Une guerre peut elle etre morale,ent justifier

Une guerre peut elle etre morale,ent justifier

Dans cette dissertation, c’est une question reliée qui relève de l’éthique que nous allons aborder : « Une guerre peut-elle être moralement justifiée? » Traditionnellement, trois écoles de pensée ont tenté de répondre à cette question. Les réalistes, d’un côté, pensent que la guerre est amorale, qu’elle n’est qu’un moyen comme un autre pour les États de faire valoir leurs : Une introduction à la philosophie politique, montrera, Les Presses de l’Université de montrera, 2007, p. 158-159 REND, brion. arr. h, standard encyclopédie Fo philosophe, [en ligne], 2005, top://plat. Standard. Du/entrées/arr./ (Page consultée le 13 mai 2009) 2 de « guerre » dans ce texte. Ensuite, nous allons dégager ce que le concept de souveraineté implique pour la guerre. Finalement, nous allons rire quelques conclusions intéressantes et pertinentes de nos réflexions. Tout d’abord, nous souhaitons clarifier ce que nous désignons exactement par le concept de « guerre » puisque celui-ci peut prendre de multiples significations qui peuvent compliquer inutilement les choses.

Dans ce texte, nous entendons par « guerre » un conflit armé entre différents pays. Nous écartons les significations moins prosaïques du terme (par exemple, quand il est utilisé dans un contexte économique) et nous ne porterons pas attention

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à son utilisation dans l’expression « guerre civile » puisque cela nous semble constituer un cas art. Il n’en est pas question dans ce texte de portée générale. Pour continuer, nous allons nous intéresser à une idée centrale au concept d’État-nation indépendant : la souveraineté.

La souveraineté s’est vu conférer plusieurs significations à travers l’histoire, mais son sens le plus sûr et le plus central reste : « suprême torturait trottoir Cette autorité est l’une des plus solides à ce jour. Selon la tradition obsession, aussi appelée contractualisée, pour des raisons de sécurité principalement, les individus d’un territoire acceptent librement d’abandonner en partie leur liberté à une entité, l’État. PHILTRE, Dan. « souveraineté », standard encyclopédie Fo philosophe, [en ligne], 2009, top://plat. Standard. Du/entrées/souveraineté/#l (Page consultée le 13 mai 2009) Cet accord implicite avec les individus confère à petit sa légitimité élans que sa souveraineté sur le territoires. Si hobbies utilisait cette justification pour faire l’apologie de la monarchie, ici, notre position se distingue de la sienne : selon nous, un État n’est pas légitime si la liberté de ses individus n’est pas conservée de façon suffisante. Pour qu’un état soit légitime et ainsi souverain, il doit comprendre un système anecdotique, ce système assurant que le gouvernement bénéficie toujours de l’appui des citoyens qui lui confèrent son pouvoir.

C’est de cette façon que l’on peut, simplement, justifier le principe de souveraineté absolue des États sur leur territoire, un principe qui, il faut le rappeler, est central à l’organisation actuelle du monde. En regard de la souveraineté, nous IF 10 défense de son propre territoire (si cette défense est approuvée par la population), et son but, dans ce cas-là, ne devrait être que de repousser l’adversaire et ainsi recouvrir sa légitime souveraineté. Une guerre totale devient donc impossible. également, dans cette optique, l’assaillant a toujours tort.

La guerre n’est donc jamais une situation optimale d’un point de vue éthique. Le seul cas d’exception est une guerre qui serait le résultat d’un accord arrangé à l’avance 4 LIED, dévia. Modèles Fo démocrate, eu de. , standard, standard université pères, 2006, p. 61 entre les opposants, ce qui est bien entendu ridicule ou du moins improbable. Donc, nous voyons que l’acceptation du principe de souveraineté des États limite grandement le champ des guerres pouvant être considérées comme justes. Mais laissons de côté la guerre un Instant afin de nous concentrer e nouveau sur le principe de souveraineté des États.

Notre réflexion sur ce principe et le contexte politique présent nous a porté à faire des observations intéressantes. En effet, on peut remarquer que, à plusieurs niveaux, de nos jours, il y a non- correspondance entre la souveraineté suprême revendiquée par les pays et leur souveraineté réelle. Ces points de non-correspondance, c’est ce eu le philologue dévia lied appelle des 4 0 les pays de contrôler les fluctuations de leurs économies, parce que dans les faits celles-ci sont intéressées, remet en question l’autonomie et la souveraineté des États. également, le développement du droit international est la cause de plusieurs disjoncteurs importantes. On peut parler, par exemple, du fait que « de nombreux États ont légalisé l’objection de confiance, ce que- revient à admettre qu’il existe des cas où un individu peut avoir une obligation morale plus haute que son devoir de citoyen envers l’état. » Ceci constitue manifestement une limitation à la souveraineté étatique. Au final, on peut voir que les disjoncteurs 5 ibid.. , p. 295-303 ibid.. , p. 300 7 Id. Un nouveau contrat mondial, [Paris], Presses de Sciences op, 2005, p. 207 6 u niveau de la souveraineté sont bien réelles et qu’elles sont plus importantes que par le passé. La naissance de ces disjoncteurs à notre époque semble entre autres liée à un phénomène planétaire qui est l’objet de beaucoup d’attention présentement : la monopolisation, que nous définissons comme : « thé expansion escale, groin magnétique, expédiées up a impact Fo ainsi que les disjoncteurs qu’elle crée au niveau de la souveraineté des pays posent toute la question de l’organisation du monde.

