un secret de phillips grimbert

un secret de phillips grimbert

ANALYSE DU LIVRE un secret malgré une parente simplicité est un roman juste et profond, dans lequel l’auteur retrace sa propre histoire, celle de l’evolution d’un conscience écrasée par le poids d’uns secret familial. Mais ce n’est pas un roman historique. Il décrit comment ce qui a été vécu et qui n’ a pas été accepté par les générations d »après »,affirmant le poids du non dit et la necéssité absolue d’exhumer ce qui est enfoui pour enfin pouvoir vivre. Le roman ne porte pas de jugement sur les événements historiques.

Il montre seulement comment I histoire peut aspirer et conditionner le destin d’une famille. Car ici, c’est histoire qui s’empare du destin i jugement conférant tragique. intérêt pour ado • rend le dernier leur dimension 2 Swipetaviewn htp g identification de tous ceux qui éprouvent le besoin de regarder en eux-mêmes : interrogation sur eux-mêmes et recherche de solutions aux conflits internes ( origine : le désir) . La souffrance qui accompagne cette expérience est la lere occasion de voir comment I ‘autre entre en nous et quel changement il apporte dans notre conscience.

C ‘est également à ce moment que nous ressentons les chaines qui nous empêchent d’agir comme nous le

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souhaiterions. Nous ne sommes pas des individus isolés se construisant par la force de leur seule volonté mais la résultante des autres et de leur histoire qui sont entrés en nous sans que nous les y ayons convies. de se figer dans un monde clos de faux semblants. Nous pouvons donc refuser ce que nous sommes. Originalité du roman • il montre des juifs non come les images de l’idéal aryen mais comme des personnages charnels, physiques et volontaires.

Ces sont des êtres profondément humains car ils sont remplis de désir ( critère de discrémination ) Une réalité en 2 plans: – 1er plan : la vie intime des personnages ème plan : la marche en avant de I Histoire. Emprisonnés à I intérieur d’eux-mêmes, entrainés dans la tourmente des affects qui constituent leurs principales préoccupations, les personnages semblent considérer la marche du monde comme étrangère a eux-mêmes. L’arrière plan est rempli d’une haine collective. un roman sur la Soah ? on, c’est un roman sur l’Homme, infiniment vulnérable aux bouleversements de PHisotire par la primauté de ses besoins affectifs et à sa difficulté a percevoir au-delà de son environnement immédiat. un roman autobiographique ? -l ‘identite entre Hauteur et le narrateur : emploi du je libertes prises par l’auteu la réalité vécue 2 2 champions, apparition de fantômes… L’auteur est passionné d’écriture et fait de ce roman un devoir de mémoire. Il se veut aussi un miroir dans lequel se révèle une vérité humaine vécue la narration c’est un adulte qui parle de son passé. l restitue une époque de sa vie où, pour mettre à jour un non-dit familial écrasant, il a du reconstruire la vie de ses parents avant sa naissance. les 5 chapitres relatent I histoire complète, conclue par la fin du non dit familial. l’epilogue expose les conditions de la naissance du livre et sa fonction. résume chapitre par chapitre 1 :le personnage principal est ecrasé par le présence d’un frère qui n’existe que dans son esprit -2: il construit une 1 ère version de l’idylle de ses parents, de leur rencontre jusqu’à sa naissance. 3: il apprend l’existence d’un frère disparu pendant la guerre -4: il construit une 2èmè version de l’histoire familiale dans laquelle il met au Jour les evenemenst tragiques qui ont causés la disparition de son frère. -5: il libère la famille du poids du secret sur leur histoire Epilogue : il révèle la raison qui I’ a poussé à restituer cette histoire: elle est un tombeau pour ce frère disparu qui n ‘a jamais u de sépulture. temps grammaticaux: le passé : pour la période dont le narrateur a directement fait I ‘expérience 30F 12 evenemenst historiques est limitée a ce que les membres de la famille peuvent percevoir de Pintérieur. mélange de genres littéraires: -1 : enquête policière : sa tentative de reconstruction de I histoire familiale. Il s’agit d’une enquête sur soi-même. Le narrateur va rechercher la cause du rapport malheureux qu’il entretient avec son pere. -2: fantastique: suspens de l’enquete * « fils unique j ai longtemps eu un frère « : impossible d’avoir un frère et d’être fils unique.

L’explication se trouve dans un passé enfoui perçu uniquement à travers ses symptômes resurgissants dans le réel et dans le conflit intérieur entre le passé et le présent qui empêche les personnages de vivre. * les fantômes: ils traduisent la survivance des morts dans l’esprit des vivants. II subsiste un sentiment d’injustice et d’incompréhension chez ceux qui ont disparu de façon subite et qui n’ont pas eu le temps de refremer les épisodes de leur vie. ils reviennent alors pour demander aux vivants de leur donner le dernier signe qu’ils peuvent désormais partir. Ici le fantôme se trouve a l’intérieur de soi.

