d’avantage ce que l’on aime le plus, notre volonte intrinseque.. C’est cette volonte que l’Homme moderne n’ecoute pas assez, car trop presse. Il doit l’ecouter sans pour autant basculer dans un stupide assouvissement de pulsions animales. Ensuite, j’aborderai le sujet de « la rentabilisation ». La rentabilite est souvent une qualite attribuee a la vitesse. Cela peut-etre vrai dans le court terme. On jouera plus vite a la console si on finit vite la vaisselle.. » peut se dire un enfant. Et a raison ! Mais a une plus grande echelle, l’echelle d’une vie humaine, c’est une autre histoire. En effet, n’entend-on jamais parler de la crise de la cinquantaine ? Cette crise (qui n’est pas anodine) est due essentiellement a des regrets : « Au final, qu’ai-je fait ? », « Je me suis concentre sur mon travail en delaissant mes relations en dehors.. », « Si je pouvais revenir en arriere, je ferai autrement ! » . Il ne faut pas confondre vitesse et precipitation.

Dans la vie et dans les choix c’est pareil ! Une suite innombrable de moments gaches par un soucis de manque de temps, parce que l’on ne prend pas le temps. Notre monde vente les bienfaits de la vitesse, tres bien. Mais ou est la limite ? La plupart des gens sont pris dans un engrenage, un train fou de precipitation qui les empeche de reflechir correctement, a tete reposee, en prenant le temps de prendre leur temps ; qui les empeche de faire les bons choix pour suivre leur propre chemin, celui de leur bonheur et non celui impose implicitement par la societe.

Le souci d’une constante rentabilisation du temps a comme faiblesse que l’on remet toujours a plus tard : « l’instant de bonheur », « l’etat de plenitude » ou encore « quand je serai cool », « quand je serai pensionne », « quand j aurai paye mes dettes », etc. La lenteur permet de profiter de l’instant et de jouir vraiment de la vie et non dans une projection de sa situation dans le futur. La vitesse(je ne m’attarde pas sur les nuances) nous fait vivre dans la perspective d’un avenir heureux, plus heureux.

Une perspective qui, sans prendre du temps pour la remise en question, n’arrivera jamais. Troisiemement, la lenteur est le debut de la prise de conscience, qui est le propre de l’Homme. La lenteur permet une reflexion, profonde ou non, mais benefique. Des lors, ne fonce-t-on pas droit dans le mur en vivant comme nous le faisons ? Je pense aux anciens grecs et a leurs « art de vivre » qui leur est propre, ou encore aux tribus du fin fond de je ne sais quelle foret et qui vivent(ou du moins en on l’air) en harmonie avec la nature et les autres individus.

Un mode de vie en quelque sorte « hors du temps » qui semble si primaire, si different qu’il nous fait peur. Cette peur n’est pas innee, elle est construite comme l’hopital dans lequel tu es ne et dans lequel des medecins presses soignent des maladies et non des malades. Ne sommes nous pas tous nes dans un train a allure trop vive ? Si vive que la plupart des gens n’ont meme jamais pense a sauter, a sortir du train ? Et que ceux qui y ont pense ont trop peur car ayant toujours ete sur les rails, sortir du trace signifierait se perdre ?

En guise de conclusion, la lenteur invite a une vision plus qualitative plutot que quantitative. Neanmoins la nuance doit etre etablie car une vie braquee exclusivement sur la vitesse ou la lenteur n’est pas envisageable. Le juste milieu est a trouver. Son juste milieu est a trouver. Notre monde a besoin de freiner, c’est a dire perdre de la vitesse inutile pour prendre le temps de prendre conscience du monde et ainsi d’une certaine maniere, rentabiliser son temps. L’Homme doit s’ecouter d’avantage en ralentissant, regarder autour de lui et non plus droit devant comme il le fait trop souvent.