En effet, réadmission de l’imperfection de la souveraineté des nations remet en question la légitimité de ‘organisation du monde en États-nations. Cette situation globale nous force à nous pencher sur l’organisation globale du pouvoir, car « [le] lieu du pouvoir réel n’est plus seulement le gouvernement de chaque pays; le pouvoir effectif est partagé, disputé et marchandé par diverses forces et organisations, publiques et privées, nationales, régionales et 8 LIED, dévia, et Antony macéré. Globalisant/Anti- Globalisant, cambriole, polit pères, 2002, p. 1 9 université pères, 2006, p. 293-294 10 NOTÉES, genièvre.

Désenclaver la démocratie : Des guenons à la paix des braves, montrera, cubée marquée, 2004, p. 107 mondiales 1 1 Dans ce cas, considérant tout ce que nous avons mis en lumière, qu’est-ce qui devrait être fait en regard de l’organisation planétaire? Selon nous, il faut chercher la réponse au niveau du cosmopolitisme, qui est en résumé l’idée selon 6 0 définirons pas de façon exacte les pouvoirs qui devraient être l’apanage de cette nouvelle sorte de gouvernement dans ce texte. Tout au plus, nous souhaitons mentionner que celui-ci, comme tout état, aurait le monopole de la violence légitime.

Pour ce qui est de nos justifications plus terre-à-terre de cette forme ‘organisation globale, tout d’abord, elle simplifierait les rapports entre les êtres humains dans le monde, entre autres en faisant disparaître bon nombre de querelles initiatiques et en uniformisant les lois. Ensuite, un État global permettrait paisiblement de gérer plus efficacement des problèmes ou des situations qui concernent présentement plus d’un pays, comme, par exemple, le problème du 11 12 LIED, dévia. Un nouveau contrat mondial, [Paris], Presses de sciences op, 2005, p. 159-160 BRON, récrie, et opaline COLLÉGIEN. cosmopolitisme », standard encyclopédie Fo philosophe, [en ligne], 2006, top://plat. Tondra. Du/entrées « cosmopolitisme/ (Page consultée le 13 mal 2009) réchauffement climatique 3. Ces problèmes qui dépassent le cadre d’un État peuvent difficilement être résolu dans le cadre de l’organisation actuelle de la planète, et ce, 0 exemple, il nous semble totalement injustifié, et nous ne sommes pas les seuls de cet avis 14, que la théorie morale mise de l’avant par le philosophe joint rails, l’une des théories les plus importantes du ex siècle, soit limitée au contexte d’un État- national 5.

On peut donc voir que, selon notre vision, il n’ a qu’une morale pour l’ensemble e l’humanité. Un gouvernement mondial permettrait d’incarner cette unicité de façon logique dans un unique système de justice planétaire appuyé par une police aussi planétaire. Au final, il y a donc des raisons autant pratiques que morales pour désirer un État global. Maintenant que nous sommes arrivés à cette conclusion, nous pouvons enfin revenir au sujet de notre texte : la guerre.

Nous avons suivi cette longue démarche, qui pouvait sembler un peu hors-sujet, afin de justifier l’idée de gouvernement mondial, car cette idée a un impact immense sur la notion de guerre. En effet, 13 université pères, 2006, p. 291 BLÂME, amicale. International Justice standard encyclopédie Fo philosophe, [en ligne], 2005, top://plat. Standard. Du/entrées/international-justice/#2. 2 (Page consultée le 13 mai 2009) 15 RAILS, joint. La justice comme équité : Une réaffirmation de Théorie de la justice, paris, Éditions La Découverte, 2003, 286 p. 4 BU ferait disparaître l’un des éléments essentiels à résistance des guerres et amènerait ainsi nécessairement leur disparition. Une guerre entre pays est impossible s’il n’existe pas au préalable de pays. Le philosophe amicale alizé présente ceci d’une ânerie très claire : « Dans un État global qui monopoliserait l’usage légitime de la force, il serait de fait approprié de réagir à toute forme de violence en appelant le commissariat.

Le crime, la traque du criminel, son procès et son châtiment, ces diverses étapes suffiraient à couvrir le champ d’action; nous n’entendrions parler de guerre que dans les livres d’histoire. » On constate donc que notre position en faveur d’un gouvernement planétaire nous permet d’une certaine façon d’évacuer la question de la usitée de la guerre. En effet, notre démarche nous a permis de voir qu’il y avait un rubéole avec l’existence même des pays, et ce problème se situe, d’une certaine manière, en amont. Ainsi, la question de la justice de la guerre devient un peu futile.