II finit par prendre toute la place dans le monde sentimental et émotionnel. Le leien avec le présent se dilue. -3: tragédie: peur-désir-attachement-culpabilite sacrifice de Hannah • fable moralisante: ayant mis à jour le secret et s’étant libéré lui-même, il va faire lui même chose pour d’autres et il va devenir une sorte de médecin des âmes. explication du titre : pourq 4 2 et pas le secret ? ‘est pas le secret ( quelque chose d’extraordinaire) mais un secret ( un évenement du passé maintenu caché). « UN » apporte une dimension poétique mais c’est également une façon de dire que ‘est un secret parmi d’autres.

C’est un secret que nous pourrions nous aussi connaître. « UN » permet à chaque lecteur de pouvoir éventuellement s’identifier. « LE » ça ne fait plus appel à l’histoire personnelle de chacun. autre titre : le cimetière des chiens: mais cela ne collait pour ce livre limpide. les traumatismes enfouis Maxime et Tania vivent sous l’influence de « choses cachées » en eux qu’ils voudraient oublier. Maxime et Tania avant leur rencontre peu de renseignements sur le passage de l’histoire familiale qui est mentalement reconstruite par le narrateur puis invaliée. Les descriptions de Maxime et Tania sont correctes.

Maxime : est décrit comme un personnage qui cherche à faire oublier ses origines roumaines modestes, il aurait voulu devenir avocat ou médecin ( oubli de la consonance étrangère de son patronyme), toujours à la recherche d’une image toujours plus valorisante de lui ( à travers le regard des femmes par ex). Il est donc a la recherche d’une perfection visible qui lui fera oublier son identité d’origine. Tania: elle n’est pas celle que son père aurait voulu qu’elle soit, elle va chercher à compenser ce regard déçu ( était prodige du iolon) par un homme qui la désire plus que tout .

LE chien symbole de la mémoire du traumatisme familial le chien est un fil conduct e toute l’histoire et circule 2 l’histoire et circule entre les personnages . il appartient à Simon, est enfoui par la volonté des parents, exhumé par Philippe et refait finalement surface dans la famille, Philippe veut le tuer ( combat ), revient auprès de Maxime et Tania ( écho) et meurt quand Philippe délivre ses parents du secret et est enterré au cimetière des chiens e désir au centre de l’histoire Le destin de la famille découle avant tout autre chose du désir éciproque et irrépressible de Maxime et Tania. e rapport des personnages au désir Maxime et Tania sont 2 pôles extrêmes qui ne peuvent qu’être attirés l’un par l’autre. Thérese ( fille du colonel ) est aussi sujette au désir…. bouleversée par Maxime, est jalouse deTania Maxime: une vie orienté vers le désir Maxime est sujet au désir et actif dans la réalisation de ses désirs. Il est entrainé dans une fuite en vent à laquelle il voudrait mettre fin. Il semble n’avoir jaais connu l’amour, il se construit dans la lutte Tanla: l’objet du désir Tous les personnages sont attirés par elle: les hommes veulent la osséder par contre les femmes veulent lui ressembler.

Le désir suscité par Tania fait planer l’ombre du danger. Elle devient un objet de désir et va donc déclenche la rivalité et briser Fharmonie des relations. L’influence de Tania est palpable : même au mariage il y a de la frustration (Maxime veut Tania) . Durant le mariage,le désir invisible se manifeste dans les attitudes exagérément démonstratrices des 2 couples. Seule Louise, incarnation d’une certaine sagesse par sa lucidité et sa compassion, semble remarquer un malaise. Ta par un homme fort 6 2 et sa compassion, semble remarquer un malaise.

Tania est éduite par un homme fort, protecteur . Elle n’est plus séduite par Robert qu’elle trop obéissant, trop soumis à ses parents. Elle est séduite par Maxime par qui elle se sent dominée. Elle représente pour Maxime l’image de la perfection de son époque. Les actes fondateurs et leur relation à la peur cad : la bagarre de l’auteur et le sacrifice d’Hannah au passage de la ligne de démarcation car ils constituent le fondement d’une nouvelle perception de la VIe par les personnages. La bagarre : au cours de la bagarre, le narrateur transcende la peur.

II rompt les chaines du passé et accède à l’autonomie . Il ne sera plus dépendant du regard paternel qui conditionnait toute son existence. A la vision du documentaire sur la Shoah, il prend conscience de l’humanité qui se cache derrière les cadavres déversés sur l’écran. Suite à cette bagarre, il découvre s propre capacité de révolte et sa perception de dignité humaine. Il s’agit de la véritable naissance de l’auteur: il se redresse et n’est plus celui qui est maintenu dans un état de faiblesse, accroché au regard protecteur de se mère. _a victime n’est que l’instrument symbolique d’une haine qui dépasse sa personne comme lorsque Simon est sacrifié par Hannah. le sacrifice: Hannah écrasée par la peur d’être abandonnée, renonce à la vie pour une existence symbolique ( dans l’esprit des siens) ce qui va enchainé Maxime à elle définitivement. Hannah est timide, une mère arfaite va sacrifier son enfant et sa propre vie sur l’autel de so 2 vie sur l’autel de son amour blessé. L’arrivée de la lettre de Maxime ( Tania est déjà là) provoque un effondrement psychologique d’Hannah.

Son acte apparait plus comme un acte de désespoir absolu lié à la perte de sens de sa vie plus qu’ à un acte fomenté de vengeance. ELLE a peur de vivre eule, a toujours du désir pour Maxime dont elle se sent attachée et dépendante, ce qui ne fait ue d’augmenter se peur irrationnelle d ‘être abandonnée ce qui la conduit au désespoir puis au sacrifice. pour Simon: tous se passe vite. Hannah est régie par l’instinct maternel… Comment une mère pourrait elle abandonner son enfant ? Pour que Maxime et Tanaia puisse vivre en paix, il faut qu’Hannah, Simon et Robert soient sacrifiés.

Seul leur sacrifice peut permettre de sortir du dilemme du choix et de retrouver une forme de paix. LA culpabilité est comme un observateur intérieur qui les regarde t les condamne de ce qu’ils sont devenus.. LA société les a rendus coupables de leur s origines modestes, d’être juifs, puis d’un leur désir qui a causé la mort révolution de Philippe Au départ il a un désir absolu d’être au centre du monde familial mais il comprend que ce monde n’est pas uniquement tourné vers lui, ce qui va provoquer une incompréhension de sa place dans le monde.

Elle se traduit par un mal-être sans cause apparente. A l’arrivée, au prix d’une enquête qui lui révèle sa place dans le monde de la raison et d’une lutte pour accepter cette place moins centrale (domaine du sentiment), il y a bdication de son égocentrisme et l’ouverture sur les autres. Philippe est le personnaee min, Louise est l’incarnati 8 2 l’ouverture sur les autres. Philippe est le personnage qui fait le chemin, Louise est l’incarnation de la sagesse et de la compassion, acceptant sa propre souffrance et celle des autres, guidant Philippe sur la voie de l’élargissement de sa conscience.

Ici, le monde est un monde familial. La libération n’est que partielle. Dans l’épilogue, une grande incompréhension s’ouvre face au non-sens des actes humains ( envoyer des milliers de juifs à la mort alors qu’on prend soin des petits chiens) , qui suscite a révolte de Philippe. Il se heurte encore à l’incompréhension, démuni face à la barbarie. Compléments : repères historiques Au début de l’Occupation ( juin 1940-1945), il n’existe aucun cadre juridique distinguants les juifs du reste de la population. Très rapidement, les autorités françaises définissent un statut.

Selon la 101 du 3/10/1940, « est regardée comme juive, toute personne issue de 3 grands-parents de race juive ou de 2 grands-parents si son conjoint est lui-même juif septembre 1940 : les autorités engagent le recensement des juifs, qui doivent se présenter aux commissariats de police et faire un pposer un tampon « JUIF » sur leur carte d’identités octobre 1 940: les ju fs propriétaires d’une entreprise sont expropriés et leurs biens confisqués. avril 1941: la liste des professions interdites auxjuifs est considérablement étendue. ai 1942: les juifs sont contraints de orter une étoile jaune portant le mot « JUIF » en I Toute personne qui déclaration. été 1942: la police française organise des rafles. Beaucoup de juifs gagnent la zone sud de la France. novembre 1942: les Allemands envahissent la zone sud. Des rafles sont organisées et jusqu’à la libération, les mesures iscriminatoires à l’encontre des juifs sont maintenues sur l’ensemble du territoire. Pierre Laval ( 1883-1945) Il est nommé ministre d’Etat dans le gouvernement de Vlchy formé en 1940 et dirigé par Pétain.

Sa volonté d’intensifier la collaboration, associée à la dégradation de ses relations avec le gouvernement français, pousse Pétain à se séparer de lui. Laval est arrête en décembre 1940 et libéré 4 jours plus tard sur intervention allemande. Il intensifie alors les mesures de collaboration, autorise la rafle des juifs dans les 2 zones et déclare ouvertement souhaiter la victoire finalede l’Allemagne. Il quitte a France en septembre 1944 et sera jugé pour haute trahison et condamné à mort puis exécuté en octobre 1945.

Ligne Maginot ligne de fortifications construites par la France le long de ses frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Système que l’on pensait inviolable mais qui s’est révélé totalement inutile. Ligne de démarcation: C’était la limite entre la zone libre et la zone occupée par l’armée Allemande. Elle a été fixée par l’armistice du 22 juin 1940. Elle est aussi appelée ligne verte car elle apparaissait sous la forme d’un trait de cette couleur sur la carte Régime de Vlchy 0 2